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La Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés(CNDHL) tenait sa 24è session ordinaire le 8 mai 2018 au Palais des Congrès de Yaoundé. Son Président, le Dr. Chemuta Divine Banda n’a pas été tendre envers des autorités qu’il accuse de contribuer à la violation des droits humains et des lois nationales.

« En tant que défenseur des droits de l’homme, il est difficile pour une Institution Nationale des Droits de l’homme d’œuvrer dans une situation de crise comme celle que traverse le Cameroun en ce moment où certaines autorités et certains autres individus donnent des instructions diaboliques à la population, créant et promouvant ainsi un climat de peur et d’insécurité généralisées. Des instructions demandant aux populations de fuir leurs domiciles pour des environnements plus sûrs et ceux relatifs aux villes mortes ainsi qu’à la fermeture des écoles sont en effet diaboliques ».  Ces propos du Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés à l’ouverture de sa 24è Session ordinaire montre que la situation est on ne peut plus préoccupante dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest Cameroun. Dans son discours le Dr. Chemuta Divine Banda a relevé que  « certaines autorités prennent également des mesures qui constituent des violations des lois nationales, en entravant notamment le droit à l’accès à l’information, en limitant les mouvements et en ne respectant pas les droits des suspects ». En outre « Ils se montrent aussi incapables d’assurer de manière adéquate la protection de la vie et des biens des citoyens innocents et patriotes » ajoute le président de la CNDHL.  Dans cette crise sécuritaire, l’on déplore le décès des civils et des membres des forces armées  ainsi que les déplacements  massifs et sans précédant de la population dont des milliers sont devenus des refugiés à l’étranger.

C’est donc pour cette raison, qu’en tant que défenseur des droits humains, la Commission se prononce contre la violence et la guerre et pour la promotion du dialogue pacifique. « La cupidité est à la racine des fléaux sociaux. Le Dialogue pacifique est nécessaire à la quête objective de voies et moyens de limiter l’accumulation excessive de richesses par un petit nombre et promouvoir l’intérêt de tous les citoyens » a déclaré le Dr. Chemuta Divine Banda.

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Cette 24è session ordinaire  a permis de faire le bilan des activités de la Commission depuis le début de l’année 2018. Mais aussi de s’appesantir sur la mise en œuvre des résolutions et recommandations de la 23è session ordinaire, l’adoption des rapports annuels de l’année 2017, l’élection des présidents et rapporteurs des Groupes de travail et l’examen des Rapports administratifs ainsi que la reforme du matériel roulant et du mobilier.

Ericien Pascal Nguiamba

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Cette Antenne Régionale de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés(CNDHL) a été officiellement ouverte à Maroua le 25 avril 2018 au cours d’une cérémonie présidée par le Président de la Commission le Dr. Chemuta Divine Banda. Voici le rôle que va jouer cette nouvelle antenne régionale.

Au-delà de l’extension territoriale de la CNDHL et de sa plus grande proximité avec les populations de la Région de l’Extrême-Nord, gage d’une amélioration certaine de la protection et de la promotion de leurs droits, les résultats attendus de ce nouveau projet de la Commission à l’Extrême-Nord, c’est de rendre opérationnel les services de la CNDHL dans la Région de l’Extrême-Nord, rendre plus régulières les visites des prisons et lieux de détention de la Région, faciliter l’observation et le monitoring  de la situation des droits de l’homme dans la Région de l’Extrême-Nord. L’ouverture de cette nouvelle antenne régionale permettra aussi d’accroitre la sensibilisation des autorités régionales et locales sur la nécessité de protéger et de promouvoir les droits fondamentaux  des populations, assurer la protection et la promotion des droits des populations de la région de l’Extrême-Nord , faciliter la sensibilisation des populations de la région de l’Extrême nord sur leurs droits fondamentaux  et améliorer au niveau régional le dialogue , la concertation et la consultation sur les questions relatives aux droits de l’homme notamment les OSC et enfin assurer la reconnaissance de la CNDHL et de ses missions.

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Il faut noter que cette antenne régionale a pour Chef l’honorable Zondol Hersesse membre de la commission et qui a déjà occupé les fonctions de Chef d’Antenne régionale du Nord de 2011 à 2014. Il est le Représentant du Président de la Commission. Malloum Boukar lui, occupe le poste de Secrétaire régional. Il est chargé de coordonner les activités de l’Antenne au quotidien avec un personnel d’appui mis à sa disposition.

Pour le Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés le Dr. Chemuta Divine Banda « il est nécessaire de protéger et de promouvoir ces droits partout dans notre pays. Dès lors, l’ouverture de cette antenne s’inscrit dans la politique de décentralisation mise en œuvre par la CNDHL dans ses efforts pour se rapprocher des populations de la région ».

Ericien Pascal Nguiamba.

\"mouelle

Il s’agit des responsables nommés à l’Inspection Générale du Ministère des Arts et de la Culture, à la Commission de contrôle des organismes de gestion collective ainsi qu’à la Commission d’arbitrage créée par la Loi n° 2000/011 du 19 décembre 2000 relative au droit d’auteurs et aux droits voisins.

Par décret en date du 05 février 2016, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, a nommé Monsieur Roger Théophile EYANGO, Inspecteur Principal de la Documentation, Inspecteur des Services n°1 au Ministère des Arts et de la Culture et le 27 janvier 2016, le Ministre des Arts et de la Culture a signé deux décisions constatant la composition d’une part de la Commission de contrôle des organismes de gestion collective et d’autre part de la Commission d’arbitrage créée par la loi n°2000/011 du 19 décembre 2000 relative au droit d’auteurs et aux droits voisins. Ont ainsi été nommés à la commission de contrôle : Président : Monsieur NGACK MAHOP Christophe, Inspecteur d’Etat, Administrateur Civil Principal, désigné par un arrêté en date du 7 janvier 2016 du Premier Ministre, Chef du Gouvernement et comme Membres : Oumarou MANA MADI, Conseiller Principal de jeunesse et d’animation, Directeur des Spectacles et des Industries Créatives au Ministère des Arts et de la Culture ; MEVOUA Benoît Placide, Magistrat du 3ème grade, Sous-directeur des autres affaires non répressives et du sceau au Ministère de la Justice; Pr. TCHEUWA Jean Claude, Maître de Conférences, Agrégé de droit public, Chef de division des Affaires Juridiques par intérim au MINATD ; MBIDA Reine, Inspecteur des Impôts, Chargé d’Etudes à la division des Affaires Juridiques au MINFI. Et à la commission d’arbitrage, c’est Madame ABOMO Marie-Louise, Magistrat hors hiérarchie, Conseiller à la Cours suprême qui est la présidente avec pour Membres ABANDA MAYE Armand, Journaliste principal, Drac Nord-Ouest; ESSOME SILIKI Pauline, Magistrat 4ème grade, Chef de division du Contentieux de l’Etat au Ministère de la Justice; MAIRO née MOUALA GUIETSING Elisabeth, Inspecteur n°1 au MINATD.

Par ailleurs le 15 février 2016, le Pr. Narcisse Mouelle Kombi a signé l’arrêté nommant, comme Secrétaire Permanent de la Commission de contrôle des organismes de gestion collective, le Docteur SEUNA Christophe, Chargé de cours à l’Université de Yaoundé II-Soa, Consultant international en Propriété Intellectuelle.

Le 24 février 2016 au cours de la cérémonie d’installation de ces nouveaux responsables, le Ministre des Arts et de la Culture leur a rappelé leurs principales missions. « A Monsieur Roger Théophile EYANGO, en tant qu’Inspecteur des Services n°1 au Ministère des Arts et de la Culture,Il vous sera demandé, en particulier, de concert avec l’Inspection Générale, d’informer le Ministre sur la qualité du fonctionnement et du rendement des services ; de contrôler les structures sous-tutelle, ainsi que les organismes rattachés ; d’évaluer les performances des services par rapport aux objectifs fixés et de mettre en œuvre la stratégie de lutte contre la corruption, ceci en rapport avec la Commission Nationale Anti Corruption (CONAC) et d’accomplir toute mission qui vous sera confiée par le Ministre » a dit le Ministre Mouelle Kombi.

Le Président et les membres de la Commission de Contrôle des organismes de gestion collective, doivent donc  s’approprier la loi n° 2000/011 du 19 décembre 2000 relative au droit d\’auteur et aux droits voisins ; le décret n° 2015/3979/PM du 25 septembre 2015 fixant les modalités d\’application de ladite loi ; l’arrêté 090/CAB/PM du 29 septembre 2015 portant organisation et fonctionnement de la Commission de contrôle des organismes de gestion collective.

Mais il s’agira beaucoup plus pour le Président de procéder à l’organisation et à la supervision des concertations et des négociations entre les organismes de gestion collective du droit d’auteur et des droits voisins, ou entre ces derniers et les tiers ; d’œuvrer à obtenir des convergences de vues lors des différentes négociations ; de procéder à un règlement à l’amiable des différends lorsque votre structure est saisie d’accord parties, sans préjudice des compétences reconnues à la Commission d’arbitrage ; de s’assurer du respect des clés de répartition des redevances fixées et de la régularité des opérations de facturation, de perception et de répartition etc. Il faut noter qu’il sera assisté dans cette tâche par le Secrétaire Permanent de la Commission de Contrôle des organismes de gestion collective, qui sera particulièrement chargé du suivi du fonctionnement de l’ensemble des organismes de gestion collective. A ce titre, il aura à assurer, auprès de la Commission, des tâches techniques, administratives et financières. Telles que la préparation des sessions de la Commission ; le secrétariat des travaux ; l’exécution et/ou la mise en œuvre des délibérations de la Commission ; la préparation du budget de la Commission et de la soumission à son adoption.

Pour le Ministre des Arts et de la Culture, ces différents responsables et collaborateurs ont ainsi « la lourde responsabilité de donner vie au nouveau corps normatif et organique structurant le droit d’auteur au Cameroun ».

Ericien Pascal Nguiamba.

\"Billets\"

C’est la principale décision prise au cours de la 19è session de la Commission Nationale Consultative du Travail tenue le 14 janvier 2016 à Yaoundé.

Elle était présidée par le Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale, Grégoire Owona qui avait à ses côtés le Ministre des finances, Alamine Ousmane Mey et des membres de la Commission, notamment des Représentants de la Cour Suprême, de l’Assemblée Nationale, du Conseil Economique et Social, des Administrations publiques, et des partenaires sociaux. Qui ont examiné et donner leur avis sur le projet de texte devant modifier et complèter certaines dispositions du Décret N°85/1096 du 2 août 1985 fixant le taux des allocations familiales servies par la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale(CNPS). Après donc une journée d’intenses discussions, le consensus l’a emporté. Le montant des allocations familiales a donc été revu à la hausse à l’ordre de 55% a annoncé à la presse le Ministre Grégoire Owona. Décision prise « à l’unanimité » précise-t-il.

Il faut noter qu’au 30 décembre 2015, les allocations familiales s’élevaient à 1.800 FCFA par enfant et par mois. Le 31 décembre 2015, le Président de la République, Paul Biya dans son message à la Nation, avait instruit le gouvernement de « Revoir à la hausse le montant des allocations familiales versées aux travailleurs à compter du 1er janvier 2016 ». D’où la convocation urgente de cette 19è session de la Commission Nationale Consultative du Travail qui s’est achevée par une résolution concrète.

Ericien Pascal Nguiamba.

 

 

 

Il a été dévoilé au cours de la 19è session ordinaire de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés(CNDHL) le 4 décembre 2015 à Yaoundé.

\"CNDHL

Cette session a été organisé à la suite de la tenue au Cameroun de la 10è Conférence biennale du Réseau des Institutions Nationales Africaines des Droits de l’Homme(RINADH) du 21 au 23 octobre 2015 sous le haut patronage du Premier Ministre du Cameroun, Philémon Yang. Le budget de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés pour l’année 2016 s’élève donc à 1 milliard 256 millions de FCFA soit 500 millions de FCFA pour l’Investissement public et 756 millions pour le Fonctionnement. Selon le Président de la Commission Dr. Chemuta Divine Banda, « Si le budget d’investissement n’a pas connu de hausse, tel n’est pas le cas du budget de fonctionnement qui a augmenté de 36 millions de FCFA. Cette légère hausse fait suite au plaidoyer mené par la Commission en vue de l’augmentation de sa dotation budgétaire ». Mais le Président de la CNDHL indique que « Notre budget demeure toujours largement insuffisant car notre institution n’a pas encore été dotée d’un budget de démarrage. Aussi la CNDHL s’engage à  poursuivre son plaidoyer engagé auprès du gouvernement de la République pour inverser cette tendance ». Cette session s’est aussi appesantie entre autres sur le projet de plan d’action 2016, notamment la continuité des actions de promotion et de protection des droits de l’homme, et la construction de l’immeuble siège de la Commission à Yaoundé. Afin de donner un cadre de travail fiable aux membres et au personnel de la Commission qui « depuis plusieurs années sont mal logés » indique le Dr. Chemuta Divine Banda qui estime que les travaux de construction de ce nouveau siège devraient s’achever d’ici deux ans. L’Etat a déjà octroyé à titre gratuit à la Commission, une dépendance de son domaine privé de 2500 m2. Le Dr. Chemuta Divine Banda explique que « Les travaux de démolition des bâtisses présentes sur la contenance superficielle de 2010 m2 sont en cours, en l’attente de la réaction du gouvernement sur l’agrandissement souhaité dudit site ».

Ericien Pascal Nguiamba

La Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés(CNDHL) a également présenté ce 3 décembre 2015 le Rapport de ses activités en 2014.

\"Rapport

Ce sont des documents à lire et à conserver. D’abord le Rapport sur l’état des droits de l’homme au Cameroun en 2014.C’est un Document de 250 pages écrit en français et en anglais. Le Rapport parle de la situation des droits civiques et politiques, la situation des droits économiques sociaux et culturels, la situation des droits des catégories spécifiques, les questions spéciales et les questions relatives au respect par le Cameroun de ses engagements internationaux en matière de droits de l’homme. Selon le Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés, Dr. Chemuta Divine Banda, « En 2014, certains droits civils et politiques nous ont préoccupé. Il s’agit du droit à la sécurité avec les excès de boko haram et le débordement des conflits dans les pays voisins. Le droit à un procès équitable était également problématique notamment en ce qui concerne des questions telles que la détention abusive (avec 79 requêtes reçues en 2014, contre 27 en 2013) ». Bref, c’est un Rapport riche, disponible au siège de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés à Yaoundé.

Le deuxième document présenté au public c’est le Rapport d’activités de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés en 2014. Ce document de 153 pages écrit en Français et en anglais revient sur la tenue des 16è et 17è sessions ordinaires de la CNDHL, la publication des Rapports 2013 et la célébration du 10è anniversaire de la Commission. On y retrouve aussi des activités de promotion des droits de l’homme, les activités de protection des droits de l’homme, des activités de coopération, des audiences et les rencontres, les activités transversales etc. Ce Rapport mentionne aussi le renouvellement du mandat du président de la Commission et de certains membres, la nomination d’un nouveau vice-président et de nouveaux membres ainsi que leur prestation de serment, la nomination d’un nouveau secrétaire général et la construction en cours des bureaux de l’antenne régionale de l’Extrême-Nord et l’attribution d’un lot domanial pour la construction de l’immeuble siège de la Commission à Yaoundé.

Ericien Pascal Nguiamba

\"Commissionok\"

Ils ont été installés à leurs fonctions par le Ministre des Arts et la Culture le Pr. Narcisse Mouelle Kombi le 29 octobre 2015 à Yaoundé.

La Commission des Arts et des Lettres est l’organe consultatif placé auprès du Ministre des Arts et de la Culture devant lui permettre d’apprécier de la qualité, de l’originalité et de l’authenticité des demandes qui sont adressées en appui à des projets artistiques et culturels afin que l’Etat puisse subventionner la créativité, la productivité et le dynamisme de l’expression culturelle et artistique au Cameroun.

Selon le Ministre Narcisse Mouelle Kombi, « Le Chef de l’Etat,Paul Biya, dans le souci de donner vigueur et vitalité aux arts et lettres, d’améliorer le sort social et les conditions de vie et de travail des artistes, a mis en place le compte d’affection spécial pour le soutien à la politique culturelle ». Et ce Compte prévoit une Commission des Arts et des Lettres que le Ministre Mouelle Kombi vient donc de rendre effective avec la nomination et l’installation de son Président et de ses membres. M. Mouhtar Ousmane Mey, Secrétaire Général du Ministère des Arts et de la Culture a été nommé Président de cette Commission, et Représentant du Ministre des Arts et de la Culture. Outre le Représentant du Ministre des Finances, la Commission a aussi pour membres Ambroise Mbia, Pr.Bole Butake, Dr. Asheri Kilo, Alphonse Beni, Jacques Eyoum Madiba, Pr. Marcellin Vounda Etoa, Evelyne Mpoundi Ngolle, Eko Louis Roosevelt, Marcellin Ottou et Haman Daniel Isnebo. Des noms bien connus dans le milieu des arts et lettres au Cameroun.

\"Mouhtar\"

Pour son tout nouveau Président, cette Commission doit être « objective, efficace, transparente et permettre au ministre de faire tout le travail, car c’est à lui qu’on adresse les demandes et nous devons examiner toutes ces demandes et lui faire des propositions, lui donner des avis techniques ». M.Mouhtar Ousmane Mey ajoute que « nous avons des techniciens compétents des hommes d’expérience et le travail se fera ». Il faut noter que les frais de fonctionnement de la Commission des Arts et des Lettres sont à la charge du Compte d’affectation spéciale.

Ericien Pascal Nguiamba.

\"mintss\"

Le Projet d’arrêté fixant les modalités des élections et les conditions d’exercice des fonctions de Délégués du personnel, était au centre des travaux de la 18è session de la Commission Nationale Consultative du Travail, présidée mercredi 21 octobre 2015 par le Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale, Grégoire Owona.

L’examen du projet d’arrêté fixant les modalités des élections et les conditions d’exercice des fonctions de Délégués du personnel, était au centre des travaux de la 18è session de la Commission Nationale Consultative du Travail tenue le 21 octobre 2015 à Yaoundé. C’est le seul sujet inscrit à l’ordre du jour alors que deux autres étaient pourtant annoncés pour être débattus par les différents acteurs du monde du travail présents à cette session : « C’était le plus urgent parce que les élections ont lieu en janvier prochain et nous ne devons pas modifier les textes juste à la veille des élections, nous voulions le faire bien plus avant » a expliqué le Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale, Grégoire Owona. Surtout que les dernières élections sociales ont connu beaucoup de remous et de contestations dus en partie au texte de base qui régit les élections des délégués du personnel.

« Nous avançons pour des élections plus transparentes et des élections qui vont permettre d’avantage d’intégration pour les entreprises y compris les petites entreprises. Et le mode d’élection ne changera pas parce qu’il faut qu’il y ait un large dialogue qui s’améliore. Après les consultations qu’on vient d’avoir, on a eu beaucoup de propositions sur lesquelles nous allons travailler avant d’arriver à une décision finale » a indiqué le Ministre Grégoire Owona au sortir des travaux auxquels étaient invités des syndicalistes, responsables des confédérations syndicales, et des organisations patronales. Mais aussi des représentants de l’Assemblée nationale, du Sénat et du Conseil Economique et Social. Bon à savoir, la Commission Nationale Consultative du Travail est une instance tripartite, prévue par le Code du Travail, qui est chargée de donner son avis, à tout texte règlementaire dans les domaines du travail, de l’emploi, de la sécurité sociale et de la main d’œuvre.

Ericien Pascal Nguiamba

\"Presse\"

La Commission de délivrance de la Carte de presse, ayant à sa tête Sévérin Tchounkeu, a été installée le 8 juillet 2015 à Yaoundé par le Ministre de la Commission, Issa Tchiroma Bakary. A peine installée cette Commission et son président sont déjà au centre d’une vive polémique. Voici les avis des journalistes camerounais recueillis par notre rédaction.

Jean-Claude Mbede, Journaliste, Fondateur de www.all-tv.tv à Milan et Actuel Directeur de la Communication pour la Coopération italienne en Ethiopie, DJibouti et Sud Soudan, Membre Titulaire de l\’Ordre des Journalistes Italiens.

« Je parts du fait qu’en l\’Etat actuel des choses, tout débat sur cette question est voué à rester sans actions, ni solutions concrètes. Et pardonnez que je commence par un aspect sentencieux. Les perdants ici ce sont les journalistes. Une autre considération m\’amène à dire que, ni le gouvernement, ni les syndicats, ni les patrons de presse, se moquent des journalistes et travailleurs des medias. Au demeurant, je me serais volontiers aligné sur les positions au combien véridiques du président du SJNC, ce Syndicat qui refuse de défendre certains de ses membres quand ils se retrouvent en exil, parce qu’ils n\’appartiennent pas dans les mêmes réseaux occultes.

C\’est au tour de cette parole forte que se situe le débat. LE RESEAUTAGE. Bien sûr, le gouvernement a envie de limiter la critique et veut exclure ceux qui dérangent. Au même moment, le gouvernement est dos au mur. La plupart des bras armés qui malmènent l\’image de la profession sont sans pouvoir répondre aux critères que le gouvernement même a définis. Au grand risque de fâcher ses adeptes. Ceux qui font du service secret pour trahir les vrais journalistes. Eh bien C\’est là où on en revient a accuser froidement les syndicats et les patrons de presse. Ils font leurs intérêts. Excusez du peu, mais si on avait nommé un des leaders syndicaux qui vocifèrent actuellement, ils seraient tus. J\’ai du respect pour Severin Tchounkeu. Mais cette place n\’est pas la sienne. Parce que lui même n\’est pas un patron de presse respectueux du travail des professionnels.

En plus parce que la Commission de la carte de presse est dans les souliers du gouvernement. Dites-moi les critères pour nommer les patrons de la carte de presse. C\’est un jeu de réseaux qui fait mal à la profession. Je parle du haut de mon expérience d\’ancien journaliste au Cameroun. Maintenant, si vous voulez, j\’aime des solutions, je suis prêt à solliciter de l\’Ordre des journalistes italiens dont je suis membre titulaire, pour soutenir le processus de la construction d\’un mouvement professionnel au Cameroun. Le problème est que les uns et les autres, gouvernement, patron de presses des réseaux, et syndicats m\’ont tellement fait du mal qu\’ils ont presque honte de recevoir une telle aide généreusement offerte. Et je pleure pour des journalistes. Mes anciens compagnons qui méritent de vivre de leur profession ».

Gerry Eba\’a Rédacteur-en-chef New TV, Yaoundé

« Partant de cette citation de Thalès \’\’nul n’entre ici s\’il n\’est géomètre\’\’, la carte de presse si la rigueur est de mise permet d\’assainir le milieu médiatique avec l\’entrée en masse des vautours et râpasses. La carte de presse interpelle aussi les patrons qui doivent s\’acquitter de tous les droits des professionnels de la presse à leurs services. Maintenant les professionnels doivent comprendre que cette Carte de presse n’est pas un passeport pour le paradis mais juste un instrument de travail ».

Thierry Ngogang, Journaliste, Africa 24 TV

« C’est un mal nécessaire. Il faut mettre de l\’ordre dans le désordre. C\’est un début de dératisation ».

Paul Joël Kamtchang, journaliste

« La portée qu\’on veut donner à la Carte de presse me semble être la plus mauvaise piste pour résoudre le problème d\’assainissement de la presse au Cameroun. Tchiroma (Ministre de la Communication, ndlr) et la commission Tchounkeu ne sauraient réduire une carte de presse à un bâton magique. Quelqu\’en soit les résolutions des derniers états généraux de la communication, tant que l\’Assemblée nationale ne l\’a pas validé dans l\’une de ses sessions consacrée à ce genre d\’acte, l\’applicabilité de l\’un de ses actes reste nul et de nul effet.

Plus est, on ne saurait faire qu\’une Carte de presse confère la qualité de journaliste à un individu, c\’est une grosse aberration qui reste jusqu\’ici la marque de fabrique de Issa Tchiroma Bakary. La Carte de Presse n\’a pour vocation que de conférer certains avantages aux journalistes comme l\’accès aux sources d\’information. Encore que dans le contexte actuel, cette carte ne va jamais résoudre cet épineux problème qui reste plus une habitude pour un gouvernement incompétent qui a tout à cacher, qu\’à un contexte de bonne gouvernance où l\’ouverture des sources est la chose la mieux partager. Encore que si ça tient tant à cœur de Tchiroma, il n\’a pas faire passer à l\’Assemblée nationale un texte sur le freedom act comme ça se fait ailleurs dans les pays à démocratie très avancée.

Et puis, je voudrais vous faire constater, que l\’argent que Tchiroma va puiser des poches du contribuable pour mettre à disposition de la commission pour des voyages de plaisir et de pillages comme l\’a annoncé Tchounkeu, est en soit une forme de pillage de nos caisses. Sincèrement, on n\’a pas besoin d\’aller aux USA, en France, en Afrique du Sud et au Sénégal pour voir à quoi ressemble une carte de presse pour la \”contextualiser\” pour reprendre Severin Tchounkeu. Le Nigéria, le voisin le plus proche le fait assez bien depuis des lustres. Encore qu\’il y a déjà eu une commission de carte de presse, je n\’ai entendu Tchounkeu nulle part dire qu\’il va consolider l\’existant, c\’est aussi par ça qu\’on reconnait un travail sérieux.

Tout en emboitant le pas au SNJC(Syndicat National des Journalistes du Cameroun) dont je suis membre, j\’appelle les journalistes soucieux du devenir de notre profession, à ne pas succomber à la fanfaronnade de Tchiroma et son gouvernement qui veulent donner mandat à une commission très contestée pour assouvir leur besogne de musèlement de la presse. Par cet autre acte de plus et de trop, Tchiroma montre bien qu\’il est en mission commandée au Mincom contre la vraie presse ».

Michel Biem Tong, journaliste, Promoteur du site Hurinews.com

« C\’est une initiative qui est la bienvenue car le milieu médiatique au Cameroun est infesté de personnages qui ne méritent pas d\’être considérés comme des journalistes. La carte de presse a donc le mérite de dissocier le bon grain de l’ivraie, de définir qui est journaliste et qui ne l\’est pas. Mais moi je pense que la Commission de délivrance de la carte de presse devrait avoir à sa tête un journaliste pratiquant qui se frotte aux dures réalités de ce métier et non un patron de presse certes respectable (qui fut d\’ailleurs mon patron) mais dont on ne se souvient du dernier fait d\’armes dans le métier. Et il y a à craindre que cette carte de presse soit attribuée à la tête du client et de façon discriminatoire ».

Maurice Foyet, Directeur de Publication, Dream Africa magazine

« Pour qu’elle soit déjà importante, il faudrait d’abord que cette carte de presse donne droits aux avantages tels que : des facilités de service, l’obtention des informations, la réduction des frais à payer pour les hôtels, les déplacements etc…mais une question se pose, celle de savoir si le gouvernement a bien réfléchi sur les conditions de son obtention étant donné qu\’il faut avoir fait des études universitaires. J’apprécie à juste titre cette initiative pourvu qu\’elle soit inclusive et non exclusive. Et il faut saluer cette mesure du gouvernement qui vise à savoir ce que fait n\’importe quel journaliste. Nous n’allons pas juger des personnes sans les avoir vu à l\’œuvre. Pour le moment je fais confiance à l\’équipe conduite par M.Tchounkeu ».

Abraham NDJANA MODO, Rédacteur-en-chef, Magazine L\’ERE DU TEMPS.

« Le problème de la presse en général au Cameroun, c\’est sa précarité ambiante. La convention collective n\’est pas appliquée, l\’attribution de la publicité est discriminatoire. Il faut rendre les entreprises de presse économiquement viables. Dans ces conditions, à mon avis l’assainissement de la presse ne peut pas passer par la seule carte de presse qui ne confère aucun droit ».

Joseph Olinga Ndoa, Journaliste, Quotidien Le Messager

« Il peut effectivement avoir quelques divergences dans l\’interprétation de l\’opportunité d\’une carte de presse au Cameroun. Ces divergences n\’éludent pas l\’importance et la nécessité d\’un outil d\’identification des professionnels et travailleurs de la presse et des médias. La constante de ce débat réside dans le cadre d\’épanouissement de la presse et des médias au Cameroun. Si on s\’accorde sur le fait que le dispositif juridique et réglementaire définit les modalités et le processus de structuration de l\’organe en charge de la délivrance de la carte de presse, on est assurément en accord avec la position des professionnels et travailleurs des médias. Tel que soutenu par le Syndicat national des journalistes du Cameroun (SNJC).

Cette position tient d\’ailleurs du dispositif local et des lois internationales qui disent le rôle des professionnels de la presse et des médias dans la structuration des organisations qui les représentent et défendent leurs intérêts. Ceci n\’est pas le cas dans le contexte camerounais. En prenant compte de l\’existence du principe de la liberté de la presse et de l\’aspiration de celle-ci à être un acteur social et sociétal autonome, on constate en fait que le principe d\’existence et de respect d\’intérêt concurrent essentiel à la démocratie et au développement de toute société ne peut s\’accommoder de la mainmise de la structure gouvernementale dans l\’organisation (réorganisation?) du secteur des médias fragilisé en grande partie par l\’action du système gouvernant.

Franklin Sone Bayen, Journaliste, DP/REC MediaPeople

« Qu\’on nous dise d\’abord qu\’est ce qui a changé. Pourquoi la commission n\’a pas marché la dernière fois, de quelle importance a été la carte de presse à ceux qui l\’avaient contre ceux qui n\’en avaient pas? Quelles mesures ont été prises pour changer? Puis, qui est journalistes? N\’est-ce pas là juste une autre commission sans objet? la carte de presse devrait être un document de grande importance, pour faire la distinction entre qui est journaliste et qui ne l\’est pas, pour octroyer certains avantages aux journalistes comme l’accès aux sources d\’information, l’accès aux institutions de l\’Etat restreintes comme la Présidence de la République, la baisse de prix de certains produits relatifs au travail des journalistes, les voyages, les hôtels, etc. j\’ai entendu le chairman de la commission, Severin Tchounkeu dire que ses amis de la GICAM expriment déjà leurs volonté de donner un coup de main dans ce sens.

Peut-on le prendre aux sérieux? Combien de journalistes pourront demander la carte de presse, si on s\’en tient aux conditions telles que, avoir un contrat de travail, être inscrit a la CNPS, etc? Il n’est pas évident pour Tchounkeu que ses propres journalistes du groupe la nouvelle expression dont équinoxe radio, équinoxe télé et le journal la nouvelle expression, soient à mesure de présenter une demande complète faute de contrat de travail et d’inscription à la CNPS. En plus, Tchounkeu va-t-il retire les cartes que possèdent des non-journalistes obtenues sous Richard Ekoka Sam Ewande, ancien employé (ancien directeur a radio équinoxe), y compris les humoristes, les maquilleuses de son groupe de presse?

Je suis allé plus loin qu\’exige votre question, mais avec tous ces doutes, peut-on croire aux intentions du pouvoir de vouloir vraiment réanimer la commission de délivrance de la carte de presse? Peut-on croire que le pouvoir veut véritablement donner de la valeur aux journalistes? En outre, je voudrais dire qu\’on doit plutôt parler de cartes de presse, parce qu’il s\’agit de deux cartes: une carte pour des journalistes et une autre pour les métiers connexes de la presse, comme les photographes, les cadreurs, les preneurs de son, les monteurs, etc. pourquoi on n\’en parle pas si vraiment il y a des bonnes intentions? Pourquoi donner la carte des journalistes aux humoristes, aux animateurs/disc jockeys et aux cadreurs? J’espère et souhaite qu\’il nous surprenne.

Nchechuma Banla, ancien journaliste Crtv

« C\’est un document très utile et important pour notre profession. Il va aider à purger la profession de toutes les friperies qui salissent l\’image de la profession. Cette carte de presse pourra aussi ouvrir la voie à beaucoup d’avantages aux détenteurs. Et pourquoi pas l’accès aux sources d\’information officielles. Mais il faudra la transparence et l\’objectivité de la part des membres de la commission ».

Mathieu Youbi, Correspondant Rfi

« Elle est primordiale car elle va contribuer à réguler le secteur qui en a tant besoin. Dans les grands pays démocratiques ce sésame existe et on sait qui est journaliste. Tel n’est pas le cas au Cameroun. Donc c’est une bonne avancée ».

propos recueillis par la rédaction