A l’occasion de la célébration de la journée mondiale de l’alimentation le 16 octobre 2021 au musée national à Yaoundé sous le thème «Un environnement meilleur pour une meilleure production, une meilleure nutrition et une meilleure vie», COSADER, Collectif des ONG pour la Sécurité Alimentaire et le Développement Rural du Cameroun a mené une campagne de sensibilisation sur la diversification alimentaire avec l’appui de l’ONG Internationale ACF, Alliance contre la Faim, dans le cadre de la convention de partenariat pluriannuel.

Le COSADER  a brillé par son stand au musée national, à l’occasion de la 41è édition de la Journée mondiale de l’Alimentation célébrée sous le thème « Un environnement meilleur pour une meilleure production, une meilleure nutrition et une meilleure vie ». COSADER a ainsi sensibilisé sur « une diversification alimentaire à base de produits locaux pour une meilleure nutrition, pour une meilleure vie.

Après la journée internationale de la femme rurale, le COSADER s’est focalisée sur la nutrition basée sur les produits locaux. C’est-à-dire amener les populations à consommer local, notamment les produits issus des vergers mais l’ONG insiste surtout sur la diversification alimentaire. Voilà  pourquoi sur les supports de communication, on a observé des images de différents mets de chaque région du Cameroun. « Nous avons eu cette idée, ce concept grâce à notre  travail avec les femmes rurales qui sont en charge de la production des aliments que nous consommons tous les jours. C’est grâce à ce travail, et surtout à travers ces femmes rurales, que nous voulons sensibiliser les populations notamment sur l’agro écologie, l’agriculture familiale, mais surtout insister dans leur nutrition sur la diversification alimentaire. Il faut qu’on ait des enfants bien nourris, qui respectent le concept de l’arc-en-ciel » a expliqué Mounia du COSADER dont le stand a enregistré de nombreux visiteurs. Tous ont été sensibilisés pour manger arc en ciel, le vert, le rouge le jaune, bref, privilégier une diversification des aliments.

Pour évoluer, réussir et se faire entendre par un grand nombre de personnes, il faut créer des partenariats, c’est la raison pour laquelle cosader et ACF, Alliance Contre la Faim sont en partenariat depuis bientôt un an, dans le cadre de la convention de partenariat pluriannuel, et se battent pour le statut nutritionnel du Cameroun. « Nous avons eu plusieurs activités mais les points sur lesquels nous avons insisté dans note partenariat sont les journées internationales de la femme rurale et la journée mondiale de l’alimentation. C’est donc dans ce cadre que ACF nous appuie et nous accompagne. Vous savez,  nous sommes une ONG nationale, il faut donc une ONG internationale ainsi que ses ressources pour nous appuyer et nous accompagner dans notre combat et dans notre sensibilisation » explique Mounia.

La journée mondiale de l’alimentation est l’occasion idoine pour célèbrer le système agro-alimentaire dont dépendent les vies. Il est donc question aujourd’hui plus qu’hier,  d’un système agro-alimentaire durable, c’est-à-dire d’un système où l’on dispose d’une variété d’aliments suffisant nutritifs et sains, un système dans lequel personne n’a faim ni ne souffre d’aucune forme de malnutrition.

Ericien Pascal Nguiamba

A l’occasion de la Journée Internationale de la Femme Rurale(JIFR) qui se célèbre sous le thème « Renforcer les actions en faveur de la paix, de l’accès à la terre et au financement pour le relèvement des femmes et filles vivant en milieu rural en contexte de crises », le COSADER, Collectif des Ong pour la Sécurité alimentaire et le Développement Rural du Cameroun, a organisé une rencontre avec les femmes rurales de MFOU, petite localité située non loin de la capitale Yaoundé, sur leur partage d’expériences par rapport à l’accès à la terre et au financement. Quels sont leurs difficultés et quelles sont leurs propositions pour minimiser ces difficultés?Quel est l’impact sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle ? sur la diversification alimentaire ? Autant d’interrogations qui ont guidé les échanges entre le COSADER et les femmes de cette petite ville du centre Cameroun.

Il était question au cours de cette activité organisée par Cosader dans le cadre du partenariat avec ACF, Action Contre la Faim, de faire participer les femmes rurales camerounaises   à la réflexion sur le thème de la JIFR 2021 ; Faire le suivi auprès des femmes rurales et des jeunes, des recommandations de la conférence du 25 Septembre  et Former les femmes et filles rurales sur la diversification alimentaire. Entre autres activités retenues au cours de cette célébration, il y a eu  des Echanges sur le thème de la JIFR avec les femmes rurales, des Travaux de groupe pour administration du questionnaire aux femmes rurales et des Causerie éducative /formation sur la diversification alimentaire. Au cours de la rencontre de Mfou, les femmes rurales de cette localité  ont été invitées à s’exprimer, à travers des entretiens, sur les modalités d’accès à la terre et la sécurisation foncière des femmes rurales de Mfou. Les femmes rurales autochtones de Mfou ont ainsi donné leurs avis sur l’accès à la terre et sécurisation foncière, notamment les modes d’accès à la terre (dotation, leg, patrimoine familiale, achat), les modalités de sécurisation des sites(le droit total, le droit partiel.  Et au sujet de l’Accès à la terre et sécurisation foncière des femmes rurales refugiées de Mfou, il était question pour les femmes d’indiquer si elles sont détentrices d’un terrain, si exploitant, quel type de contrat elles ont, si c’est un contrat écrit ou pas. Les femmes de Mfou ont également réagi  sur le lien entre le foncier et la nutrition en zone rurale, notamment sur la taille de l’espace à exploiter. L’on s’est demandé si celle-ci a une incidence sur la diversification de la production agricole. L’on s’est également demandé si  l’accès à la terre peut améliorer le statut nutritionnel en zone rurale.  La journée Mondiale de la femme Rurale (JIFR) a été instituée en 1995 à l’initiative de plusieurs Organisations Non Gouvernementales (ONG) Internationales réunies à Pékin, lors de la 4eme conférence Internationale des Nations Unies pour les femmes. Depuis 1997, la « Women’s World Summit Foundation » en abrégée WWSF, célèbre le 15Octobre de chaque année la femme vivant en milieu rural. C’est une journée internationale mettant en lumière le rôle et la situation des femmes des zones rurales, tout en les célébrant. Le travail de ces femmes est en effet important dans leurs communautés ainsi que dans la sécurité alimentaire et la nutrition. « Pour le Cameroun, les actions fortes de cette 26e édition de la JIFR se situe dans la continuité des réflexions mise en route à l’occasion de l’édition précédente à travers le thème « Renforcer les actions en faveur de la paix, de l’accès à la terre et au financement pour le relèvement des femmes et filles vivant en milieu rural en contexte de crises ». Ce sujet remet sur la table la problématique de l’accès à la terre et la sécurisation foncière des femmes et filles vivant en milieu rural en particulier celles de la localité de Mfou. Toutefois, à l’issue des recommandations de la conférence sur la place et le rôle de l’agriculture sensible à la nutrition et la diversification alimentaire dans le défi du financement de la nutrition au Cameroun qui s’est tenu le 25 Septembre 2021, cette activité justifie une première réponse de COSADER au suivi de ces recommandations » souligne Madame Christine ANDELA la Présidente du COSADER.

 Rédaction Yaoundeinfo.com

 

Cette conférence sur la place et le rôle de l’agriculture sensible à la nutrition et de la diversification alimentaire face au défi du financement de la nutrition au Cameroun, a été organisée le 24 septembre 2021 à la chambre de commerce de Yaoundé sous les auspices du Projet Confluences mis en œuvre dans le cadre de la Convention de Partenariat Pluriannuel (CPP) initiée par Action Contre la Faim (ACF), appuyé par le Collectif des ONG pour la Sécurité Alimentaire et le Développement Rural (Cosader) au niveau local. Détails.
L’objectif général de cette conférence était de sensibiliser les pouvoirs publics et leurs partenaires, le secteur privé et la Société civile sur la place et le rôle de l’agriculture sensible à la nutrition et de la diversification alimentaire à base de produits locaux dans le défi du financement de la nutrition au Cameroun. Il était également question au cours de cette Conférence, de sensibiliser sur les défis du financement de la nutrition ; renforcer les connaissances des participants sur une agriculture sensible à la nutrition ; renforcer les connaissances sur les cultures locales riches en micro nutriments et leurs potentiels dans la complémentation alimentaire pour une meilleure appropriation de la lutte contre la malnutrition. Mais aussi d’échanger et partager les expériences entre participants autour du thème et disposer d’un plan de suivi des groupes et associations de femmes travaillant dans la préparation de bouillies de Bébé enrichies avec les produits locaux pour lutter contre la malnutrition.
Des Panels riches
Trois panels ont animé cette importante conférence. Le premier panel sur l’agriculture sensible à la nutrition avait pour objectif de faire comprendre aux participants ce qu’est la nutrition et ce qu’on entend par agriculture sensible à la nutrition et le rôle des différents acteurs dans la promotion de cette agriculture. Le deuxième panel relatif à la diversification alimentaire : sa contribution à la lutte contre la malnutrition, a permis de comprendre l’importance de la diversification alimentaire dans la nutrition. Et de savoir en quoi cette diversification contribue-t-elle à la lutte contre la malnutrition y compris au financement de celle-ci. Quant au troisième panel, Femmes et jeunesse rurales dans AgriNut, il a mis en exergue la place et le rôle des groupes de femmes et de jeunes dans la promotion de l’agriculture sensible à la nutrition dans le contexte de la décentralisation. Comment faire le suivi évaluation du travail de ces groupes. On a noté la participation à cette conférence des représentants de l’UNICEF, du Minader, Minepia, Minproff, Minpmeesa, Associations des femmes rurales et des jeunes, Minsanté etc.A la clôture des travaux, les recommandations issues des différents panels lues par la Présidente du Cosader Christine ANDELA, permettront sans doute aux pouvoirs publics et à leurs partenaires ainsi qu’à la Société civile et au secteur privé de mieux comprendre l’importance et les enjeux de cette problématique.
Ericien Pascal Nguiamba Bibiang

Cette distinction d’ambassadrice 2020 de la Nutrition pour le Cameroun lui a été décernée le 18 juin 2020 par une coalition d’acteurs composée du Fonds des Nations Unies pour l’enfance, de la Fondation Helen Keller International et du Mouvement mondial Scaling Up Nutrition en abrégé SUN CSA. La Présidente du COSADER a reçu cette distinction honorifique aux côtés de six autres personnalités camerounaises parmi lesquelles le Premier Ministre, Chef du gouvernement  Joseph Dion NGUTE. Nous sommes allés à sa rencontre. Et elle nous parle des principales missions qu’elle compte mener.

L’initiative des Ambassadeurs de la lutte contre la malnutrition, lancée en cette année 2020,  vise à porter haut le plaidoyer de cette lutte contre ce fléau qui touche toutes les régions du pays. Madame Christine Andela, présidente de l’ONG COSADER, a donc été retenue aux côtés de six autres personnalités, pour porter haut le message de la femme camerounaise en général et de la femme rurale en particulier dans cette lutte contre la malnutrition au Cameroun. Et pour accompagner toute la communauté dans cette lutte. « Très modestement je pense que ça fait plaisir à moi-même et au COSADER à tous ceux qui nous sont chers parce que cela représente la reconnaissance d’un travail de plusieurs décennies. Donc je ne vais pas faire la fine bouche sur le plaisir,  la joie et l’honneur que nous avons avec cette distinction» s’est exprimée Madame Christine Andela lors de notre entretien au siège du COSADER à Yaoundé. Pour elle ses missions en sa qualité d’Ambassadrice sont nombreuses : «  Elles sont nombreuses les missions qui nous attendent. C’est d’abord de faire que la nutrition soit placée très haut dans les politiques publiques. Nous allons, avec les autres plateformes, avec les autres acteurs, continuer à donner tous les efforts nécessaires pour que les politiques de nutrition arrivent vraiment à terme. Ensuite il y a la question de financement. L’un des fardeaux que je dois porter c’est que le financement de la nutrition soit relativement proportionnel à l’importance du fardeau de la malnutrition dans notre pays et c’est un plaidoyer qui n’est pas facile mais nous allons faire ce plaidoyer. La troisième chose c’est l’organisation. Comment on s’organise tous ensemble pour que hommes des médias, le secteur privé, la société civile, les pouvoirs publics, les parlements, les chercheurs, pour que véritablement la question de la nutrition soit au cœur de toutes nos mobilisations » explique la nouvelle Ambassadrice qui a reçu officiellement sa distinction le 15 octobre 2020 à Yaoundé des mains du Directeur de Helen Keller International.

Bon à savoir, la malnutrition au Cameroun touche à peu près le tiers des enfants sur l’ensemble du territoire. Et la lutte contre ce fléau fait partie des priorités du gouvernement du Cameroun. Le problème majeur dans cette lutte est celui de d’éducation, du financement, et des plaidoyers auprès des autorités et des décideurs.

Ericien Pascal Nguiamba

\"\"A l’occasion de la journée internationale de la femme le 8 mars 2019, des femmes de la société civile camerounaise se sont réunies  à Yaoundé au siège du Collectif des ONG pour la Sécurité Alimentaire et le Développement Rural(Cosader) pour échanger sur le Code Ethique et de Bonne gouvernance. A terme, la publication d’une version améliorée de cet important Document.

\”Nous avons pensé qu’il était important de faire en sorte que les femmes se retrouvent autour du Code Ethique et de Bonne Gouvernance de la société civile qui est un ensemble de principes et de valeurs que la société civile camerounaise s’est donnée elle-même. C\’est une initiative du cosader qui avait pour objectif de faire en sorte que les femmes des organisations s’approprient ce code éthique voir si les principes qui sont développés dans ce code tels que la transparence, la redevabilité, le fait de produire des rapports d’activités et des rapports financiers, le fait de ne pas travailler pour ses intérêts personnels mais pour les intérêts collectifs » explique Christine Andela la présidente du cosader qui ajoute que « comme nous pensons que les femmes sont des agents de changement et que ce code si il est bien appliqué devrait pouvoir apporter un changement dans  la gouvernance de la société civile au Cameroun. Nous pensons donc qu’il n’ya pas meilleures actrices que les femmes pour justement genrer le processus d’appropriation de ce Code , se saisir de ce code et commencer à l’appliquer dans leurs propres associations ».

\"\"Au cours des échanges, les femmes ont fait de nombreuses observations et suggestions, d’autres par contre cherchaient à mieux comprendre les principes du code, d’autres encore  venues à cette rencontre, ont  découvert le code  et  ont appréciée cette initiative du cosader. «  Les femmes ont fait des observations et remarques très intéressantes,  parce que ce code est notre outil ,nous l’enrichissons au fur et à mesure que des femmes se l’approprient et elles se l’approprient vraiment, par exemple elles ont envie qu’on  insiste bien  sur les valeurs morales , les valeurs partagées, ça nous a vraiment fait plaisir , elles insistent sur le fait qu’on fasse bien la différence entre les acteurs politiques de politiciens et la société civile , elles ont suggéré qu’on montre que la société civile ne travaille pas en dehors des textes et règlements de son pays, donc toutes ces choses là nous allons bien les reformuler encore à l’intérieur du code et ça sera une autre version améliorée amendée et jusqu’à ce que nous arrivions à la version finale » a expliqué madame Andela .

La sensibilisation des pouvoirs publics, notamment le ministère des finances  est déjà en marche et le  souhait de la présidente du cosader est que le mouvement entamé le 8 mars 2019  s’amplifie dans l’ensemble du pays.

Ericien Pascal Nguiamba