\"Flavien

Son ouvrage « Prisonnier malgré moi… Récit d’un migrant clandestin » paru aux éditions Harmattan Cameroun en 2015 a été dédicacé le 25 février 2016 à Yaoundé.

Le livre parle d’un jeune africain de 33 ans, issu d’une famille pauvre, avec un niveau scolaire moyen. N’arrivant pas à trouver d’issue dans son pays, il décide de quitter son Cameroun natal à la recherche d’une vie meilleure. Son voyage dont la plus grande partie s’effectue dans la clandestinité, l’oblige à passer par plusieurs pays de l’Afrique de l’ouest et du nord, parmi lesquels le Maroc son pays d’accueil par défaut. Mais la détermination du jeune homme est finalement essoufflée par les souffrances qu’il endure. Du coup le désespoir s’installe. Et il finit par conclure qu’il est prisonnier de son rêve.

Cet ouvrage raconte en réalité une séquence pathétique de la vie de l’auteur, qui est celle de beaucoup de jeunes africains qui partent vers des horizons incertains à la recherche du bonheur, de la « terre promise » : l’Hexagone. Il peint clairement la réalité d’une jeunesse sans repères, et en proie à la mal-gouvernance qui caractérise la plupart des pays de cette Afrique que l’occident tient à recoloniser. Au cours de la dédicace de cet ouvrage le 25 février 2016 à Yaoundé, l’on a remarqué la présence d’Amélie James Koh Bela, spécialiste du phénomène d’immigration clandestine en Europe, conviée à partager sa riche expérience avec le public. Et Jean-Claude Awono, Président de la ronde des Poètes du Cameroun qui a signé la note de lecture.

Né le 22 mai 1973 à Menguémé dans la Région du centre Cameroun, Flavien Anicet Bilongo fait ses études universitaires à Yaoundé, où il obtient une capacité en droit et économie. Il se forme en journalisme, en direction et administration de production cinéma et télévision. Et incarne également quelques rôles dans des séries télévisées. Il est par ailleurs le président de l’association RETOUR AU PAYS et est considéré comme l’un des militants de la première heure pour la défense des droits des migrants au Maroc. Son livre mérite d’être lu à la fois par les jeunes africains et les dirigeants du continent.

Ericien Pascal Nguiamba.

 

\"Bernard

Le célèbre écrivain ivoirien Bernard Binlin Dadié, auteur de \ »Le Pagne Noir\ », a reçu le Prix Unesco Unam Torres Bodet.

Le lauréat qui a eu 100 ans, il y a quelques jours, a reçu ce prix décerné pour son action en faveur de la culture africaine.

Bernard Dadié est l\’un des plus grands écrivains et dramaturge du continent. On lui doit notamment Climbié, les Belles Histoires de Kakou Ananzé, l\’araignée.

Homme politique, il a notamment contribué à l\’indépendance de son pays, la Côte d\’Ivoire.

Il a servi comme ministre des Affaires Culturelles de 1977 jusqu\’en 1986, et a fait des efforts pour promulguer les arts africains.

Son respect pour la culture africaine a inspiré Dadié à établir le Cercle Culturel et Folklorique de la Côte d’Ivoire en 1953.

La même année, Dadié a publié son premier roman, Climbié, qui décrit la vie d’une société rurale de la Côte d’Ivoire.

Avec les publications Un Négre à Paris (1959), Patron de New York (1964), et La Ville ou nul ne meurt (1968), Dadié a créé un nouveau genre de littérature africaine qui s’appelle les chroniques.

Source BBC Afrique

\"jmairy2

La dédicace des romans « Et il n’eut pas de fin » et « Haine Secrète » organisée le 28 septembre 2015 à Yaoundé a été marquée par la présence de nombreux amis et anciens camarades de Lycée de l’auteure.Des ouvrages à lire absolument.

La littérature camerounaise vient de s’enrichir de deux nouveaux ouvrages. « Et il n’eut pas de fin » et « Haine Secrète ».Des romans écrits par J.Mairy Dietch(photo dédicace), une camerounaise de la diaspora basée à Saigon au Vietnam mais  qui a décidé de revenir dans son pays, partager avec ses compatriotes le contenu de ces deux œuvres que le public appréciera incontestablement au regard des messages que l’auteure y véhicule. « Et il n’eut pas de fin » est une histoire d’amour idyllique où les amoureux s’aiment au point de deviner ce que l’autre partenaire veut du fond de son cœur. Mais un amour qui prend un coup à cause de l’ascension sociale de la femme vue d’un mauvais œil par le mari. Dès lors, l’homme va s’apercevoir que son épouse commence à lui échapper. D’où des agissements en réel paradoxe avec l’amour. Et c’est le début du conflit.305 pages, 15 chapitres, le livre mérite une lecture intégrale.

Quant à « Haine Secrète », c’est un roman de 267 pages compartimenté en 17 chapitres. La version anglaise de ce Roman est sortie en décembre 2014 et la version française en février 2015. Ici deux paisibles parents découvrent l’homosexualité de quatre de leurs cinq enfants de la pire manière. Le roman devient alors en réalité l’histoire d’un phénomène qui apparait comme étant universel tout en révélant combien la pression sociale, combinée avec une certaine perception des valeurs traditionnelles, sont susceptibles de conduire un jeune homme à l’extrême. « Haine Secrète » est donc « un roman à clé qu’il ne faut pas lire de manière bâclée » a déclaré le journaliste Serge Pouth, analyste. Pour lui c’est « une écriture féminine assez éloquente, assez abondante. Une écriture du voyage et de la liberté » mise en vitrine par J.Mairy Dietch cette dame qui a « du style et du goût ».

Mais il faut dire qu’à travers ces deux ouvrages, l’auteure véhicule un message d’espoir d’amour, de partage, d’espérance, de solidarité.

J.Mairy Dietch a étudié la littérature et est titulaire d’une Licence en droit privé de l’Université de Yaoundé. Ayant toujours aimé écrire, les contingences de la vie ont cependant retardé la mise en œuvre de sa passion. Cette femme, mariée, qui parle français anglais et espagnol offre donc au public de bons moments de lecture à travers ses deux ouvrages actuellement vendus au prix de 12000 CFA chacun.

Ericien Pascal Nguiamba.