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La Semaine du cinéma brésilien se tient à Yaoundé depuis le 7 février 2018. La cérémonie d’ouverture a été présidée par Mariana Madeira, Chargée d’affaires de l’Ambassade du Brésil au Cameroun à la résidence du Brésil à Yaoundé. L\’évènement est organisé en partenariat avec le Cinéma Numérique Ambulant du Cameroun depuis 2015. Zoom sur cette 3è édition qui s’achève le 11 février.

La Semaine du cinéma brésilien a pour objectif de contribuer à un véritable échange de cultures.  Elle permet de comprendre qu’en dehors des telenovelas diffusées par les chaînes de télévision locales, il existe un cinéma au Brésil. Un cinéma fort, ambitieux, de qualité, dont les sujets traités se rapprochent, par bien des points, aux préoccupations que l’on retrouve dans les cinémas d’Afrique noire. Pour cette troisième édition étalée du 7 au 11 février 2018, huit séances de projection sont au programme  dans des établissements scolaires, en l’occurrence les collèges Laforge à Olémbé, Matamfen à Nlongkak et au Centre social pilote de Yaoundé 5 à Essos. Ainsi qu’à des lieux fixes comme Othni, le laboratoire théâtre de Yaoundé situé à Titi Garage. « Samedi et dimanche, nous irons dans des quartiers tous les soirs à partir de 18h. D’abord à Eleveur, dans la cour de la paroisse Saint Blaise, puis à Emana, au lieu-dit Bilik. Pour cette édition aussi, nous aurons trois films brésiliens, des films d’auteurs des années 2000 : « Central do Brazil » qui est le film d’ouverture. Il nous ballade dans le Brésil profond avec ses paysages pittoresques mais aussi sa pauvreté. « Avril despedaçado » ou Avril brisé, un film de Walter Salles, réalisateur qui, à lui seul, incarne le renouveau du cinéma brésilien. Ce film évoque la guerre entre deux familles ennemies, entretenue de génération en génération. Le dernier film s’intitule « Vida de menina » (ou la vie d’une jeune fille) d’Helena Solberg. Une peinture douce mais profonde sur l’adolescence et les relations familiales » explique Stéphanie Dongmo la Présidente du Cinéma Numérique Ambulant(CNA) du Cameroun.

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Elle ajoute qu’ « A côté de ces films brésiliens, nous aurons des films camerounais qui vont assurer les premières parties de séances. Ce sont six films des éditions 2016 et 2017 du concours « 10 jours pour un film », organisé par l’Institut Goethe du Cameroun et le Festival Ecrans noirs. Il s’agit de « Héritage » de Yolande Welimoum, « Nyangono » de Jean Marc Anda, « Toi et moi » de Steve Kamdeu ; « L’enfer c’est mon genre » de Félicité Asseh, « Point de vue » de Frank Lea Malle et « My core indubitably » de Lisette Nange. Ces films portent sur le vivre-ensemble et les violences basées sur le genre».

Ericien Pascal Nguiamba

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Arrivée au Cameroun le 14 décembre dans la nuit, elle a été accueillie à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen par plusieurs journalistes culturels et people. Avant d’être reçue par l’Ambassadeur de France Gilles Thibault à sa résidence. Depuis son arrivée, Julie Gayet est considéré come la super star de l’évènement.

Avec Claire Denis, Julie Gayet a pris part à la cérémonie de signature du Fonds d’aide à la Jeune création qui s’est déroulée vendredi 15 décembre au Musée national (ancien Palais Présidentiel) à Yaoundé. C’était l’une des principales articulations de la cinquième édition des Trophées Francophones du Cinéma dont la clôture a lieu samedi 16 décembre au Palais des Congrès de Yaoundé.

Actrice et productrice française, Julie Gayet fait partie des personnes choisies pour la remise des trophées aux lauréats de cette 5è édition qui attire du beau monde. Incroyable dans un pays où des salles de cinéma ont pourtant fermé boutique depuis des années. Chez Alain Rocca, Délégué général des Trophées Francophones du Cinéma, c’est la satisfaction totale.

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Outre Julie Gayet et Claire Dénis la réalisatrice et présidente des Trophées Francophones du Cinéma, des réalisateurs et acteurs des films en compétition ainsi que les jurés sont devenues des « cibles » des medias à Yaoundé.

Ericien Pascal Nguiamba

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Le Cameroun accueille la 5è édition de la plus prestigieuse cérémonie des récompenses du 7è art de la francophonie. L’évènement aura lieu du 4 au 16 décembre 2017. Le glamour, le prestige, le raffinement se déportent à Yaoundé pour une soirée haut de gamme qui sera retransmise en direct sur TV5 Monde et sur la télévision nationale du Cameroun.                               

Face à la presse le 13 novembre 2017  au Centre Culturel Camerounais de Yaoundé, le Délégué des Trophées Francophones Alexandre Labruffe, et les responsables du Ministère camerounais des Arts et de la Culture ont dévoilé les contours de  cet évènement qui célèbre le cinéma francophone. Ils ont indiqué qu’il y aura 9 Trophées, et 28 films de la sélection officielle qui seront mis en valeur pendant 10 jours de projection, avec en prime des Master Class, des concours de films, des projections exceptionnelles.

Le programme officiel de cette 5è édition sera dévoilé le 4 décembre au cours d’une cérémonie à Yaoundé.  Le Cameroun est donc fier et honoré d’accueillir cette 5è édition des Trophées du Cinéma Francophones, qui se déroulera outre à Yaoundé, mais aussi à Douala, Buea, Garoua Bangoulap. Bon à savoir, parmi les 28 films en compétition, on compte 3 films camerounais.

Ericien Pascal Nguiamba

 

\"canal

C’est le Premier Ministre Chef du gouvernement, Philémon Yang qui a inauguré cette salle qui s’appuie sur une conception architecturale originale lui permettant d’accueillir 300 personnes en configuration intérieure et plusieurs milliers de personnes en configuration extérieure.

Du beau monde hier 14 juin 2016 au campus de l’université de Yaoundé1 à la cérémonie d’inauguration de la salle de cinéma et de spectacles Canal Olympia, placée sous le haut patronage du Président de la République, Paul Biya. Cette première salle de cinéma et de spectacle Canal Olympia du continent africain sur le campus de l’université de Yaoundé1, est dotée d’équipements de projection et de sonorisation numérique des plus modernes. Selon Vincent Bolloré, le Président du groupe Bolloré et Président du Conseil de surveillance de Vivendi, Canal Olympia accompagnera le parcours de formation des étudiants de la filière Arts et spectacles de l’université de Yaoundé1. Pour lui ce tout premier Canal Olympia s’inscrit dans la volonté de vivendi d’œuvrer à la création de nombreux lieux dédiés au divertissement et à la culture sur le continent africain. Il permettra notamment la projection de films, l’organisation de concerts d’artistes locaux et internationaux et l’accueil de stand-up d’humoristes. Canal Olympia contribuera à mieux faire connaitre les chefs d’œuvre du cinéma et les artistes de musique et assurera également le rayonnement de jeunes talents camerounais à travers le réseau international du groupe Vivendi.

Bon à savoir, cette salle a été réalisée dans les plus brefs délais par la société camerounaise Kalfrelec et porte les valeurs de l’éco-responsabilité avec une alimentation électrique de l’ensemble du bâtiment par l’énergie solaire, captée à partir de 720m2 de panneaux solaires et stockée grâce aux batteries Lithium Metal Polymère(LMP) de Bolloré Blue Solutions.

Il faut rappeler que la marque CanalOlympia est une combinaison des savoir-faire du groupe Vivendi et fait référence à la richesse des contenus de canal+ ainsi  qu’à l’expertise du spectacle vivant de la mythique salle parisienne l’Olympia. L’implantation de canal Olympia au campus de l’université de Yaoundé 1,  a été saluée par le recteur de cette institution, le Pr. Maurice Aurélien Sosso, et le Ministre de l’enseignement supérieur le Pr. Jacques Fame Ndongo. Mais aussi et surtout par les étudiants qui ont remercié vivement Vincent Bolloré pour cet autre projet de son groupe au sein de leur campus. Vincent Bolloré a annoncé l\’ouverture de deux autres salles de cinéma, à Douala et à Yaoundé.

Ericien Pascal Nguiamba.

\"Bassek\"

Voici les différentes articulations de la 20è édition de ce festival qui a pour thème « Festival et Promotion du cinéma ».

C’est au cours de la conférence de presse donnée hier mercredi 13 avril 2016 à la Fondation Muna à Yaoundé que le Comité d’organisation a  donné les contours de cette 20è édition du Festival Ecrans noirs. Qui se tiendra du 15 au 23 avril 2016  à Yaoundé avec une délocalisation dans une vingtaine de maries rurales du Cameroun. Et à l’international dans les villes de Libreville(Gabon), Brazzaville(Congo) et Bangui (République centrafricaine). Les projections des films en compétition et films en hors-compétition sont prévues en salle et en plein air au village du festival.

Bon à savoir, le règlement général de l’appel à films de cette 20è édition est déjà disponible sur le site web du festival www.ecransnoirs.org. Quant à la compétition officielle, elle est ouverte jusqu’au 16 mai à minuit dans les catégories suivantes : Compétition internationale (Fiction long métrage/Court métrage/Documentaire) ; Compétition films étrangers (Fictions long métrage) ; Compétition Afrique centrale (Fiction et Documentaire Long métrage) ; Compétition camerounaise (Fiction Long métrage/Court métrage/Documentaire). Il faut rappeler que tous les films envoyés doivent avoir été produits après le 1er janvier 2014.

Il est prévu un atelier « 10 jours 1 film » sponsorisé par la coopération allemande. Et une Résidence d’écriture « Ciné-Livre » sous le thème « Adaptation des œuvres littéraires au cinéma : Une source inépuisable ». Cette résidence sera réalisée en partenariat avec l’Institut Spécialisé de Formation aux métiers de cinéma et de l’Audiovisuel de l’Afrique centrale(ISCAC). Bassek Ba Kobhio le Délégué général du festival, Marcel Epée le Directeur et Olga Tiyon, la responsable de la communication, ont indiqué à la presse que cette année encore l’accès à ce festival sera payant pour le grand public.

Ericien Pascal Nguiamba.

 

\"vincent

Reçu en audience mercredi 6 avril 2016 par le Président Paul Biya au Palais de l’Unité à Yaoundé,  le Président Directeur Général du groupe Bolloré a également fait d’autres importantes annonces.

Le Président de la République a reçu en audience, mercredi 06 avril 2016, Vincent Bolloré, Président Directeur Général du groupe Bolloré. Au terme de l’audience, l’homme d’affaires français a déclaré à la presse avoir fait le point des investissements de son groupe au Cameroun et présenté au Président Paul Biya ses nouvelles ambitions dans les domaines du transport et de la logistique en rapport avec le nouveau port en eau profonde de Kribi et le chemin de fer, le stockage de l’énergie et la culture.

Vincent Bolloré a évoqué les activités du groupe Vivendi-Canal+ dans le domaine de la culture avec l’ouverture des salles modernes de cinéma et de spectacle au Cameroun. Ainsi l’ouverture de la première salle de cinéma est projetée pour la mi-juin 2016 à Yaoundé.

Pour ce qui est du port de Kribi, Vincent Bolloré a annoncé la signature sous quinzaine du contrat de concession avec le Gouvernement camerounais en vue de la gestion du terminal à conteneurs. Parlant de la société « Cameroon Railways (CAMRAIL)», dont son groupe est l’exploitant, l’investisseur français a mis l’accent sur la durée du transport des voyageurs par train. Selon lui, l’objectif de son groupe est de ramener la durée du voyage entre Yaoundé et Douala en dessous de trois heures contre quatre heures actuellement.

En ce qui concerne le stockage de l’énergie, le groupe Bolloré, compte étendre le système de panneaux solaires expérimenté avec succès à l’Université de Yaoundé I dans certaines localités de l’arrière-pays en utilisant des conteneurs pour capter cette énergie produite grâce au soleil.

Rédaction yaoundeinfo.com

(avec prc.cm)

\"AFFICHE

Son Comité d’organisation était face à la presse lundi 1er février 2016 à Yaoundé. Pour éclairer les journalistes sur l’organisation de ce festival de cinéma.

Le film « Le Tueur silencieux », premier épisode de la Série Clinic C, sera diffusé en ouverture du Festival éducatif et culturel Komane le 4 février 2016 à l’Alliance franco-Camerounaise de Dschang, petite ville de la région de l’Ouest Cameroun. Face à la presse lundi 1er février 2016 à Yaoundé, le Docteur Armand Nghemkap Médecin Urgentiste en France et Homme de culture aux multiples combats, par ailleurs producteur exécutif de ce film, a indiqué que « Le tueur silencieux » est le premier épisode d’une série de 52 épisodes sur la santé qui sera diffusée bientôt dans une télévision camerounaise, mais il nous faut un sponsor ». Il animera aussi une conférence –Débat le 3 février, veille du lancement effectif des projections, sur le thème « Clinic C et Education par le visuel : Comment lutter contre les AVC au Cameroun à travers le Cinéma ».

Il est prévu le 4 février des projections.13 films au total seront ainsi projetés au cours de ce festival soit 4 films par jour. Organisé sous le thème « Apport du festival komane pour le renouveau du cinéma camerounais », cet évènement sera aussi marqué par des campagnes de sensibilisation sur les AVC et d’autres maladies dans deux Lycées de la ville de Dschang. Ces campagnes auprès des jeunes élèves ont pour finalité de les sensibiliser et de les amener à répandre le message de prévention dans leurs milieux mais aussi auprès de leurs familles et leurs parents » a expliqué le Docteur Nghemkap qui voudrait que le Festival Komane soit également « une plateforme d’échanges entre les camerounais de la diaspora et ceux vivant au pays, pour amener la diaspora à venir investir ici, en créant des emplois et en contribuant à l’émergence du Cameroun ».

\"KOMANEOKK\"

Il est aussi prévu au cours de ce festival une découverte du patrimoine touristique de la ville de Dschang. Le jury de cette deuxième édition sera présidé par Daniel Ndo alias Oncle Otsama qui dirigera un atelier sur les jeux d’acteurs. Le Comité d’organisation présidé par Martial Kouamo NKengne, annonce également la présence de Salomon Tatmfo alias Essola qui avait remporté le Prix Spécial du Jury lors de la Première édition. L’entrée à ce festival est libre et gratuite.

Ericien Pascal Nguiamba.

\"AFFICHE

Voici les différents prix prévus au cours de la deuxième édition de ce festival qui aura lieu à l’Alliance Franco-Camerounaise de Dschang à l’Ouest du pays.

La ville de Dschang vibrera au rythme du festival Komane du 4 au 6 février 2016 à l’Alliance Franco-Camerounaise. Cette deuxième édition se présente comme le grand rendez-vous du cinéma camerounais au regard des films qui y seront projetés. Et des prix qui seront remis aux participants. Selon le Comité d’organisation que dirige Martial Kouamo NKengne, il y aura les prix du Meilleur Acteur, Meilleur Actrice, Prix du Meilleur Réalisateur, Meilleur Dessin Animé, Prix du Meilleur son, Meilleur cadrage, Meilleur montage et le Prix de la Diaspora.

Au programme de cette deuxième édition, une cérémonie d’ouverture avec la projection en première mondiale du « Tueur Silencieux », 1er épisode de la Clinic C, la première série camerounaise sur la santé ; des séances de projection des films en compétition et hors compétition ; des ateliers de formation à la réalisation cinématographique et au jeu d’acteur. Il est également prévu des conférences-débats après projection de film, des campagnes d’information et de sensibilisation sur la problématique des AVC au Cameroun dans les Lycées et collèges en partenariat avec l’association Marcq Cameroun ; des échanges entre les jeunes acteurs et réalisateurs du département de la Menoua en partenariat avec l’Office du Tourisme de la Commune de Dschang. Toujours au programme, des échanges entre les jeunes acteurs et réalisateurs du cinéma camerounais avec les représentants de la diaspora camerounaise. Et une cérémonie de clôture avec montée des marches et remise des prix aux lauréats.

Bon à savoir, le Dr Armand Nghemkap, Médecin Urgentiste et Homme de culture aux multiples combats y donnera une conférence –Débat sur le thème « Clinic C et Education par le visuel : Comment lutter contre les AVC au Cameroun à travers le Cinéma ». L’entrée à ce festival est libre et gratuite.

Ericien Pascal Nguiamba

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Médecin des Hôpitaux en France dans la spécialité de la médecine d\’Urgence, figure emblématique de la diaspora camerounaise, promoteur de « CLINIC C », la première série télévisée camerounaise sur la santé, le Docteur Armand NGHEMKAP prépare activement la 2ème édition du Festival KOMANE qui aura lieu du 4 au 6 février 2016 dans la ville de Dschang au Cameroun. La rédaction de yaoundeinfo.com a recueilli son avis sur cette première série camerounaise sur la santé.

Vous vous envolerez bientôt pour le Cameroun afin de participer à la 2ème édition du Festival éducatif et culturel KOMANE qui aura lieu dans la ville de Dschang à l\’Ouest du Cameroun du 4 au 6 février prochain et dont vous êtes le délégué chargé de la diaspora. Au cours d\’une conférence sur le thème «  Cinéma et émergence du Cameroun par l\’éducation pour la santé », le 17 septembre 2015 à l\’Alliance Franco-Camerounaise de Dschang, vous avez lancé le tournage de CLINIC C, qui est la première série camerounaise sur la santé. Docteur, le cinéma camerounais se meurt. Comment le sauver ?

Effectivement, le cinéma au Cameroun se meurt avec une absence totale de salle de projection cinématographique alors que le cinéma est un outil de développement indispensable pour l\’émergence des nations. Aussi, alors que vers les années 70-90, période glorieuse du cinéma camerounais, on comptait pas moins de 110 salles de cinéma sur l\’étendue du territoire, de nos jours on ne compte plus aucune salle de cinéma fonctionnelle. Il faut dire que la disparition du FODIC (FOnds du Developpement de l\’Industrie Cinématographique) qui soutenait le cinéma camerounais par des financements directs et par le biais d\’une billetterie organisée et contrôlée ainsi que la disparition des subventions institutionnelles venant des pays occidentaux et notamment de la coopération française a fini par achever les ambitions glorieuses du cinéma camerounais. Je pense pour ma part qu\’il faut réfléchir à un nouveau modèle de cinéma camerounais et s\’orienter vers un cinéma éducatif et notamment éducatif pour la santé. Ainsi, la prolifération des vidéos clubs, des cinés clubs et des chaines de télévision qui ont été un handicap dans l\’épanouissement des cinéastes camerounais dans les années 90 va plutôt être un atout dans la diffusion de leurs œuvres cinématographiques.

Est-ce pour cette raison que vous êtes producteur exécutif de CLINIC C, la première série camerounaise sur la santé ?

CLINIC C est ma vision éducative du cinéma camerounais car CLINIC C permet de sensibiliser les camerounais sur le fait que « en matière de santé, prévenir vaut mieux que guérir ». Ainsi à travers CLINIC C, les Camerounais comprendront très vite que très souvent, le meilleur traitement est la prévention.

Lors de la conférence de lancement de CLINIC C, vous avez rappelé ses objectifs qui sont d\’informer, sensibiliser, éduquer et prévenir le grand public sur les problèmes de santé publique qui ruinent la société. Docteur, qu\’est-ce qui vous fait croire que les Camerounais prendront de leur temps pour regarder une série qui parle de la santé?

La santé est le bien le plus précieux pour l\’humanité. De ce fait, nul ne doit négliger sa santé. Si jusqu\’à présent, certaines personnes négligent leur santé, c\’est tout simplement par ignorance. CLINIC C permet de combattre cette ignorance dans le domaine de la santé en éveillant les consciences, en informant sur les signes d\’alerte des maladies afin que les Camerounais se prennent en charge précocement, et aussi afin qu\’ils connaissent les facteurs de risque des maladies, ce qui est pour moi le meilleur moyen de les sensibiliser au dépistage précoce. Par ailleurs, le cinéma au Cameroun doit cesser d\’être un outil d\’aliénation et de déviance morale. Il ne doit plus être considéré seulement comme un outil de divertissement. Il doit désormais également être un outil culturel et éducatif pour la santé. Le principe de base dans CLINIC C est de présenter le malade dans son vécu naturel au quotidien afin que son arrivée à l\’hôpital soit un moment unique de sensibilisation, d\’éducation pour la santé et de prévention. Je pense que cette approche éducative pour la santé qui associe divertissement et éducation des masses par le biais d\’un feuilleton télévisé va émouvoir beaucoup de Camerounais et les amener à regarder les 52 épisodes de cette première série camerounaise sur la santé.

Parlant des AVC qui, nous le savons, est votre cheval de bataille. Selon vous, comment soigner les AVC à travers le cinéma ?

Vous posez là une excellente question. Le premier épisode de CLINIC C s\’intitule « LE TUEUR SILENCIEUX » et est consacré à la problématique des AVC au Cameroun. «  LE TUEUR SILENCIEUX » s\’inspire d\’une histoire réelle et originale que j\’ai personnellement vécue et dont je suis l\’auteur. Tout téléspectateur qui regardera cet épisode qui sera diffusé en première mondiale le 4 février prochain lors de la soirée d\’ouverture du festival KOMANE de Dschang aura la réponse à cette belle question.

En tant que promoteur et producteur exécutif de CLINIC C, cette première série camerounaise sur la santé. Peut-on savoir sa date de diffusion sur les chaines de télévision camerounaise ?

CLINIC C est une série de 52 épisodes de 26 mn. C\’est une série sur la santé qui a essentiellement pour objectif d\’informer, de sensibiliser et de prévenir sur les problèmes de santé publique qui ruinent la société. Les épisodes s\’inspirent des nombreuses chroniques santé que je rédige depuis 2003. C\’est ainsi que les thématiques qui ont déjà été tournées concernent les AVC, la Mort Subite des Sportifs, les gestes qui sauvent en cas d\’Accident de la circulation et bien d\’autres. Le début des diffusions est prévu en septembre 2016 si nous avons trouvé d\’ici là, un diffuseur et un annonceur pour nous soutenir dans cette belle aventure cinématographique pour le bien-être de tous par l\’éducation pour la santé à travers le cinéma. Les portes restent naturellement ouvertes aux mécènes privés et autres généreux contributeurs et partenaires qui devraient trouver par le biais des diffusions de CLINIC C une visibilité gratifiante.

\"AFFICHE

Quel intérêt le médecin que vous êtes a-t-il de se retrouver dans une production cinématographique ?

J\’ai entendu dire que mon engagement associatif, caritatif et même cinématographique cachait des ambitions politiques. Je tiens à rappeler ici que je n\’ai aucune ambition politique. Mes différents engagements y compris dans le cinéma à travers CLINIC C sont essentiellement motivés par le fait que j\’ai envie d\’apporter ma modeste contribution pour l\’émergence et le developpement durable du Cameroun. J\’ai tenu à apporter cette contribution par le biais d\’une production cinématographique du fait que j\’ai eu l\’opportunité de rencontrer lors de la première édition du festival KOMANE où j\’étais invité comme membre du jury de la diaspora camerounaise, des acteurs de talent, des réalisateurs et scénaristes pétris de talent. J\’ai proposé à ces jeunes talents du milieu cinématographique camerounais de mettre en pratique un projet fort audacieux et ambitieux qui me tenais à cœur depuis plusieurs années à savoir la production d\’une série camerounaise sur la santé à partir d\’histoires originales dont j\’ai été témoin dans mon expérience professionnelle de plus de 25 ans de pratique en médecine d\’Urgence.

CLINIC C est une série de 52 épisodes. Que doit-on retenir des thèmes des épisodes de cette grosse production télévisée?

Nous avons déjà tourné plusieurs épisodes dont «  LE TUEUR SILENCIEUX » conscré aux AVC qui est le thème du 1er épisode. « PAS DE PANIQUE » qui explore la problématique du saignement du nez chez l\’enfant et la panique qui s\’empare très souvent des parents. « LE MAL DU 12 » le 3ème épisode de CLINIC C sensibilise sur les dangers des médicaments de la rue. « LES GESTES QUI SAUVENT » consacrés aux accidents de la circulation routière. « LA MANOEUVRE DE HEIMLICH » qui nous permet de faire connaître ce geste salvateur face à toute personne qui s\’étouffe au cours d\’un repas et qui risque de perdre sa vie si les témoins présents ne pratiquent pas ce geste. Je peux aussi citer « KAMER MOUNA FOOT » qui sensibilise sur les dix commandements du sportif à connaître afin d\’éviter une mort subite du sportif. Il y a plein d\’autres épisodes qui ont déjà été tournés ou qui seront tournés mais je ne peux tous les énumérer dans cette interview.

Pourquoi avoir privilégié ces thèmes dans vos premiers épisodes ?

CLINIC C a surtout une mission de santé publique et n\’aura véritablement atteint ses objectifs que lorsqu\’elle aura provoqué au Cameroun une inversion de la courbe des indicateurs de santé que sont le taux de mortalité et l\’espérance de vie des Camerounais. Le taux de mortalité au Cameroun est très élevé et l\’espérance de vie des Camerounais atteint à peine 55 ans alors qu\’elle se situe entre 80 et 85 ans en France. Les thèmes choisis pour la diffusion des premiers épisodes de CLINIC C abordent les grands problèmes de santé publique qui minent l\’épanouissement des Camerounais et leur traitement nous permettra de sauver énormément de vies humaines.

Dans le premier épisode de CLINIC C intitulé « LE TUEUR SILENCIEUX », vous abordez la problématique de la lutte contre les AVC au Cameroun. Docteur, pourquoi appelez-vous les AVC « TUEURS SILENCIEUX »?

Les AVC ou Attaques cérébrales sont qualifiés de « TUEURS SILENCIEUX » dans CLINIC C tout simplement parce que ce sont des accidents qui peuvent survenir à tout moment et vous foudroyer par surprise alors que vous aviez des prémices de cette attaque cérébrale en vous mais vous ne le saviez pas. Pour me résumer, un AVC survient comme un coup de tonnerre dans un ciel serein mais très souvent il est précédé de signes d\’alerte ou signes annonciateurs et de facteurs de risque qui vous exposent à sa survenue. C\’est l\’ignorance de ces facteurs de risque et des signes d\’alerte d\’AVC qui nous démunit face à la survenue d\’une attaque cérébrale par AVC et qui nous tue.

Vous venez d\’être auréolé du « Grand Prix de Médecine » lors de la première édition de la cérémonie de récompense de l\’excellence africaine intitulée « Diaspora Leardership Awards ». Quelle est votre dernière découverte scientifique en matière de santé ?

Je suis un médecin clinicien et je ne fais pas de recherche bio-médicale. Toutefois, j\’ai fait le constat en trente année de pratique médicale que pour sauver des vies au quotidien par le biais de la santé, on a pas besoin d\’une révolution technologique, on a beaucoup plus besoin d\’outils d\’information, de communication, de sensibilisation et de prévention de la santé pour le bien-être de tous. C\’est en ce sens que j\’ai lancé les concepts « LA SANTE EN SOIREE » dans la diaspora camerounaise et la série télévisée CLINIC C au Cameroun. En effet, les maladies rares qui sont parfois très médiatisées, ne sont pas les maladies qui nous concernent au quotidien. Par contre, des pathologies comme l\’HTA qui touche 4 millions de camerounais soit un quart de la population camerounaise demeure dans l\’ignorance et il me paraît urgent de faire quelque chose pour ces personnes qui sont en danger immédiat d\’AVC d\’autant plus que près de la moitié de ces personnes ignorent très souvent qu\’elles souffrent de cette maladie.

En guise de conclusion de cette interview, avez-vous un message à l\’endroit de nos lecteurs?

En guise de conclusion, je demande aux lecteurs de bien écouter les messages de prévention qui seront véhiculés dans les différents épisodes de CLINIC C et de les relayer dans leur entourage familial, amical et professionnel. Ils pourront ainsi « SAUVER DES VIES » car la santé est le bien le plus précieux pour l\’humanité, prévenir vaut mieux que guérir et sauver une vie est le meilleur don que l\’on puisse offrir à son prochain. Le cinéma, ce 7ème art, loin des comportements déviants, doit enfin réconcilier le grand public camerounais à une culture éducative pour la santé.

Docteur, la rédaction de yaoundeinfo.com vous remercie pour votre disponibilité.

 

\"Richie

Selon Richie En-Dada, initiateur de ce projet, ces jeunes acteurs joueront dans la nouvelle série télévisée « L’argent soigne la mort » qui serra bientôt tournée au Cameroun.

Depuis le 30 juin 2015, quarante jeunes reçoivent une formation en jeu d’acteur : jeu face à la caméra, démarche, voix, diction, gestion de souffle, organisée par le jeune Réalisateur-Producteur et acteur Richie En-Dada(photo), à travers sa structure AKEUNGMIS. Cette formation de deux semaines leur donnera des connaissances théoriques et pratiques en matière de cinéma. La formation intervient au terme de deux castings d’acteurs dont le jury était composé de David NEMBOT, Ines AYONGA, Géraldine AFA, Francis NGUEPNANG, Francis LEE, Joseph Benoit MENYAMDA TCHOGMO (BIKARATA) entre autres.

Selon Richie En-Dada, initiateur du projet, « c\’est à l\’issue de la formation que nous ferons la distribution des rôles à ceux qui joueront dans la série d\’action, thriller, drame « L’Argent soigne la mort ». Une série dont l’histoire est basée sur « une famille qui abandonne l\’un de ses membres dans un lit d’hôpital à cause de 50 000 FCFA et vient dépenser beaucoup d\’argent pour les préparatifs d\’obsèques. Chose qui fâche le fantôme de ce membre décédé. C\’est une série de 24 épisodes de 26 minutes par saison fois 4 » explique t-il.

Jusqu’ici le coaching se déroule sans anicroche dans un esprit de convivialité, d\’entente, d\’humilité, de connaissance, et de partage. Soit deux heures de cours par jour. Les 40 apprenants reçoivent chaque jours des professionnels comme David Nembot qui les a entretenu sur l\’interprétation ou encore Bikarata, comédien bien connu du public local venu leur parler du genre et du style de jeu d\’acteur. « Le coaching s’achèvera le mardi 14 juillet 2015 et nous tournerons d\’abord un film de 26 minutes intitulé \”la poudre aux yeux 2 l\’effet boomerang » comme pont entre le coaching et la série L\’argent soigne la mort » précise Richie En-Dada.

Bon à savoir, le film « L’argent soigne la mort » est passé pour la première fois au festival la nuit du court métrage de Douala en 2013. Il sera donc développé en série. « C\’était mon but. L\’avoir fait passé dans les festivals était de mesurer l’accueil et les observations du public » affirme Richie En-Dada. Mais il faut noter que la série « L\’ARGENT SOIGNE LA MORT » sera produite par Studio 2 productions, de canal 2 international.

Richie EN-DADA a déjà réalisé et produit sept films courts. Avec « l\’argent soigne la mort » 28 minutes, il a représenté le Cameroun au festival Vues d’Afrique à Montréal au Canada en 2013 et en 2014, avec « la poudre aux yeux » dans le même festival.

Au Cameroun, ce jeune Réalisateur-producteur et acteur, a remporté le prix de meilleur film à AS-CINE FESTI en 2010, Festival de la Faculté des Arts du Spectacle et de la Cinématographie de l’Université de Yaoundé 1. Et avec « l\’argent soigne la mort », meilleure interprétation féminine au FESCIVBA en 2013 à Bafoussam et meilleure bande annonce à la nuit du court métrage 2013 de Douala. C’est cette riche expérience et ce savoir-faire que Richie En-dada veut partager avec les jeunes acteurs du cinéma camerounais.

Ericien Pascal Nguiamba