C’est à l’occasion de la célébration de la 4è Journée Africaine de Lutte contre la corruption, que la Commission Nationale Anti-Corruption(CONAC), a décidé de présenter les avancées de la lutte contre ce fléau sur les 10 dernières années au Cameroun. Le Pays de Paul Biya a d’ailleurs ratifié le 1er avril 2020, la Convention de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption dont l’adoption est intervenue le 11 juillet 2003 à Maputo au Mozambique.

Le travail  abattu par la CONAC n’est pas positivement apprécié par tous les Camerounais. Certains citoyens se demandent même à quoi sert véritablement la Commission Nationale Anti-Corruption. Pourtant, cet organisme créé par décret Présidentiel le 11 Mars 2006, a des missions qu’elle mène autant que faire se peut dans le but sinon d’éradiquer, du moins de réduire considérablement le phénomène de la corruption au Cameroun. Au cours d’une rencontre avec la presse le 10 juillet 2020 à Yaoundé, en prélude à la célébration le 11 juillet de la 4è Journée Africaine de lutte contre la corruption sous le thème « Combattre la corruption par des systèmes judiciaires efficaces et efficients », le Président de la CONAC, le Rev. Dr. Dieudonné MASSI GAMS a souligné les avancées de la lutte contre ce fléau sur les 10 dernières années au Cameroun. « Nous avons, en 2018, année déclarée par l’Union Africaine, Année Africaine de lutte contre la corruption, mis en place un numéro d’utilité publique, le 15 17, pour faciliter les dénonciations des pratiques de corruption et infractions assimilées. Il en a résulté l’augmentation exponentielle du nombre de dénonciations reçues à la CONAC via ce canal » a déclaré Le Président de la CONAC qui veut faire de l’année 2020, « l’une des étapes décisives dans l’histoire de la lutte contre la corruption au Cameroun ».

A travers un document intitulé «  2010-2020 : Une Décennie de lutte contre la corruption au Cameroun, les Avancées », la CONAC retrace les avancées dans la lutte contre la corruption au pays de Paul Biya entre 2010 et 2020.  « Le changement de mentalités est perceptible(les dénonciations ont passé de 482 en 2010, à 23 048 en 2018, soit une évolution de 4 682%), des milliards ont été recouvrés ; plusieurs agents publics corrompus ont été sanctionnées par leurs administrations, plus de 300 entreprises suspendues par le Ministère des marchés publics » déclare avec fierté le Rev. Dr. Dieudonné MASSI GAMS. Par ailleurs, ajoute le président de la CONAC, « la lutte contre la corruption est d’avantage appréhendée par les ministères et le secteur public  qui mettent en œuvre les Initiatives à Résultats Rapides(IRR) et l’outil PRECIS (Prévention, Education, Condition, Incitation, et Sanction), une quarantaine  au moins ».

Le Cameroun est donc entrain de développer sa masse critique d’acteurs positifs dans la lutte contre la corruption. La Société civile, le système judiciaire, les médias devront prendre la pleine mesure de la montée en puissance de la lutte afin d’annihiler les effets néfastes de la corruption sur l’économie du pays. Entre 2013 et 2017, grâce à la CONAC, l’Etat a recouvré 1652 milliards 582 millions 958mille 279 FCFA.

Ericien Pascal Nguiamba

 

 

 

 

 

 

 

\"Rapport

Le Président de la Commission Nationale Anti-corruption(CONAC), le Rev. Dr. Dieudonné Massi Gams, au cours de la cérémonie de présentation du Rapport sur l’état de la lutte contre la corruption au Cameroun en 2014, a également dévoilé les administrations  qui fonctionnent en marge de la Stratégie Nationale de Lutte Contre la Corruption.

Le  Rapport sur l’état de la lutte contre la corruption au Cameroun en 2014, un document de 248 pages disponible en anglais et en français, s’articule sur trois grands titres notamment, la lutte contre la corruption par les Institutions de contrôle ; la lutte contre la corruption par les Départements ministériels et les Institutions de régulation ; et la lutte contre la corruption dans le secteur privé et la Société Civile. 3064 dénonciations des actes de corruption ont ainsi été reçues par la Conac a annoncé son Président, Rev. Dr. Dieudonné Massi Gams.

Le Rapport de la conac indique que le montant des sommes détournées dans le cadre de la gestion du Fonds d’indemnisation des victimes de la catastrophe de Nsam s’élève à 14 743 183 736 FCFA (quatorze milliards sept cent quarante-trois millions cent quatre-vingt trois milles sept cent trente-six francs) ; le Rapport révèle qu’il en est de même du piratage du système informatique de la Douane appelé « Sydonia », objet d’une enquête en cours. Par ailleurs, la gestion des fonds perçus au titre de la délivrance des attestations de réussite et des marchés relatifs à la délivrance des diplômes au Ministère de l’Education de base a fait perdre à l’Etat la somme de 125 150 495 FCFA. Autre fait, l’Etat a subi un préjudice financier de l’ordre de 1 792 399 619( un milliard sept cent quatre-vingt-douze millions trois cent quatre-vingt-dix-neuf milles six cent dix-neuf francs) représentant 64% du montant total des indemnisations, du fait de la surévaluation des constructions et des cultures des populations riveraines dans le cadre de la gestion du projet de construction du barrage hydroélectrique de Memve’ele.

Le Rapport de la conac révèle aussi l’existence des niches de corruption dans les opérations de commercialisation du cacao et de l’examen de passage du permis de conduire. Parmi les pratiques les plus courantes, on note la violation récurrente de la réglementation en vigueur, l’insertion frauduleuse des noms dans la liste des candidats définitivement admis, le trafic d’influence, le blocage des dossiers de demande des titres fonciers, la perception des frais illicites pour l’établissement des procès-verbaux de constat d’accident, le monnayage de l’inscription des élèves ou de la validation des dossiers de prise en charge des jeunes fonctionnaires.

Le Président de la conac a par ailleurs dénoncé et décrié le fait que plusieurs administrations n’ont jamais cru devoir exécuter la moindre Initiative à Résultats Rapides(IRR) inclues dans la Stratégie Nationale de Lutte Contre la Corruption, validée par le gouvernement et les partenaires techniques et financiers en février 2011. Pourtant c’est le Document de politique  nationale de lutte contre la corruption au Cameroun. Ces administrations « rebelles » sont principalement le Ministère de la justice ; le Ministère de la défense, le ministère des relations extérieures, le contrôle Supérieur de l’Etat, le ministère de la communication ; le ministère des arts et de la culture et la Délégation Générale à la Sûreté Nationale. Mais, martèle le Rev. Dr. Massi Gams, l’application du Document de politique  nationale de lutte contre la corruption au Cameroun « s’impose à toutes les administrations et à tous les citoyens, sans exception aucune ».

Ericien Pascal Nguiamba

\"minok\"

Selon le Ministre de la communication, Issa Tchiroma Bakary, qui était face à la presse le 10 mars 2016 à Yaoundé, ces hauts commis de l’État et personnalités du monde des affaires sont tout simplement poursuivis dans le cadre de la lutte menée par le Chef de l’État, Paul Biya, contre la corruption et les atteintes à la fortune publique.

Le Ministre de la Communication explique pour le déplorer que « L’intensification de ce vaste mouvement d’assainissement des mœurs économiques face à l’impératif de protection de la fortune publique fait pourtant naître dans certains esprits, l’idée qu’il ne s’agirait en réalité que d’une manœuvre d’épuration politique destinée à écarter de la course au pouvoir suprême, d’hypothétiques concurrents du Chef de l’État en fonction. Autrement dit, pour ceux-là, les poursuites judiciaires concernant ces hautes personnalités, sous le prétexte de procédures de droit commun, ne seraient donc que d’habiles subterfuges dont le point de chute consisterait en la destruction d’une certaine élite politique émanant de l’intérieur du pouvoir ». Pour le porte parole du gouvernement camerounais « certains médias s’en sont fait l’écho et ont choisi de mettre le sujet en débat. Tout constat fait, ces médias ne sont que les relais d’une certaine opinion incarnée ci-et-là par des groupuscules d’activistes issus de quelques organisations de la société civile, ou alors par ceux-là même qui, directement concernés par ces poursuites judiciaires, ont opté de prendre la parole pour tenter de travestir les faits et se poser en de malheureuses victimes expiatoires d’une cabale politique savamment orchestrée ».

Le Ministre Issa Tchiroma Bakary indique que la rencontre avec la presse était l’occasion pour le Gouvernement de « remettre les choses à leur place, afin d’éviter toute confusion dans les esprits des uns et des autres, face à ce qui s’apparente à des manœuvres de dérobade de la part de ceux-là mêmes qui espèrent tirer profit d’une telle campagne de désinformation et qui, par un tel stratagème, tentent de jeter le discrédit sur notre système judiciaire ». Le Ministre de la communication fait observer que « Nous entendons parler depuis quelques temps, de persécution ou de prisonniers politiques, sous le couvert, nous dit-on, de procédures judiciaires classiques. La seule chose qu’il faille véritablement retenir, c’est qu’il est demandé le plus légitimement du monde aux uns et aux autres, de répondre de la gestion des deniers publics qui leur sont confiés pour l’exécution des tâches et des missions précises visant la satisfaction de l’intérêt général ». Le Ministre Issa Tchiroma Bakary se demande alors « De quelle persécution politique s’agirait-il donc, alors que dans notre pays, comme chacun peut s’en rendre compte, la compétition politique est libre et les règles de cette compétition connues de tous ? Des concurrents politiques, le Président Paul BIYA en a toujours eu, et ceci à profusion ; la preuve d’ailleurs de la vitalité et de la consolidation de la démocratie et de l’État de droit dans notre pays…S’agissant en tout cas de la quarantaine de procédures déjà traitées ou en cours de traitement auprès des juridictions compétentes pour des faits majeurs de détournements de deniers publics, il n’a, jusqu’à l’heure actuelle, jamais été possible de relever le moindre indice d’assimilation ou même seulement de rapprochement avec de supposés projets politiques nourris par les mis en cause ou les personnes condamnées. Et même pour des procédures encore pendantes qui, semble-t-il, font actuellement piaffer d’impatience certaines personnes concernées ainsi que leurs affidés, il est toujours possible de faire cette même démonstration du fait que justice et politique sont ici loin de se mêler ; que les reproches ou soupçons qui pèsent sur les mis en cause n’ont rien de politique et qu’ils ne tiennent qu’à l’impératif de protection de la fortune publique ».

Même si au cours de sa déclaration, le porte parole du gouvernement a évité de citer les noms des « mis en cause », une certaine opinion parle des personnalités et anciens barons du régime notamment Marafa Hamidou Yaya, ancien Secrétaire Général de la Présidence de la République, et ancien Ministre d’Etat en charge de l’administration du territoire, Jean Marie Atangana Mebara, ancien Secrétaire Général de la présidence, Urbain Olanguena Awono, ancien Ministre de la santé publique entre autres…

Ericien Pascal Nguiamba.

 

\"minok\"

Le Ministre de la Communication, porte parole du gouvernement est monté au créneau pour dénoncer et contester le dernier Rapport publié par cette Organisation Non Gouvernementale qui classe le Cameroun à la 40è position des pays les plus corrompus à l’échelle mondiale.

Le gouvernement camerounais est fâché contre l’ONG Transparency international. Son porte parole et Ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary l’a fait savoir au cours d’une conférence de presse le 23 décembre 2015 à Yaoundé. En effet dans son dernier Rapport intitulé « People and corruption. Africa Survey 2015 » Transparency International classe le Cameroun à la 136è position sur 174 pays considérés, soit le 40è pays le plus corrompu à l’échelle mondiale. Toujours d’après le classement de Transparency International, le Cameroun occupe le 18è rang au baromètre de la corruption sur le continent africain. En substance ce Rapport indique qu’environ 44% de personnes sondées au Cameroun dans le cadre de l’enquête qu’elle dit avoir mené sur cette question, affirment que la corruption a augmenté au Cameroun au cours des 12 derniers mois, tout comme une grande majorité(57%) des personnes interrogées, considèrent que l’action du gouvernement demeure timide en matière de lutte contre la corruption, et en tout cas sans effet sur les pratiques liées à la corruption au Cameroun. Selon l’enquête de Transparency 1 citoyen sur 2 déclare avoir été amené à payer un pot-de-vin dans un service public donné, pour obtenir un service demandé. Cette ONG indique que cette pratique courante, aux dires des personnes interrogées, place le Cameroun au second rand des pays en Afrique, où le plus grand nombre de personnes doivent payer des pots-de-vin avant d’obtenir un service auprès d’une administration.

Selon le porte parole du gouvernement camerounais « la gravité des faits relevés dans le cadre de ce Rapport de Transparency International et leur caractère déphasé avec la réalité de la situation décrite dans notre pays, amènent le gouvernement à réagir face à ce qu’il considère comme une dangereuse entreprise de désinformation, avec, sans nul doute pour effet escompté, de porter gravement atteinte à l’image du Cameroun et d’inhiber les efforts de construction économique dans laquelle la Nation tout entière est engagée derrière le Chef de l’Etat son Excellence Paul Biya ». Pour Issa Tchiroma, il s’agit donc aujourd’hui pour le Gouvernement de « dénoncer cet état de choses » et de « rétablir la vérité des faits dans un tableau à travers lequel le rapport de Transparency international semble avoir voulu volontairement ternir et desservir la perception que les camerounais et la communauté internationale ont de notre pays ».Le Ministre de la Communication qui ne réfute pas l’existence de la corruption au Cameroun, a critiqué la méthodologie de cette ONG et ses « pseudo-statistiques » présentées comme « parole d’évangile » .Pour s’en féliciter le Ministre de la Communication a indiqué que « Le dispositif institutionnel de lutte contre la corruption n’a cessé de s’étoffer .L’Agence d’Investigation Financière(ANIF), et la Commission Nationale Anti-corruption(CONAC) ont été créées respectivement en mai 2005 et mars 2006 dans les domaines spécifiques de lute contre le blanchiment d’argent et la corruption ». Dans le secteur des marchés publics, un ministère a été créé « pour garantir la transparence dans le processus de passation des marchés, à côté de l’Agence de Régulation des Marchés Publics ». Le porte parole du gouvernement ajoute qu’ «  en matière judiciaire, un Tribunal Criminel Spécial(TCS) a été créé » en décembre 2011. Et « en mai 2013, un Corps Spécialisé d’Officiers de Police Judiciaire a été créé pour connaitre des enquêtes relatives aux affaires relevant de la compétence du Tribunal Criminel Spécial ». Tous ces éclairages viennent donc « mettre à nu les contre-vérités que tentent de faire passer dans l’opinion, certains acteurs à l’instar de Transparency International en l’occurrence, malheureusement aidés en cela par quelques compatriotes issus de la société civile, parfois, quoique marginale, de quelques médias nationaux » déclare le porte parole du gouvernement camerounais, Issa Tchiroma Bakary.

Ericien Pascal Nguiamba.

 

\"Conac

Le Rapport sur l’Etat de la lutte contre la Corruption au Cameroun en 2013 publié par la Commission Nationale Anti-corruption(CONAC) le 25 novembre 2015 à Yaoundé épingle plusieurs départements ministériels. Les voici.

C’est un Rapport de 218 pages rédigé en français facile pour faciliter la compréhension de toutes les couches sociales. Dans ce Rapport, la Commission Nationale Anti-corruption a épinglé le Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation où l’on a déploré le non respect de la réglementation régissant les débits de boissons et salles de jeux, les manœuvres observées dans la désignation de certains chefs traditionnels et la mauvaise gestion des ressources financières de la majorité des collectivités Territoriales Décentralisées.

Dans le secteur éducatif, les 169 dénonciations reçues par la CONAC font état des phénomènes tels que la fraude aux examens et concours, l’existence d’établissements privés clandestins, la vente illicite des tenues et fournitures scolaires, la perception désordonnée des frais destinées aux Associations des Parents d’Elèves et Enseignants(APEE), les recrutements anarchiques des élèves, le monnayage des affectations et des nominations des enseignants.

Au Ministère de la santé Publique, la Conac relève l’accroissement exponentiel du nombre de formations sanitaires clandestines, la vente illicite et permanente des médicaments, l’utilisation et la délivrance de faux certificats médicaux, la répartition complaisante des quotes-parts et le sabotage des équipements dans le but de détourner les malades vers les structures privées. Le Ministère des transports est aussi épinglé dans ce Rapport avec notamment le nombre accru d’auto écoles clandestines, la délivrance de faux permis de conduire et autres faux titres de transports. On parle aussi de la gestion opaque du Bureau de Gestion du Fret Terrestre.

Le Ministère de la justice n’est pas épargné dans ce Rapport car la Conac parle de lenteurs volontaires, la soustraction des pièces et des dossiers de procédure, le retrait astucieux des affaires du rôle, les irrégularités fréquemment commises par les Officiers de Police Judiciaire en matière de garde à vue, la violation de la loi pour connaitre les affaires civiles etc. Au niveau du Ministère des Forêts et de la Faune, la Commission Nationale Anti-corruption parle de l’exploitation frauduleuse des essences protégées, le racket des exploitants forestiers, l’organisation frauduleuse des ventes aux enchères, le contrôle illégal des produits forestiers et fauniques par certains éléments des forces de maintien de l’ordre, la dissimulation des informations relatives à l’exploitation forestière, l’enrôlement des agents ne relevant pas de l’administration publique dans les contrôles.

Au Ministère de l’Elevage des Pêches et Industries animales, il a été recensé comme dérive, l’exportation et l’importation clandestines du bétail, des médicaments vétérinaires, du matériel d’élevage et des intrants alimentaires, l’établissement de faux certificats sanitaires et laissez-passer vétérinaires.

La corruption au Ministère de l’économie de la planification et de l’aménagement du territoire, a été caractérisée par la surévaluation, la sélection et la validation intéressée de certains projets et programmes. Au Ministère des Finances, et principalement au Centre National de Développement Informatique(CENADI), il a été déploré l’établissement de faux bulletins de solde, le monnayage de la délivrance des bulletins de solde, le gonflement des salaires et pensions des fonctionnaires. A la Direction Générale des Impôts, la CONAC a observé la délivrance de fausses patentes et l’établissement de fausses vignettes. On parle aussi de l’émission de faux timbres fiscaux.

Dans le secteur foncier on note la vente illicite des terrains du domaine national et des lots domaniaux, l’occupation illégale du domaine privé de l’Etat et le non respect de la réglementation en matière de visa, la perception des frais illicite dans les procédures d’immatriculation foncière, l’immatriculation des terrains sans aucune mise en valeur, l’occupation irrégulière et la sous-location des logements administratifs.

Le Rapport sur l’Etat de la lutte contre la Corruption au Cameroun en 2013 épingle aussi le Ministère des Marchés Publics, où l’on dénonce entre autres, la rétention des dossiers, la divulgation du secret du marché, la soustraction frauduleuse des pièces du dossier d’appel d’offres, la facturation des prestations fictives, l’apposition de visa sur des dossiers entachés d’irrégularité, le fractionnement des marchés, la révision ou l’actualisation irrégulière des prix etc.…Au Ministère des Travaux Publics, le Rapport de la CONAC relève les doublons, la surfacturation, la fraude sur les quantités, la fraude sur la qualité, la fraude sur le mode d’exécution et le surenchérissement.

La CONAC ayant donc rendu public son Rapport, on espère que la justice prendra le relais pour faire son travail.

Ericien Pascal Nguiamba.

 

\"Police

En Afrique du Sud, la police nationale traverse actuellement une crise sans précédent. Sa chef est sur la sellette après avoir été mise en cause dans le rapport chargé d\’enquêter sur le drame de Marikana. Un procès est en cours contre huit officiers de police accusés de l\’assassinat d\’un chauffeur de taxi mozambicain en 2013 et près de 50 policiers ont été tués depuis le début de l\’année dans l\’exercice de leurs fonctions. Et à cela vient s’ajouter le problème de la corruption au sein des services de police.

Sous le feu des critiques, la chef de la police a voulu afficher mercredi 12 août ses efforts pour remettre de l\’ordre dans ses rangs, en luttant activement contre le crime et la corruption. Riah Phiyega(photo) a fait savoir que plus de 1 660 officiers de police ont été limogés pour corruption ces 40 derniers mois. Et que 21 avaient été interpellés au cours du dernier mois.

La dernière affaire en date remonte à quelques jours seulement. La police anti-corruption a arrêtés huit officiers membres d\’une équipe de lutte contre la criminalité. Ceux-ci sont seraient impliqués dans une affaire de trafic de cigarettes.

Cette brigade aurait pris pour habitude d\’arrêter des véhicules suspectés de transporter des cigarettes illégales avant de confisquer le butin pour le revendre à leur tour. Ironie du sort, ce sont des trafiquants présumés, victimes de ces policiers corrompus, qui ont alerté les forces anti-corruption.

La chef de la police a indiqué que 19 autres policiers ont été arrêtés récemment pour des faits similaires. Riah Phiyega assure « poursuivre vaillamment ses efforts pour débarrasser les services de police des éléments criminels et corrompus. »

source: rfi