Déclaration forte du Ministre de la Jeunesse et de l’Education Civique à l’occasion de la cérémonie de remise des appuis aux jeunes bénéficiaires du Plan Triennal Spécial-Jeunes(PTS-Jeunes), du Kit de réarmement moral, civique et entrepreneurial(Reamorce) et du materiel roulant aux services déconcentrés du Minjec à Dschang dans la région de l’ouest le 13 novembre 2020 .

Il faut noter que cette cérémonie de Dschang, était la 8ème étape, après Douala dans le Littoral, Buea dans le Sud-Ouest, Meyomessala dans le Sud, Gaschiga dans le Nord, Mémé dans l’Extrême-Nord, Nyambaka dans la Région de l’Adamaoua et Abong-Mbang dans la région de l’Est. Il s’agit du déroulement normal de l’Agenda du Gouvernement qui s’inscrit dans la logique de l’accélération et de la concrétisation de la promesse du Chef de l’Etat, Paul BIYA, à sa jeunesse, à laquelle il attache le plus grand prix.  Mais au niveau des jeunes, il ya régulièrement des voix discordantes. En effet, les jeunes, qui estiment que jusque-là, le financement de leurs projets ne se fait pas à un rythme souhaité, font entendre leurs voix par les canaux de communication à leur disposition et singulièrement sur les réseaux sociaux. Pourtant, « Plusieurs jeunes ont déjà bénéficié de l’accompagnement du PTS-Jeunes, pour la mise en œuvre de leurs projets et sont aujourd’hui de plus en plus autonomes financièrement, pour ne pas dire qu’ils emploient d’autres jeunes Camerounais. C’est l’exemple du «success story» de Monsieur MBE DONFACK, Député Jeune, qui aujourd’hui est même polygame » a fait observer le Ministre Mounouna Foutsou.

« Aussi, je tiens à préciser que le PTS-Jeunes est un plan présidentiel qui se veut inclusif et intégrateur, en tenant compte bien évidement des spécificités locales et régionales » a-t-il expliqué avant d’ajouter que « chaque jeune peut s’inscrire à l’Observation National de la Jeunesse partout où il se trouve sur le territoire national en ligne ou en présentiel dans les CMPJ, y compris ceux de la diaspora » et que « pour ce qui est du processus de réarmement moral, civique et entrepreneurial (REAMORCE) qui se valide par des travaux d’intérêt général (le Volontariat), les jeunes doivent les réaliser dans le lieu d’implantation de leurs projets, notamment dans leurs CMPJ d’arrondissements d’attache, pour un brassage avec les jeunes de la localité et les communautés d’accueil locales qui ont besoin de bénéficier des retombés d’un tel projet ».

 

Pour le Ministre Mounouna Foutsou « De manière Générale, les résultats à travers le pays sont encourageants, mais les pouvoirs publics sont conscients aussi que beaucoup de projets sont encore en attente de financement ». Il faut relever que  le contexte d’insécurité dû aux crises sociopolitiques, exacerbé aujourd’hui par la pandémie du COVID-19 qui a sévèrement impacté l’économie mondiale, n’épargne guère le Cameroun. Eu égard à toutes ces situations, le Gouvernement du Cameroun s’est retrouvé dans l’obligation de procéder à la réduction du budget annuel de l’État de 11 % dans le cadre du Collectif budgétaire 2020.

Cette cérémonie a été marquée par la présence du Sénateur Pr. FOMETHE Anaclet, le Gouverneur de la Région de l’Ouest, AWAFONKA Augustine,  le Chargé de Mission au Secrétariat Général de la Présidence de la République SAMBGOGA SITECK guillaume, de l’Honorable FONGANG Bernard, le «Pitchiti» des jeunes de l’Ouest, le Maire de la Commune de Dschang, le Président du Bureau Régional du Conseil National de la Jeunesse du Cameroun Monsieur MBE DONFACK, Député Jeune, succes story (fait dans la cordonnerie, la mode et des services comptables) de la Région de l’Ouest. Sans oublier Sa Majesté le Chef du village Doumbouo qui a conventionné plus de 8hectares pour la production d’un cluster économique de pommes de terre. Les autres chefs de villages qui ont également mis à la disposition des jeunes, les espaces pour la réalisation de leurs projets ont été remerciés par le Minjec. Des actes patriotiques à saluer.

Ericien Pascal Nguiamba

\"Docta

Ce festival éducatif et culturel organisé du 4 au 6 février 2016 à l’Alliance Franco-Camerounaise de Dschang, s’est achevée par la remise des Prix aux différents acteurs, au cours d’une soirée riche en sons et couleurs.

La deuxième édition du festival Komane s’est achevée le 6 février 2016 à l’Alliance franco-Camerounaise de Dschang par une grande soirée de remise de distinctions aux principaux acteurs dont les œuvres ont été critiquées puis appréciées par le Jury de ce festival de cinéma qui se veut éducatif et culturel. Au cours de cette soirée riche en sons et lumières, le public, venu nombreux, a tout d’abord assisté aux prestations scéniques du Club des Artistes Polyvalents de la Menoua, avant de découvrir les heureux gagnants des prix mis en compétition. Ainsi le Prix Spécial du Jury est revenu au célèbre comédien Oncle Otsama de son vrai nom Daniel Ndo, par ailleurs Parrain du Festival. C’est un acteur qui est sur scène depuis 59 ans aujourd’hui et ce prix lui a été attribué pour tout son travail qui vise sans cesse à rehausser la culture camerounaise. Le Prix de la Diaspora a été attribué à Hilaire Sopie avec son documentaire « Retour aux Sources ». N’ayant pas pu faire le déplacement du Cameroun, son Prix a été remis à Jeanine Keumo, la présidente de l’Association Marcq Cameroun, venue de France pour mener une action humanitaire en marge de ce festival. En effet, son association qui célèbre ses 10 ans d’existence en octobre 2016, a mené des campagnes de prévention et de sensibilisation des maladies cardiovasculaires et AVC dans deux Lycées de la ville de Dschang.

Paul Steve Kouonang a décroché le Prix de Meilleur acteur, pour sa brillante prestation dans le film « Immersion » Frank Olivier Ndema. La jeune actrice Christa Eka a reçu le Prix de Meilleure Actrice pour son rôle dans le film « Damaru », un film qui a d’ailleurs reçu entre autres les prix de Meilleur Son et Meilleur Cadrage. Quant au Prix du Meilleur Animé, il a été attribué à Gérôme Soffo, tandis que le Prix de la Meilleure Idée a été attribué au Docteur Armand Nghemkap pour son Film « Le Tueur Silencieux », premier épisode de la série « Clinic C ».C’est une série de 52 épisodes sur la santé avec un accent sur la prévention et la sensibilisation sur les AVC. Selon le Jury de ce festival, le Docteur Armand Nghemkap, par ailleurs Délégué du Festival Komane pour la Diaspora, a reçu ce prix pour avoir « apporté la santé dans le cinéma ». La jeune camerounaise Yannique Poumo a reçu le Prix de Meilleur Monteur avec son film « Turbulence ». Bon à savoir, c’est le film « Damaru » qui a remporté le Prix de Meilleur film du festival Komane 2016.

Cette cérémonie a été rehaussée par la présence des cadres des services centraux et déconcentrés du Ministère des Arts et de la Culture qui y ont pris part au nom du Ministre Narcisse Mouelle Kombi. Martial Kouamo Nkengne, le Promoteur de ce festival, et président de l’Association des Jeunes acteurs du Cinéma Camerounais, a annoncé que la troisième édition du festival Komane aura lieu du 2 au 4 février à Dschang.

Ericien Pascal Nguiamba, à Dschang

 

\"Daniel

Plus connu sous le nom d’Oncle Otsama, Daniel Ndo animera aussi un atelier d’information sur l’art thérapie le 5 février à l’alliance Franco-Camerounaise de Dschang où se déroule ce festival éducatif et culturel.

Daniel Ndo alias Oncle Otsama, est donc le Président du Jury de la deuxième édition du Festival Komane, un festival éducatif et culturel qui se déroule du 4 au 6 février 2016 à Dschang, petite ville de l’Ouest Cameroun. Daniel Ndo qui a été choisi par le Comité d’Organisation au regard de sa riche expérience dans le cinéma camerounais, animera le 5 février un atelier d’information sur l’Art Thérapie, une science qui permet de soigner par le cinéma. Cet atelier interviendra après la campagne de sensibilisation dans deux lycées de la ville de Dschang que mènera la fondation Marcq Cameroun l’un des partenaires de cette deuxième édition du Festival Komane.

Daniel Ndo n’est pas un inconnu dans ce domaine, puisqu’en dehors du théâtre où il s’est bâti une renommée internationale, il joue aussi au cinéma notamment en 2006 dans « L\’Enfant peau rouge » de Gérard Essomba. On le retrouve la même année dans le film « Confidences » de Cyrille Masso.
Il est passé derrière la caméra en 2005 déjà avec « Dieu devant la barre » avant de revenir en 2010 pour réaliser une série de cinq courts métrages : « Veillée de contes traditionnels ». L’atelier d’information sur l’Art Thérapie qu’il va animer se situe dans le cadre de la prévention et de la sensibilisation à travers le cinéma, comme le montre d’ailleurs le Film « Le Tueur Silencieux » premier épisode de la série « Clinic C » qui sera diffusé ce 4 février en ouverture du festival. Cette série sur la santé est une idée originale du Docteur Armand Nghemkap, médecin urgentiste en France et homme de culture qui en est aussi le Producteur Exécutif. Le Docteur Armand Nghemkap qui est également acteur dans ce premier épisode y aborde la question de la prévention et de la sensibilisation des AVC, devenus l’une des principales causes de mortalité au Cameroun. L’atelier d’information sur l’art thérapie que va animer le comédien Daniel Ndo, est donc l’un des temps forts de festival.

Ericien Pascal Nguiamba.

 

\"AFFICHE

Son Comité d’organisation était face à la presse lundi 1er février 2016 à Yaoundé. Pour éclairer les journalistes sur l’organisation de ce festival de cinéma.

Le film « Le Tueur silencieux », premier épisode de la Série Clinic C, sera diffusé en ouverture du Festival éducatif et culturel Komane le 4 février 2016 à l’Alliance franco-Camerounaise de Dschang, petite ville de la région de l’Ouest Cameroun. Face à la presse lundi 1er février 2016 à Yaoundé, le Docteur Armand Nghemkap Médecin Urgentiste en France et Homme de culture aux multiples combats, par ailleurs producteur exécutif de ce film, a indiqué que « Le tueur silencieux » est le premier épisode d’une série de 52 épisodes sur la santé qui sera diffusée bientôt dans une télévision camerounaise, mais il nous faut un sponsor ». Il animera aussi une conférence –Débat le 3 février, veille du lancement effectif des projections, sur le thème « Clinic C et Education par le visuel : Comment lutter contre les AVC au Cameroun à travers le Cinéma ».

Il est prévu le 4 février des projections.13 films au total seront ainsi projetés au cours de ce festival soit 4 films par jour. Organisé sous le thème « Apport du festival komane pour le renouveau du cinéma camerounais », cet évènement sera aussi marqué par des campagnes de sensibilisation sur les AVC et d’autres maladies dans deux Lycées de la ville de Dschang. Ces campagnes auprès des jeunes élèves ont pour finalité de les sensibiliser et de les amener à répandre le message de prévention dans leurs milieux mais aussi auprès de leurs familles et leurs parents » a expliqué le Docteur Nghemkap qui voudrait que le Festival Komane soit également « une plateforme d’échanges entre les camerounais de la diaspora et ceux vivant au pays, pour amener la diaspora à venir investir ici, en créant des emplois et en contribuant à l’émergence du Cameroun ».

\"KOMANEOKK\"

Il est aussi prévu au cours de ce festival une découverte du patrimoine touristique de la ville de Dschang. Le jury de cette deuxième édition sera présidé par Daniel Ndo alias Oncle Otsama qui dirigera un atelier sur les jeux d’acteurs. Le Comité d’organisation présidé par Martial Kouamo NKengne, annonce également la présence de Salomon Tatmfo alias Essola qui avait remporté le Prix Spécial du Jury lors de la Première édition. L’entrée à ce festival est libre et gratuite.

Ericien Pascal Nguiamba.

\"AFFICHE

Voici les différents prix prévus au cours de la deuxième édition de ce festival qui aura lieu à l’Alliance Franco-Camerounaise de Dschang à l’Ouest du pays.

La ville de Dschang vibrera au rythme du festival Komane du 4 au 6 février 2016 à l’Alliance Franco-Camerounaise. Cette deuxième édition se présente comme le grand rendez-vous du cinéma camerounais au regard des films qui y seront projetés. Et des prix qui seront remis aux participants. Selon le Comité d’organisation que dirige Martial Kouamo NKengne, il y aura les prix du Meilleur Acteur, Meilleur Actrice, Prix du Meilleur Réalisateur, Meilleur Dessin Animé, Prix du Meilleur son, Meilleur cadrage, Meilleur montage et le Prix de la Diaspora.

Au programme de cette deuxième édition, une cérémonie d’ouverture avec la projection en première mondiale du « Tueur Silencieux », 1er épisode de la Clinic C, la première série camerounaise sur la santé ; des séances de projection des films en compétition et hors compétition ; des ateliers de formation à la réalisation cinématographique et au jeu d’acteur. Il est également prévu des conférences-débats après projection de film, des campagnes d’information et de sensibilisation sur la problématique des AVC au Cameroun dans les Lycées et collèges en partenariat avec l’association Marcq Cameroun ; des échanges entre les jeunes acteurs et réalisateurs du département de la Menoua en partenariat avec l’Office du Tourisme de la Commune de Dschang. Toujours au programme, des échanges entre les jeunes acteurs et réalisateurs du cinéma camerounais avec les représentants de la diaspora camerounaise. Et une cérémonie de clôture avec montée des marches et remise des prix aux lauréats.

Bon à savoir, le Dr Armand Nghemkap, Médecin Urgentiste et Homme de culture aux multiples combats y donnera une conférence –Débat sur le thème « Clinic C et Education par le visuel : Comment lutter contre les AVC au Cameroun à travers le Cinéma ». L’entrée à ce festival est libre et gratuite.

Ericien Pascal Nguiamba

\"PHOTO

Médecin des Hôpitaux en France dans la spécialité de la médecine d\’Urgence, figure emblématique de la diaspora camerounaise, promoteur de « CLINIC C », la première série télévisée camerounaise sur la santé, le Docteur Armand NGHEMKAP prépare activement la 2ème édition du Festival KOMANE qui aura lieu du 4 au 6 février 2016 dans la ville de Dschang au Cameroun. La rédaction de yaoundeinfo.com a recueilli son avis sur cette première série camerounaise sur la santé.

Vous vous envolerez bientôt pour le Cameroun afin de participer à la 2ème édition du Festival éducatif et culturel KOMANE qui aura lieu dans la ville de Dschang à l\’Ouest du Cameroun du 4 au 6 février prochain et dont vous êtes le délégué chargé de la diaspora. Au cours d\’une conférence sur le thème «  Cinéma et émergence du Cameroun par l\’éducation pour la santé », le 17 septembre 2015 à l\’Alliance Franco-Camerounaise de Dschang, vous avez lancé le tournage de CLINIC C, qui est la première série camerounaise sur la santé. Docteur, le cinéma camerounais se meurt. Comment le sauver ?

Effectivement, le cinéma au Cameroun se meurt avec une absence totale de salle de projection cinématographique alors que le cinéma est un outil de développement indispensable pour l\’émergence des nations. Aussi, alors que vers les années 70-90, période glorieuse du cinéma camerounais, on comptait pas moins de 110 salles de cinéma sur l\’étendue du territoire, de nos jours on ne compte plus aucune salle de cinéma fonctionnelle. Il faut dire que la disparition du FODIC (FOnds du Developpement de l\’Industrie Cinématographique) qui soutenait le cinéma camerounais par des financements directs et par le biais d\’une billetterie organisée et contrôlée ainsi que la disparition des subventions institutionnelles venant des pays occidentaux et notamment de la coopération française a fini par achever les ambitions glorieuses du cinéma camerounais. Je pense pour ma part qu\’il faut réfléchir à un nouveau modèle de cinéma camerounais et s\’orienter vers un cinéma éducatif et notamment éducatif pour la santé. Ainsi, la prolifération des vidéos clubs, des cinés clubs et des chaines de télévision qui ont été un handicap dans l\’épanouissement des cinéastes camerounais dans les années 90 va plutôt être un atout dans la diffusion de leurs œuvres cinématographiques.

Est-ce pour cette raison que vous êtes producteur exécutif de CLINIC C, la première série camerounaise sur la santé ?

CLINIC C est ma vision éducative du cinéma camerounais car CLINIC C permet de sensibiliser les camerounais sur le fait que « en matière de santé, prévenir vaut mieux que guérir ». Ainsi à travers CLINIC C, les Camerounais comprendront très vite que très souvent, le meilleur traitement est la prévention.

Lors de la conférence de lancement de CLINIC C, vous avez rappelé ses objectifs qui sont d\’informer, sensibiliser, éduquer et prévenir le grand public sur les problèmes de santé publique qui ruinent la société. Docteur, qu\’est-ce qui vous fait croire que les Camerounais prendront de leur temps pour regarder une série qui parle de la santé?

La santé est le bien le plus précieux pour l\’humanité. De ce fait, nul ne doit négliger sa santé. Si jusqu\’à présent, certaines personnes négligent leur santé, c\’est tout simplement par ignorance. CLINIC C permet de combattre cette ignorance dans le domaine de la santé en éveillant les consciences, en informant sur les signes d\’alerte des maladies afin que les Camerounais se prennent en charge précocement, et aussi afin qu\’ils connaissent les facteurs de risque des maladies, ce qui est pour moi le meilleur moyen de les sensibiliser au dépistage précoce. Par ailleurs, le cinéma au Cameroun doit cesser d\’être un outil d\’aliénation et de déviance morale. Il ne doit plus être considéré seulement comme un outil de divertissement. Il doit désormais également être un outil culturel et éducatif pour la santé. Le principe de base dans CLINIC C est de présenter le malade dans son vécu naturel au quotidien afin que son arrivée à l\’hôpital soit un moment unique de sensibilisation, d\’éducation pour la santé et de prévention. Je pense que cette approche éducative pour la santé qui associe divertissement et éducation des masses par le biais d\’un feuilleton télévisé va émouvoir beaucoup de Camerounais et les amener à regarder les 52 épisodes de cette première série camerounaise sur la santé.

Parlant des AVC qui, nous le savons, est votre cheval de bataille. Selon vous, comment soigner les AVC à travers le cinéma ?

Vous posez là une excellente question. Le premier épisode de CLINIC C s\’intitule « LE TUEUR SILENCIEUX » et est consacré à la problématique des AVC au Cameroun. «  LE TUEUR SILENCIEUX » s\’inspire d\’une histoire réelle et originale que j\’ai personnellement vécue et dont je suis l\’auteur. Tout téléspectateur qui regardera cet épisode qui sera diffusé en première mondiale le 4 février prochain lors de la soirée d\’ouverture du festival KOMANE de Dschang aura la réponse à cette belle question.

En tant que promoteur et producteur exécutif de CLINIC C, cette première série camerounaise sur la santé. Peut-on savoir sa date de diffusion sur les chaines de télévision camerounaise ?

CLINIC C est une série de 52 épisodes de 26 mn. C\’est une série sur la santé qui a essentiellement pour objectif d\’informer, de sensibiliser et de prévenir sur les problèmes de santé publique qui ruinent la société. Les épisodes s\’inspirent des nombreuses chroniques santé que je rédige depuis 2003. C\’est ainsi que les thématiques qui ont déjà été tournées concernent les AVC, la Mort Subite des Sportifs, les gestes qui sauvent en cas d\’Accident de la circulation et bien d\’autres. Le début des diffusions est prévu en septembre 2016 si nous avons trouvé d\’ici là, un diffuseur et un annonceur pour nous soutenir dans cette belle aventure cinématographique pour le bien-être de tous par l\’éducation pour la santé à travers le cinéma. Les portes restent naturellement ouvertes aux mécènes privés et autres généreux contributeurs et partenaires qui devraient trouver par le biais des diffusions de CLINIC C une visibilité gratifiante.

\"AFFICHE

Quel intérêt le médecin que vous êtes a-t-il de se retrouver dans une production cinématographique ?

J\’ai entendu dire que mon engagement associatif, caritatif et même cinématographique cachait des ambitions politiques. Je tiens à rappeler ici que je n\’ai aucune ambition politique. Mes différents engagements y compris dans le cinéma à travers CLINIC C sont essentiellement motivés par le fait que j\’ai envie d\’apporter ma modeste contribution pour l\’émergence et le developpement durable du Cameroun. J\’ai tenu à apporter cette contribution par le biais d\’une production cinématographique du fait que j\’ai eu l\’opportunité de rencontrer lors de la première édition du festival KOMANE où j\’étais invité comme membre du jury de la diaspora camerounaise, des acteurs de talent, des réalisateurs et scénaristes pétris de talent. J\’ai proposé à ces jeunes talents du milieu cinématographique camerounais de mettre en pratique un projet fort audacieux et ambitieux qui me tenais à cœur depuis plusieurs années à savoir la production d\’une série camerounaise sur la santé à partir d\’histoires originales dont j\’ai été témoin dans mon expérience professionnelle de plus de 25 ans de pratique en médecine d\’Urgence.

CLINIC C est une série de 52 épisodes. Que doit-on retenir des thèmes des épisodes de cette grosse production télévisée?

Nous avons déjà tourné plusieurs épisodes dont «  LE TUEUR SILENCIEUX » conscré aux AVC qui est le thème du 1er épisode. « PAS DE PANIQUE » qui explore la problématique du saignement du nez chez l\’enfant et la panique qui s\’empare très souvent des parents. « LE MAL DU 12 » le 3ème épisode de CLINIC C sensibilise sur les dangers des médicaments de la rue. « LES GESTES QUI SAUVENT » consacrés aux accidents de la circulation routière. « LA MANOEUVRE DE HEIMLICH » qui nous permet de faire connaître ce geste salvateur face à toute personne qui s\’étouffe au cours d\’un repas et qui risque de perdre sa vie si les témoins présents ne pratiquent pas ce geste. Je peux aussi citer « KAMER MOUNA FOOT » qui sensibilise sur les dix commandements du sportif à connaître afin d\’éviter une mort subite du sportif. Il y a plein d\’autres épisodes qui ont déjà été tournés ou qui seront tournés mais je ne peux tous les énumérer dans cette interview.

Pourquoi avoir privilégié ces thèmes dans vos premiers épisodes ?

CLINIC C a surtout une mission de santé publique et n\’aura véritablement atteint ses objectifs que lorsqu\’elle aura provoqué au Cameroun une inversion de la courbe des indicateurs de santé que sont le taux de mortalité et l\’espérance de vie des Camerounais. Le taux de mortalité au Cameroun est très élevé et l\’espérance de vie des Camerounais atteint à peine 55 ans alors qu\’elle se situe entre 80 et 85 ans en France. Les thèmes choisis pour la diffusion des premiers épisodes de CLINIC C abordent les grands problèmes de santé publique qui minent l\’épanouissement des Camerounais et leur traitement nous permettra de sauver énormément de vies humaines.

Dans le premier épisode de CLINIC C intitulé « LE TUEUR SILENCIEUX », vous abordez la problématique de la lutte contre les AVC au Cameroun. Docteur, pourquoi appelez-vous les AVC « TUEURS SILENCIEUX »?

Les AVC ou Attaques cérébrales sont qualifiés de « TUEURS SILENCIEUX » dans CLINIC C tout simplement parce que ce sont des accidents qui peuvent survenir à tout moment et vous foudroyer par surprise alors que vous aviez des prémices de cette attaque cérébrale en vous mais vous ne le saviez pas. Pour me résumer, un AVC survient comme un coup de tonnerre dans un ciel serein mais très souvent il est précédé de signes d\’alerte ou signes annonciateurs et de facteurs de risque qui vous exposent à sa survenue. C\’est l\’ignorance de ces facteurs de risque et des signes d\’alerte d\’AVC qui nous démunit face à la survenue d\’une attaque cérébrale par AVC et qui nous tue.

Vous venez d\’être auréolé du « Grand Prix de Médecine » lors de la première édition de la cérémonie de récompense de l\’excellence africaine intitulée « Diaspora Leardership Awards ». Quelle est votre dernière découverte scientifique en matière de santé ?

Je suis un médecin clinicien et je ne fais pas de recherche bio-médicale. Toutefois, j\’ai fait le constat en trente année de pratique médicale que pour sauver des vies au quotidien par le biais de la santé, on a pas besoin d\’une révolution technologique, on a beaucoup plus besoin d\’outils d\’information, de communication, de sensibilisation et de prévention de la santé pour le bien-être de tous. C\’est en ce sens que j\’ai lancé les concepts « LA SANTE EN SOIREE » dans la diaspora camerounaise et la série télévisée CLINIC C au Cameroun. En effet, les maladies rares qui sont parfois très médiatisées, ne sont pas les maladies qui nous concernent au quotidien. Par contre, des pathologies comme l\’HTA qui touche 4 millions de camerounais soit un quart de la population camerounaise demeure dans l\’ignorance et il me paraît urgent de faire quelque chose pour ces personnes qui sont en danger immédiat d\’AVC d\’autant plus que près de la moitié de ces personnes ignorent très souvent qu\’elles souffrent de cette maladie.

En guise de conclusion de cette interview, avez-vous un message à l\’endroit de nos lecteurs?

En guise de conclusion, je demande aux lecteurs de bien écouter les messages de prévention qui seront véhiculés dans les différents épisodes de CLINIC C et de les relayer dans leur entourage familial, amical et professionnel. Ils pourront ainsi « SAUVER DES VIES » car la santé est le bien le plus précieux pour l\’humanité, prévenir vaut mieux que guérir et sauver une vie est le meilleur don que l\’on puisse offrir à son prochain. Le cinéma, ce 7ème art, loin des comportements déviants, doit enfin réconcilier le grand public camerounais à une culture éducative pour la santé.

Docteur, la rédaction de yaoundeinfo.com vous remercie pour votre disponibilité.