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Voici en intégralité la Déclaration du Ministre de la Communication, Porte parole du gouvernement Issa Tchiroma Bakary qui a également profité de l\’échange avec la presse ce 10 novembre 2017 à Yaoundé, pour saluer l’élévation de deux compatriotes, tous des Parlementaires, à des dignités respectives de portée planétaire.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Je vous souhaite une chaleureuse bienvenue à cette rencontre à laquelle je vous ai conviés, pour nous entretenir sur trois sujets d’actualité d’une importance majeure.

Mais je voudrais avant toute chose saluer la présence ici à mes côtés de Son Excellence Joseph DION NGUTE, Ministre Délégué auprès du Ministre des Relations Extérieures, chargé des Relations avec le Commonwealth.

Nous accueillons également pour la circonstance deux experts, Madame BEKOLO, Directeur de l’Intégration Régionale au MINEPAT, et Monsieur TAZOH, Sous-directeur Afrique Centrale à la Direction des Affaires d’Afrique au MINREX.

Je ne vous présente plus le Colonel Didier BADJECK, Chef de Division de la Communication au MINDEF, habitué des rencontres avec la presse chaque fois que cela s’avère nécessaire.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Nous parlerons tout d’abord, si vous le voulez bien, de l’escalade terroriste que connaissent à nouveau les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

À ce sujet, tel que je l’annonçais dans mon communiqué daté du mardi 7 novembre dernier, la veille de ce jour, c’est-à-dire le 6 novembre 2017 aux environs de 8 heures, un groupe d’assaillants constitué d’une dizaine d’individus armés de lance-pierres et de machettes, a tenté de prendre d’assaut le lycée technique de Jakiri dans le Département du Bui, Région du Nord-Ouest .

L’objet de cette agression était d’expulser les enseignants et les élèves de l’enceinte de l’établissement où se déroulaient les cours, et de mettre à feu les différents bâtiments.

Se rendant compte de la situation, le Proviseur du lycée a immédiatement donné l’alerte aux Forces de Défense et de Sécurité postées non loin de là. L’intervention vigoureuse de nos Forces a permis de faire échec à l’entreprise criminelle des assaillants, contraints de battre en retraite dans la broussaille avoisinante.

C’est au cours de la battue organisée pour rattraper ces criminels que   le Gendarme-major DJONLAY Bienvenu a été pris à partie dans une embuscade puis, froidement abattu par ses bourreaux. Son corps a été retrouvé quelques minutes après, criblé de balles, à quelques encablures du théâtre des opérations. L’arme de service de la victime, de type AK 47, couramment appelée Kalachnikov, avait disparu, visiblement emportée par le groupe de terroristes.

Le Gendarme-major Djonlay Bienvenu était en service à l’escadron 51 à Bafoussam. Il venait d’être mobilisé en renfort à la Brigade de Gendarmerie de Jakiri.

Moins de 48 heures plus tard, le 7 novembre 2017 vers 23 heures, une seconde attaque terroriste était perpétrée contre un poste de contrôle mixte police-gendarmerie, sur la route menant vers la localité de Bafut, à la sortie de la ville de Bamenda. Cette fois-ci, c’est un individu cagoulé, agissant en bande, qui a ouvert le feu en direction du poste de contrôle, atteignant le Maréchal des Logis-Chef HINMA Dieudonné au dos, avant de prendre la fuite.

Le Sous-Officier de gendarmerie rendra l’âme quelques minutes après au cours de son transfert vers un hôpital de la place.

Une douille provenant d’une munition de guerre de marque fédéral 45 auto a été retrouvée sur le lieu du drame. Selon les informations puisées à bonne source, nos Forces ne sont pas dotées de ce type de munitions. La procédure d’identification est actuellement en cours.

Le Maréchal des Logis-Chef HINMA Dieudonné était en service à la brigade de gendarmerie de Kiki dans le Département du Mbam et Inoubou, Région du Centre.

Comme son autre camarade décédé à Jakiri, il était lui aussi muté en renfort à Bamenda.

Quelques heures plus tard, le 8 novembre 2017 vers 2 heures du matin, l’Élève-gendarme SALI David commis au service de sécurisation du Collège Saint-Michel au quartier Bayele à Bamenda, a été retrouvé mort, atteint d’une balle au cou, et son arme de service également de type Kalachnikov emportée, de même que les munitions qu’il portait par devers lui.

La balle ayant abattu  l’Élève-gendarme SALI David est du même type que celle retrouvée sur le lieu du crime du Maréchal de Logis-Chef HINMA à la sortie de Bamenda.

L’Élève-gendarme SALI David était stagiaire du   Commandement des Ecoles des Centres d’Instruction de la Gendarmerie, en position règlementaire à Bamenda.

Au petit matin du 8 novembre 2017 aux environs de 4 heures, le poste de contrôle du lieu-dit « Takédja », situé sur l’axe Kumbo-Nkambe a lui aussi subi une attaque à mains armées.

Ici, la réaction musclée des Forces en service a mis en déroute les assaillants, qui ont dû rebrousser chemin.

Dans la nuit du 9 au 10 novembre, le soldat YAYA Emmanuel en service au 22ème Bataillon d’Infanterie Motorisée appartenant à la 21ème Brigade d’Infanterie motorisée a été tué, cruellement égorgé par une autre escouade de terroristes.

Le soldat YAYA Emmanuel assurait, en même temps plusieurs de ses camarades d’armes, la garde du pont reliant le Cameroun au Nigéria voisin à hauteur de la localité d’Akwem non loin de la ville Mamfe, département de la Manyu dans la Région du Sud-ouest. La victime a été surprise par ses assassins, alors qu’elle s’était retirée pour assouvir un besoin physiologique à côté d’un bosquet.

Au total, et à l’heure où je vous parle, quatre membres des Forces de Défense et de Sécurité en service commandé ont donc trouvé la mort, tombés sous les balles de terroristes se réclamant du mouvement sécessionniste connu sous le nom de « Southern Cameroons Ambazonia Consortium United Front », en abrégé le SCACUF.

Ces attaques ont du reste dûment été revendiquées dans un communiqué  signé de cette organisation et rendu public.

Aux familles des vaillants soldats de la République tombés en service commandé, les armes à la main, pour défendre avec loyauté et fidélité, les valeurs fondamentales de la Nation tout entière, je présente les condoléances les plus attristées du Chef de l’Etat, Son Excellence Paul BIYA.

En son illustre nom, je leur donne l’assurance que leur sacrifice ne sera pas vain.

À ce sujet, je signale qu’au cours des ratissages organisés pour retrouver les assassins terroristes, les Forces de Défense et de Sécurité ont dû affronter la résistance d’individus visiblement suspects, qui refusaient d’obtempérer aux interpellations. Il s’en est suivi des échauffourées qui se sont soldées par la mort de deux terroristes et de cinq blessés parmi eux.

À ce jour, les investigations menées par les Forces de Défense et de Sécurité ont permis de mettre la main sur six dangereux suspects, porteurs au moment de leur interpellation de 12 minutions de 7,62 millimètres dans la localité de Misaje, Département du Donga Mantung, Région du Nord-ouest, au moment où ils s’apprêtaient à franchir la frontière en direction d’un pays voisin.

Il s’agit des nommés WIRNGO Flavian BONKIKEH âgé de 32 ans ; NDZELAMONYUY Livinus WIRASHY alias Livi, 26 ans ; NJODZEKA Leonard SUILIY, alias ALIOU OUSSAM SYSTEM, 26 ans ; WALA Ernest, 21 ans ; NGORAN Livinus, alias Livi, 31 ans ; et MDZEYUF Raoul alias AGÜERO, 23 ans.

Au cours de leur exploitation à la      Légion de gendarmerie du Nord-ouest à Bamenda, les suspects dont je viens de donner les noms ont tous avoué être les auteurs de l’attaque du lycée technique de Jakiri le 6 novembre 2017.

Ils ont par ailleurs précisé que c’est le nommé NDZELAMONYUY Livinus WIRASHY alias Livi qui a assassiné le Gendarme-major DJONLAY Bienvenu.

Voilà donc, Mesdames, Messieurs les Journalistes, la situation telle qu’elle prévaut, dans les Régions du Nord-ouest et du Sud-ouest.

Au vu de cette situation, nous sommes à présent tous d’accord, tel que nous l’avons toujours affirmé et soutenu depuis le début des violences dans ces deux Régions, que notre pays fait bel et bien face à une entreprise terroriste, un ennemi implacable de la République, mu par une violence aveugle et une folie meurtrière sans limites.

Je le dis avec force et conviction, dans la mesure où nous avons été très souvent pris à partie par certains, sans doute naïfs, qui à un certain moment ont pu penser qu’il s’agissait alors pour le Gouvernement d’entretenir l’amalgame autour de la crise qui portait sur de simples revendications corporatistes ou républicaines exprimées par des manifestants dociles et pacifiques.

On nous a alors accusés de diaboliser des interlocuteurs de bonne foi qui ne demandaient qu’à être écoutés et invités au dialogue.

Mais la vérité est là aujourd’hui. Elle s’impose désormais à tous : les sécessionnistes viennent de déclarer la guerre à la République. Car dès lors que l’on s’attaque de la sorte aux institutions chargées d’assurer la protection de la population, dès lors qu’on donne délibérément la mort à ceux-là même qui, placés dans une simple posture de veille, garantissent la bonne marche et la vie paisible de la nation, on s’attaque aux fondamentaux de cette nation.

Cela n’a plus rien à voir avec la nécessaire expression d’une vue ou d’une opinion, fût-elle contraire à celle d’autres citoyens, mais qui participe toujours de l’indispensable dialogue pour la construction d’un avenir commun et d’un vivre ensemble immuable.

Que ces marginaux de la République, qui ont choisi la voie du sang et de la violence gratuite sachent donc qu’ils trouveront toujours face à eux un Cameroun uni, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest.

Que ces marginaux comprennent bien que les Camerounais dignes de ce nom, d’où qu’ils viennent et qui qu’ils soient, anglophones ou francophones,  chrétiens, musulmans, animistes ou même athées, tous ces Camerounais-là, dis-je – sont en ordre de bataille derrière leur Chef, Son Excellence Paul BIYA, Président de la République, Chef des Armées.

Par ailleurs, le Gouvernement marque son étonnement face au mutisme observé de la part des ONG de défense des droits de l’Homme et des libertés, alors que des cas flagrants et répétés de subversion armée et de violence d’une cruauté inégalable, sont perpétrés contre nos Forces de Défense et de Sécurité. Ces exactions continuent pourtant de se produire devant eux et au vu et au su de tout le monde, sans qu’aucune réaction ait à être enregistrée de leur part ; un silence assourdissant, qui témoigne sinon de la connivence, mais à tout le moins de la complaisance de nos donneurs de leçons habituels, incapables d’exprimer la moindre compassion pour les familles des soldats lâchement abattus, alors qu’ils n’avaient attaqué personne ; morts en service commandé et victimes de leur loyauté et de leur patriotisme.

En tout état de cause, le Gouvernement prend une nouvelle fois à témoin la communauté nationale et internationale, sur la tournure terroriste et manifestement anti-républicaine que prend la situation dans ces deux Régions.

Qu’il soit donc clair dans l’esprit de tous, que le Gouvernement a d’ores et déjà pris toute sa responsabilité, pour le rétablissement du maintien de l’ordre dans ces régions. Il s’agit là d’un préalable et d’un impératif incompressible et non-négociable, sur lequel aucune transaction ne sera autorisée, au nom du devoir régalien qui incombe à tout État, pour la sauvegarde des personnes, la protection des biens et la préservation de notre intégrité territoriale.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,  

Je voudrais à présent aborder un sujet moins dramatique, mais plutôt réconfortant, qui concerne l’élévation deux de nos compatriotes, tous des Parlementaires, à des dignités respectives de portée planétaire.

En effet, l’Honorable Emilia MONJOWA LIFAKA, Député à l’Assemblée nationale du Cameroun et Vice-Présidente de ladite Assemblée, a été élue 7 novembre dernier à la tête du Comité Exécutif de la prestigieuse Association des Parlementaires du Commonwealth, la CPA en abrégé.

En effet, l’Association des Parlementaires du Commonwealth, qui regroupe les Parlementaire de l’ensemble des pays membres du Commonwealth à travers le monde, constitue un puissant outil de coopération et de promotion des valeurs de démocratie et de gouvernance entre les nations.

Fondée en  1911, cette puissante organisation inter-gouvernementale a récemment tenu son Assemblée Générale ici même à Yaoundé.

 

L’Honorable Emilia MONJOWA LIFAKA a été élue à ses nouvelles responsabilités au cours de la dernière session du CPA qui s’est tenue à Dacca, la capitale du Bangladesh, avec 107 voix, loin devant ses deux autres concurrents qui pointaient respectivement à 70 voix pour le deuxième et 15 voix pour le troisième.

En plus des qualités personnelles et de la solide expérience parlementaire de l’honorable lauréate, cette élection d’une digne fille de notre pays, atteste de la vigueur et du dynamisme de la diplomatie camerounaise, ainsi que la solidité de ses instituions marquées par une vocation démocratique.

La confiance que la famille parlementaire du Commonwealth vient ainsi de placer dans la personne de notre compatriote, témoigne en outre  de toute l’appréciation que cette auguste organisation porte au respect de ses valeurs par le Cameroun.

Je souligne que la candidature de l’Honorable MONJOWA LIFAKA a été présentée et portée à bout de bras par le Président de la République, Son Excellence Paul BIYA en personne. La volonté exprimée par le Chef de l’Etat vise aussi à affirmer aux yeux du monde, le biculturalisme de notre pays à travers son appartenance au Commonwealth et à la Francophonie.

Au cours des trois prochaines années, le Cameroun sera donc d’une certaine manière, à travers la toute nouvelle Présidente du CPA, à la fois porte-parole et le porte-étendard du Commonwealth à travers le monde entier.

L’autre Parlementaire camerounais à s’être fait distinguer sur la scène internationale est l’Honorable Joseph OWONA KONO, lui aussi Député à l’Assemblée Nationale du Cameroun.

Au cours des assises de la 47ème de l’Assemblée Parlementaire du Groupe des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique et celles de l’intersession de l’Assemblée Parlementaire ACP-Union Européenne,  qui se sont tenues du 10 au 12 octobre 2017 à Bruxelles, l’Honorable Joseph OWONA KONO a été doublement élu pour un mandat de deux ans comme Président de l’Assemblée Parlementaire des ACP et co-Président de l’Assemblée Parlementaire ACP-Union Européenne.

À chaque fois, le Parlementaire camerounais a été élu à l’unanimité.

Il conviendrait ici de relever l’importance des fonctions que va occuper notre compatriote pendant les deux prochaines années, tant au niveau politique qu’économique, eu égard au rôle accru dévolu au Parlement Européen, principal interlocuteur du Parlement ACP.

À ce sujet, la Présidence du Cameroun va certainement constituer un atout majeur dans le dialogue politique avec les instances européennes.

Là encore, et au-delà des atouts personnels du tout nouveau Président qui se trouve être l’un de nos compatriotes, c’est le rayonnement et l’entregent de la diplomatie camerounaise qu’il faut saluer, non seulement en Afrique, mais également dans son action en direction de l’Union Européenne tout entière.

A ces deux victoires diplomatiques, s’ajoutent encore l’élection de Monsieur SHEY Jones au poste de Commissaire à la CEMAC chargé des Infrastructures, et celle de Monsieur EVANE Evariste, porté aux fonctions de Directeur Général Adjoint de l’Institut Sous-Régional Multi-Sectoriel des Technologies Appliquées, de la Planification, et de l’Evaluation des Projets.

Je présente donc les chaleureuses félicitations du Gouvernement à nos deux compatriotes, ainsi que nos vœux de plein succès des missions à la fois prestigieuses et titanesques qui viennent de leur être confiées.

Un autre point de l’actualité que je voudrais aborder concerne l’application par la totalité des pays membres de la CEMAC, du principe de la libre circulation des personnes dans leurs espaces commun et réciproques.

Comme vous le savez, il s’agit là d’une mesure longtemps attendue avec une certaine impatience par les populations de la sous-région.

C’est au cours du sommet extraordinaire du 31 octobre 2017 à Ndjamena que les Chefs d’États de la CEMAC ont constaté la mise en œuvre intégrale par la totalité des pays membres de cette libre circulation des personnes dans l’espace communautaire.

Déjà, pendant la 13ème conférence ordinaire des Chefs d’État et de Gouvernement à Djibloho en Guinée Équatoriale, les Chefs d’État, en prescrivant la mise en œuvre intégrale de cette mesure, avaient ordonné une mission circulaire dans tous les pays de la sous-région, afin de s’assurer de la matérialisation de cette décision.

Comme principale disposition d’accompagnement de cette décision, les Chefs d’État ont en outre autorisé à prélever 1,7 milliard de FCFA sur les ressources du FODEC, le Fonds de Développement de la Communauté, pour le paiement du solde dû à INTERPOL au titre de la mission de sécurisation des frontières extérieures de la Communauté.

Cette mesure consacrant l’effectivité de la libre circulation des personnes, constitue une avancée notoire dans l’objection d’intégration de notre sous-région, actuellement en proie à une crise économique majeure.

À contrario, la mobilité des acteurs économiques que sont les personnes, devrait bénéficier en premier lieu à la dynamique d’intégration et de compétitivité dont nous avons tous besoin.

Je vous remercie de votre aimable attention.

 

 

 

\"minok\"

Le Ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary, qui était face à la presse le 5 juillet 2016 à Yaoundé a dressé le bilan de ces attaques.Et rassuré les populations. En intégralité sa Déclaration.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Chers Invités,

Je vous souhaite une chaleureuse bienvenue et je vous remercie d’avoir répondu à l’invitation que je vous ai adressée pour prendre part au présent échange, qui porte sur la situation sécuritaire dans la Région de l’Extrême-nord de notre pays.

En effet, le mercredi 29 juin 2016 vers 21h30, dans le village de Djakana, département du Mayo-Sava, un jeune kamikaze âgé d’environ 25 ans, a fait sauter sa ceinture explosive parmi un groupe de jeunes qui était en divertissement dans un vidéo club de la place.

Pris au dépourvu par l’irruption du kamikaze à l’intérieur du local, les jeunes présents sur les lieux n’ont pas eu le temps d’anticiper sur le geste macabre de leur bourreau, et de l’intercepter avant qu’il ait pu actionner sa charge explosive.

Le bilan de cette attaque se chiffre à 11 civils tués en plus du kamikaze lui-même, et trois blessés.

Deux des blessés ont été transportés à l’Hôpital de District de Mora, et un à l’Hôpital Régional de Maroua.

Cette même nuit du 29 juin 2016, une cinquantaine de terroristes de Boko Haram a attaqué un poste de la Force Multinationale Mixte à Homeka, entre les localités de Bonderi et de Limani.

Au cours de cette attaque, un soldat camerounais a été blessé à l’épaule et évacué à l’Hôpital Régional de Maroua. Son pronostic vital n’est pas engagé. De source militaire, le bilan côté ennemi quant à lui fait état de lourdes pertes qui sont actuellement en cours d’évaluation.

L’attentat de Djakana, il faut le souligner, intervient alors que le dispositif mis en place au plan sécuritaire tant au niveau des Forces de Défense que des comités de vigilance apporte des résultats probants en termes d’occurrence des attaques ennemies.

Depuis le mois de février 2016 en effet, les Forces Spéciales de Défense camerounaises, sous la bannière du secteur 1 de la Force Mixte Multinationale, en parfaite synergie, lorsque cela s’est avéré nécessaire, avec les forces armées nigérianes, ont entrepris de vastes opérations de ratissage de part et d’autre de la frontière avec le Nigéria.

Jusqu’à l’heure actuelle, ces opérations se sont déroulées en huit éditions. Elles ont essentiellement visé la destruction du réseau des terroristes établi en territoire nigérian, et le démantèlement des bases arrières de Boko Haram en territoire camerounais.

Le bilan de ces opérations que le Gouvernement a toujours porté à la connaissance de l’opinion publique, est hautement positif avec des centaines de terroristes neutralisés, des armes de tous calibres saisies, des centaines d’otages libérés et surtout, une dizaine de laboratoires de fabrication d’engins explosifs détruits.

Au plan stratégique, on peut noter que les opérations dont le nom de baptême est « Arrow », ont porté un coup dur aux terroristes, anéantissant systématiquement leur centre de gravité et les poussant à se déporter vers l’extrême-nord du Nigéria, comme peuvent le témoigner les attaques signalées à Bosso et ses alentours au Niger.

Dans un tel contexte, l’attentat kamikaze de Djakana et l’attaque contre le poste de Homeka viennent rappeler que si l’ennemi est aujourd’hui agonisant, il conserve cependant une certaine capacité de nuisance.

Nos Forces de Défense disposent à ce sujet de capacités d’adaptation et de lecture stratégique leur permettant de tirer tous les enseignements sur cette évolution de la situation, et d’envisager d’autres mesures en cohérence avec la nouvelle donne sur le terrain des opérations.

Je vous annonce qu’en ce moment même, une grande  manœuvre est en train d’être menée par le Secteur n°1 de la Force Multinationale Mixte sous le commandement du Général de Brigade camerounais Bouba Dobekreo, avec la présence de 2 500 de nos militaires.

Depuis une douzaine de jours, le Secteur n°1 de la Force Multinationale Mixte a en effet investi la région de Makari dans une opération de ratissage et de reconquête des territoires nigérians naguère occupés par Boko Haram.

Plusieurs villages ont ainsi été libérés, pendant que les forces nigérianes progressent depuis l’intérieur de leur territoire vers l’hémisphère ouest en direction des frontières conjointes avec le Niger, le Tchad et le Cameroun.

C’est aussi le lieu de rappeler ici que les Forces de Défense et de Sécurité camerounaises, sous la haute impulsion du Président de la République, Son Excellence Paul BIYA, Chef des Armées, continue de préserver l’intégrité territoriale de notre pays dans leurs zones de responsabilité.

L’accroissement de leur capacité opérationnelle couplé avec leur sens du patriotisme, leur dévouement envers la nation tout entière et le professionnalisme dont elles sont dotées, sont en passe d’avoir raison de l’incarnation du mal et de l’obscurantisme que représente le groupe terroriste Boko Haram.

C’est donc une fois de plus l’occasion d’exalter le courage, la détermination et l’efficacité de nos Forces de Défense et de Sécurité, soutenues en cela par la bravoure des comités de vigilance agissant auprès  des autorités administratives, pour traquer et débusquer ces redoutables criminels, partout où ils pourraient se trouver.

Mais, même si l’ennemi est aujourd’hui à l’agonie, cette guerre n’est pas terminée. Et nos populations doivent le savoir pour maintenir une vigilance de tous les instants en collaborant tous azimuts avec les acteurs des forces organisées sur le terrain ; qu’il s’agisse des autorités administratives, des forces de défense et de sécurité ou des comités de vigilance.

Car, ne l’oublions pas, nous sommes dans une logique de guerre asymétrique où l’avantage militaire que nous avons imposé à l’ennemi ne nous met jamais totalement à l’abri d’un acte de couardise et de lâcheté des terroristes avançant toujours à visage masqué  et agissant par surprise.

 

Je vous remercie de votre aimable attention.

\"Volaille\"

Le Ministre de l’élevage des pêches et industries animales, Dr Taiga, le Ministre de la santé publique André Mama Fouda et le Ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, l’ont dévoilé le 30 juin 2016 à Yaoundé au cours d’une conférence de presse. Voici leur déclaration conjointe.

Depuis le 24 mai 2016, date de la déclaration de la grippe aviaire, le gouvernement a pris des mesures de lutte contre la propagation de la maladie, son contrôle et sa surveillance, ainsi que le suivi des personnes à risque.

En effet, à partir du foyer principal, notamment l\’entreprise avicole où le tout premier foyer a été découvert,  des mouvements non recommandés ont entrainé l\’apparition des foyers secondaires. A l’heure actuelle, force est de reconnaitre que la situation est sous contrôle. Les mesures prises ont effectivement permis la maîtrise de l’évolution de ces foyers qui, je puis vous l’annoncer, sont en nette régression.

Il est important de signaler qu’aucun cas de grippe humaine d’origine aviaire n’a jusqu’ici été détecté par les équipes du Ministère de la Santé Publique déployées dans tous les foyers.

Dans la lutte engagée contre l’Influenza Aviaire Hautement Pathogène (grippe aviaire), qui par ailleurs est potentiellement transmissible à l\’homme, le Gouvernement une fois de plus, se félicite de la bonne collaboration entre les départements ministériels concernés et remercie les pays amis du Cameroun, les organisations internationales, les partenaires financiers et les acteurs de la filière avicole pour leur accompagnement ainsi que leur adhésion active.

Le Gouvernement constate en outre que depuis quelques jours, aucun nouveau  foyer n’a été détecté, et appelle donc tous les acteurs plus que jamais, à redoubler de vigilance tout en respectant la veille sanitaire. Il est important que l’accalmie ainsi observée perdure. Elle  permet aujourd’hui au Gouvernement, dans le respect du code zoosanitaire international et la  réglementation en vigueur, de prendre les premières dispositions nécessaires complémentaires pour la relance des activités perturbées par cette situation difficile pour les producteurs et préoccupante pour l’aviculture camerounaise, notamment  dans les zones touchées.

Il s’agit de délimiter le territoire national en trois zones :

(1) les zones de protection entendues comme aires géographiques (arrondissement, département ou région) abritant des foyers ;

(2) les zones de surveillance, c’est-à-dire des aires géographiques situées autour de la zone de protection, où il y a absence de maladie et présentant un risque d’infection faible à modéré ;

(3) les zones indemnes  comprises comme des aires géographiques situées au-delà de la zone de surveillance, où il y a absence de maladie.

Des mesures spécifiques ont été édictées pour chacune de ces zones, dans le but d’éviter la contamination des autres élevages et de protéger la santé humaine.

Ainsi, pour les zones de protection, notamment les départements du Mfoundi, du Koung-Khi, de la Mvila et du Djerem où le risque d\’infection est très élevé, il s’agit entre autres de l’abattage des volailles infectées dans les foyers, du confinement du reste du cheptel des zones touchées; de l’interdiction du regroupement des volailles dans les marchés et de tout mouvement de volailles et produits avicoles à l\’intérieur de la zone, à destination ou en provenance des autres zones.

Pour les zones de surveillance, il s’agit des mouvements et des activités normales sous contrôle sanitaire à l’intérieur de la même zone sans empiètement sur les zones de protection ci-dessus indiquées.

Le reste du Territoire national est considéré comme zone indemne où les activités se sont toujours déroulées normalement.

Le Gouvernement est conscient de ce que cette situation est bien difficile pour tous les acteurs de la filière avicole.

Ces mesures sont nécessaires à deux titres :

  • protéger les populations camerounaises contre ce virus dont les communautés scientifique et sanitaire (humaine et animale) redoutent la transmission à l\’homme ;
  • protéger le reste du cheptel national, notre économie, ainsi que les marchés actuel et futur d’une aviculture camerounaise dynamique.

Le Gouvernement demande à tous les acteurs de la filière de se conformer à ce dispositif qui vise le contrôle durable de la maladie.

La Rédaction.

 

\"minok\"

Face à la presse le 24 mai 2016 à Yaoundé, le Ministre de la Communication, Porte parole du Gouvernement,  Issa Tchiroma Bakary, a dénoncé le Rapport de cette ONG qui classe le Cameroun  dans la catégorie des pays « Pas libres du tout  ». Voici en intégralité la déclaration du gouvernement.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Je vous souhaite une chaleureuse bienvenue à l’occasion de la présente rencontre au cours de laquelle nous allons nous entretenir sur des accusations dont le Cameroun fait l’objet, et ceci de manière récurrente, relativement à l’exercice des droits civils et politiques et des libertés publiques dans notre pays.

C’est notamment le cas, pour ne citer que l’un des plus récents, du rapport publié par l’ONG Freedom House, dans son édition 2016, sous le titre « Freedom in the World 2016. Anxious Dictators, Wavering Democracies: Global Freedom under Pressure ».

Dans cette édition, les faits allégués sur le Cameroun portent sur l’année 2015, mais d’autres rapports précédents émanant de la même ONG s’en prennent, et ceci de manière fort injuste, à notre pays sur cette même question.

Mais, permettez-moi, avant d’aborder le fond de mon propos, de vous exprimer toute ma gratitude pour avoir répondu aussi spontanément t à l’invitation que je vous ai adressée à cet effet.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Dans son rapport 2016, l’ONG Freedom House publie un classement de 195 pays à travers le monde à qui elle attribue un rang allant, s’agissant des populations de ces pays des appréciations de populations «libres », « partiellement libres », et « pas libres du tout ».

Et au gré de ce classement, les populations du Cameroun figurent dans la catégorie « pas libres du tout ».

Certains autres rapports traitant des mêmes questions pointent également du doigt notre pays pour ce qu’ils considèrent comme une inobservance chronique des droits civils et politiques, ainsi que des libertés publiques.

Le Gouvernement considère qu’un tel acharnement ne peut être le fait du simple hasard. Car, comment comprendre que des organisations, aussi variés et venant d’horizons divers, en viennent à chaque fois à conclure sur des contre-vérités aussi manifestes que celles contenues dans leurs différentes adresses ?

Est-ce en raison du parti pris des sources consultées par les auteurs de ces rapports ? Ou est-ce alors à cause du caractère univoque des choix de consultation des différentes sources possibles, étant entendu que seules les sources ayant un intérêt à biaiser la réalité auraient retenu l’attention des auteurs de ces différents rapports ? Ou encore, ne pourrait-on pas croire à un déficit d’investigation de la part des auteurs de ces mêmes rapports ? Pire mais tout à fait possible, serait-ce plutôt un choix délibéré des officines à l’origine de ces réquisitoires, de ne privilégier par des procédés inquisitoriaux, que des thèses accablantes contre nos Institutions ?

Quelle que soit l’hypothèse envisagée, et dès lors que les faits sont à un tel point altérés ou déformés, le Gouvernement ne peut rester impassible, tant le déni de réalité devient manifeste.

Vous comprenez que nous ayons donc tenu à rétablir la vérité des faits et à mettre à nu ces desseins de désinformation. Je voudrais pour ce faire présenter en gros, la situation du respect des droits de l’Homme au double plan des droits civils et politiques d’une part, et des libertés publiques d’autre part.

S’agissant tout d’abord des droits civils et politiques, je parlerai des aspects saillants qui, semble-t-il, intéressent le plus nos pourfendeurs, à savoir le processus électoral, le pluralisme et la participation politiques, ainsi que la gouvernance.

Parlant du processus électoral dans notre pays, qui comme vous les savez, se trouve être en rapport direct avec le pluralisme et la participation politiques, celui-ci s’est inscrit depuis le retour à la démocratie pluraliste, dans une parfaite dynamique d’amélioration allant dans le sens de l’équité, de la transparence et de la sincérité des votes.

Nous ferons avant tout remarquer à ce sujet, que la neutralité d’Elections Cameroon (ELECAM), organe indépendant chargé de la gestion du processus électoral et référendaire, ne fait point de doute, car elle est non seulement affirmée du point de vue des modalités juridiques ayant présidé à sa création, mais mieux encore, cette neutralité se manifeste chaque fois à l’occasion des actes qu’ELECAM pose dans l’exercice de sa charge.

L’importance des innovations majeures introduites avec succès dans l’organisation des élections au Cameroun, à l’instar de la biométrie, de la refonte des listes électorales en lieu et place d’une simple révision desdites listes, ou encore de la participation des Camerounais de l’Étranger à l’élection présidentielle, n’échappe à personne. Tout comme l’amélioration à la fois quantitative et qualitative du fichier électoral qui aujourd’hui compte plus de six millions d’électeurs régulièrement inscrits, constitue un indicateur de l’optimisation du processus électoral dans lequel notre pays s’est résolument inscrit.

La question de la gouvernance est quant à elle à mettre en rapport avec la protection de la fortune publique et la lutte contre la corruption, une préoccupation constante du Président de la République, Son Excellence Paul BIYA, depuis son accession à la magistrature suprême le 06 novembre 1982. Ce combat acharné contre les atteintes à la fortune publique s’est accru depuis quelques années.

Des structures administratives ont ainsi été créées en amont du processus de la répression, telles que la Commission Nationale Anti-Corruption (CONAC) ou encore l’Agence d’Investigation Financière (ANIF), en plus de l’organe administratif constitué par le Contrôle Supérieur de l’État.

Ces organes sont pris en relais en aval par les institutions judiciaires, dont certaines sont spécifiquement dédiées au contrôle de la gestion de la dépense publique et à la lutte contre les malversations sur la fortune publique.

C’est notamment le cas de la Chambre des Comptes de la Cour Suprême, du Tribunal Criminel Spécial, mais également de toutes les autres juridictions de l’ordre judiciaires, qu’il s’agisse de tribunaux de première et grande instances, des cours d’appel ou de la Cour Suprême.

Pour ne parler que du Tribunal Criminel Spécial, le nombre d’affaires pendantes devant cette juridiction n’a cessé de croître depuis sa création.

On est ainsi passé de 25 affaires en 2014 à 43 affaires en 2015 ; et le nombre de personnes poursuivies de 38 à 65 sur la même période. Dans le même temps, 31 personnes poursuivies ont été acquittées et 25 décisions d’arrêts des poursuites prononcées. Toujours en 2015, le montant des sommes réclamées par l’État se chiffrait à 4 milliards 587 millions 756 mille 658 francs CFA, et celui des sommes restituées à 552 millions 588 mille 642 francs CFA.

S’agissant des libertés publiques, nous parlerons plus particulièrement de la liberté d’expression et d’opinion, de la liberté de presse, de la liberté d’association et de réunion, de l’État de droit et des libertés individuelles.

Je voudrais avant toutes choses relever certains points qui procèdent de l’État de droit en ce qui concerne particulièrement la répression des actes de terrorisme.

Je souligne à ce sujet qu’en droite ligne de la stratégie de lutte mondiale contre le terrorisme, le respect des droits fondamentaux demeure l’une des valeurs structurantes de l’action du Cameroun dans la lutte contre ce fléau à l’échelle planétaire.

Ainsi, l’État du Cameroun, en ratifiant divers traités et accords en la matière, s’est fait l’obligation de respecter les engagements qui en découlent, et a, dans le prolongement de ces engagements, adopté une loi portant répression des actes de terrorisme, dont l’option de principe est celle des poursuites judiciaires dirigées contre des personnes suspectée de tels actes.

Ces personnes bénéficient des mêmes droits que les justiciables ordinaires, notamment la présomption d’innocence, les droits de la défense et les recours.

De plus, les poursuites engagées ne se soldent pas toujours par des condamnations systématiques. Je m’en vais vous donner ici quelques statistiques édifiantes à cet effet, à la date du 31 décembre 2015 : devant le Tribunal Militaire de Yaoundé, sur les trois décisions rendues à cette date, deux se sont soldées par des acquittements du chef de complicité d’actes de terrorisme et d’actes de cybercriminalité ; devant le Tribunal Militaire de Garoua, sur les 19 affaires pendantes à cette même date, deux décisions ont été rendues, dont l’une constatant l’extinction de l’action publique ; devant le Tribunal Militaire de Maroua, 209 procédures étaient instruites, parmi lesquelles 146 sont arrivées à terme avec 133 condamnations à mort, 11 condamnations à vie, deux condamnations à 20 ans d’emprisonnement, mais aussi 63 arrêts de poursuites et acquittements.

J’affirme donc ici qu’il n’existe à ce titre aucune exécution sommaire de personnes soupçonnées d’actes terroristes au Cameroun.

Je rappelle aussi que nos Forces de Défense et de Sécurité bénéficient d’une solide formation incluant la prise en compte du respect des droits de l’Homme dans l’exercice de leur métier et même en matière de lutte contre le terrorisme.

L’erreur étant humaine, lorsque des cas d’exactions sont notés, des procédures disciplinaires sont engagées à l’encontre de leurs auteurs qui, lorsque cela s’avère nécessaire, en répondent devant les juridictions compétentes.

On a par ailleurs lu ou entendu des récriminations adressées par nos contempteurs sur le non-respect de la liberté de la presse au Cameroun, où l’on dénombre pourtant en termes de pluralisme, des centaines d’organes de presse, plus d’une centaine de radios et plus d’une vingtaine de chaînes de télévisions, auxquels il faut ajouter un accès libre à l’Internet.

S’agissant de l’accès à l’information, on a ainsi entendu dire que les médias ou les journalistes de la presse privée ne seraient pas accrédités pour la couverture de certains grands événements à caractère officiel. Je vous laisse le loisir d’en juger par vous-mêmes et de vous faire une idée de la crédibilité de ces rapports qui accablent le Cameroun en matière de non-respect des droits de l’Homme.

Mieux encore, et même si on peut reconnaître que le niveau d’intervention de l’État auprès des médias à capitaux privés reste encore en deçà de son objectif minimal, il reste acquis que le Gouvernement a déjà souscrit à ce principe et que bon an, mal an, la presse privée bénéficie de l’effort national consenti aux dépenses d’intérêt général ; ceci dans le but de contribuer à sa viabilité économique et donc, au droit du public à l’information.

En ce qui concerne la liberté de réunion et de manifestation publiques, celle-ci est garantie par la loi. À ce titre, les réunions et les manifestations publiques ne sont soumises qu’au simple régime de la déclaration préalable.

Il importe donc de comprendre que le principe en la matière demeure la liberté de réunion et/ou de manifestation publiques, alors que l’interdiction en constitue l’exception.

Toutefois, même lorsqu’une manifestation ne fait l’objet d’aucune interdiction, les organisateurs de ces rencontres doivent s’en tenir à leur objet et leur lieu de déroulement tels que préalablement déclarés auprès des autorités compétentes.

D’une manière générale, les motifs retenus pour l’interdiction d’une réunion ou d’une manifestation publiques ne peuvent procéder que de la loi. Ces motifs ont du reste vocation à être connus de tous ceux qui prétendent à l’exercice du droit de réunion ou de manifestation publique. Ils concernent : l’absence de déclaration, les menaces avérées de troubles à l’ordre public, l’inexistence légale de l’organisation qui sollicite la tenue de l’événement public, le changement de l’objet initialement déclaré, le défaut de qualité du déclarant, le non-respect des délais légaux (la déclaration devant être faite trois jours francs au moins avant la tenue de la réunion ou de la manifestation). En tout état de cause toute interdiction est dûment motivée par l’autorité administrative, auteur de l’acte d’interdiction.

Il reste néanmoins qu’une telle mesure de restriction est susceptible d’un recours juridictionnel auprès des tribunaux administratifs compétents.

Nous remarquons cependant que nonobstant ce moyen légal de recours, la plupart des organisateurs de manifestation ou de réunions interdites, sans doute conscients de leurs propres turpitudes, préfèrent la voie détournée de l’agitation et de la désinformation par voie médiatique, à celle du rétablissement de leurs droits par des moyens judiciaires et donc, légaux.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Permettez-moi avant de terminer de vous tenir informé de ce que la plupart des organisations, auteurs de ces rapports sur l’exercice des droits de l’Homme dans notre pays, se soucient très peu de travailler avec les autorités de l’État en charge de la préservation et de la régulation de ces droits, préférant sans doute s’adresser à des bonimenteurs, bien placés à leur goût pour leur dire ce qu’elles souhaitent entendre.

Pour celles un peu plus scrupuleuses, qui de temps à autre, sollicitent des réponses ou une collaboration officielles du Gouvernement, elles les reçoivent toujours.

Mais grande est souvent la surprise de constater que jamais les contributions gouvernementales ne font l’objet d’une restitution au moment de la publication de leurs rapports.

Pire encore, ces rapports se suivent et se ressemblent toujours, comme si rien n’avait jamais évolué dans le paysage des droits de l’Homme au Cameroun ; ce qui trahit alors le parti pris et la volonté embusquée de leurs inspirateurs et de leurs comparses locaux de nuire aux intérêts et à l’image extérieure de notre pays.

Fort malencontreusement pour ceux-là, les Camerounais, dans leur écrasante majorité, ne sont jamais dupes de telles manœuvres qu’ils continueront de combattre avec la dernière énergie, résolument engagés qu’ils sont dans la mouvance de l’émergence conduite par le Chef de leur Nation, Son Excellence Paul BIYA.

Je vous remercie de votre attention.

\"Artistes1\"

Voici les raisons et objectifs de ce point de presse tenu le 26 avril 2016 à Yaoundé.

Les artistes musiciens, les Associations et Syndicats d’Artistes Musiciens, se sont réunis le 26 avril 2016 à Yaoundé pour évaluer le processus d’assainissement de la gestion collective du droit d’auteur et des droits voisins du droit d’auteur dans l’art musical. Processus prescrit au gouvernement par le Chef de l’Etat, Paul Biya et piloté par le Premier Ministre, Chef du gouvernement, Philémon Yang.

C’est au terme de cette importante concertation que  les membres du collectif « trop c’est trop » pour l’assainissement de la gestion collective dans l’art musical et d’autres organisations et syndicats d’artistes musiciens partageant la préoccupation d’assainissement ayant rejoint le collectif, ont tenu leur point de presse à Yaoundé. « Dans une volonté d’union consensuelle pour la construction de l’avenir de l’art musical pour l’assainissement de sa gestion collective » indique le Communiqué de presse rendu public par le Collectif.

Ce point de presse avait donc pour objectif de partager avec la famille des médias nationaux et l’opinion publique nationale l‘appréciation des artistes musiciens dont les associations et syndicats sont constitués au sein du Collectif, des mesures gouvernementales d’assainissement. Il était aussi question d’exprimer au gouvernement les attentes immédiates des ayants droits en terme de parachèvement du dispositif légal sur le cheminement devant conduire à très brève échéance à la relance des activités de gestion collective dans l’art musical en conformité avec le décret 3979 du Premier Ministre du 25 septembre 2015 fixant les modalités d’application de la loi 2000/011/ du 19 décembre 2000 relative au droit d’auteur et aux droits voisins du doit d’auteur.

Dans une Communication lue par la chanteuse et doyenne Rachel Tchoungui, qui avait à ses côtés Ze Bella,Djene Djento et Jean-Paul Fouda Ottou, le Secrétaire Général du Syndicat national des professionnels de la musique (Synaprom) , Syndicat que dirige le promoteur culturel Raymond Tchengang, les Artistes saluent « la volonté du gouvernement à assainir de façon définitive la gestion du droit d’auteur au Cameroun ».

Ils ont aussi  apprécié avec enthousiasme « le pouvoir conféré au Ministre chargé de la culture de saisir la justice aux fins de la liquidation des sociétés dont l’agrément aura été retiré(cas de la CMC) ou n’aura pas été renouvelé (cas de la SOCAM) cf.art.31(2), cette disposition clos définitivement le pseudo débat sur la fusion CMC/SOCAM l’une s’étant vu retiré l’agrément en 2008 et l’autre n’ayant pas obtenu le renouvellement du sien en 2013 et engage les titulaires des droits à la création d’un nouvel organe de gestion collective ». Plusieurs vedettes de la chanson camerounaise ont pris part à cette concertation et au point de presse : Jean Pierre Essome, Josco l’inquieteur, Ledoux Marlin, Ngoye Djeka, Simon Messanga, Messi Ambroise, entre autres.

Comme un seul homme, ils ont reconnu que « l’absence d’une société de droits d’auteurs dans le domaine de l’art musical est préjudiciable aux auteurs, compositeurs, interprètes et aux producteurs ». Le gouvernement est donc interpelé pour une véritable normalisation de ce secteur.

Ericien Pascal Nguiamba.

\"Vitrine1\"

La première réunion préparatoire tenue le 23 mars 2016 à Yaoundé a permis au Comité d’organisation et à tous les acteurs impliqués, de faire des suggestions pour la réussite de cet évènement prévu du 23 au 28 août 2016 au Palais des Sports de Yaoundé.

Désormais on ne parle plus du Salon de l’Action gouvernementale, mais plutôt de « La Vitrine du Cameroun ». C’est la nouvelle appellation de cet évènement dont la 5ème édition se tient du 23 au 28 août 2016 au Palais des Sports de Yaoundé, a indiqué à yaoundeinfo.com, le Chef du Projet, Patrice Assiga Eyene au sortir de la première réunion préparatoire présidée par le Pr. Bernard Momo, Coordonnateur du Programme Nationale de Gouvernance(PNG), en présence des responsables chargés d’animer la communication institutionnelle au sein des administrations, publiques. Et privées.

Au sujet du changement de l’appellation de l’évènement le Chef du Projet explique  qu’ «  il était important de trouver une approche mobilisatrice qui puisse permettre à toutes les forces de la nation de s’impliquer, de présenter ce qu’il ya de bien dans notre pays; de présenter les efforts que le gouvernement déploie tous les jours pour le bien-être des populations mais surtout  amener les populations à comprendre qu’elles peuvent permetre au gouvernement de réorienter ses politiques, en faisant des suggestions, en exprimant leurs problèmes et surtout en échangeant directement avec les pouvoir publics, avec les membres du gouvernement»

Cette année La Vitrine du Cameroun qui se célèbre sous le thème  \”Synergies pouvoirs publics-populations pour le développement efficient du Cameroun\”, sera marqué par des conférences thématiques, ateliers, exposés, expositions, rencontres, soirées de partenaires avec comme innovations la présence au Salon des 10 régions du Cameroun, mais aussi des investisseurs sud-africains et turcs invités d’honneur.

\"Vitrine2\"

Pour le Directeur de la Communication et du Marketing de la Cameroon télécommunications(Camtel), Benjamin Gérard Assouzo’o « Il est question pour  La vitrine du Cameroun de « prendre une autre dimension. Ce sera désormais un cadre véritable d’échanges  entre le gouvernement qui a quelque chose à montrer, le gouvernement qui a mené des actions en faveur de ses populations. Nous pensons que la communication gouvernementale ne va plus suffire à elle seule  à présenter les chantiers si vastes qui sont déployés par le gouvernement. Il faut que cette communication trouve un autre cadre, un cadre sur le terrain  pour que le peuple vienne voir ce que le gouvernement fait pour lui ». Pour  le Patron du Marketing et de la Communication de Camtel-entreprise partenaire principal du Salon- « Le deuxième enjeu est que Nous allons  commencer les échanges avec l’extérieur. Et cette année c’est avec l’Afrique du sud pour amener les gens qui viennent échanger avec  les organisations locales, les institutions locales afin de voir comment on peut prendre l’exemple de ce pays émergent  fort pour nous aussi avancer. Il n’ya aucune honte à prendre de tels exemple pour pouvoir avancer ».

Bon à savoir ce Salon lancé en 2012 et porté par le Cabinet Mon communicateur est parrainé par le Premier Ministre, Chef du gouvernement. Le site web www.sago.cm a ainsi été créé pour apporter plus d’informations sur cet évènement qui met désormais le « cap sur la maturité ».

Ericien Pascal Nguiamba.

 

\"philemon-yunji-yang\"

C\’est sous la présidence du premier ministre, chef du Gouvernement, Philémon Yang que se tient la 7e Session du Cameroun business forum, mardi 15 mars 2016 à l´Hôtel Sawa à Douala.

«Pour une meilleure perception du climat des affaires au Cameroun», c’est autour de ce thème que sera placé les travaux de la 7ème édition du Cameroun business forum (Cbf). Au cours de cette rencontre qui réunit  autour du chef du gouvernement, une pléthore de ministres, il sera question d’examiner les recommandations émises à l’édition 2015.

Parmi les sujets à l\’ordre du jour, la création d’entreprises, le paiement des impôts, le commerce transfrontalier,  l’accès à la propriété, le permis de bâtir,  la promotion de l’investissement,  l’accès au financement et de l’obtention de prêt de l’inspection, de la gouvernance et de l’économie.

Seulement,  cette rencontre se tient dans un contexte particulier selon le rapport de Doing Business 2016. Le Cameroun chute de la 168ème  place à la 172ème sur 189 économies évaluées. Le pays perd ainsi 4 places dans ce classement.

Entre autres objectifs visés par cette rencontre annuelle, lever les obstacles liés au monde des affaires, en appliquant les réformes adoptées en vue d’encourager le secteur productif, accélérer l’élaboration des réformes qui améliorent le climat des investissements et le rang du Cameroun dans le classement du rapport Doing Business ou autres agences.

Le Cameroun business forum (Cbf) est un mécanisme de dialogue du secteur public, du privé et des investisseurs mis en place pour œuvrer à l’amélioration du climat des affaires chaque année.

Créé par le gouvernement camerounais avec l’appui d’Ifc en 2006, le Cbf est rendu opérationnel en 2009. Destiné à appuyer le gouvernement dans ses efforts en faveur d’une croissance économique, son existence procède d’une volonté commune des parties prenantes d’améliorer le cadre réglementaire à travers une mise en œuvre efficace des réformes.

source: crtv.cm

*Le titre et la photo sont de la Rédaction

\"minok\"

Selon le Ministre de la communication, Issa Tchiroma Bakary, qui était face à la presse le 10 mars 2016 à Yaoundé, ces hauts commis de l’État et personnalités du monde des affaires sont tout simplement poursuivis dans le cadre de la lutte menée par le Chef de l’État, Paul Biya, contre la corruption et les atteintes à la fortune publique.

Le Ministre de la Communication explique pour le déplorer que « L’intensification de ce vaste mouvement d’assainissement des mœurs économiques face à l’impératif de protection de la fortune publique fait pourtant naître dans certains esprits, l’idée qu’il ne s’agirait en réalité que d’une manœuvre d’épuration politique destinée à écarter de la course au pouvoir suprême, d’hypothétiques concurrents du Chef de l’État en fonction. Autrement dit, pour ceux-là, les poursuites judiciaires concernant ces hautes personnalités, sous le prétexte de procédures de droit commun, ne seraient donc que d’habiles subterfuges dont le point de chute consisterait en la destruction d’une certaine élite politique émanant de l’intérieur du pouvoir ». Pour le porte parole du gouvernement camerounais « certains médias s’en sont fait l’écho et ont choisi de mettre le sujet en débat. Tout constat fait, ces médias ne sont que les relais d’une certaine opinion incarnée ci-et-là par des groupuscules d’activistes issus de quelques organisations de la société civile, ou alors par ceux-là même qui, directement concernés par ces poursuites judiciaires, ont opté de prendre la parole pour tenter de travestir les faits et se poser en de malheureuses victimes expiatoires d’une cabale politique savamment orchestrée ».

Le Ministre Issa Tchiroma Bakary indique que la rencontre avec la presse était l’occasion pour le Gouvernement de « remettre les choses à leur place, afin d’éviter toute confusion dans les esprits des uns et des autres, face à ce qui s’apparente à des manœuvres de dérobade de la part de ceux-là mêmes qui espèrent tirer profit d’une telle campagne de désinformation et qui, par un tel stratagème, tentent de jeter le discrédit sur notre système judiciaire ». Le Ministre de la communication fait observer que « Nous entendons parler depuis quelques temps, de persécution ou de prisonniers politiques, sous le couvert, nous dit-on, de procédures judiciaires classiques. La seule chose qu’il faille véritablement retenir, c’est qu’il est demandé le plus légitimement du monde aux uns et aux autres, de répondre de la gestion des deniers publics qui leur sont confiés pour l’exécution des tâches et des missions précises visant la satisfaction de l’intérêt général ». Le Ministre Issa Tchiroma Bakary se demande alors « De quelle persécution politique s’agirait-il donc, alors que dans notre pays, comme chacun peut s’en rendre compte, la compétition politique est libre et les règles de cette compétition connues de tous ? Des concurrents politiques, le Président Paul BIYA en a toujours eu, et ceci à profusion ; la preuve d’ailleurs de la vitalité et de la consolidation de la démocratie et de l’État de droit dans notre pays…S’agissant en tout cas de la quarantaine de procédures déjà traitées ou en cours de traitement auprès des juridictions compétentes pour des faits majeurs de détournements de deniers publics, il n’a, jusqu’à l’heure actuelle, jamais été possible de relever le moindre indice d’assimilation ou même seulement de rapprochement avec de supposés projets politiques nourris par les mis en cause ou les personnes condamnées. Et même pour des procédures encore pendantes qui, semble-t-il, font actuellement piaffer d’impatience certaines personnes concernées ainsi que leurs affidés, il est toujours possible de faire cette même démonstration du fait que justice et politique sont ici loin de se mêler ; que les reproches ou soupçons qui pèsent sur les mis en cause n’ont rien de politique et qu’ils ne tiennent qu’à l’impératif de protection de la fortune publique ».

Même si au cours de sa déclaration, le porte parole du gouvernement a évité de citer les noms des « mis en cause », une certaine opinion parle des personnalités et anciens barons du régime notamment Marafa Hamidou Yaya, ancien Secrétaire Général de la Présidence de la République, et ancien Ministre d’Etat en charge de l’administration du territoire, Jean Marie Atangana Mebara, ancien Secrétaire Général de la présidence, Urbain Olanguena Awono, ancien Ministre de la santé publique entre autres…

Ericien Pascal Nguiamba.

 

\"Bir1\"

Face aux journalistes ce 29 janvier 2016, le Ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary a dénoncé des allégations d’exactions et de violation de droits humains concernant les Forces de Défense et de Sécurité camerounaises dans le combat contre Boko Haram, répandues par certains médias étrangers particulièrement l’Agence Associated Press. Voici en intégralité la mise au point et les éclairages du porte parole du gouvernement camerounais.

« Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Je vous souhaite une chaleureuse bienvenue à cette rencontre à laquelle je vous ai conviée, pour vous entretenir sur l’acharnement dont nos Forces de Défense et de Sécurité sont victimes de la part de certains médias étrangers et en particulier, d’une agence de presse internationale, au sujet de prétendues exactions que les militaires camerounais, sous le prétexte du combat qu’elle mènent contre la horde criminelle « BokoHaram », auraient pris l’habitude d’exercer sur des populations civiles en territoire nigérian.

De fait, l’agence de presse « Associated Press » par la voix de son antenne nigériane, a une de fois de plus crû bon de s’appuyer sur les témoignages d’un personnage présenté comme le vice-chef d’un comité de vigilancecôté nigérian – uncertain Muhammad Abba – lui-même affirmant ne tenir ces allégations que d’une source l’ayant contacté par téléphone, pourmettre en accusation l’Armée camerounaise dans ce qu’elle considère comme des tueries massives de civils nigérian , des pillages et des incendies de villages entiers et même, plus grave encore, de vulgaires vols de bétail et autres extorsions de biens.

Ces allégations sont ensuite allègrement reprises par des sites d’informations et par quelques médias étrangers, pour tenter de leur donner une résonnance à l’échelle mondiale, et espérer freiner ainsi l’élan victorieux de l’Armée camerounaise sur BokoHaram.

Une fois de plus, le Gouvernement camerounais rejette en bloc ces accusations.

Une fois de plus, le Gouvernement camerounais rappelle que les opérations militaires effectuées en territoire nigérian dans la zone décrite par ces médias, sont le fait du secteur militaire n°1 de la Force MixteMultinationale appuyée en cela par les forces des opérations Alpha 1 et Emergence 4, et qu’elles se font toujours en parfaite synergie avec le commandement militaire nigérian.

Nous rappelons aussi que les Forces de Défense camerounaises sont des unités militaires professionnelles et qu’en tant que telles, les hommes et les femmes quiles composent bénéficient d’une solide formation en matière de respect des droits humains dans les actions qu’ils mènent au quotidien.

Ce sens du respect des droits humains de même que les remarquables capacités militaires de l’Armée camerounaise, lui ont toujours valu le respect et la satisfaction de la communauté internationale, comme en témoignent ses participations réussies aux différents contingents de maintien de la paix placés sous l’égide de l’ONU ou de l’Union Africaine, pour ne citer que celles- là.

Parlant des opérations menées par l’Armée camerounaise dans la lutte contre BokoHaram, de nombreux médias venus du monde entier affluent au quotidiensur le terrain des combats, pour effectuer des reportages qui sont ensuite relayés selon le cas, dans leurs colonnes ou sur leurs antennes.

Ces médias, sur lesquels le Cameroun n’exerce pourtant aucun pouvoir ni aucune influence, ont-ils jamais été témoins de situations d’exactions prétendument perpétrées par nos soldats ?

Au contraire, une comparaison entre les opérations menées ces deux dernières semaines par nos Forces de Défense et de Sécurité et les pires atrocités commises par la horde criminelle BokoHaram, montre à suffisance ce professionnalisme de l’Armée camerounaise.

En effet notre Armée, qui est une force régulière à l’opposé des terroristes de BokoHaram, fait usage des tactiques homologuées par les conventions internationales en matière de conflits armés, et garde la main pour que ce faisant, les pertes en vies humaines et autres dégâts collatéraux au niveau des populations civiles, soient, à défaut d’être inexistantes, à tout le moins réduites à une portion congrue.

Le professionnalisme de l’Armée camerounaise dont nous parlons ici n’est donc pas un simple slogan.

Notre Armée l’a encore démontré tout récemment, alors qu’elle était attaquée par une bande de délinquants sur le camp du 26ème Bataillon d’Infanterie Motorisée de Wum dans la région du Nord-ouest. Complètement déchaînés et devenus quasiment hystériques, ces délinquants qui tiraient prétexte de ce qu’une personne avait trouvé la mort dans une rixe l’opposant à un militaire, ont décidé de prendre d’assaut le casernement militaire, cassant et brûlant tout sur leur passage, y compris du matériel militaire.

L’on sait aujourd’hui que n’eût été le sens de discernement et de la mesure de notre Armée, cet incident se serait terminé dans un véritable bain de sang.

Pour sa part, BokoHaram n’est rien d’autre qu’une horde de barbares pour lesquels les droits humains, y compris ceux de l’enfant, n’ont aucun sens. BokoHaramutilisedes personnes vulnérables tels que des enfants et de simples adolescents qu’elle transforme en bombes humaines, pour tuer sans vergogne ni remord de pauvres innocents, parmi lesquels des bébés assassinés sur le dos de leurs mères – elles-mêmes soufflées par des bombes à sous-munitions et réduites en miettes par ces engins de la mort pourtant proscrits par les conventions internationales en matière de guerre.

Au cours de mon précédent échange avec vous, j’avais déjà présenté le bilan macabre des pertes en vies humaines et en biens matériels subis par notre pays du fait de son agression par BokoHaram.

Je voudrais aujourd’hui simplement rappeler que depuis le 13 janvier 2016, soit en l’espace de 17 jours seulement, les attentats suicides perpétrés par BokoHaram ont déjà fait 57 morts et 70 blessés, tous de simples civils comprenant en outre femmes et enfants, soit 11 morts à Kouyapé le 13 janvier 2016, 5 à Nguetchewe le 18 janvier 2016, 37 à Bodo le 25 janvier 2016 et 4 à Kerawa il y a 24 heures seulement.

\"minok\"

Alors que de tels faits parlent d’eux-mêmes et mettent en évidence la cruauté et de la violence aveugle d’un ennemi complètement déshumanisé, comment comprendre qu’une sauvagerie et une barbarie comme celles-là puissent être jugées d’égal à égal avec l’action d’une armée régulièrequi elle, ne fait rien d’autre que de défendre un État souverain disposant du droit légitime à se protéger ?

Nous sommes donc en droit de questionner la légitimité et les véritables mobiles de nos procureurs de circonstance, tout simplement parce que, sur la base de simples ragots, colportés par des suppôts à peine masqués de BokoHaram, des organisations de la société civile, activistes bien connus en matière de droits de l’Homme, et même certains médias à la notoriété pourtant avérée, choisissent ainsi de décocher leurs flèches contre ceux-là qui pourtant, portent les valeurs civilisationnelles et mènent un combat juste et légitimes pour le triomphe de ces valeurs.

On peut dès lors se demander si un tel harcèlement procède du simple hasard.

On peut d’autant plus se le demanderque les tirs des barrages médiatiques essuyés à l’heure actuelle par les Forces de Défense et de Sécurité camerounaises, interviennent et s’intensifient au fur et à mesure de l’action portée par notre Armée, conjuguée à celle de la Force Mixte Multinationale et des offensives victorieuses que mènent l’Armée nigérianeà l’intérieur de son territoire, tendent à réduire à sa plus simple expressionBokoHaram, voire à lui porter l’estocade finale sur le terrain militaire.

Et c’est ainsi qu’il faut comprendre le changement de tactique parfaitement visible dans la stratégie de BokoHaram.

Face à l’hermétisme du rideau défensif imposé par l’Armée camerounaise, ces criminels impénitents sont désormais contraintsà opter pour de lâches attaques kamikazes sur des populations civiles.

Nous voulons donc adresser ce message à ceux-là, qu’il ne serait plus exagéré de considérer comme de véritables officines de propagande au service de BokoHaram : le peuple camerounais est loin d’être dupe de la tentative de manipulation qu’elles sont en train d’opérer. Mais qu’elles sachent que leur vil stratagème est aujourd’hui démasqué et qu’il ne fera que renforcer l’unité et l’engagement du peuple camerounais aux côtés de son Chef, le Président de la République SonExcellence Paul BIYA, Chef des Armées.

Qu’elles sachent aussi que plus que jamais, fortes de ce soutien et de cet engagement, les Forces de Défense et de Sécurité camerounaises iront jusqu’au bout de leur mission qui consiste à éradiquer à jamais le phénomène BokoHaram sur notre territoire; et que pour ce dessein à la fois juste et légitime, le Cameroun continuera de bénéficier de l’appui de ses nombreux amis du Cameroun et l’ensemble de la communauté internationale, en dépit de leur grossière tentative de distraction de cet engagement

Vous aussi, Mesdames, Messieurs les Journalistes, vous ne devez jamais faire la moindre place à cette entreprise de manipulation.

Cette responsabilité – cellede prêter main forte au combat que mène la Nation tout entière, votre Nation, celle dont vous faites partie intégrante – vousincombe au premier plan.

Vous le faites déjà si bien ; je vous demande simplement de continuer dans cette voie, de rester vigilants et d’une vigilance de tous les instants.

Je vous remercie de votre aimable attention. »

 

\"Emmanuel-Nganou-Djoumessi\"

Dans un document intitulé  « Nos commentaires, nos suggestions et nos recommandations au nouveau Ministre des Travaux Publics», le président national du RDPF-KUMZSE, le Dr Ndemmanu Antoine De Padoue interpelle le Ministre Emmanuel Nganou Djoumessi sur le mauvais état du réseau routier national. Voici en intégralité le Document parvenu à notre Rédaction.

« Le nouveau Ministre des Travaux Publics dans son expression liminaire après sa reconduite au Gouvernement (toutes nos félicitations) comme Ministre des Travaux Publics, s’est exprimé publiquement sur la situation de notre réseau routier actuel en très mauvais état et nous a fait la promesse de faire tout ce qui est à son pouvoir pour que nos routes retrouvent un bon état et permettre de concourir à la réduction des accidents et autres risques insécuritaires dus à leur mauvais état.

Le Ministre des Travaux Publics, nous a fait savoir qu’il aurait ordonné une étude dont le rapport serait disponible à la mi-mars voire fin du mois de mars 2016 ! Ce qui pour le Ministre des Travaux Publics semble normal, mais nous pose un problème que nous mentionnons ici au passage, comme suit : « Il faut dire que pour le Ministre des travaux publics deux (02) mois d’attente est insignifiant par rapport à trois (03) voire cinq (05) années d’attente consommées et passées » ; mais la vérité selon nous et toute autre, puisqu’il nous paraît judicieux si ce n’est impérieux de faire quelques observations et recommandations qui s’imposent. Tout d’abord, l’actuel Ministre des Travaux Publics a été le Ministre de l’économie et de la Planification avant sa nomination au Ministère des Travaux Publics, ce qui d’ailleurs et selon nous justifierait le choix du Président de la République en sa personne, qui en le reconduisant, ait voulu que ce qu’il a lui-même planifié en tant qu’ancien Ministre de l’économie et de la Planification avec l’apport de son ex-collègue du Ministère des Travaux Publics, du moins pour ce qui est des infrastructures routières, soit diligenté avec l’engagement sans délai desdits travaux de réfection ; mais apparemment ce n’est pas le cas,puisque le nouveau Ministre des travaux publics, que vous êtes, a plutôt sollicité et ordonné des études supplémentaires, lui permettant de mieux apprécier la situation avant de déclencher les opérations de déploiement sur le terrain des services techniques en charge de l’entretien et du suivi des routes.

Par contre, le choix de cette procédure par vos soins, nous surprend, puisque selon nous tous éléments sont constitués et réunis pour que le Ministre des Travaux Publics, ordonne le déploiement de ses équipes techniques et ceci sans délais pour lesdites réfections dans les arrondissements et les localités défectueux. Le Ministère des Travaux Publics est constitué dans son organigramme :Des chefs de services des travaux publics et de leur équipe sur le terrain en charge des interventions de réfections, etc., les chefs services des travaux publics ont comme hiérarchies, les délégués départementaux des travaux publics, les délégués régionaux des travaux publics, le sous-directeur et le directeur des travaux publics, le Secrétaire Général du Ministère des Travaux Publics et un Ministre pour coiffer le département Ministériel en charge des Travaux Publics. Cet organigramme permet au Ministre des Travaux Publics d’être permanemment au courant de l’état des routes journalièrement voire hebdomadairement ou mensuellement. Ces informations disponibles pour la plus part de temps et selon nos enquêtes, souffrent de la mise en application des recommandations faites par les différents services de votre département ministériel en charge de l’entretien et du suivi des états de nos routes bitumées dans leur localité respective et pour une distance estimée sur un peu plus de six (6000) mille kilomètres et non d’une étude supplémentaire.

Nous devons vous faire remarquer pour votre gouverne, qu’il existe plus de soixante-cinq (65%) pour cent de ces routes bitumées, qui sont construites en virages et non en lignes droites, ce qui est, selon nos études, l’une des causes majeures voire contraintes à une bonne circulation et aussi aux accidents de la route alors qu’elles pouvaient tout simplement être construite en ligne droite sans autres formes de procès. Nous affirmons sans nul doute, qu’il n’est pas utile voire nécessaire de mener des études supplémentaires pour pouvoir déployer sur le terrain vos équipes en charge de l’entretien et du suivi de l’état de nos routes et qui n’attendent que les ressources financières sollicitées, nécessaires et disponibles pour lesdits travaux (Quatre-vingt-dix (90) milliards de francs cfa budgétisés).

Bien évidemment, nous convenons avec vous, qu’il est plus professionnel d’ordonner des études pour les tronçons et les nouveaux axes-routiers à construire dans le cadre de l’extension de notre réseau routier(Autoroutes et échangeurs) pour une meilleure accessibilité dans nos villes et localités; mais vous conviendrez également, Excellence Monsieur Le Ministre des Travaux Publics, qu’il urge aussi de mettre à la disposition des services d’entretien des routes, des délégations départementales et régionales, les ressources financières adéquates, planifiées et disponibles pour leur permettre de procéder sans délai et sans plus attendre aux réfections suggérées, planifiées et programmées, celles-ci ne souffrent d’aucune autres études supplémentaires !!!!!!.

Nul n’a le monopole du savoir et la perfection n’étant pas de ce monde, il nous paraît plus judicieux de partager avec vous et vos collaborateurs et collaboratrices à travers cette publication, que nous avons intitulée : « Nos commentaires, nos suggestions et nos recommandations au nouveau Ministre des Travaux Publics », notre modeste contribution à la mission qui vous a été confiée.

Espérant, que ces quelques lignes, vous permettront de revoir votre feuille de route ainsi que vos prévisions et permettre à vos services techniques d’être diligents quant à votre mission, qui va concourir certainement au bonheur de tous nos concitoyens, soucieux d’aller et de venir dans des conditions d’état de route moins dangereux et plus sécurisé; Nous vous souhaitons, à vous, à votre famille, à vos collaborateurs et collaboratrices, au Gouvernement de la République :

 

UNE BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2016 !

AINSI QUE NOS VŒUX LES MEILLEURS !!!!!!

Pour le RDPF-KUMZSE

Le Président National,

Dr NDEMMANU Antoine De Padoue