\"Bello

Voici ce que Bello Bouba Maïgari a déclaré lors de la cérémonie d’échanges de vœux avec les militants et sympathisants de sa formation politique le 20 février 2016 à Yaoundé.

Le Président de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP), Bello Bouba Maïgari a fait une sortie médiatique le 20 février 2016 à Yaoundé, à l’occasion de la cérémonie d’échanges des vœux avec les militants et sympathisants de son parti. Concernant l’élection présidentielle de 2018, Bello Bouba Maïgari a annoncé la tenue d’un congrès du parti en 2017. Le président de l’UNDP a aussi annoncé l’accélération du processus de renouvellement des organes de base du parti d’ici 2017 « pour préparer le parti aux échéances futures ». Il a dit que sa formation politique jette son dévolu sur les femmes et les jeunes car dit-il « c’est avec les jeunes et les femmes que l’UNDP confirmera sa place de parti démocratique, de parti inclusif, de parti à l’avant garde».

Et face aux différents appels à candidature des militants du parti au pouvoir qui invitent le Président Paul Biya à se représenter à la prochaine présidentielle, Bello Bouba Maïgari estime que « toutes les formations politiques doivent se préparer à toute éventualité ». Surtout dans un contexte où la tenue d’une élection présidentielle anticipée est de plus en plus évoquée dans les milieux politiques du pays. Voilà pourquoi  l’UNDP compte mobiliser les jeunes et les femmes en 2016. Une année qui doit être « l’année de l’unité, l’année de la remobilisation du parti et l’année de la préparation à toute éventualité » a- t-il martelé. Présents à cette cérémonie d’échanges de vœux, les membres du Comité central, du bureau politique, ceux du Conseil national, les Députés et Maires du parti et de nombreux militants et sympathisants de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès. Le parti qui célèbre ses 25 ans d’existence en mars 2016, compte également rattraper le retard enregistré dans l’exécution de ses principales missions. Ministre d’Etat en charge du Tourisme et des Loisirs, et ancien Premier Ministre, Bello Bouba Maïgari n’a cependant pas dévoiler ses véritables intentions : Celles de soutenir ou pas le Président Paul Biya à la prochaine élection présidentielle.

Ericien Pascal Nguiamba.

\"Fame

Dans une interview accordée au quotidien gouvernemental « Cameroon Tribune », le Pr. Jacques Fame Ndongo, Ministre de l’enseignement Supérieur, et Secrétaire à la Communication du RDPC, au pouvoir, a condamné le mutisme des partisans de l’opposition. Voici ce qu’il a dit.

Depuis quelques semaines, les appels à la candidature du Président Paul Biya à l’élection présidentielle prévue en 2018 font débat au sein de l’opinion nationale et internationale. En fait, tandis que les militants et sympathisants du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais(RDPC) demandent au Président Paul Biya de se représenter à ce scrutin, certains adversaires s’opposent à cette initiative. Dans une interview accordée au quotidien gouvernemental « cameroon Tribune », édition du 8 février 2016, le Secrétaire à la communication du RDPC, Pr. Jacques Fame Ndongo a tenu d’abord à éclairer l’opinion sur les motivations des auteurs de ces appels à candidature. Selon lui, « En matière de marketing politique, il n’est jamais trop tôt, mais il est parfois trop tard. L’homme politique doit en permanence être en phase avec ses militants, avec ses partisans et avec ceux qui le soutiennent. Donc ce que nous sommes entrain de faire, ce que la base est entrain de faire, ce n’est pas comme le croient les intellectuels le fait de l’Etat-major du parti ». Le Ministre Fame Ndongo ajoute que « c’est encore moins le président national du RDPC lui-même SE, Paul Biya, qui suscite ces appels. Non. C’est la base du parti qui, constatant le travail exceptionnellement positif effectué par le président Paul Biya depuis belle lurette, demande qu’il se représente. Par ce que la base peut aussi craindre l’aventure ».

Aux partisans de l’opposition, le Ministre Jacques Fame Ndongo réponds l’air amusé : « je ne comprends pas pourquoi ceux qui soutiennent les autres candidats ne le font pas savoir. Ils doivent le dire aussi. Il ne faudrait pas qu’on se réveille au dernier moment, à une ou deux semaines avant l’échéance, pour dire venez voter X, venez voter Y ». L’opposition est donc interpellée et invitée à se mobiliser dès à présent pour ne pas être « surprise » le moment venu. Et revendiquer une éventuelle victoire volée. Mais le Ministre Fame Ndongo est convaincu qu’à l’heure actuelle, seul Paul Biya peut continuer de diriger le Cameroun car « La base veut la paix, la sécurité, la stabilité et le progrès du pays. Et la base, c’est-à-dire les habitants des villages, des quartiers, estiment, que seul le président Paul Biya peut garantir de façon objective cette paix, cette sécurité, cette stabilité et le progrès économique, social et culturel ». Selon l’article 27, alinéa3 des statuts du RDPC, le président national du RDPC, est le candidat du parti à l’élection du Président de la République. Mais puisque Paul Biya est candidat statutaire de son parti, les appels à candidature de la « base » sont-ils encore nécessaires?

Ericien Pascal Nguiamba

 

\"Anicet

Investi le 11 juillet 2015 comme candidat de son parti , l’Union pour le Renouveau Centrafricain (Urca) à l’élection présidentielle prévue le 27 décembre 2015, l’ancien Premier Ministre centrafricain de 1999 à 2001 et ancien président de la Banque de Développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) , a l’ambition de bâtir une Centrafrique nouvelle s’il est élu. Ses priorités.

Anicet Georges Dologuélé est officiellement en lice pour la prochaine élection présidentielle en République Centrafricaine depuis le 11 juillet 2015, à l’issu du premier congrès organisé par son parti, l’Union pour le Renouveau Centrafricain (Urca), une formation politique créée en 2013. C’est sous Ange-Félix Patassé qu’il a occupé le poste de Premier Ministre de 1999 à 2001. Déjà en 2013 il confiant à Jeune Afrique qu’il avait « les capacités, l’expérience, la légitimité et la motivation » pour briguer la magistrature suprême dans son pays. « Si j’accepte cette exaltante charge de représenter notre parti à l’élection présidentielle, c’est parce que cette sollicitation répond à des motivations collectives mais également personnelles construites par mon parcours politique et social depuis 1996 » dit-il. Pour l’ancien Président de la Banque de Développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) les Priorités du prochain président centrafricain seront la sécurité la justice et la relance économique. Mais c’est « la réorganisation des forces de sécurité » centrafricaines qui est inscrite au cœur de sa vision politique qu’il a baptisée « Le Renouveau ». Et c’est avec orgueil et satisfaction que cet économiste et banquier qui a également occupé des postes de direction à la Banque Centrale des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), parle de son passage à la primature dans son pays : « J’ai toujours plaisir à rappeler que depuis 1996 jusqu’aujourd’hui, la seule période où il n’y a pas eu une crise militaro-politique dans le pays, c’est quand j’étais Premier ministre » di-il.

Parcours politique

En 1997 il est ministre des Finances et du Budget du Gouvernement d’Action pour la Défense de la Démocratie (GADD) dirigé par Michel Gbézéra-Bria. Il lui succède au poste de Premier ministre en janvier 1999 tout en conservant les fonctions de Ministre de l\’Économie, des Finances, du Plan et de la Coopération Internationale. Il est reconduit au poste de Premier Ministre en octobre 1999, après les élections présidentielles qu\’il organise avec succès. il quitte le Gouvernement le 1er avril 2001. Le 25 octobre 2013, à l’issue d’une assemblée générale constitutive réunie à Bangui, il fonde un nouveau parti politique : l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA), dont il est le Président. Son objectif est de participer aux échéances électorales à venir, notamment l’élection présidentielle

Carrière professionnelle

Après des études d\’économie et de gestion à l’Université de Bordeaux, il passe le concours de la Banque des États d’Afrique Centrale (BEAC) et intègre son Centre de Formation à Yaoundé. Il est admis dans les effectifs de la BEAC en septembre 1983 et occupe les fonctions d\’Inspecteur, chef de mission. En 1991 il est nommé Délégué du Gouverneur et Représentant de la BEAC auprès de la France et de l’Union Européenne. Il repartira au siège en juillet 1994 comme Directeur des Relations Financières Extérieures, puis en 1995 Directeur de l\’Organisation et de l\’Informatique. Après avoir dirigé le gouvernement centrafricain, il est réintégré dans les effectifs de la BEAC et se voit confier les responsabilités de Directeur National pour la République Centrafricaine. En septembre 2001, les chefs d’État de la CEMAC, le nomment Président de la Banque de développement des États de l\’Afrique Centrale (BDEAC), fonctions qu’il occupera jusqu’en février 2010. En Mai 2012, il créé AfriPartners International Consulting un cabinet de consultants dont il est le Président et qui a son siège social à Paris. Voilà le profil de cet homme qui veut diriger la Centrafrique.

Ericien Pascal Nguiamba