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Les  acteurs de la chaine de dépense du Ministère des arts et de la Culture  prennent part à un séminaire de formation sur l’exécution du budget et la gestion matières à Yaoundé. Voici les principaux objectifs de ce séminaire dont les travaux ont été présidés par le Ministre Pr. Narcisse Mouelle Kombi qui avait à ses côtés son Secrétaire Général Mouhtar Ousmane Mey.

\”Nous avons pensé organiser ce séminaire, en collaboration avec les responsables du ministère des finances, pour mieux préparer nos collaborateurs à la maitrise des outils afférant à une meilleure exécution budgétaire, à une meilleure exécution des outils budgétaires, dans le cadre du respect de l’orthodoxie et des principes pertinents de la réglementation en vigueur dans le cadre du régime financier de l\’Etat\” a déclaré à la presse le Ministre Narcisse Mouelle Kombi. Il faut donc noter que l’objectif de cette formation était de permettre aux acteurs de la chaine de la dépense du Ministère des Arts et de la Culture(Minac), de maitriser les techniques d’exécution du budget  et la tenue de la comptabilité matières pour une dépense de qualité.

Autres objectifs de cette formation qui s’est déroulée du 30 octobre au 1er novembre 2018,  permettre aux participants de connaitre les cadres techniques  et normatifs d’exécution  du budget, de maîtriser les rôles et responsabilités des acteurs de la chaîne de la dépense, de  connaître les procédures et modalités  d’exécution du budget, de comprendre la tenue de la comptabilité-matières et de produire régulièrement les comptabilités mensuelles et le compte de gestion.

Entre autres modules choisis pour cette formation, la généralité de la gestion budgétaire ; les fondamentaux de l’exécution du budget de l’Etat ; la tenue opérationnelle des documents de la comptabilité-matières ; la  reddition des comptes en comptabilités-matières ; la présentation des documents et cas pratique sur la tenue des documents de la comptabilité-matières  et la présentation des fiches. Ce séminaire financé par le budget de fonctionnement du ministère des arts et de la culture s’est tenu à la salle de projection du Musée National(ancien Palais Présidentiel)  à Yaoundé.

Ericien Pascal Nguiamba

 

 

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Une quarantaine d’acteurs du secteur de l’édition en Afrique prennent part à une conférence internationale ouverte mercredi 22 novembre 2017 à Yaoundé par le Premier Ministre du Cameroun, Philémon Yang. Cette conférence placée sous le Très Haut Patronage du Président de la République du Cameroun, Paul Biya porte sur \”Le secteur de l\’Édition en Afrique et son rôle dans l\’éducation et la croissance économique\”.

Le ton de cette conférence a été donné par le Ministre camerounais des Arts et de la Culture Pr. Narcisse Mouelle Kombi qui avait à ses côtés le Vice Directeur Général de l\’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle(OMPI), Sylvie Forbin. Et de nombreuses autres personnalités du secteur.

Cette conférence à laquelle participe la fine crème éditoriale africaine, aussi bien institutionnelle qu\’associative et professionnelle, entend apporter une réponse significative aux différentes pesanteurs qui handicapent l\’essor de ce secteur. Il va s\’agir d\’identifier au préalable ces handicaps afin de proposer une feuille de route pour le plein épanouissement de l\’édition en Afrique, à travers le plan d’action de Yaoundé.

L’objectif principal de cette conférence est d’identifier des projets concrets destinés à développer le secteur du Livre en Afrique. Mais il est aussi question de Créer une plateforme d\’échanges et de concertation entre les acteurs majeurs du livre et de la lecture en Afrique ;Permettre aux professionnels locaux de capitaliser les avancées du processus d\’assainissement en cours et de bénéficier de l\’expérience de leurs collègues étrangers ;Identifier les écueils majeurs à l\’essor du secteur de l\’édition en Afrique ;Dessiner une Feuille de route pour le plein épanouissement de l\’édition en Afrique et de Proposer un modèle de croissance économique et d\’éducation des masses africaines avec le concours du secteur de l\’édition.

La conférence est ponctuée d\’une série d\’activités, en l\’occurrence des séances plénières, des ateliers portant sur des thèmes variés tels que « Les bases juridiques, sociales, économiques et culturelles du secteur de l’édition et de la culture de la lecture » , « La politique publique pour soutenir la chaîne de valeur économique pour l\’industrie de l\’édition et la distribution de livres, en particulier pour les écoles », « l’industrie de l’édition en Afrique et son rôle dans l’éducation et la croissance économique », « Préparer la scène à l’accès aux matériaux éducatifs, Accès aux contenus éducatifs, en format imprimé ou numérique » entre autres…Et une soirée culturel d’accueil pour le plaisir de la quarantaine de participants, acteurs institutionnels, professionnels et associatifs du secteur de l\’édition.

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Le Cameroun pour sa part est représenté à cette conférence par une trentaine d’acteurs provenant des organisations professionnelles du secteur. \”Nous allons travailler tous ensemble et nous allons réunir toutes nos forces, non seulement de tous les pays africains mais également de tous les professionnels impliqués dans l\’édition depuis l\’auteur jusqu\’aux lecteurs et tous ceux qui contribuent à l\’édition et au succès de l\’édition\” a rassuré Sylvie Forbin, le Vice Directeur Général de l\’OMPI.

Ericien Pascal Nguiamba

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La réception de cet important Don a eu lieu au cours d’une cérémonie présidée par le Ministre des Arts et de la Culture Pr. Narcisse Mouelle Kombi en présence de l’Ambassadeur de Chine Wei Wenhua. Mais à quoi va servir ce Don offert par le Ministère de la culture de Chine? La réponse…

Il est question à travers ce don d’ « Offrir une meilleur qualité d’instruments aux artistes , aux hommes de culture et à tous ceux qui s’investissent dans le champ de l’accomplissement des missions  statutaires du ministère des arts et de la culture   et j’ajoute que cette cérémonie est également la démonstration supplémentaire que la culture est le meilleur lien , le meilleur ciment de la consolidation  de l’amitié et de la coopération entre les peuples en général et entre les peuples chinois et camerounais en particulier » a déclaré le Ministre des Arts et de la Culture du Cameroun le Pr. Narcisse Mouelle Kombi au cours de la cérémonie de réception de cet important don le 2 novembre 2017 à Yaoundé.

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Ce Don évalué à 32 millions de FCFA est composé du matériel informatique, des équipements culturels, des instruments de musique, de sonorisation, du matériel de scène et de théâtre etc. Il  permettra aux acteurs culturels mais aussi aux responsables du Ministère, d’optimiser leur rendement. Il va « accompagner le Ministère des arts et de la Culture pour renforcer les capacités et faciliter le travail » a déclaré l’Ambassadeur de Chine Wei Wenhua.

Il faut rappeler que ce don est le fruit de la visite au Cameroun du 11 au 14 janvier 2017, du vice-ministre chinois de la culture Ding Wei qui avait signé avec le Ministre camerounais des Arts et de la Culture, le protocole d’exécution d’un nouvel accord de coopération culturelle pour la période 2017-2020.

Ericien Pascal Nguiamba

 

\"Artistes1\"

Voici les raisons et objectifs de ce point de presse tenu le 26 avril 2016 à Yaoundé.

Les artistes musiciens, les Associations et Syndicats d’Artistes Musiciens, se sont réunis le 26 avril 2016 à Yaoundé pour évaluer le processus d’assainissement de la gestion collective du droit d’auteur et des droits voisins du droit d’auteur dans l’art musical. Processus prescrit au gouvernement par le Chef de l’Etat, Paul Biya et piloté par le Premier Ministre, Chef du gouvernement, Philémon Yang.

C’est au terme de cette importante concertation que  les membres du collectif « trop c’est trop » pour l’assainissement de la gestion collective dans l’art musical et d’autres organisations et syndicats d’artistes musiciens partageant la préoccupation d’assainissement ayant rejoint le collectif, ont tenu leur point de presse à Yaoundé. « Dans une volonté d’union consensuelle pour la construction de l’avenir de l’art musical pour l’assainissement de sa gestion collective » indique le Communiqué de presse rendu public par le Collectif.

Ce point de presse avait donc pour objectif de partager avec la famille des médias nationaux et l’opinion publique nationale l‘appréciation des artistes musiciens dont les associations et syndicats sont constitués au sein du Collectif, des mesures gouvernementales d’assainissement. Il était aussi question d’exprimer au gouvernement les attentes immédiates des ayants droits en terme de parachèvement du dispositif légal sur le cheminement devant conduire à très brève échéance à la relance des activités de gestion collective dans l’art musical en conformité avec le décret 3979 du Premier Ministre du 25 septembre 2015 fixant les modalités d’application de la loi 2000/011/ du 19 décembre 2000 relative au droit d’auteur et aux droits voisins du doit d’auteur.

Dans une Communication lue par la chanteuse et doyenne Rachel Tchoungui, qui avait à ses côtés Ze Bella,Djene Djento et Jean-Paul Fouda Ottou, le Secrétaire Général du Syndicat national des professionnels de la musique (Synaprom) , Syndicat que dirige le promoteur culturel Raymond Tchengang, les Artistes saluent « la volonté du gouvernement à assainir de façon définitive la gestion du droit d’auteur au Cameroun ».

Ils ont aussi  apprécié avec enthousiasme « le pouvoir conféré au Ministre chargé de la culture de saisir la justice aux fins de la liquidation des sociétés dont l’agrément aura été retiré(cas de la CMC) ou n’aura pas été renouvelé (cas de la SOCAM) cf.art.31(2), cette disposition clos définitivement le pseudo débat sur la fusion CMC/SOCAM l’une s’étant vu retiré l’agrément en 2008 et l’autre n’ayant pas obtenu le renouvellement du sien en 2013 et engage les titulaires des droits à la création d’un nouvel organe de gestion collective ». Plusieurs vedettes de la chanson camerounaise ont pris part à cette concertation et au point de presse : Jean Pierre Essome, Josco l’inquieteur, Ledoux Marlin, Ngoye Djeka, Simon Messanga, Messi Ambroise, entre autres.

Comme un seul homme, ils ont reconnu que « l’absence d’une société de droits d’auteurs dans le domaine de l’art musical est préjudiciable aux auteurs, compositeurs, interprètes et aux producteurs ». Le gouvernement est donc interpelé pour une véritable normalisation de ce secteur.

Ericien Pascal Nguiamba.

\"vincent

Reçu en audience mercredi 6 avril 2016 par le Président Paul Biya au Palais de l’Unité à Yaoundé,  le Président Directeur Général du groupe Bolloré a également fait d’autres importantes annonces.

Le Président de la République a reçu en audience, mercredi 06 avril 2016, Vincent Bolloré, Président Directeur Général du groupe Bolloré. Au terme de l’audience, l’homme d’affaires français a déclaré à la presse avoir fait le point des investissements de son groupe au Cameroun et présenté au Président Paul Biya ses nouvelles ambitions dans les domaines du transport et de la logistique en rapport avec le nouveau port en eau profonde de Kribi et le chemin de fer, le stockage de l’énergie et la culture.

Vincent Bolloré a évoqué les activités du groupe Vivendi-Canal+ dans le domaine de la culture avec l’ouverture des salles modernes de cinéma et de spectacle au Cameroun. Ainsi l’ouverture de la première salle de cinéma est projetée pour la mi-juin 2016 à Yaoundé.

Pour ce qui est du port de Kribi, Vincent Bolloré a annoncé la signature sous quinzaine du contrat de concession avec le Gouvernement camerounais en vue de la gestion du terminal à conteneurs. Parlant de la société « Cameroon Railways (CAMRAIL)», dont son groupe est l’exploitant, l’investisseur français a mis l’accent sur la durée du transport des voyageurs par train. Selon lui, l’objectif de son groupe est de ramener la durée du voyage entre Yaoundé et Douala en dessous de trois heures contre quatre heures actuellement.

En ce qui concerne le stockage de l’énergie, le groupe Bolloré, compte étendre le système de panneaux solaires expérimenté avec succès à l’Université de Yaoundé I dans certaines localités de l’arrière-pays en utilisant des conteneurs pour capter cette énergie produite grâce au soleil.

Rédaction yaoundeinfo.com

(avec prc.cm)

\"Minac

Le public a massivement assisté à la présentation des trois pièces mises en scène par des icônes du théâtre le 27 mars 2016 au Centre Culturel Camerounais(CCC). En présence du Ministre des Arts et de la Culture, Pr.Narcisse Mouelle Kombi.

C’était pourtant un dimanche, et jour de fête de pâques. Mais le public a répondu massivement présent à la célébration ce 27 mars 2016, de la journée mondiale du théâtre au Centre Culturel Camerounais à Yaoundé. Trois pièces camerounaises ont été présentées au public au cours de cette journée : D’abord « l\’affaire Ngouom Ngouom », tirée de la pièce \”Bogam woup\” de Pabe Mongo, mise en scène par Ali Mvondo. Puis suivra la pièce « Johnny Just come », écrite par Jude B.Tangwa et créé par le théâtre universitaire de Yaoundé 1. La mise en scène de cette pièce a été assurée par le Dr Tume Fondzeyuf Keneth. La dernière pièce, sans doute la plus applaudie est  « Salade de fruit » de Patrice Ndedi Penda, mise en scène par Ambroise Mbia, le vice-président de l\’Institut Internationale de théâtre.

Au sortir de la présentation de « Salade de fruit », Ambroise Mbia a expliqué qu\’« A travers cette pièce le public découvre Patrice Ndedi Penda, un auteur célèbre à l’étranger certainement parce qu’il a gagné le grand prix du concours de Rfi du théâtre. C’est un auteur qui écrit pour la scène c’est pour cela que j’ai accepté d’assurer la mise en scène de cette pièce, et surtout aussi d’animer des ateliers parce qu’en fait ce que vous avez vu là, c’est une mise en scène certes, mais en même temps ça me donne l’occasion de former les jeunes. Après trois semaines de préparation, on a abouti à ce travail qui a été présenté ce soir devant monsieur le Ministre des Arts et de  la Culture  qui nous a fait l’honneur pour la première fois de célébrer  la journée mondiale du théâtre,  et c’est un grand plaisir pour nous, un plaisir inoubliable ».

S’agissant de l’état de santé actuel du théâtre camerounais, Ambroise Mbia estime tout simplement qu’« il faut se réjouir que nous ayons aujourd’hui un Ministre qui aime le théâtre » car « le théâtre avait besoin d’une dynamique, et cette dynamique je crois qu’elle est trouvée » dit-il.

Ericien Pascal Nguiamba

 

\"mouelle

Des activités marquant cette célébration sont organisées depuis le 20 mars 2016 au Centre Culturel Camerounais par le Ministère des Arts et de la Culture, de concert avec la Communauté Internationale.

Le Ministère des Arts et de la Culture organise depuis le  20 mars 2016,de concert avec la communauté intenatinale une série d’activités marquant la célébration des Journées mondiales du conte, de la poésie et du Théâtre. Ces activités ont donc débuté le dimanche 20 mars par la célébration de la Journée Mondiale du conte, avec la représentation scénique de deux épopées camerounaises majeures. Ainsi il y a eu l’épopée de “jèki la Njamb’a Inono” de Tiki Koulé Penda mise en scène par EPEY’A Monny puis l’épopée “d’Angono Mana et d’Abomo Ngele” de Léon-Marie Ayissi, mise en scène par Philémon Blake Ondoua.

Et hier Mercredi 23 mars 2016, c’était le tour de la journée mondiale de la poésie-récital de poèmes célébrée au Cameroun. Le Ministre des Arts et de la Culture le Pr.Narcisse Mouelle Kombi a ainsi assisté à la grande soirée d’hommage aux grandes plumes camerounaises par la déclamation de leurs œuvres poétiques. Des auteurs tels que René Philombe,Patrice Kayo, Paul Dakeyo,Fernando d’Almeida, Jacques Fame Ndongo,Bernard Fonlon, Narcisse Mouelle Kombi, Charles Ngande,Georges Tchianga,Tikum Mbah Azonga, Louis Marie Pouka, François Sengat Kuoh, Eno Belinga, Angelbert Mveng,Francis Bebey, Were Were Liking,Elolongue Epanya Yondo,Tawi Matthew,Sankie Maimo, Germanius Nchanji,Ngongnkum Ngong,Dona Forbin,John Nkemngong ont ainsi été mis en lumière.

Et le 27 mars ce sera la célébration de la journée mondiale du théâtre avec la présentation de trois pièces camerounaises: “l’affaire Ngouom Ngouom” tirée de la pièce “Bogam Woup” de Pabe Mongo et mise en scène par Ali Mvondo; “Johnny just come”, une création du théâtre universitaire de Yaoundé1, mise en scène par le Dr Tume Fondzeyuf Kenneth et enfin “Salade de fruit” de Patrice Ndedi Penda qui sera mise en scène par Ambroise Mbia, vice-président de l’Institut International de Théâtre. Bon à savoir, l’accès à toutes ces activités est libre et gratuit.

Ericien Pascal Nguiamba

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Les travaux présidés par Mouhtar Ousmane Mey, Secrétaire Général du Ministère des Arts et de la Culture, et Président de cette Commission, étaient axés sur l’examen de 148 dossiers répartis sur diverses rubriques.

Depuis leur installation le 29 octobre 2015, c’est la première fois que le Président et les membres de la Commission des Arts et des Lettres se sont retrouvés hier jeudi 3 mars 2016 à la Centrale de Lecture Publique à Yaoundé. Cette Instance consultative est aux côtés du Ministre des Arts et de la Culture pour lui donner ses avis sur des initiatives et entreprises relevant de diverses matières de l’action publique culturelle formulée autour de trois grands axes structurants à savoir la promotion progressive de la créativité et l’amélioration de la production littéraire et artistique ; l’exploitation, la conservation et la valorisation de la mémoire collective nationale dans les multiples registres du patrimoine matériel et du patrimoine immatériel ; le développement de l’animation culturelle par la dynamisation accrue des évènements culturels nationaux et locaux.

Pour le Président de la Commission des Arts et des Lettres, « La valorisation du statut de l’artiste et l’amélioration de sa condition de vie et de travail est une quête permanente, et les ressources du Compte d’Affectation Spéciale peuvent y contribuer de manière significative. Ceci concerne évidemment les créateurs locaux, tout comme ceux de la diaspora ». M. Mouhtar Ousmane Mey ajoute à cet effet que « nous veillerons à donner des avis pertinents susceptibles, d’encourager la créativité, de soutenir la productivité et d’apporter un label de crédibilité et de viabilité aux projets d’œuvres artistiques et littéraires, dans tous les domaines de l’expression culturelle à savoir : Les arts de la scène(théâtre, musique, danse), les arts plastiques(sculpture, peinture, céramique), les arts graphiques et cinématographiques évidemment les arts littéraires dans leurs dimensions orale et écrite sans oublier les arts spécifiques et premiers tels que la mode, le design et la coiffure ». Pour cette première session de la Commission, 148 dossiers seront examinés soit 73 pour la musique, 37 pour l’audiovisuel, 19 pour les festivals et 19 dossiers pour la littérature. L’examen de ces dossiers devra se faire dans «  la transparence » et « aboutir à des réalisations effectives et suivies d’œuvres concrètes, de manifestations tangibles » a déclaré M. Mouhtar Ousmane Mey qui a indiqué que le travail doit se faire « selon les lois, règlements et traditions républicaines ainsi qu’en fonction des directives majeures de la politique culturelle nationale définie par le Président Paul Biya ». Le Président de la Commission des Arts et des Lettres s’est aussi voulu rassurant : « Nous allons travailler en tenant compte de la pertinence et la cohérence des œuvres, en plus de la qualité, le caractère innovant et original, tout en accordant un accent particulier aux œuvres authentique et esthétique ».

Ericien Pascal Nguiamba

 

 

 

\"mouelle

Il s’agit des responsables nommés à l’Inspection Générale du Ministère des Arts et de la Culture, à la Commission de contrôle des organismes de gestion collective ainsi qu’à la Commission d’arbitrage créée par la Loi n° 2000/011 du 19 décembre 2000 relative au droit d’auteurs et aux droits voisins.

Par décret en date du 05 février 2016, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, a nommé Monsieur Roger Théophile EYANGO, Inspecteur Principal de la Documentation, Inspecteur des Services n°1 au Ministère des Arts et de la Culture et le 27 janvier 2016, le Ministre des Arts et de la Culture a signé deux décisions constatant la composition d’une part de la Commission de contrôle des organismes de gestion collective et d’autre part de la Commission d’arbitrage créée par la loi n°2000/011 du 19 décembre 2000 relative au droit d’auteurs et aux droits voisins. Ont ainsi été nommés à la commission de contrôle : Président : Monsieur NGACK MAHOP Christophe, Inspecteur d’Etat, Administrateur Civil Principal, désigné par un arrêté en date du 7 janvier 2016 du Premier Ministre, Chef du Gouvernement et comme Membres : Oumarou MANA MADI, Conseiller Principal de jeunesse et d’animation, Directeur des Spectacles et des Industries Créatives au Ministère des Arts et de la Culture ; MEVOUA Benoît Placide, Magistrat du 3ème grade, Sous-directeur des autres affaires non répressives et du sceau au Ministère de la Justice; Pr. TCHEUWA Jean Claude, Maître de Conférences, Agrégé de droit public, Chef de division des Affaires Juridiques par intérim au MINATD ; MBIDA Reine, Inspecteur des Impôts, Chargé d’Etudes à la division des Affaires Juridiques au MINFI. Et à la commission d’arbitrage, c’est Madame ABOMO Marie-Louise, Magistrat hors hiérarchie, Conseiller à la Cours suprême qui est la présidente avec pour Membres ABANDA MAYE Armand, Journaliste principal, Drac Nord-Ouest; ESSOME SILIKI Pauline, Magistrat 4ème grade, Chef de division du Contentieux de l’Etat au Ministère de la Justice; MAIRO née MOUALA GUIETSING Elisabeth, Inspecteur n°1 au MINATD.

Par ailleurs le 15 février 2016, le Pr. Narcisse Mouelle Kombi a signé l’arrêté nommant, comme Secrétaire Permanent de la Commission de contrôle des organismes de gestion collective, le Docteur SEUNA Christophe, Chargé de cours à l’Université de Yaoundé II-Soa, Consultant international en Propriété Intellectuelle.

Le 24 février 2016 au cours de la cérémonie d’installation de ces nouveaux responsables, le Ministre des Arts et de la Culture leur a rappelé leurs principales missions. « A Monsieur Roger Théophile EYANGO, en tant qu’Inspecteur des Services n°1 au Ministère des Arts et de la Culture,Il vous sera demandé, en particulier, de concert avec l’Inspection Générale, d’informer le Ministre sur la qualité du fonctionnement et du rendement des services ; de contrôler les structures sous-tutelle, ainsi que les organismes rattachés ; d’évaluer les performances des services par rapport aux objectifs fixés et de mettre en œuvre la stratégie de lutte contre la corruption, ceci en rapport avec la Commission Nationale Anti Corruption (CONAC) et d’accomplir toute mission qui vous sera confiée par le Ministre » a dit le Ministre Mouelle Kombi.

Le Président et les membres de la Commission de Contrôle des organismes de gestion collective, doivent donc  s’approprier la loi n° 2000/011 du 19 décembre 2000 relative au droit d\’auteur et aux droits voisins ; le décret n° 2015/3979/PM du 25 septembre 2015 fixant les modalités d\’application de ladite loi ; l’arrêté 090/CAB/PM du 29 septembre 2015 portant organisation et fonctionnement de la Commission de contrôle des organismes de gestion collective.

Mais il s’agira beaucoup plus pour le Président de procéder à l’organisation et à la supervision des concertations et des négociations entre les organismes de gestion collective du droit d’auteur et des droits voisins, ou entre ces derniers et les tiers ; d’œuvrer à obtenir des convergences de vues lors des différentes négociations ; de procéder à un règlement à l’amiable des différends lorsque votre structure est saisie d’accord parties, sans préjudice des compétences reconnues à la Commission d’arbitrage ; de s’assurer du respect des clés de répartition des redevances fixées et de la régularité des opérations de facturation, de perception et de répartition etc. Il faut noter qu’il sera assisté dans cette tâche par le Secrétaire Permanent de la Commission de Contrôle des organismes de gestion collective, qui sera particulièrement chargé du suivi du fonctionnement de l’ensemble des organismes de gestion collective. A ce titre, il aura à assurer, auprès de la Commission, des tâches techniques, administratives et financières. Telles que la préparation des sessions de la Commission ; le secrétariat des travaux ; l’exécution et/ou la mise en œuvre des délibérations de la Commission ; la préparation du budget de la Commission et de la soumission à son adoption.

Pour le Ministre des Arts et de la Culture, ces différents responsables et collaborateurs ont ainsi « la lourde responsabilité de donner vie au nouveau corps normatif et organique structurant le droit d’auteur au Cameroun ».

Ericien Pascal Nguiamba.

\"SG

Dans l’interview accordée à notre journal en ligne, cet Administrateur Civil Principal hors échelle dresse, sans complaisance, le bilan de l’année 2015 au Ministère des Arts et de la Culture, juge le travail réalisé par ses services et fait des projections pour l’avenir. Édifiant.

Monsieur le Secrétaire Général, vous avez fait une grande sortie, avec votre discours-bilan le 19 janvier 2016, lors de la cérémonie de présentation des vœux au nouveau Ministre Pr. Narcisse Mouelle Kombi. Pouvez-vous nous dresser le bilan par programme du Ministère des Arts et de la Culture ?

Le bilan par programme du Ministère des Arts et de la Culture se présente ainsi qu’il suit : En ce qui concerne le programme 181 intitulé : CONSERVATION DE L’ART ET DE LA CULTURE CAMEROUNAIS il porte notamment sur la reconstitution de la mémoire collective, dont l’action a été fortement orientée vers le patrimoine culturel immatériel à travers deux projets phares, à savoir d’une part, l’inventaire général du Patrimoine Culturel qui a permis de mettre en œuvre les principales recommandations de l’étude stratégique menée à cet effet en 2011, notamment celles relatives au lancement de l’inventaire général du patrimoine culturel dans le domaine de l’immatériel. A cela il conviendrait d’ajouter la formation apportée aux facilitateurs, les chefs traditionnels des régions du Sud, de l’Est et du Centre ainsi que la collecte de données dans la Région du sud, avec pour principal résultat l’identification et la documentation, de plus de deux cents (200) éléments dans les quatre départements de cette région et d’autre part, l’organisation des ateliers de vacances dont la cinquième édition a connu une forte progression en terme de sollicitation tant quantitative des apprenants que qualitative sur les enseignements supplémentaires. Cette activité a permis d’enclencher la promotion et la valorisation des arts et de la culture nationale, mais aussi et surtout en matière de préservation de notre patrimoine culturel ainsi que sa transmission aux générations actuelles et futures. Plus de six cents enfants en âge scolaire ont été sensibilisés sur les valeurs et expressions de notre patrimoine culturel, socle de notre identité culturelle. Les efforts consentis montrent notamment que nos langues nationales, les jeux de sociétés, les contes et fables de chez nous, les musiques et danses patrimoniales peuvent encore trouver un terrain fertile auprès de notre cible qui est celle des enfants en âge scolaire. La restauration et l’aménagement du patrimoine culturel quant à elle visait à rentabiliser le patrimoine culturel de notre pays, c’est pourquoi certains sites culturels ont été réhabilités, restaurés et aménagés. C’est le cas du site culturel et historique du port d’esclave de Bimbia, dans le Sud-ouest haut lieu de la mémoire du commerce transatlantique des esclaves en Afrique centrale, qui a un fort potentiel permettant à l’avenir d’envisager la constitution d’un dossier de nomination sur la liste du patrimoine mondial. Les efforts en matière de préservation et protection du patrimoine culturel se sont poursuivis avec l’appui aux collectivités territoriales décentralisées dans le cadre du transfert des compétences au titre de la décentralisation qui a permis la réhabilitation de nombreux musées d’intérêt local, pour une enveloppe globale de Francs CFA cent millions (100.000.000), en vue de la sauvegarde de ce patrimoine culturel. A tout cela il faut ajouter la réouverture du Musée National au public, qui au delà de la préservation du patrimoine culturel, permet de mettre en avant l’étendue de la diversité de notre patrimoine culturel, singularité particulière du Cameroun dans un contexte mondial marqué par l’exacerbation des différences et leur mise en exergue comme facteur de conflit. Le Musée National tout autant que le Cameroun, est un donné à voir qui témoigne de ce qu’il est possible de vivre ensemble et en harmonie, malgré nos différences culturelles.

Mais Monsieur le Secrétaire Général, il se dit avec regret que d’autres projets n’ont pas pu être menés à terme…

En effet, d’autres projets tout aussi importants n’ont pu être menés à terme en raison de nombreuses contraintes. C’est le cas de l’aménagement d’un musée anthropologique dans les jardins du Musée National et de la formation des guides culturels des musées des chefferies traditionnelles dont le principal partenaire, l’Ecole du Patrimoine Africain de Porto-Novo fixe les orientations à prendre suivant les mécanismes internationaux arrêtés à cet effet.

Un mot sur le Programme 182…

Le programme 182  quant à lui, intitulé RENFORCEMENT DE L’APPAREIL DE PRODUCTION DE BIENS ET SERVICES CULTURELS, s’occupe de la formation très chère au Ministre des arts et de la Culture constitue à notre sens, le socle de l’action culturelle orientée vers le nouveau paradigme de l’économie culturelle. En ce sens, la mise en place de l’Institut National des Arts et de la Culture apparaît comme une priorité. L’autre grande activité de ce programme, est la restructuration du Palais des Congrès dans le cadre du Contrat plan signé avec l’Etat, afin de permettre à cette structure d’améliorer sa capacité d’autofinancement et accroitre sa contribution au budget de l’Etat, lorsque cela est demandé.

Dans le cadre du soutien à la créativité, quels sont les événements culturels d’envergure qui ont connu l’appui du MINAC ?

L’on pourrait citer sans que la liste ne soit exhaustive les principaux festivals contemporains et patrimoniaux. Il s’agit notamment du Festival des peuples Bandjoun Nsem Todjom, le Festival Ecrans Noirs, le Festival de danses et de percussions Abok I Ngoma, le Festival de musiques Bantoues plus connu sous le nom de Festibikutsi, le Festival de Caricature et d’Humour de Yaoundé (FESCHARY), le Festival du Film tout court, le Festival Sahel Week organisé en faveur de la communauté de l’ère Soudano-sahélienne à Yaoundé, la 1ère édition du South West Cultural festival de Kumba, l’édition 2015 du Ngondo, la 11ème édition de l’élection Miss Cameroon COMICA et ses déplacements à l’extérieur, Le MINAC A appuiyé à la célébration des carrières professionnelles de certaines icônes comme Ben Decca, Eko Roosvelt, le regretté Joe MBOULE, OTTOU Marcellin. Le minac a contribué au rayonnement diplomatique culturel à travers la participation aux grands rendez vous culturels notamment la tournée du Ballet National en Allemagne, en Italie et à Dakar au Sénégal, l’organisation des activités et opérationnalité des structures d’animation à travers l’organisation d’un concert de musique de soutien aux Forces de Défense et de Sécurité dans la lutte contre BOKON HARAM, l’animation de YA FE 2015, l’ouverture au public de la salle SITA BELLA et du Centre Culturel Camerounais pour ne citer que ceux-là. De même le MINAC a apporté un appui substantiel à la production de nombreuses œuvres littéraires et artistiques dont les dossiers ont été présentés par les artistes et des structures en charge de la production. Par ailleurs, n’eût été certaines contraintes de procédures, les projets inscrits dans le girond du Contrat de Désendettement et de Développement auraient été conduits à terme dans leur totalité. Il faut tout de même relever dans cet ordre d’idées, que près d’une centaine de localités ont bénéficié de la diffusion des œuvres cinématographiques camerounaises dans le cadre du Cinéma Numérique Ambulant intégré dans le projet Shoot In Cameroon. QU’il me soit permis de terminer cette énumération par une des victoires du Cameroun sur le plan culturel, à savoir l’accueil par notre pays de la cinquième conférence africaine sur l’économie créative organisée par l’organisation panafricaine Arterial Network.

Un mot sur le Programme 183…De quoi s’agit-il ?

Le programme 183 intitulé : RENFORCEMENT DES MOYENS D’ACCOMPAGNEMENT DU SOUS-SECTEUR, qui se veut un support à la réalisation des deux programmes techniques et opérationnels susvisés et apporte un appui substantiel à l’amélioration des conditions de travail des acteurs du sous-secteur et au renforcement du cadre de travail des services internes. De manière synthétique, la mise en œuvre de ce programme en 2015 passe notamment par l’acquisition de matériel roulant au profit des services centraux, afin d’améliorer la mobilité des responsables du Ministère. De même, dans le but d’assurer la célérité dans le traitement des dossiers, nous poursuivons la mise à disposition des services centraux et déconcentrés de matériel informatique et du mobilier de bureau. Qu’il s’agisse du matériel roulant ou celui de bureau, je voudrais relever que les acquisitions qui ont été faites ne permettent de résorber qu’une partie du déficit, d’où l’échelonnement sur plusieurs exercices.

Le bilan au plan interne est-il satisfaisant ?

Il faut dire que le bilan est vaste et touche pratiquement à tous les domaines d’intervention. C’est ainsi que au niveau de l’Inspection Générale, il a surtout été question des missions d’audit et de contrôle des services centraux et déconcentrés de notre département ministériel. Ces missions ont permis de toucher du doigt certaines réalités de personnel tant dans leur cadre de travail, que des ressources humaines, matérielles et financières mises à la disposition des différents chefs de structures. L’initiative à Résultat Rapide (IRR) qui a été lancée n’a pas connu une avancée notable faute d’existence du Comité Interministériel de Lutte contre la Corruption Ledit Comité désormais mis sur pied grâce à la diligence du Ministre des Arts et de la Culture, pourra à l’avenir se déployer dans les règles de l’art. Sur le plan social, l’Inspection Générale a organisé autour de la célébration de la journée mondiale de lutte contre la pandémie VIH-SIDA, une activité qui a connu une adhésion massive du personnel en service dans notre Département Ministériel. Mais tout ce ci n’aurait pas été possible sans l’encadrement avisé et patient de la direction des affaires générales qui a toujours mis les petits plats dans les grands pour apporter son appui ; la Cellule de Suivi que je récupère petit a petit, pour son expertise dans la coordination de toutes ces activités, et de la division des affaires juridiques pour des avis conformes aux lois et règlements. Nous pensons aussi à la Cellule de Traduction pour sa contribution pertinente, tandis que la Cellule de Communication apportait plus de visibilité et de lisibilité à toutes ses actions. La Cellule Informatique et des Statistiques a favorise l’arrimage aux nouvelles technologies avec une maitrise progressive de l’outil informatique ainsi que l’internet, sans toutefois oublier d’attirer notre attention sur l’importance et la pertinence des statistiques tant dans la maitrise des informations, que dans la prise de décision et autres orientations stratégiques. La Sous-direction de l’Accueil, du Courrier et de Liaison face aux multiples sollicitations et au manque de personnels dans sa structure a décidé de faire le saut vers la modernité en mettant en place un logiciel approprie pour la gestion du courrier qui a permis d’ouvrir la voie au travail collaboratif avec l’implication direct des services techniques. L’architecture actuelle permet un bon appréciable vers l’avant avec des facilités inédites, de suivre et ou de se renseigner en temps réel de l’évolution d’un dossier, d’établir a un moment m, les répertoires et les statistiques personnalisées, de soumettre en ligne des requêtes a la sdacl bref de réaliser un gain de temps énorme, de dématérialiser les différents responsables etc. Un travail remarquable et remarqué qui mérite des encouragements et des félicitations de la haute hiérarchie pour servir d’exemple. Le bilan est mi-figue, mi-raisin « on va dire peut mieux faire» malgré quelques difficultés auxquelles ont dû faire face les collaborateurs durant l’année 2015. En effet, l’état de délabrement de certaines unités de travail en général et particulièrement au niveau des services déconcentrés est une lapalissade, l’insuffisance quantitative et qualitative des ressources humaines, des locaux et des équipements est criarde, ne parlons donc pas des ressource financières qui ne tiennent pas souvent compte du réel coût de la demande culturelle dans notre pays.

Quelles sont les perspectives pour 2016 ?

Pour l’année 2016, aucun effort ne sera ménagé, pour sinon dépasser, tout au moins atteindre le même seuil de rendement. Toutes ces actions seront réalisées pour permettre au ministère des Arts et de la Culture d’être toujours le leader de l’action gouvernementale dans le Sous-secteur qui est le notre. En scrutant l’horizon dans la perspective d’une moisson plus abondante cette année pour un ministère des Arts et de la Culture toujours gagnant, je voudrais humblement suggérer à Monsieur le Ministre, à envisager les mesures managériales idoines afin que ses collaborateurs se sentent davantage stimulés et engagés, au travers de l’amélioration de leur environnement et de leurs conditions de travail.

Entretien avec Ericien Pascal Nguiamba