\"popol2\"

Le Ministre de l’Économie de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Louis Paul Motaze a présidé à cet effet, une réunion inter ministérielle élargie au secteur privé le 13 juillet 2016 à Yaoundé. Pour dévoiler les objectifs de Forum d’Affaires.

Ce forum d’affaires CamerounNigeria qui se tiendra à Abuja au Nigeria « ce troisième trimestre 2016 », s’inscrit dans la suite logique du renforcement des relations qui lient les deux pays. Il vise à dynamiser les échanges commerciaux et les investissements entre le Cameroun et le Nigeria.

La réunion interministérielle préparatoire présidée à cet effet par le Ministre  l’Économie de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Louis Paul Motaze, le 13 juillet 2016, avait pour but de présenter aux différents participants, les objectifs de ce Forum d’affaires à savoir renforcer les échanges commerciaux et les investissements entre le Cameroun et le Nigeria, établir des partenariats d’affaires(commerciaux ou d’investissement) entre les opérateurs économiques du Cameroun et du Nigeria ;établir les partenariats techniques entre les agences spécialisées dans la promotion du commerce et des Petites et Moyennes Entreprises entre les deux pays. Il s’agira aussi durant ce Forum d’affaires, indique le Ministre Louis Paul Motaze, de finaliser les discussions en cours relatives à la levée des barrières non tarifaires au commerce (Normes et qualité, procédures administratives etc.)  et d’établir des partenariats entre les chambres et organisations patronales conformément aux dispositions de l’Accord commercial signé à Abuja le 3 mai 2016. Ce premier Forum d’affaires Cameroun-Nigeria, permettra aussi de discuter des modalités d’opérationnalisation de l’Accord commercial susmentionné et de promouvoir les opportunités d’investissements au Cameroun.

En attendant la date exacte de la tenue de ce Forum d\’affaires, il faut noter que plusieurs secteurs d’activités ont été identifiés pour cet important évènement économique . Il s’agit de l’agriculture/Elevage, l’agro-industrie, l’artisanat et les services notamment les Technologies de l’Information et de la Communication(TIC), les services financiers et le transport.

Ericien Pascal Nguiamba

\"BIR-patrouille\"

C’était au cours d’une opération spéciale des Forces de défenses et de sécurité du Cameroun contre Boko Haram dans la forêt de Madawaya les 10 et 11 mai 2016. Plusieurs otages libérés.

C’est le Ministre de la Communication, porte parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary, qui a fait cette importante annonce le 13 mai 2016. Au cours d’une conférence de presse à Yaoundé. En effet, les Forces de Défense et de sécurité camerounaises viennent de mener une opération victorieuse contre les positions stratégiques du groupe terroriste Boko Haram dans le cadre de la lutte que le Cameroun, mène contre cette horde criminelle et obscurantiste.
« Les 10 au 11 mai 2016 en effet, les Forces Spéciales de Défense camerounaises, sous la bannière du secteur 1 de la Force Mixte Multinationale, appuyée par les opérations Alpha et Emergence 4 et en parfaite synergie avec les forces armées nigérianes, ont dirigé une offensive d’envergure contre des bases de Boko Haram dans la forêt de Madawaya en territoire nigérian, à sept kilomètres de nos frontières. Au cours de cet assaut victorieux qui s’est soldé par la destruction complète de trois camps de Boko Haram, l’Emir Boko Haram de Kumshe, le dénommé BOUKAR KAOU, par ailleurs redoutable chef de guerre du groupe terroriste a été capturé en même temps que cinq de ses comparses criminels » a déclaré le porte parole du gouvernement camerounais. Qui a ajouté que « 58 de ces terroristes ont été définitivement neutralisés ; plusieurs armes récupérées, dont trois fusils d’assaut AK47, 02 fusils d’assaut FAL, 18 armes de chasse et de traite. Ont été également saisis, 12 boîtes de chargeurs, 211 munitions de divers calibres, des arcs, des sabres, des lances, des flèches, des haches, des couteaux, et divers objets de propagande du groupe terroriste ».

Bon à savoir, après les dernières opérations victorieuses menées dans les localités de Ngoshe et de Kumshe en territoire nigérian, l’assaut porté sur les positions de Boko Haram dans la forêt de Madawaya aura permis de confirmer que celles-ci constituaient effectivement de nouveaux camps d’entraînement où s’étaient repliés les terroristes ayant échappé aux offensives précédentes. En outre, la neutralisation et la destruction de ces camps d’entraînement aura permis de révéler que cette forêt, située à proximité de la frontière camerounaise, était en réalité une véritable base de lancement des kamikazes et d’attaques dirigées contre le Cameroun. « Toujours au terme de cette remarquable offensive, 46 otages ont été libérés et ramenés au Cameroun; parmi lesquelles 18 femmes dont 15 Nigérianes, 03 Camerounaises et 28 enfants. Aucune perte na été enregistrée dans les rangs de nos Forces de Défense » a annoncé le Ministre de la communication.

Ericien Pascal Nguiamba.

\"Biya

En intégralité le Communiqué Conjoint rendu publique à l’issue de la Visite d’Etat du Président Paul Biya au Nigéria du 3 au 4 mai 2016.

 Suite à la visite d\’Amitié et de Travail effectuée par Son Excellence, Muhammadu Buhari, Président de la République fédérale du Nigéria en République du Cameroun du 29 au 30 Juillet 2015 et à l\’acceptation de l\’invitation de son homologue nigérian, Son Excellence Paul Biya , Président de la République du Cameroun, a effectué, du 3 au 4 mai 2016, une visite d’Etat en République fédérale du Nigeria, en compagnie de son épouse, Madame Chantal Biya et d’une délégation de hauts responsables du gouvernement.
2. Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des excellentes relations historiques d\’amitié, de fraternité et de bon voisinage qui existent déjà entre le Cameroun et le Nigeria.
3. À son arrivée à l\’Aéroport international Dr Nnamdi Azikiwe à Abuja, Son Excellence Paul Biya, Président de la République du Cameroun a été accueilli par Son Excellence, M. le Vice-président du Nigeria, le Professeur Yemi Osinbajo.
4. Le Ministre en charge du Territoire de la capitale fédérale a remis à Son Excellence Paul Biya, Président de la République du Cameroun, les clés de la ville d’Abuja en guise de geste de chaleureuse bienvenue dans la ville.
5. En son nom personnel et celui du gouvernement et des populations du Nigeria, Son Excellence Muhammadu Buhari, Président de la République fédérale du Nigeria, a accueilli son homologue sur le parvis du Palais présidentiel, au cours d\’une cérémonie marquée par l\’inspection de la Garde d’Honneur et le tir de 21 coups de canon.
6. Les deux Présidents ont eu un tête-à- tête dans une atmosphère empreinte d\’amitié et de fraternité et ont fait un large tour d’horizon sur des questions bilatérales, régionales et internationales. Ils ont suivi le compte-rendu de la réunion bilatérale entre les hauts responsables des deux pays.
7. S’agissant des questions de sécurité, les deux Présidents ont noté avec satisfaction les succès obtenus jusqu\’à présent dans la lutte contre l\’insurrection de Boko Haram et ont condamné les activités meurtrières perpétrées par ce groupe dans les deux pays et les autres pays du Bassin du lac Tchad.
8. Les deux Présidents ont salué les efforts déployés par les armées camerounaise et nigériane dans le cadre de la Force multinationale mixte, en particulier dans les deux opérations conjointes, couronnées de succès, menées récemment à Ngoshe et Kumshe, à l\’intérieur du territoire nigérian et les opérations de déminage en cours menées par les militaires des deux pays, afin de mettre un terme aux activités des terroristes.
9. Les deux Présidents ont également réaffirmé leur engagement à continuer à soutenir la Force multinationale mixte jusqu\’à ce que le groupe terroriste Boko Haram soit éliminé. Ils ont également salué les discussions en cours sur le sort des membres présumés de Boko Haram arrêtés dans les deux pays et ont exprimé la nécessité de mettre en place un cadre juridique qui leur garantira un procès équitable et, le cas échéant, un transfert dans leurs pays d\’origine, conformément aux meilleures pratiques internationales.
10. Les deux Présidents ont exprimé leur engagement par rapport à la deuxième Session du Sommet sur la sécurité régionale prévue à Abuja, le 14 mai 2016 et ont promis de participer pleinement aux processus et de mettre en œuvre les résultats de la réunion afin d\’assurer la paixet la sécurité dans les zones touchées du Bassin du lac Tchad.
11. Les deux dirigeants ont également convenu que la Réunion tripartite entre les deux pays et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) devrait se tenir au plus tard en juillet 2016 à Abuja, en vue de s’entendre sur un cadre pour le retour en toute sécurité au Nigéria des réfugiés nigérians, hébergés actuellement par le Cameroun. 12. Les deux Présidents se sont félicités de l\’intérêt accru des investisseurs des deux pays pour leurs économies respectives; ceci contribuera à renforcer et à élargir la coopération économique mutuellement bénéfique qui existe entre les deux pays.
13. Ils ont exprimé leur disponibilité à travailler ensemble pour exploiter les potentiels d\’investissement dont regorgent les deux pays, en vue d\’ouvrir des opportunités à leurs populations et ont exhorté les Ministres de l\’Économie des deux pays à organiser le plus tôt possible à Abuja le Forum des Affaires Nigeria – Cameroun.
14. Les deux dirigeants se sont félicités de la récente réunion entre les experts des deux pays sur les modalités de la construction d\’un pont sur la rivière Mayo-Tiel qui reliera Belel au Nigeria et Demsa au Cameroun et des infrastructures connexes le long du corridor Jabbi Lamba-Garoua et ont donné des instructions pour la signature rapide tant du Protocole d\’accord que des Termes de Référence ainsi que pour l’exécution du projet.
15. S’agissant de la délimitation des frontières dans les zones restantes entre les deux pays, les deux dirigeants ont convenu que, suite au retour progressif de la paix dans les zones touchées, les experts des deux pays, dans le cadre de la Commission mixte Cameroun-Nigeria, doivent reprendre, le plus tôt possible, ces opérations de démarcation.
16. Les deux présidents se sont félicités de l\’accord frontalier dans le domaine des hydrocarbures qui a déjà été paraphé et ont convenu de prendre des mesures concrètes en vue de sa signature.
17. Les deux Présidents ont convenu de renforcer la Commission conjointe Nigeria-Cameroun, afin de lui donner plus de pouvoir en matière de coordination et de mise en œuvre de tous les Accords et Protocoles d\’Accord signés entre les deux pays en s’inspirant de l’exemple de la Commission mixte Nigeria-Niger. 18. Les deux dirigeants sont également convenus de la nécessité de mettre en place un mécanisme de coordination des réponses aux situations épidémiologiques majeures qui peuvent avoir des effets transfrontaliers, en vue de la surveillance et de la prévention de la propagation des maladies
19. Les deux Présidents ont reconnu le rôle important que le Forum des Gouverneurs États contigus au Nigeria et Régions frontalières du Cameroun joue dans le renforcement de l\’intégration, de la coopération et du développement transfrontaliers et ont lancé un appel pour l’accroissement de l’engagement au niveau des chefs traditionnels des communautés frontalières, à travers la création de comités bilatéraux locaux. Ils ont noté avec satisfaction que les Gouverneurs des deux pays se rendent déjà mutuellement visite et ont encouragé la signature d\’un cadre juridique à cet égard.
20. Les deux Présidents ont noté avec satisfaction l\’examen du Protocole de 1963 sur la libre circulation des personnes et des biens et ont lancé un appel pour la signature rapide d’un document révisé.
21. L\’Accord et le Protocole d\’accord importants suivants ont été signés par les deux pays en marge de la visite:
i. Protocole d’Accord sur la Consultation technique pour la Gestion des ressources en eau du Bassin de la Bénoué; et ii. Accord sur le Commerce.
22. Son Excellence, Muhammadu Buhari, Président de la République fédérale du Nigeria et son épouse, Aisha Hajiya Buhari, ont convié Son Excellence Paul Biya, Président de la République du Cameroun, son épouse, Madame Chantal Biya et les membres de sa délégation, à un Banquet d’État.
23. Son Excellence Paul Biya, président de la République du Cameroun, a invité Son Excellence Muhammadu Buhari, président de la République fédérale du Nigéria, à effectuer une visite officielle au Cameroun. Le président de la République fédérale du Nigéria a accepté cette invitation dont les dates seront fixées d’accord parties. 24. A la fin de sa visite, Son Excellence Paul Biya, Président de la République du Cameroun, a exprimé sa profonde gratitude à son frère et ami, Son Excellence, Muhammadu Buhari, Président de la République fédérale du Nigeria, à son gouvernement, aux populations du Nigeria, pour l\’accueil chaleureux et l\’hospitalité qui lui ont été réservés ainsi qu’à son épouse et aux membres de sa délégation.

Fait à Abuja, le 4 mai 2016, en français et en anglais, les deux versions faisant foi
Pour le Gouvernement de la République fédérale du Nigeria S. E. Geoffrey Onyeama Ministre des Affaires étrangères
Pour le Gouvernement de la République du Cameroun S. E. LeJeune Mbella Mbella
Ministre des Relations extérieure

\"Biya

Le président camerounais Paul Biya se rend mardi 3 mai 2016 au Nigeria pour une visite d\’Etat de trois jours, la première depuis l\’élection de son homologue Muhammadu Buhari en mars 2015, annonce un communiqué officiel publié lundi soir par la présidence camerounaise.

Le communiqué ne dévoile pas l\’objet de la visite, mais il y a lieu de penser que les échanges entre les deux dirigeants seront dominés par la lutte contre le groupe terroriste nigérian Boko Haram que les deux pays mènent dans le cadre d\’une coalition formée par la Commission du Bassin du lac Tchad (CBLT) auxquels ils appartiennent.

En juillet 2015, soit deux mois après son investiture fin mai à Abuja, M. Buhari avait effectué une visite similaire à Yaoundé avec notamment au menu cet important dossier.
Depuis lors, Yaoundé et Abuja ont renforcé leur coopération bilatérale, en particulier dans le domaine de la lutte antiterroriste.
Le Cameroun et son géant voisin, qui partagent une frontière maritime et terrestre, longue de plus de 2000 kms, affrontent la secte islamiste Boko Haram, qui a fait allégeance à l’Organisation de l’Etat Islamique et se fait désormais appeler, Etat Islamique en Afrique de l’Ouest.
Les deux pays, entretiennent des relations diplomatiques et économiques, qui ont traversé des nombreux soubresauts, tel que le conflit sur la presqu’île de Bakassi, dont la «camerounité » a été reconnue sur le plan international, après une longue bataille judiciaire, qui a duré de nombreuses années. Après ce long conflit, les deux pays, ont entrepris de normaliser leurs relations.
Sur le plan économique, indiquent nos confrères de 237online.com, le Nigéria est le premier partenaire en importation, du Cameroun, avec plus de 4 000 milliards de FCFA d’échanges en moyenne chaque année, d’après les chiffres de la Banque mondiale (BM). Toujours d’après cette étude, le volume des produits nigérians importés par le Cameroun s’élevait au moins à 58%, contre 8% pour les exportations camerounaises au Nigéria.
Ces échanges malheureusement, sont en baisse, depuis le début de la guerre contre Boko Haram. Sur le plan humain, au moins 1 million de camerounais vivent au Nigéria, contre près de 3 millions de nigérians, recensés en terre camerounaise.

\"Armée1\"

Le bilan de cette opération spéciale a été dressé par le Ministre de la Communication, Porte parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary, au cours d’une conférence de presse le 15 février 2016 à Yaoundé. Voici le Bilan de cette opération spéciale menée par les forces de défense et de sécurité du Cameroun.

Ces opérations spéciales que les Forces de Défense et de Sécurité viennent de mener contre les unités du groupe terroriste Boko Haram dans la zone de Ngoshe située en territoire nigérian, à une quinzaine de kilomètres de la localité d’Ashigashia dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, se sont déroulées entre le 11 février 2016 au matin et le 14 février 2016 au soir, et se situent dans le cadre de l’opération dite « ARROW FIVE» placée sous la bannière de la Force Multinationale Mixte regroupant les cinq pays de la ligne de front. Des opérations menées en collaboration avec l’Etat-major des Forces Armées nigérianes. Selon le porte parole du gouvernement camerounais, c’est après avoir identifié de façon formelle, grâce aux investigations et aux renseignements, la ville de Ngoshe au Nigeria, comme l’un des postes de commandement de Boko Haram abritant ses usines de fabrication de bombes et de mines et servant également d’officine de lavage de cerveau et de formatage des adolescents utilisés comme des bombes humaines à l’occasion des attentats-kamikaze,  que « les Forces Spéciales camerounaises ayant obtenu l’aval du commandement nigérian, ont lancé l’assaut contre les positions de Boko Haram, avec à la clé, un important soutien de l’allié nigérian au plan du renseignement et de la coordination opérationnelle ».

Il explique qu’« Au cours de cet assaut victorieux qui a engagé une expertise de très haut niveau de nos Forces Spéciales, 162 terroristes de Boko Haram ont été neutralisés, 4 usines de fabrication de mines artisanales démantelées, desquelles ont été récupérées 5 mines déjà prêtes à l’emploi, des centaines de contenants d’explosifs, des batteries, des cordons détonants, des vestes de kamikazes et divers objets rentrant dans le processus de déclenchement des explosifs. Toujours à la faveur de cette offensive, un centre d’entrainement précédemment identifié a été rasé, deux véhicules de combat mis à feu, des armements de guerre saisis, dont deux mitrailleuses lourdes de 12,7 millimètres, trois mitrailleuses de 7,62 millimètres, un lance-roquettes de type RPG7, douze fusils d’assaut AK47, deux pistolets, plusieurs grenades, une mitrailleuse à gaz, des dizaines d’armes de traite et une centaine de fusils factices d’entraînement, des armes blanches, des uniformes militaires, plusieurs dizaines de boîtes de chargeurs et des milliers de munitions de différents calibres, ainsi que des groupes électrogènes, des moto-pompes et une centaine de motos ».

Le Ministre de la Communication a expliqué que « l’opération menée par les Forces Spéciales camerounaises aura également permis la libération d’une centaine de personnes faites prisonnières par Boko Haram. 15 otages camerounais dont sept membres d’une même famille, ont été libérés par nos troupes au cours de cette opération, et ramenés à l’intérieur du territoire national. La famille dont il s’agit ici est celle de Monsieur GARBA BELLO, comprenant le chef de famille lui-même, son épouse et leurs cinq enfants. De nombreux otages de nationalité nigériane ont également recouvré la liberté grâce à cette intervention des Forces Spéciales camerounaises ». Malheureusement, indique le Ministre Issa Tchiroma Bakary, « l’opération menée, en dépit de son succès éclatant, aura coûté la vie à deux de nos valeureux officiers tombés sur le champ d’honneur, les armes à la main. Il s’agit du Capitaine PIPWOH YARI Emmanuel et du Lieutenant-Colonnel KWENE EKWELE Beltus Honoré. »

Ericien Pascal Nguiamba.

Selon le Ministre de la Communication,  Issa Tchiroma Bakary, face à la presse ce 2 décembre 2015 à Yaoundé, les unités Émergence 4 et Alpha des Forces de Défense Camerounaises, en collaboration avec le secteur militaire n°1 de la Force Multinationale Mixte de la Commission du Bassin du Lac Tchad basée à Mora, en parfaite synergie avec les Forces Nigérianes, ont permis de neutraliser et de mettre à mort plusieurs centaines de combattants du groupe ennemi, ainsi que la libération de 900 otages détenus par Boko Haram depuis plusieurs années. Voici en intégralité la Déclaration du Porte parole du gouvernement.

\"minok\"

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Je vous souhaite une chaleureuse bienvenue à cette rencontre à laquelle je vous ai conviée, pour vous entretenir sur les dernières actions menées par nos Forces de Défense et de Sécurité sur le front de guerre contre le groupe terroriste Boko Haram, dans la Région de l’Extrême-nord de notre pays.

Vous l’avez certainement appris à travers le communiqué publié par le Ministre Délégué à la Présidence de la République chargé de la Défense, les Forces de Défense Camerounaises ont mené du 26 au 28 novembre derniers, une opération spéciale d’envergure contre le groupe terroriste Boko Haram, dans les zones frontalières avec le Nigeria.

Au terme de cette opération, les unités Émergence 4 et Alpha des Forces de Défense Camerounaises, en collaboration avec le secteur militaire n°1 de la Force Multinationale Mixte de la Commission du Bassin du Lac Tchad basée à Mora, en parfaite synergie avec les Forces Nigérianes, ont permis de neutraliser et de mettre à mort plusieurs centaines de combattants du groupe ennemi, ainsi que la libération de 900 otages détenus par Boko Haram depuis plusieurs années.

Cette opération a également bénéficié de l’appui et des moyens stratégiques des services de renseignements camerounais, ainsi que de l’assistance de nos comités de vigilance.

Il s’est agi, pour le Cameroun, d’apporter une réponse appropriée aux incursions répétées de Boko Haram en territoire camerounais, partant de certains points d’appui au Nigeria et se traduisant par des actions kamikazes meurtrières, des rapts de bétails, des assassinats, parfois des prises d’otages.

Parmi les ennemis neutralisés, on compte notamment le nommé Aladji Gana, présenté comme le chef des opérations de Boko Haram dans la zone, et qui aurait été au commandement de plusieurs attaques menées contre le Cameroun.

D’importants stocks d’armements et de munitions, ainsi que des objets de propagande tels que des drapeaux djihadistes, ont été saisis au cours de ces opérations.

Des opérations de ratissage d’envergure ont été effectuées, permettant la sécurisation de cette zone frontalière sensible à partir de laquelle le groupe terroriste Boko Haram avait pris l’habitude de s’infiltrer sur le territoire camerounais, afin d’y commettre divers forfaits.

Des moyens colossaux en termes de matériels militaires, de renseignements et d’effectifs ont été mis à contribution par le haut commandement militaire du Cameroun, pour obtenir ces résultats dont le bilan impressionnant démontre une fois de plus la puissance de feu, et d’une manière générale le professionnalisme de nos Forces de Défense et de Sécurité.

La horde criminelle et sanguinaire Boko Haram vient donc là d’essuyer sans aucun doute, l’un de ses revers les plus cuisants sur le terrain des affrontements dont elle est à l’origine contre notre pays, et qui intervient à la suite de nombreux autres succès non moins importants des Forces Armées Camerounaises.

Le Président de la République, Son Excellence Paul BIYA, Chef des Armées, adresse à l’ensemble des personnels des Forces de Défense et de Sécurité du Cameroun, ses sincères et chaleureuses félicitations pour leur engagement permanent, leur bravoure, leur loyauté et leur détermination sans faille à réduire à néant, le dessein criminel de l’organisation terroriste Boko Haram sur notre territoire national.

Le Président de la République adresse également ses félicitations aux populations camerounaises, pour le soutien sans réserve qu’elles continuent d’apporter à nos vaillants soldats et à nos Forces de Défense et de Sécurité, dans le combat qu’elles mènent pour la préservation de notre souveraineté et la sauvegarde des personnes et des biens installés sur le territoire camerounais.

Les félicitations et les encouragements du Chef de l’État vont aussi aux comités de vigilance mis en place sous la supervision des autorités administratives territorialement compétentes, et qui, sans céder aux manœuvres d’intimidation de ces hordes barbares, continuent d’œuvrer sans relâche et avec un engagement toujours plus renforcé auprès de nos Forces de Défense et de Sécurité, et des responsables du commandement territorial.

Je voudrais ensuite, au nom du Gouvernement, saluer le précieux soutien de la communauté internationale au Président de la République, Son Excellence Paul BIYA, ainsi qu’à la nation tout entière unie derrière son Chef, dans le combat qu’il mène contre l’une des nébuleuses terroristes les plus redoutables et les plus ignobles de l’Internationale du crime et de la terreur.

Ce soutien de la communauté internationale trouve aujourd’hui toute sa signification et toute sa légitimité, au moment où le monde entier doit faire face à des offensives toutes aussi osées, insoupçonnées que multiformes de l’action terroriste, sur des populations à la fois vulnérables et innocentes.

La mobilisation de la communauté internationale contre l’agression terroriste à l’échelle planétaire sonne à n’en point douter, comme un écho à l’appel que le Chef de l’État, Son Excellence Paul BIYA, adressait, telle une prémonition, aux dirigeants du monde entier, lors de la réception solennelle des vœux du Corps Diplomatique au début de l’année 2015. Je le cite :

« À menace globale, riposte globale. Telle devrait être la réponse de la communauté internationale et notamment de l’Union Africaine et de nos organisations régionales. (…) Il faut que l’on sache que la distance qui peut séparer un pays des zones de combat n’est pas une assurance tous risques (…) Je persiste à croire que la menace que représentent les djihadistes, Boko Haram et autres Shebabs, ne pourra être levée que par une mobilisation au niveau international. (…)», fin de citation.

La nation camerounaise doit donc rester toujours vigilante, toujours plus unie derrière nos Forces de Défense et de Sécurité, derrière nos Institutions et derrière celui qui les incarne au plus haut niveau, à savoir le Président de la République, Son Excellence Paul BIYA.

Cette éclatante victoire que vient d’enregistrer nos Forces de Défense et de Sécurité sur Boko Haram en dit certainement long sur notre détermination à briser définitivement les reins à cette horde barbare, criminelle et déshumanisée.

Je ne saurais naturellement terminer sans vous dire, à vous les professionnels de l’information, toute la reconnaissance du Gouvernement pour l’excellent travail que vous n’avez eu de cesse d’abattre, afin de jouer votre partition dans cette symphonie nationale.

Je tiens, à ce sujet, à vous transmettre toute la satisfaction de Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, ainsi que son exhortation à vous voir persévérer et renforcer votre engagement auprès de cet idéal de solidarité, de citoyenneté et de responsabilité.

Je vous remercie de votre aimable attention.

 

\"gregoire
Journaliste principal Hors Echelle et actuel Directeur des Ressources Humaines à la Radio Télévision du Cameroun(CRTV), Grégoire Ndjaka a été porté à la tête de cette institution le 05 octobre 2015 à Abuja au Nigéria.

Sa candidature avait été proposée et soutenue par le directeur général de la Cameroon radio television (Crtv), Amadou Vamoulké. C’était lors de la dernière Assemblée générale de l’Union Africaine de Radiodiffusion (UAR), tenue le 05 octobre 2015 à Abuja, au Nigéria. Au sortir de la rencontre, le Camerounais Grégoire Ndjaka a été élu à la tête de l’UAR. Comme nouveau Directeur Général de cette organisation non-gouvernementale née des cendres de l’Union des radiodiffusions et télévisions nationales d’Afrique (Urtna) en 2006 à Abuja au Nigeria.

A 53 ans, c’est un nouveau challenge qui attend ce père de cinq enfants. Fort de son expérience accumulée en 27 ans de carrière, ce journaliste principal hors échelle semble avoir le profil de l’emploi au regard des importantes charges qu’il assure actuellement à la tête de la Direction des Ressources Humaines à la Crtv.

L’ancien élève de l’école de journalisme de Yaoundé, promotion 1985-1988, mesure l’étendue de la tâche qui l’attend. Pour avoir fréquenté l’UAR pendant plus de deux ans en tant que troisième vice-président, représentant de la Crtv, il connaît les enjeux qui sont ceux de  cet organisme qui regroupe les radiodiffuseurs publics et privés de 40 pays du continent. La compétitivité des télévisions africaines face au numérique et l’épineuse question des droits de retransmission des événements sportifs majeurs figurent parmi les priorités du nouveau Directeur Général.

«L’UAR est à la croisée des chemins et il faut conduire le changement au sein de l’institution en l’adaptant au contexte du passage de l’analogie au numérique et en répondant à la lancinante question des droits de retransmission des événements sportifs. Nous devons apporter des contenus forts qui montrent une autre image de l’Afrique que celle vulgairement diffusée sur d’autres chaînes. En dix ans, les droits de retransmission ont été multipliés par cinq, voire six et beaucoup d’intermédiaires s’y immiscent. Concernant la coupe du monde, l’UAR a pu négocier et obtenir de la Fifa que le taux soit revu à la baisse», indique Grégoire Ndjaka.

Ericien Pascal Nguiamba

yaoundeinfo.com

(avec journalducameroun.com et cameroon tribune)

\"camtel3\"

La cérémonie de pose du premier mètre de ce Câble Sous-marin à Fibre optique a été présidée le 4 août 2015 à Kribi par le Ministre camerounais des Postes et Télécommunications, Jean-Pierre Biyiti bi Essam, en présence du Directeur Général de la Cameroon Télécommunications(CAMTEL), du Représentant du groupe Huawei et des autorités administratives et traditionnelles de la région du Sud.

Cet ambitieux projet de Câble sous-marin à fibre optique dénommé Nigeria to Cameroon Submarine Câble System(NCSCS) fait partie du vaste chantier de déploiement des infrastructures des communications électroniques du gouvernement camerounais, initié en 2002 avec la mise en service du point d’atterrissement du sous-marin SAT3 à Bepanda-Douala et le point d’atterrissement du Câble sous-marin WACS de Limbé mis en exploitation depuis le 1er juillet 2015.

Le projet NCSCS dont les travaux aboutiront à la construction d’un troisième point d’atterrissement de câble sous-marin connecté au système de câble Main-One, reliant depuis 2012 le Nigeria à l’Europe, va ainsi permettre au Cameroun de disposer dès sa mise en service prochaine, d’une capacité de 40GB +40GB extensibles, qui s’ajouteront aux autres capacités similaires du Cameroun sur les deux autres câbles, le WACS de Limbé, et le ACE qui sera logé à Kribi. Ce projet est financé à 100% par le gouvernement camerounais avec en appui la coopération avec la Chine.

Selon le Ministre des Postes et Télécommunications, Jean-Pierre Biyiti bi Essam qui présidait la cérémonie de pose du premier mètre, ce projet coûtera 35 millions de Dollars US d’investissement dont 18 millions supportés par l’Exim Bank China et 17 millions par l’Etat à travers le Fonds Spécial des Telecommunications(FST). Pour le Ministre des Postes et Télécommunications « le déploiement que nous sommes venus lancer avec la pose du 1er mètre, va durer 45 jours en mer et 15 jours dans chaque station d’atterrissement. Après la fin de la pose du câble NCSCS en direction de plusieurs autres câbles et Pipelines déjà en mer, sur tout son parcours de Kribi à Lagos en passant par la Guinée Equatoriale prévu pour le 13 août 2015, le navire reviendra pour assurer l’installation des banches qui s’étendront de Bata et Malabo désignées CEIBA-2, appartenant à la République de Guinée Equatoriale ». Dès lors, indique Jean-Pierre Biyiti bi Essam, la Guinée Equatoriale sera connectée au Cameroun par câble sous-marin.

Bon à savoir, la maintenance du câble NCSCS est assurée en permanence en mer par un bateau spécialisé lié à CAMTEL par un contrat et sur terre par les personnels de la Représentation de la CAMTEL à Kribi et de Main One à Lagos au Nigeria. Le Directeur Général de CAMTEL, David Nkotto Emane, indique que ce « projet immense » aura des retombées outre techniques et technologiques, mais aussi économiques. David Nkotto Emane affirme que « Ce Câble va élargir notre porte sur le monde ».

Ericien Pascal Nguiamba

\"Mincom1\"

Voici en intégralité la communication du Ministre Issa Tchiroma Bakary, porte parole du gouvernement, face à la presse ce 27 juillet 2015 à Yaoundé.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Chers Invités,

Mesdames, Messieurs,

L’information circulait déjà depuis quelques temps – et certains d’entre vous l’ont d’ailleurs annoncé – le Président de la République Fédérale du Nigeria, Son Excellence MUHAMMADU BUHARI, effectuera dans les tout prochains jours et à l’invitation du Président de la République du Cameroun, Son Excellence Paul BIYA, une visite d’amitié et de travail dans notre pays.

Je vous ai donc conviés à l’échange de ce jour, afin que nous puissions nous entretenir sur cet important événement – le premier de cette nature – qui intervient deux mois seulement après l’accession du Président BUHARI à la magistrature suprême de son pays.

Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, permettez-moi de vous souhaiter une chaleureuse bienvenue à ce rendez-vous, et de vous remercier pour votre prompte réaction à l’invitation que je vous ai adressée.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Vous en conviendrez avec moi, une visite de cette nature, qui est le fait du Président de la première puissance économique d’Afrique et qui, de surcroît, intervient dans un contexte sécuritaire aussi tendu que celui de la lutte armée contre le groupe terroriste BokoHaram, ne saurait laisser personne indifférent, ni au Cameroun, ni au Nigeria, ni en Afrique, ni même à travers le monde.

L’événement mérite donc qu’on lui consacre une attention particulière, et pour vous journalistes, en tant qu’informateurs publics et faiseurs d’opinions, que vous en soyez vous-mêmes suffisamment édifiés.

Je voudrais tout d’abord souligner que cette visite du Président de la République Fédérale du Nigeria sur nos terres, constitue pour notre pays, un honneur et un privilège certains ,que nous devons tous saluer avec fierté et satisfaction.

Cette visite nous donne aussi l’occasion de souligner pour le rappeler, l’excellence des relations qui lient nos deux nations depuis fort longtemps.

Les relations entre le Cameroun et le Nigeria sont en effet marquées par des facteurs à la fois géographiques, historiques, économiques et culturels, qui au fil du temps, ont amené nos peuples et nos institutions respectives ; à tisser des liens solides, d’amitié, de cordialité et de fraternité.

Vous le savez : au plan géographique, le Cameroun et le Nigeria partagent une frontière d’environ 1 600 kilomètres, qui s’étend de l’Océan Atlantique aux confins du Lac Tchad. Cette frontière, véritable couloir migratoire, ouvre la voie à des échanges culturels et commerciaux particulièrement denses, entre les populations des deux pays.

À ce jour, les statistiques font état de quelque 4 millions de Nigérians vivant de façon permanente au Cameroun, et une forte communauté de Camerounais implantés au Nigeria.

Que ce soit au Cameroun ou au Nigeria, les deux communautés sont totalement intégrées les unes aux autres, et vivent en parfaite harmonie, dans un esprit de paix, de solidarité et de tolérance mutuelle.

Au plan historique, on peut relever qu’une bonne frange de l’élite politique et intellectuelle de notre pays, originaire de l’ex-Cameroun Occidental, soit une bonne frange de l’élite intellectuelle de cette partie de notre pays, s’est formée en partie ou en totalité au Nigeria En retour, de nombreux Nigérians ont occupé des postes de responsabilités de niveau élevé dans diverses Institutions de l’ex-Cameroun Occidental.Cette réciprocité observée dans notre histoire commune a été rendue possible du fait qu’à une certaine époque, la partie occidentale de notre pays, placée dans un premier temps sous mandat de la Société des Nations, et ensuite sous tutelle des Nations Unies, avait été administrée par la Grande-Bretagne à partir du Nigeria.

De fait, et au-delà de ces péripéties politico-historiques, des millions de Camerounais et de Nigérians proviennent en réalité des mêmes souches sociologiques, et même anthropologiques.

En ce qui concerne la coopération économique prise globalement, faut-il le rappeler, le Nigeria constitue aujourd’hui l’un des principaux partenaires commerciaux de notre pays.

En effet, pour la seule année 2013 par exemple, le Nigeria s’est situé au deuxième rang des fournisseurs du Cameroun, et au quatorzième rang de nos clients.

Toujours pour cette même année, les exportations du Nigeria en direction du Cameroun se sont élevées à 452 milliards 18 millions de francs CFA, tandis que les exportations du Cameroun vers le Nigeria se situaient à hauteur de 39 milliards 531 millions de francs CFA.

La structure des échanges commerciaux entre les deux pays indique que le Cameroun achète au Nigeria, principalement des produits pétroliers, des lubrifiants, des matériaux de construction, des produits cosmétiques, des engrais, des oranges, des appareils électroménagers, des articles de ménage et des tissus pagnes.

La présence nigériane dans l’économie camerounaise est également significative. 4% des entreprises recensées au Cameroun en 2010, appartiennent en effet à des ressortissants nigérians, soit 3 127 unités engagées dans le commerce de détail et de gros, mais aussi dans les secteurs de l’industrie lourde tels que la métallurgie et le BTP.

En retour, le Nigeria achète au Cameroun des produits alimentaires, du bétail, des huiles végétales, des produits de l’industrie, de l’aluminium et des détergents.

Afin de renforcer ces courants d’échanges, les deux pays ont signé le 11 avril 2014un accord, qui élargit la gamme des produits commercialisables, et crée des conditions favorables à l’amélioration du commerce transfrontalier. Conscient de l’importance du marché nigérian fort de près de 190 millions de consommateurs, le Gouvernement camerounais a entrepris depuis 2009, des activités de prospection économique et commerciale sur ledit marché, qui commencent déjà à porter des fruits, comme en témoigne la tendance haussière du volume de nos exportations vers ce pays.

Par ailleurs,le Cameroun et le Nigeria ont mis en place une instance diplomatique statutaire, dénommée la Grande Commission Mixte de Coopération, dans le butd’optimiser la coordination nos relations dans des domaines aussi variés que la sécurité, l’économie, le commerce, les affaires consulaires, la justice, la recherche scientifique et la culture.

C’est dans ce cadre que se sont inscrites d’une part, l’organisation des Journées Économiques et Commerciales du Cameroun au Nigeria qui se sont tenuesà Calabar en 2009, à Kano et Port-Harcourt en 2010 et à Lagos en 2011, et d’autre part, la participation annuelle du Cameroun aux foires commerciales au Nigeria, telles que le « Lagos International Trade Fair » ou encorele « African Arts and Crafts Expo », pour ne citer que ceux-là.

Dans le même ordre d’idée, les Journées Économiques et Commerciales du Nigeria au Cameroun se sont tenues au mois de février 2009 à Douala.

En outre, le Nigeria a pris part à ce jour, à toutes les éditions du Salon International de l’Artisanat du Cameroun, le SIARC, qui se sont tenues depuis la naissance de cet événement.

En ce moment même, un Forum d’Affaires entre les deux pays, est en cours de préparation.

Les secteurs des infrastructures et de l’énergie ne sont pas en reste, dans ce vaste champ de la coopération économique entre le Cameroun et le Nigeria. En témoignent, un ensemble de projets structurants que les deux États se sont engagés à réaliser.

Je citerai sans être exhaustif : le projet de construction de l’axe routier Kousséri-Maltam-Fotokol ;le projet de construction de la route transfrontalière reliant Bamenda au Cameroun, à Enugu au Nigeria, et dont les travaux ont démarré le 21 juin 2010 ; le projet d’interconnexion électrique en vue du transfert de l’énergie du Cameroun vers le Nigeria, finalisé au cours de la 5ème session de la Grande Commission Mixte de Coopération qui s’est tenue en 2010 à Abuja, et dont l’Accord a été signé le 18 février 2011 à Yaoundé ;le projet de construction d’un pont sur la Cross River ;le projet de construction d’un pont sur le fleuve Mayo-Tiel dans la Région du Nord Cameroun, frontalière de l’État fédéré de l’Adamawa au Nigeria, dont le Mémorandum d’Entente et les termes de référence y relatifs sont en cours de négociation.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Chers Invités,

Mesdames, Messieurs,

L’esprit de dialogue et cordialité entre la Cameroun et le Nigéria est une donnée constante des relations entre les deux pays, et chaque fois que cela a été nécessaire, Camerounais et Nigérians se sont retrouvés autour d’une table, dans un esprit de tolérance et de compréhension mutuelle, pourqu’au-delà des intérêts des uns et des autres, les liens d’amitié et de fraternité qui sont les nôtres, soient toujours sauvegardés.

J’en veux pour preuves et à titre d’illustration,la fréquence des visites réciproques au sommet, ainsi quela signature de nombreux accords entre les deux États.

En ce qui concerne les visites au sommet, les Présidents des deux Républiques se sont toujours rencontrésautour de sujets aussi cruciaux que variés.

Ainsi, depuis 1999, la visite de Son Excellence MUHAMMADU BUHARI sera la 6èmed’un Chef d’État nigérian en terre camerounaise.

Pour sa part, le Chef de l’État du Cameroun, Son Excellence Paul BIYA, s’est rendu en visite au Nigéria en 1983et en 1991.

En 2003, il a participé au sommet du Commonwealth à Abuja, et au cours de la même année, il s’est rendu à la prestation de serment du Président OLUSEGUN OBASANJO.

En 2007, le Président camerounais a pris part à l’investiture de Son Excellence UMARU MUSA YAR’ADUAde regrettée mémoire.Le Président Paul BIYAa également pris part à la célébration du cinquantenaire de l’indépendance du Nigeria le 1er octobre 2010 à Abuja.

Pour ce qui est des accords de coopération, le Cameroun et le Nigeria en ont signé une quinzaine entre 1963 et 2014, dans les domaines aussi divers tels que, la sécurité, la justice, la circulation des personnes et des biens, le transport, le sport, la culture, le développement de la jeunesse. Je citerai, entre autres :le protocole d’accord sur le contrôle du mouvement des personnes et des biens le 06 février 1963 ;l’accord culturel, social et technique du 22 mars 1972 ;l’accord commercial du 06 février 1963 révisé le 13 janvier 1982 et le 11 avril 2014 ;l’accord de coopération en matière de police du 27 mars 1972 ;l’accord de coopération judiciaire du 27 mars 1972 ;l’accord sur le transport aérien du 19 mai 1978 ;l’accord de Greentree du 12 juin 2006 ;l’accord de coopération dans le domaine du sport et de l’éducation physique, signé le 18 février 2011 ;l’accord de coopération dans les domaines des sciences et des technologies, signé le 11 avril 2014 à Yaoundé.

En ce qui concerne les représentations diplomatiques, le Cameroun dispose d’un Haut-Commissariat à Abuja, d’un Consulat Général à Lagos et d’un Consulat à Calabar.

Quant au Nigeria, il dispose d’un Haut-Commissariat à Yaoundé et de deux Consulats Généraux à Douala et à Buea. Il envisage d’ouvrir un autre Consulat Général à Garoua.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Chers Invités,

Mesdames, Messieurs,

Dans un contexte fortement marqué par l’insécurité transfrontalière, causée par les exactions de la secte terroriste et criminel BokoHaram, le Cameroun et le Nigeria travaillentla main dans la main, en mutualisant leurs ressources, pour éradiquer cette horde de barbares. C’est dans cette optique que les deux pays ont procédé le 28 février 2012 à Abuja, à la signature d’un accord portant création d’un Comité de Sécurité Transfrontalière, le CST.Le CST a tenu sa première session du 06 au 08 novembre 2013 à Yaoundé. La deuxième session de ce Comité s’est tenue du 08 au 11 juillet 2014 à Abuja. Yaoundé a accueilli sa troisième session du 18 au 20 février 2015. Des recommandations de nature à harmoniser une stratégie de lutte conjointe et efficace contre l’insécurité en général, ont été formulées à cet effet. Dans le même ordre d’idée, un atelier sur la coopération transfrontalière a été organisé du 16 au 19 janvier 2015 à Uyo, dans l’État d’Akwa-Ibom.

Cet atelier a permisd’identifier plusieurs secteurs d’intérêt commun, qui nécessitent une coopération franche entre les deux pays, en vue de développer les zones frontalières et de réduire la précarité à laquelle les populations qui y vivent sont exposées.

La deuxième session de l’atelier va se tenir en 2016 au Cameroun.

Il va sans dire que la coordination et l’intensification de la lutte contre BokoHaram et le terrorisme en général, constituera l’un des sujets majeurs de la rencontre que les deux Chefs d’État s’apprêtent à tenir ici même à Yaoundé, comme l’indiquait déjà le communiqué officiel publié par la Présidence de la République Fédérale du Nigeria, au terme de l’audience que le Président BUHARIavait accordée au mois de juin dernier, au Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, M. René Emmanuel SADI, en sa qualité d’émissaire du Chef de l’État camerounais, Son Excellence Paul BIYA.

À cette même occasion, le Président nigérian avait affirmé qu’il se rendrait au Cameroun dès la fin du jeûne du Ramadan.

En substance, le Président BUHARIavait alors eu ces propos à l’intention de l’émissaire camerounais, je le cite : « Je suis heureux que le Président vous ait envoyé. Comme vous avez pu le constater, je suis allé au Niger et au Tchad pour débattre de ce problème. J’envisageais de me rendre ensuite au Cameroun, mais j’ai reçu une invitation à prendre part au Sommet du G7 en Allemagne. Je me devais d’assister à ce Sommet, car le phénomène BokoHaram s’est mondialisé, et cette question était inscrite à l’ordre du jour des échanges », fin de citation.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Le Président de la République Fédérale du Nigéria arrive au Cameroun au moment même où visiblement, le groupe terroriste BokoHaram, défait sur front militaire, semble avoir changé de mode opératoire dans sa boulimie criminelle, en multipliant cette fois des attentats kamikazes sur des civils innocents, pour semer la psychose et la terreur au sein des populations, comme en témoignent les dernières agressions intervenues sur le territoire camerounais, dans la localité de Fotokol et à deux reprises, dans la ville de Maroua.

A ce sujet et au nom du Chef de l’État et de son Gouvernement, j’adresse les condoléances les plus émues aux familles si durement éprouvées, et un prompt rétablissement aux blessés.

Je voudrais, à la mémoire des victimes de ces crimes odieux, aux blessés et à leurs familles, dire que leur sacrifice constituera un adjuvant déterminant, pour l’éradication définitive de Boko Haram.

Au nom du Chef de l’État, je demande à tous les Camerounais en général et aux populations de la région de l’Extrême-Nord en particulier, de redoubler de vigilance, de ne ménager aucun effort pour une collaboration totale, loyale et sincère avec les autorités administratives et les forces de défense et de sécurité, de leur communiquer toute information susceptible de débusquer BokoHaram et ses complices partout où ils pourraient se trouver sur notre territoire.Toujours au nom du Chef de l’État, je les exhorte à ne jamais céder à la panique, et à opposer une résistance inébranlable à cette campagne de psychose et de peur que la horde barbare et criminelle de BokoHaram, tente de mener en direction de nos populations.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Les Chefs d’Etats du Cameroun et du Nigéria mettront donc à profit leur prochainerencontre au sommet, pour se concerter et accorder leurs violons sur les meilleurs moyens de répondre à cette autre forme de belligéranced’une lâcheté et d’une sauvagerie à nulles autres pareilles, et au-delà, sur les stratégies communes visant à réduire à néant le projet destructeur de Boko Haram.

En répondant de la sorte à l’invitation que le Président Paul BIYA lui a adressée, et en se rendant pour ce faire au Cameroun, tout juste après la fin du jeûne du Ramadan, le Président de la République Fédérale du Nigeria tient assurément parole.

C’est donc en frère et en ami du Cameroun que ce grand homme de la politique nigériane vient à la rencontre du Président de la République, Son Excellence Paul BIYA, et de l’ensemble du peuple camerounais.On peut de ce fait, se rendre à l’évidence que les relations entre le Nigeria et le Cameroun sont excellentes, qu’elles sont au beau fixe, et que leur perspective est des plus prometteuses.

Toutes les Camerounaises et tous les Camerounais doivent s’en réjouir et accompagner comme un seul homme, les volontés du Président Paul BIYA du Cameroun, et du Président MUHAMMADU BUHARI du Nigeria, de consolider les liens séculaires qui unissent nos deux peuples, et de mettre ensemble toutes les énergies de leurs pays respectifs, afin de vaincre à jamais le péril Boko Haram.

Je vous demandedonc, à vous, Mesdames, Messieurs les Journalistes de la presse camerounaise, de mettre vos voix à l’unisson, pour accompagner et soutenir la volonté de nos deux Hommes d’État.

Je vous remercie de votre aimable attention.

\"Marché\"

(Agence Ecofin) – Le gouvernement camerounais vient de lancer un appel d’offres pour le contrôle et la surveillance des travaux de construction de certains marchés frontaliers. Il s’agit, apprend-on, des marchés de Fotokol, localité de l’Extrême-Nord frontalière au Nigéria, d’Ekok, localité du Sud-Ouest également frontalière au Nigéria, et de Garoua Boulaï, située dans la région de l’Est du Cameroun et frontalière à la République centrafricaine.

Ces trois marchés viendront ainsi s’ajouter à ceux d’Abang-Minko et de Kyé-Ossi, tous deux situés dans la région du Sud du Cameroun, et qui sont les principaux lieux des échanges commerciaux avec les commerçants gabonais et équatoguinéens.

D’autres projets du même type devraient suivre dans les prochaines années, apprend-on de sources proches du dossier. Il s’agira pour le gouvernement de capitaliser la position géographique du Cameroun par rapport au Nigéria, première économie en Afrique, et des pays de la CEMAC et de la CEEAC, qui représentent cumulativement un marché de 300 millions de consommateurs.