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Saint Eloi Bidoung Militant de base Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais(RDPC) et 1èr Adjoint au Maire de Yaoundé VI vient de faire une sortie inimaginable. Qui va secouer le parti au pouvoir. Voici sa Tribune qui circule sur les réseaux sociaux. Lisez .

Opinion
Par Saint Eloi BIDOUNG
Militant de base RDPC
1èr Adjoint au Maire de Yaoundé VI

Communautés URBAINES : Frein de la Décentralisation.

Présidentielle 2018 : Moi, Président de la République, je supprime les communautés urbaines.
Les Communautés urbaines, constituent à n’en point douter, une Imposture dans l’ordonnance juridique. Il s’agit d’une forfaiture sans commune mesure qui, à l’usure du temps devient inacceptable et insupportable. L’envahissement des chaussées des capitales politique, économique et régionales par le commerce informel ainsi que des montagnes d’ordures ménagères sont de moindres maux ; face à l’encombrement des Communautés urbaines dans les villes. Les trois fléaux, sont assujettis à des lois que nul ne veut respecter.
A l’origine du non-droit des Communautés urbaines, une infraction grave à la matrice de toutes les lois de la République : la Constitution de la République du Cameroun ne prévoit, n’organise et ne régule l’activité des communautés urbaines. Mieux encore, la loi fondamentale du Cameroun identifie les collectivités territoriales décentralisées et définit leurs statuts et missions régaliennes ; Sans qu’il n’ait été fait mention d’autres institutions telles les « Communautés urbaines », dans le fonctionnement de la République. Partant du fait que seul ce que prévoit la constitution est légal et légitime de plein de droit, les « Communautés urbaines », deviennent des entités illégales et illégitimes, qui tirent leurs pouvoirs et leurs prestiges de la seule volonté du Président de la République et des accommodations du pouvoir en place. Cette dernière ayant à cœur de se prémunir, de se munir et de s’armer de toutes les formes d’illégalité et d’illégitimité dont les effets souvent contrarient leur proximité d’avec la population de base. Cette population de base qui donne pourtant, des mandats à des élus locaux dont elles en attendent beaucoup, surtout des résultats palpables au quotidien.
La Communauté urbaine éloigne donc le pouvoir central de l’essentiel (viabilisation des marécages, création des rigoles…) en utilisant des moyens de police, des outils de dissuasion et d’intimidation qui briment l’exercice des élus locaux dans les communes. Les cas de Yaoundé et Douala sont des plus scandaleux de ces crimes contre la loi fondamentale.
Sept communes d’arrondissements encadrent la ville de Yaoundé et cinq communes pour la ville de Douala. Communes pourtant, nanties de tous les pouvoirs prévus par la constitution, elles sont réduites, au rôle de petites officines sous le poids écrasant d’une institution illégale ; qui ne se prive pas de les réduire à moins que rien au quotidien.
Triste constat d’un hold-up du politique sur la loi. La Communauté urbaine est donc, une entité illégale, qui use de cette tolérance de mauvais aloi que confère le décret au détriment de la Constitution. Cette centralisation sauvage de la vie municipale, dans les griffes d’un monstre anticonstitutionnel, a favorisé l’émergence, pas celle attendue en 2035, mais l’émergence des loubards, mercenaires recrutés sur la base des muscles qui saccagent dans les marchés comme des éléphants en salle de porcelaine. Des hors la loi, grassement payés par ce qu’ils considèrent comme des butins.
Plus de dix ans après la mise en marche du projet de décentralisation, on peut déjà faire le bilan des méfaits causés dans les cités capitales. Sur le plan administratif, les maires des communes d’arrondissement sont relégués aux tristes rangs de « chefs de quartiers » par les délégués du Gouvernement, ceci est d’un impact qui défigure le prestige de l’entité de base de la République qu’est la Commune. Privés de tout pouvoir d’initiative et même de ressources financières de leurs terres, les maires des capitales politique, économique et régionales, ont de la mer à boire face aux délégués du Gouvernement. La gestion locale dont la liberté est codifiée par la Constitution est soumise à une « super mairie » administrée par un « super Maire » n’ayant parfois jamais affronté les populations à travers une élection locale. Le seul mandat dont ils jouissent est politique, octroyé par une décision du président national du parti ou par un décret.
Est-ce suffisant, légitime et légal, pour brimer à la cravache, des hommes politiques ayant reçu des mandats et des missions d’une population locale ; composée de plusieurs tons politiques et de plusieurs origines ethniques et tribales ?
A l’inverse des élus communaux, le délégué du Gouvernement n’est pas élu, sauf dans le cœur de celui qui lui attribue des compétences au dessus de la volonté de la base.
Ce qui pousse certains analystes à proposer une solution forte, brutale mais forte d’intérêt à savoir : supprimer les communes d’arrondissements dans les villes de Yaoundé et de Douala. Le vote, les choix et les aspirations des populations sont réduits à des futilités négligeables aux yeux du pouvoir en place. La nomination des Délégués du Gouvernement suite à des erreurs de casting, a intronisé des vice-dieu, des empereurs, des potentats autocrates dans nos capitales, d’où l’extension des velléités hégémoniques…
Le plus urgent aujourd’hui est et reste la suppression de l’auguste poste de « délégué du Gouvernement ». La suppression de ce poste d’oppression des élus locaux ne sera qu’un respect strict de la Constitution du Cameroun. Une proposition irréaliste certes, mais qui aura aussi pour bénéfice principal, le saupoudrage des intérêts avoués et obscurs des marchés publics d’investissements dans les capitales et dans les Mairies d’arrondissements ; au lieu de cette concentration dangereuse de délits d’initiés dans un cercle municipal de complices et comparses ; qui dictent la loi dans nos villes et dans la vie de la capitale.
Une autre option, plus démocratique serait d’aller vers l’exemple des grandes capitales modernes, dont Paris et New York. Un « super maire » certes, mais élu par un collège d’élus locaux sur la base d’un projet fédérateur pour la ville, convenus et consentis avec les maires d’Arrondissements. Cette solution, a le mérite d’être impossible à accepter par les pouvoirs publics camerounais. Tout au moins à cause du risque de voir une grande ville, « envahie » par des maires, issus des partis d’opposition ; ou par une tête brulée du RDPC dit-on comme Saint Eloi Bidoung. Pourtant, qui n’ouvre qu’un débat républicain
Maire d’Arrondissement; Amertume et mer à boire
Est-il normal, qu’un maire soit réveillé par les pleurs des populations ? Est-ce juste, que les Bulldozers de la Communauté urbaine, envahissent les territoires de compétence des maires ; pour des casses et des déguerpissements sans pour autant, que le maire n’en soit informé ? Que dire des assauts, des loubards des Communautés urbaines dans les marchés ? Les Délégués du Gouvernement ont ils conscience, que cette technique d’urbanisation, vaut de l’antipathie au président de la République ; à qui on fait le reproche d’avoir nommé des monstres, pour terroriser les populations dans leurs misères quotidiennes ? Est-ce admissible que les maires, ne soient associés à l’élaboration du plan d’urbanisation général et local ? Comment comprendre que le schéma directeur, le plan local d’urbanisation ou de développement de la commune ne soit pris en compte dans le plan général d’urbanisation de la ville? Certains Arrondissements, doivent-ils attendre depuis des années, des travaux publics des voieries urbaines municipales ? Le maire d’Arrondissement, doit-il être frappé d’interdiction formelle d’initiative dans ce genre de projet local au sens de la décentralisation ? Le Délégué du Gouvernement doit- il être le seul maître de la carte de la ville ? Doit-il agir en son temps, où il veut, comme il veut quand il veut ? Doit-il avoir le monopole de négociation avec des entreprises et prestataires de services dont il maitrise seul le secret et les intérêts ? Autant de questions et autant de choses.
L’urgence d’une décentralisation des pouvoirs
Ayant fait le deuil des pouvoirs et des avantages que leur procure la constitution au profit d’une institution » bâtarde », les Communes ne revendiquent plus que le pouvoir de pouvoir d’agir librement, selon les volontés des populations qui les ont élus. Cela pourrait passer, par la redéfinition d’une enveloppe, à allouer aux Communes d’Arrondissements par les pouvoirs publics ; au titre de subvention au développement local. Une subvention qui ne devrait plus avoir, les couleurs de cette aumône caritative, que le délégué du Gouvernement verse selon ses propres échelles aux maires d’Arrondissements des Capitale. Plus pour les tenir en laisse, que pour les aider dans la réalisation des projets locaux de leurs plans d’action. Ne trompez plus le président ; la décentralisation camerounaise est plus proche des accaparements que du partage et de la répartition des compétences.
Si le mépris du délégué du Gouvernement envers les élus locaux est conféré par la prééminence illogique du décret sur la Constitution tel qu’on le vit au Cameroun, le palliatif pourrait être, une meilleure plateforme de collaboration, entre la Communauté urbaine et les Mairies d’Arrondissements. Concrètement et à titre d’exemple, les casses dans les quartiers, ne devraient plus être de la seule humeur ou autorité arbitraire et condescendante du délégué du Gouvernement. Mais un projet local, contenu dans un plan concerté et global entre la Communauté urbaine et les exécutifs communaux. Le maire d’Arrondissement ne sera plus celui qui constate les dégâts de la Communauté urbaine dans son Arrondissement. Une situation sans commune mesure avec toutes les lois régissant les collectivités territoriales décentralisées au Cameroun.

\"dg-nkoto\"

Elites intérieures et extérieures, filles et fils de cet arrondissement se sont exprimés le 6 novembre 2016 à Meyomessala à l’occasion de la célébration des 34 ans de règne du Président Paul Biya, au pouvoir depuis le 6 novembre 1982.

A Meyomessala, Paul Biya est déjà sûr de gagner la prochaine élection présidentielle prévue en 2018.  Les populations, militants et sympathisants de sa formation politique, le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais(RDPC), élite intérieures et extérieures de la localité lui ont renouvelé leur confiance et leur soutien total pour la poursuite des grands chantiers lancés dans l’optique de l’atteinte de l’émergence du Cameroun à l’horizon 2035. C’était au cours du grand meeting de célébration des 34 ans de règne du Chef de l’Etat qui s\’est déroulé à l\’esplanade de l’hôtel de ville de Meyomessala.

David Nkoto Emane, Directeur Général de la Cameroon Télécommunications(camtel), élite du coin et Chef de la délégation chargé du suivi et de l’encadrement des festivités du 6 novembre 2016 dans le Dja et Lobo III, a salué l’action de Paul Biya, ce « patriote », « Don de DIEU » et « père du Renouveau », un « valeureux fils » que l’arrondissement de Meyomessala a donné au Cameroun, à l’Afrique et au monde entier depuis longtemps. Pour les populations de Meyomessala, Paul Biya est un « leader charismatique » qui a su offrir au Cameroun  « 34 ans D’unité, de progrès et de démocratie ».

Les fils et filles de Meyomessala ont donc décidé d’apporter Courage, force, et volonté nécessaire au Président Paul Biya, lui qui a su jusqu’ici bâtir des écoles, collèges, universités, et lancer des projets structurants, construit des routes, hôpitaux, des bâtiments, sans oublier des appuis multiformes en matière de développement . « Notre courage, force, notre volonté et notre détermination ne doivent en aucun cas manquer à notre père, frère, notre époux, notre ami, bref notre bienfaiteur à nous tous, le Président Paul Biya » a martelé David Nkoto Emane. Qui a invité ses frères et sœurs à évoluer en rang serrés, en synergie et à taire les divisions, à combattre l’individualisme, car  « en disperçant nos énergies nous nous rendons fragiles face à l’adversaire », a déclaré le Directeur Général de Camtel qui a dit être venu « taper le tamtam du rassemblement » derrière Paul Biya. « Notre force lui est indispensable. Nous devons tous le soutenir sans ménagement, avec détermination » a dit Nkoto Emane qui invite par ailleurs les élites de la localité à ne pas combattre, et à ne pas détruire leurs frères.

Par ailleurs, au moment où le Cameroun s’apprête à accueillir la Coupe d’Afrique des Nations(CAN) féminine, les populations de Meyomessala ont décidé de soutenir le mouvement sportif camerounais  pour le renforcement de l’intégration nationale. La section RDPC de Dja et Lobo III(Meyomessala) est donc mobilisée derrière le Président Paul Biya pour un RDPC exemplaire, pour construire la République exemplaire au cœur du Cameroun émergent. A Meyomessala, les populations crient fort que Paul Biya est le meilleur des capitaines du jeu politique au Cameroun. Selon elles, le Cameroun a encore besoin de Paul Biya.  Car on ne change pas un capitaine qui fait gagner son équipe.

Ericien Pascal Nguiamba à Meyomessala.

 

 

\"Angelique.\"

Le don  de 500.000 ordinateurs  du Président de la République aux étudiants a suscité moult réactions ici et ailleurs. yaoundeinfo.com a rencontré à cet effet Mme Touenguéné née Nlend Angélique Béatrice, actuellement Cadre Supérieur au Port Autonome de Douala(PAD), 1ère Femme Directeur dans cette prestigieuse structure de l’Etat. Elle a été pendant de nombreuses années Directeur de l’Administration Générale, Directeur des Ressources Humaines, et totalise 30 années d’expérience au PAD. « Mme le Maire » comme nous l’appelons affectueusement, est Adjointe au Maire de Douala 1er depuis 2007 et membre du Bureau de la Section RDPC Wouri 1 depuis 2006. Interview.

Madame le Maire, le Chef de l’Etat vient de faire un don d’ordinateurs aux étudiants, comment qualifiez-vous ce geste du Président de la République ?

Je pense que le Chef de l’Etat a eu une idée originale qui relève de l’inédit en gratifiant les étudiants de ce don exceptionnel de 500.000 ordinateurs. Mais au-delà du geste, je note surtout une volonté manifeste du Chef de l’Etat de voir la jeunesse gagner en responsabilité, d’être davantage autonome et curieuse de savoir ce qui se passe dans son environnement immédiat, voire dans le monde entier, car nous sommes bien là à l’ère du numérique planétaire, dans un monde globalisé où il importe d’être connecté aux risques de vivre en autarcie avec tous les désagréments que cela peut engendrer .Il faut être androïde comme le Président de la République le préconisait dans un de ses récents discours .Par ailleurs, ce don aura l’avantage de former, de renforcer les capacités des étudiants.

Comment ne pas relever cette préoccupation permanente du Chef de l’Etat qui veille au bien-être de ses concitoyens d’une manière générale, et plus particulièrement de sa jeunesse. Je ne peux que louer cette importante décision du Chef de l’Etat et le remercier pour ce beau cadeau aux étudiants inscrits dans les Universités d’Etat et dans d’autres Institutions Supérieures privées reconnues par l’Etat. A travers ce geste hautement symbolique, c’est une invite aux étudiants de la part du Président de la République à mieux tirer parti de ce formidable outil qu’est l’ordinateur et qui va faciliter leur  travail en termes  de recherches , d’efficacité, de qualité de travail, etc…

Avec ce don quelle valeur ajoutée l’étudiant peut-il noter  désormais dans l’organisation de son travail ? 

Si l’étudiant apprend à exploiter les nombreuses potentialités offertes par l’ordinateur, il saura mieux s’organiser, mieux se structurer, il gagnera alors en temps et en qualité, l’ordinateur aidera l’étudiant dans la réalisation de ses travaux universitaires, dans la mise à jour de ses travaux de recherche sans avoir à acheter de nouvelles éditions de livres, l’on note tout de suite les économies substantielles que peuvent faire nombre d’étudiants, et ça ce n’est pas négligeable !

Une bonne maîtrise de l’outil informatique et des nouvelles technologies de l’information, une bonne culture dans ce domaine est un atout indéniable dans notre société,  aideront certainement les  étudiants à mieux réussir leur vie personnelle et professionnelle.

Votre présence dans les réseaux sociaux est assez remarquable, vous y intervenez régulièrement, quelle place accordez-vous aux Nouvelles Technologies de l’information et de la Communication( NTIC) dans votre travail car je rappelle que vous êtes Cadre Supérieur au Port Autonome de Douala, et également une Femme politique : Adjoint au Maire de Douala 1er, et membre du Bureau de la Section RDPC Wouri 1 ?

En effet, aujourd’hui plus qu’hier, les NTIC occupent une place importante dans mon quotidien. Je les utilise à des fins multiples dans ma vie professionnelle pour rechercher des informations, pour me documenter sur l’actualité, communiquer avec la Communauté Portuaire Nationale et avec nos confrères de la Sous-région ou ceux de l’Hexagone. Ce qui me permet d’être informée en temps réel  et d’améliorer  la qualité de mon travail.

J’ai effectivement quelques comptes sur Twitter, Facebook, je suis sur whatsapp, messenger, je consulte régulièrement mes mails. En somme, je vis avec mon temps. Comment peut-on-faire aujourd’hui dans ce monde où tout va si vite, je pense qu’il faut être en phase avec l’évolution de la société en utilisant à bon escient les possibilités que nous offrent les outils informatiques.

Pour ce qui est de mes activités politiques, comme vous devez l’imaginer la classe politique n’échappe pas à l’expansion fulgurante d’internet .En Femme politique je m’en sers pour présenter mes activités, promouvoir ma campagne lors des échéances électorales, ou alors pour partager avec d’autres communautés, le fruit de mon expérience. Avec les réseaux sociaux je note que la proximité avec mes administrés est une autre donne pour mieux connaître leurs préoccupations et faire passer mes idées de manière simple et rapide en touchant un large spectre dont notamment la jeunesse. Voyez-vous, cela dépasse largement le bouche à oreille, car la communauté des réseaux est une immense chaîne.

Mme le Maire quels sont les projets de votre Commune, à court, moyen ou long terme ?

Pour aller dans la même veine que le Président de la République, et dans le souci de soutenir son action, La Mairie de Douala 1er a décidé d’implémenter la culture des NTIC dans sa Commune, il est donc prévu à moyen terme la mise sur pied d’un centre multimédia  pour permettre aux jeunes mais également aux moins jeunes l’utilisation de l’outil informatique et de ses nombreuses potentialités. Nous voulons que nos populations s’ouvrent également au monde tout en restant bien ancrés dans nos cultures.

Un mot de la fin Mme le Maire…

Juste remercier une fois de plus le Président de la République pour tout ce qu’il fait pour rendre notre  jeunesse responsable, autonome et bien formée.

Entretien avec Ericien Pascal Nguiamba

 

\"Biya\"

Voici les différents secteurs qui attendent les demandes de recrutement.

La fonction publique camerounaise recrute. 6222 places sont disponibles.Les secteurs en compétition sont entre autres les affaires sociales, comptabilité Matière, Eaux et forêts, Régie financières, Postes et télécommunications, Production rurale, Santé Publique, INJS, CENAJES, Technique des Télécoms et techniques industrielles. Les modalités de recevabilité des dossiers sont à consulter au Ministère de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative et ses démembrements régionaux.

Bon à savoir, ceux des candidats qui ont postulé pour le recrutement des techniciens supérieurs de la statique à l\’Institut sous-régionale de statistiques et économie appliquée ISSEA de Yaoundé peuvent déjà consulter  les résultats déjà disponibles. Ce vaste recrutement lancé par l’Etat vise à l’amélioration des conditions de vie des camerounais et vise aussi à lutter contre le chômage et la pauvreté.

Yaoundeinfo.com

 

\"eyoumok\"

Le Président de la République, Paul Biya a signé  le 4 juillet 2016, plusieurs décrets dont celui accordant une remise totale de la peine de 25 ans de prison de l’avocate Lydienne Yen Eyoum.

C’est à travers la radio nationale du Cameroun, que ces importants textes du Chef de l’Etat ont été portés à la connaissance du grand public. Me Lydienne Yen Eyoum est donc libre depuis le lundi 4 juillet 2016. L’avocate française d’origine camerounaise avait été condamnée par la justice camerounaise à 25 ans de prison ferme dans une affaire de détournement de deniers publics. Ses avocats avaient alors depuis entrepris ders démarches en vue de sa libération. Lors de la visite du président français François Hollande au Cameroun du 3 au 4 juillet 2015, la question de la libération de cette avocate avait été abordée par les deux chefs d’Etat.

Le Président Biya avait même déjà à travers ses déclarations, donné des assurances quant à sa libération : « Je verrai ce que je pourrai faire si tel est le souhait de l’intéressée et si la Constitution me donne les moyens de faire quelque chose, c’est de bon cœur que je le ferais le moment venu »  avait déclaré le Chef de l’Etat camerounais. Qui a donc tenu à sa promesse à travers cette grâce présidentielle.

Yaoundeinfo.com  

 

\"Peter-Agbor-Tabi2\"

Décédé à Paris le 26 avril 2016, l’ancien Secrétaire Général adjoint de la Présidence de la République sera inhumé le 4 juin prochain à Ndekwai son village natal dans la commune de Manfé, Région du Sud-ouest. Le Chef de l’Etat, Paul Biya a décidé de l’organisation des obsèques officielles en l’honneur de ce proche collaborateur.

Paul Biya vient de décider de l’organisation des obsèques officielles en l’honneur de Peter Agbor Tabi, ancien Ministre Secrétaire Général adjoint de la Présidence de la République, ancien recteur de l’université de yaoundé1, ancien ministre de l’enseignement supérieur, et membre titulaire du comité central du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais(RDPC, ai pouvoir).

Décédé à paris le 26 avril 2016, sa dépouille mortelle est arrivée hier lundi 30 mai 2016 à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen en provenance de paris. Elle a toute de suite été transférée à la morgue de l’hôpital général de Yaoundé, où la levée de corps aura lieu jeudi 2 juin à 11h.

Il faut noter que ses obsèques officielles  se dérouleront le samedi 4 juin 2016 dans son village et le Président de la République, Paul Biya, y sera personnellement représenté par Ferdinand Ngoh Ngoh, Secrétaire Général de la Présidence de la République.

Peter Agbor Tabi était né le 23 février 1951 à Ndekwai.

Ericien Pascal Nguiamba

 

\"minok\"

Face à la presse le 24 mai 2016 à Yaoundé, le Ministre de la Communication, Porte parole du Gouvernement,  Issa Tchiroma Bakary, a dénoncé le Rapport de cette ONG qui classe le Cameroun  dans la catégorie des pays « Pas libres du tout  ». Voici en intégralité la déclaration du gouvernement.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Je vous souhaite une chaleureuse bienvenue à l’occasion de la présente rencontre au cours de laquelle nous allons nous entretenir sur des accusations dont le Cameroun fait l’objet, et ceci de manière récurrente, relativement à l’exercice des droits civils et politiques et des libertés publiques dans notre pays.

C’est notamment le cas, pour ne citer que l’un des plus récents, du rapport publié par l’ONG Freedom House, dans son édition 2016, sous le titre « Freedom in the World 2016. Anxious Dictators, Wavering Democracies: Global Freedom under Pressure ».

Dans cette édition, les faits allégués sur le Cameroun portent sur l’année 2015, mais d’autres rapports précédents émanant de la même ONG s’en prennent, et ceci de manière fort injuste, à notre pays sur cette même question.

Mais, permettez-moi, avant d’aborder le fond de mon propos, de vous exprimer toute ma gratitude pour avoir répondu aussi spontanément t à l’invitation que je vous ai adressée à cet effet.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Dans son rapport 2016, l’ONG Freedom House publie un classement de 195 pays à travers le monde à qui elle attribue un rang allant, s’agissant des populations de ces pays des appréciations de populations «libres », « partiellement libres », et « pas libres du tout ».

Et au gré de ce classement, les populations du Cameroun figurent dans la catégorie « pas libres du tout ».

Certains autres rapports traitant des mêmes questions pointent également du doigt notre pays pour ce qu’ils considèrent comme une inobservance chronique des droits civils et politiques, ainsi que des libertés publiques.

Le Gouvernement considère qu’un tel acharnement ne peut être le fait du simple hasard. Car, comment comprendre que des organisations, aussi variés et venant d’horizons divers, en viennent à chaque fois à conclure sur des contre-vérités aussi manifestes que celles contenues dans leurs différentes adresses ?

Est-ce en raison du parti pris des sources consultées par les auteurs de ces rapports ? Ou est-ce alors à cause du caractère univoque des choix de consultation des différentes sources possibles, étant entendu que seules les sources ayant un intérêt à biaiser la réalité auraient retenu l’attention des auteurs de ces différents rapports ? Ou encore, ne pourrait-on pas croire à un déficit d’investigation de la part des auteurs de ces mêmes rapports ? Pire mais tout à fait possible, serait-ce plutôt un choix délibéré des officines à l’origine de ces réquisitoires, de ne privilégier par des procédés inquisitoriaux, que des thèses accablantes contre nos Institutions ?

Quelle que soit l’hypothèse envisagée, et dès lors que les faits sont à un tel point altérés ou déformés, le Gouvernement ne peut rester impassible, tant le déni de réalité devient manifeste.

Vous comprenez que nous ayons donc tenu à rétablir la vérité des faits et à mettre à nu ces desseins de désinformation. Je voudrais pour ce faire présenter en gros, la situation du respect des droits de l’Homme au double plan des droits civils et politiques d’une part, et des libertés publiques d’autre part.

S’agissant tout d’abord des droits civils et politiques, je parlerai des aspects saillants qui, semble-t-il, intéressent le plus nos pourfendeurs, à savoir le processus électoral, le pluralisme et la participation politiques, ainsi que la gouvernance.

Parlant du processus électoral dans notre pays, qui comme vous les savez, se trouve être en rapport direct avec le pluralisme et la participation politiques, celui-ci s’est inscrit depuis le retour à la démocratie pluraliste, dans une parfaite dynamique d’amélioration allant dans le sens de l’équité, de la transparence et de la sincérité des votes.

Nous ferons avant tout remarquer à ce sujet, que la neutralité d’Elections Cameroon (ELECAM), organe indépendant chargé de la gestion du processus électoral et référendaire, ne fait point de doute, car elle est non seulement affirmée du point de vue des modalités juridiques ayant présidé à sa création, mais mieux encore, cette neutralité se manifeste chaque fois à l’occasion des actes qu’ELECAM pose dans l’exercice de sa charge.

L’importance des innovations majeures introduites avec succès dans l’organisation des élections au Cameroun, à l’instar de la biométrie, de la refonte des listes électorales en lieu et place d’une simple révision desdites listes, ou encore de la participation des Camerounais de l’Étranger à l’élection présidentielle, n’échappe à personne. Tout comme l’amélioration à la fois quantitative et qualitative du fichier électoral qui aujourd’hui compte plus de six millions d’électeurs régulièrement inscrits, constitue un indicateur de l’optimisation du processus électoral dans lequel notre pays s’est résolument inscrit.

La question de la gouvernance est quant à elle à mettre en rapport avec la protection de la fortune publique et la lutte contre la corruption, une préoccupation constante du Président de la République, Son Excellence Paul BIYA, depuis son accession à la magistrature suprême le 06 novembre 1982. Ce combat acharné contre les atteintes à la fortune publique s’est accru depuis quelques années.

Des structures administratives ont ainsi été créées en amont du processus de la répression, telles que la Commission Nationale Anti-Corruption (CONAC) ou encore l’Agence d’Investigation Financière (ANIF), en plus de l’organe administratif constitué par le Contrôle Supérieur de l’État.

Ces organes sont pris en relais en aval par les institutions judiciaires, dont certaines sont spécifiquement dédiées au contrôle de la gestion de la dépense publique et à la lutte contre les malversations sur la fortune publique.

C’est notamment le cas de la Chambre des Comptes de la Cour Suprême, du Tribunal Criminel Spécial, mais également de toutes les autres juridictions de l’ordre judiciaires, qu’il s’agisse de tribunaux de première et grande instances, des cours d’appel ou de la Cour Suprême.

Pour ne parler que du Tribunal Criminel Spécial, le nombre d’affaires pendantes devant cette juridiction n’a cessé de croître depuis sa création.

On est ainsi passé de 25 affaires en 2014 à 43 affaires en 2015 ; et le nombre de personnes poursuivies de 38 à 65 sur la même période. Dans le même temps, 31 personnes poursuivies ont été acquittées et 25 décisions d’arrêts des poursuites prononcées. Toujours en 2015, le montant des sommes réclamées par l’État se chiffrait à 4 milliards 587 millions 756 mille 658 francs CFA, et celui des sommes restituées à 552 millions 588 mille 642 francs CFA.

S’agissant des libertés publiques, nous parlerons plus particulièrement de la liberté d’expression et d’opinion, de la liberté de presse, de la liberté d’association et de réunion, de l’État de droit et des libertés individuelles.

Je voudrais avant toutes choses relever certains points qui procèdent de l’État de droit en ce qui concerne particulièrement la répression des actes de terrorisme.

Je souligne à ce sujet qu’en droite ligne de la stratégie de lutte mondiale contre le terrorisme, le respect des droits fondamentaux demeure l’une des valeurs structurantes de l’action du Cameroun dans la lutte contre ce fléau à l’échelle planétaire.

Ainsi, l’État du Cameroun, en ratifiant divers traités et accords en la matière, s’est fait l’obligation de respecter les engagements qui en découlent, et a, dans le prolongement de ces engagements, adopté une loi portant répression des actes de terrorisme, dont l’option de principe est celle des poursuites judiciaires dirigées contre des personnes suspectée de tels actes.

Ces personnes bénéficient des mêmes droits que les justiciables ordinaires, notamment la présomption d’innocence, les droits de la défense et les recours.

De plus, les poursuites engagées ne se soldent pas toujours par des condamnations systématiques. Je m’en vais vous donner ici quelques statistiques édifiantes à cet effet, à la date du 31 décembre 2015 : devant le Tribunal Militaire de Yaoundé, sur les trois décisions rendues à cette date, deux se sont soldées par des acquittements du chef de complicité d’actes de terrorisme et d’actes de cybercriminalité ; devant le Tribunal Militaire de Garoua, sur les 19 affaires pendantes à cette même date, deux décisions ont été rendues, dont l’une constatant l’extinction de l’action publique ; devant le Tribunal Militaire de Maroua, 209 procédures étaient instruites, parmi lesquelles 146 sont arrivées à terme avec 133 condamnations à mort, 11 condamnations à vie, deux condamnations à 20 ans d’emprisonnement, mais aussi 63 arrêts de poursuites et acquittements.

J’affirme donc ici qu’il n’existe à ce titre aucune exécution sommaire de personnes soupçonnées d’actes terroristes au Cameroun.

Je rappelle aussi que nos Forces de Défense et de Sécurité bénéficient d’une solide formation incluant la prise en compte du respect des droits de l’Homme dans l’exercice de leur métier et même en matière de lutte contre le terrorisme.

L’erreur étant humaine, lorsque des cas d’exactions sont notés, des procédures disciplinaires sont engagées à l’encontre de leurs auteurs qui, lorsque cela s’avère nécessaire, en répondent devant les juridictions compétentes.

On a par ailleurs lu ou entendu des récriminations adressées par nos contempteurs sur le non-respect de la liberté de la presse au Cameroun, où l’on dénombre pourtant en termes de pluralisme, des centaines d’organes de presse, plus d’une centaine de radios et plus d’une vingtaine de chaînes de télévisions, auxquels il faut ajouter un accès libre à l’Internet.

S’agissant de l’accès à l’information, on a ainsi entendu dire que les médias ou les journalistes de la presse privée ne seraient pas accrédités pour la couverture de certains grands événements à caractère officiel. Je vous laisse le loisir d’en juger par vous-mêmes et de vous faire une idée de la crédibilité de ces rapports qui accablent le Cameroun en matière de non-respect des droits de l’Homme.

Mieux encore, et même si on peut reconnaître que le niveau d’intervention de l’État auprès des médias à capitaux privés reste encore en deçà de son objectif minimal, il reste acquis que le Gouvernement a déjà souscrit à ce principe et que bon an, mal an, la presse privée bénéficie de l’effort national consenti aux dépenses d’intérêt général ; ceci dans le but de contribuer à sa viabilité économique et donc, au droit du public à l’information.

En ce qui concerne la liberté de réunion et de manifestation publiques, celle-ci est garantie par la loi. À ce titre, les réunions et les manifestations publiques ne sont soumises qu’au simple régime de la déclaration préalable.

Il importe donc de comprendre que le principe en la matière demeure la liberté de réunion et/ou de manifestation publiques, alors que l’interdiction en constitue l’exception.

Toutefois, même lorsqu’une manifestation ne fait l’objet d’aucune interdiction, les organisateurs de ces rencontres doivent s’en tenir à leur objet et leur lieu de déroulement tels que préalablement déclarés auprès des autorités compétentes.

D’une manière générale, les motifs retenus pour l’interdiction d’une réunion ou d’une manifestation publiques ne peuvent procéder que de la loi. Ces motifs ont du reste vocation à être connus de tous ceux qui prétendent à l’exercice du droit de réunion ou de manifestation publique. Ils concernent : l’absence de déclaration, les menaces avérées de troubles à l’ordre public, l’inexistence légale de l’organisation qui sollicite la tenue de l’événement public, le changement de l’objet initialement déclaré, le défaut de qualité du déclarant, le non-respect des délais légaux (la déclaration devant être faite trois jours francs au moins avant la tenue de la réunion ou de la manifestation). En tout état de cause toute interdiction est dûment motivée par l’autorité administrative, auteur de l’acte d’interdiction.

Il reste néanmoins qu’une telle mesure de restriction est susceptible d’un recours juridictionnel auprès des tribunaux administratifs compétents.

Nous remarquons cependant que nonobstant ce moyen légal de recours, la plupart des organisateurs de manifestation ou de réunions interdites, sans doute conscients de leurs propres turpitudes, préfèrent la voie détournée de l’agitation et de la désinformation par voie médiatique, à celle du rétablissement de leurs droits par des moyens judiciaires et donc, légaux.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Permettez-moi avant de terminer de vous tenir informé de ce que la plupart des organisations, auteurs de ces rapports sur l’exercice des droits de l’Homme dans notre pays, se soucient très peu de travailler avec les autorités de l’État en charge de la préservation et de la régulation de ces droits, préférant sans doute s’adresser à des bonimenteurs, bien placés à leur goût pour leur dire ce qu’elles souhaitent entendre.

Pour celles un peu plus scrupuleuses, qui de temps à autre, sollicitent des réponses ou une collaboration officielles du Gouvernement, elles les reçoivent toujours.

Mais grande est souvent la surprise de constater que jamais les contributions gouvernementales ne font l’objet d’une restitution au moment de la publication de leurs rapports.

Pire encore, ces rapports se suivent et se ressemblent toujours, comme si rien n’avait jamais évolué dans le paysage des droits de l’Homme au Cameroun ; ce qui trahit alors le parti pris et la volonté embusquée de leurs inspirateurs et de leurs comparses locaux de nuire aux intérêts et à l’image extérieure de notre pays.

Fort malencontreusement pour ceux-là, les Camerounais, dans leur écrasante majorité, ne sont jamais dupes de telles manœuvres qu’ils continueront de combattre avec la dernière énergie, résolument engagés qu’ils sont dans la mouvance de l’émergence conduite par le Chef de leur Nation, Son Excellence Paul BIYA.

Je vous remercie de votre attention.

\"Paul

Déclaration forte du Chef de l\’Etat camerounais ce 17 mai 2016 au Palais des Congrès de Yaoundé à l’ouverture de la Conférence Internationale « investir au Cameroun,Terre d’attractivité » qui se tient les 17 et 18 mai 2016 dans son pays.Voici l\’intégralité de son discours.

 

DISCOURS D’OUVERTURE DE S.E.M. PAUL BIYA,

PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU CAMEROUN.

Yaoundé, le 17 mai 2016

Distingués Invités,

Mesdames, Messieurs,

Je tiens tout d’abord à exprimer ma profonde gratitude à l’ensemble des hautes personnalités du monde politique, économique et financier, réunies ici, en ce jour. Je les remercie d’avoir accepté notre invitation.

Le Cameroun est très sensible à votre présence à ces assises. Pour nous, elle est la marque insigne de l’intérêt que vous portez à la modernisation de notre économie et à l’amélioration des conditions de vie de ses populations.

Qu’il me soit maintenant permis de rappeler l’objet, au demeurant pluriel, de la conférence qui nous réunit aujourd’hui.

Dans un premier temps, il s’agit d’examiner l’économie du Cameroun dans ses composantes essentielles ; de voir dans quelle mesure le secteur privé peut contribuer à son expansion ; et après cet examen, d’évaluer l’attractivité réelle du pays, en vue de son intégration à l’économie globale, de manière plus judicieuse et plus bénéfique.

Les conclusions de cette revue seront d’une grande importance pour la conduite de notre politique économique. Elles pourront, peut-être bien, servir à d’autres pays du continent dont la situation présente des analogies avec la nôtre.

Dans un second temps, et ce sera, sans doute, le point culminant de nos assises, nous allons favoriser la rencontre entre porteurs de projets tant publics que privés, et investisseurs tant étrangers que nationaux. Et pour emprunter au langage des économistes, cette conférence est une occasion idoine de créer, ici même, un véritable marché de l’investissement.

Il ne me revient pas de dresser, ici, un tableau général de l’économie camerounaise. Cela sera fait, sans doute, pendant la table-ronde consacrée à la situation macroéconomique et aux perspectives de croissance.

Je voudrais pour ma part, plutôt relever quelques faits significatifs de portée générale, de manière à laisser transparaître nos vues profondes ainsi que nos aspirations réelles, pour une prospérité durable, dans le contexte géostratégique du moment.

Je dirai d’abord, quelques mots sur le continent :

Réputée « mal partie » dans les années soixante, l’Afrique serait devenue, selon certains commentateurs, un « continent d’avenir »…Je m’en réjouis sincèrement, mais en même temps, je vous avoue rester plutôt prudent sur les prévisions par trop optimistes et sans nuance, de certains. Ceux-ci mettent en avant des taux de croissance qui vont, selon les pays, de 5 % à 10 % au fil des années.

Il faut pourtant se rappeler que la croissance n’est pas une fin en soi. Bien plus, il est reconnu, y compris par les plus grandes institutions économiques internationales, qu’il faut aller au-delà de la mesure numérique du taux de croissance, pour rechercher une amélioration palpable des conditions de vie des populations.

Ce qui est en jeu, ici, c’est d’abord notre capacité à mettre l’homme, réellement, au centre de nos initiatives à caractère économique.

Le service de la personnalité humaine et son bien-être intégral doivent être au principe et à l’aboutissement de nos choix d’investissement, et de nos priorités de création de richesses.

De même, la gestion durable des ressources de la planète est seule à même de nous garantir une vraie prospérité.

Cette exigence est globale, mais elle touche particulièrement l’Afrique, compte-tenu du retard à combler ; et aussi du fait des iniquités nombreuses qui subsistent dans l’environnement international et que subit souvent le continent, sans véritable moyen de défense.

Sa position marginale, lors de la crise financière des années 2007/2008, lui a certes évité d’en subir le choc de plein fouet. Mais, le continent n’en a pas moins essuyé les effets différés tels que l’effondrement des cours du pétrole et des autres matières premières, le ralentissement des investissements, etc.

Il est vrai que, progressivement, l’Afrique s’intègre dans la globalisation. L’on pourrait même prévoir que le rôle du continent gagne en importance, au fil des ans, dans l’économie globale.

La forte croissance démographique et l’augmentation de sa classe moyenne créent les conditions d’un marché attrayant, et à la fois, pour la grande consommation et pour la construction d’infrastructures diverses.

La jeunesse et le dynamisme de sa population sont source d’optimisme. Les jeunes africains, notamment, constituent un atout majeur pour le continent. Ils doivent demeurer à l’avant-garde de la technologie, pour assurer à l’Afrique un bon arrimage à une économie dans laquelle l’innovation s’avère, aujourd’hui plus qu’hier, un facteur déterminant de compétitivité.

A cela, il faut ajouter les richesses naturelles nombreuses et variées, mais qui devraient faire l’objet d’une plus grande transformation locale, pour être encore plus bénéfiques à nos économies.

Nul doute que tous ces éléments caractéristiques feront de l’Afrique un partenaire sans cesse convoité, par les pays plus avancés aujourd’hui et à la recherche d’un second souffle pour leurs économies.

Dans un monde marqué par une interdépendance toujours accrue des économies et des sociétés, le défi est celui de la construction d’espaces authentiques de prospérité partagée. Il s’agit de bâtir un nouveau type de relations économiques et sociopolitiques, autour de l’idée de bénéfice mutuel entre partenaires.

Dans une telle relation, certains apportent leur capacité de financement et leur technologie, là où les autres peuvent offrir des opportunités uniques à saisir, des richesses rares à transformer, dans un échange juste et équitable.

C’est ce nouveau type de relation que nous devons rechercher, dans les accords de partenariat économique, avec l’Union Européenne par exemple, et aussi, éventuellement, avec d’autres partenaires…

Le secteur privé devra jouer un rôle essentiel dans un tel schéma. L’Afrique où, souvent, l’Etat tient une place prépondérante dans l’économie, va devoir favoriser le développement de l’entreprise.

C’est ce que le Cameroun recherche. Il poursuivra ses efforts dans cette voie, pour s’assurer que les investisseurs nationaux et étrangers bénéficient du meilleur accompagnement possible.

Ici aussi, il est important de promouvoir l’établissement de vrais partenariats gagnant-gagnant, entre les entreprises locales et les grandes firmes internationales. 

 Distingués invités,

Mesdames et messieurs,

Comme vous le savez, notre objectif, au Cameroun, est d’atteindre l’émergence à l’horizon 2035. Cette ambition est, je crois, largement partagée par le peuple qui en a fait une cause nationale. Toutes nos politiques publiques sont orientées dans cette direction et en particulier la gestion de nos finances publiques.

Notre politique budgétaire, en expansion, privilégie la qualité de la dépense. Contenue aux alentours de 25 % du PIB, notre dette publique fait l’objet d’un suivi rigoureux. Elle doit rester à un niveau toujours soutenable, tout en nous procurant des moyens de financement productifs.

Nous avons bon espoir que la consolidation de ces conditions saura nous attirer, plus encore, la faveur des investisseurs.

J’aime d’ailleurs à rappeler que le Cameroun, Afrique en miniature, ne vient pas les mains vides à ce rendez-vous du donner et du recevoir. Il dispose en effet de nombreux atouts qui fondent son attractivité :

 Pays le plus peuplé de la zone CEMAC, partageant plus de 1500 km de frontière avec le Nigeria, première économie d’Afrique, le Cameroun se distingue par sa position stratégique, au carrefour de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, à l’intersection des zones CEDEAO et CEMAC.

 Sa façade atlantique, son réseau ferroviaire, ses trois aéroports internationaux et ses 50 000 Km de routes, tout cela en constant développement, favorise sa bonne intégration au commerce régional et mondial.

 Ses ressources naturelles sont abondantes, la diversité des sols, climats et milieux naturels y sont propices à l’agriculture.

 Deuxième potentiel hydro-électrique d’Afrique et disposant de réserves significatives de gaz naturel, le Cameroun s’est engagé dans une construction d’infrastructures énergétiques variées et de grande envergure. Avec la mise en service programmée de celles-ci, ce sont de bonnes perspectives qu’il convient d’envisager pour la disponibilité d’une énergie viable, suffisante et permanente.

 En outre, le pays est doté d’un tissu industriel qui s’enrichit et se diversifie avec de nombreuses PME/PMI, bien disposés pour des contrats de sous-traitance et de cotraitance.

 La main d’oeuvre est abondante, jeune et qualifiée, pour un pays qui présente l’un des meilleurs taux de scolarisation d’Afrique au sud du Sahara.

 Le Cameroun est, par-dessus tout, déterminé à favoriser l’investissement privé. Un cadre légal propice a été aménagé à cet effet. Articulé autour d’une loi sur les incitations à l’investissement, ce cadre permettra le développement des secteurs structurants prioritaires que sont :

o l’agro-industrie,

o les infrastructures de transport,

o l’énergie,

o le logement social et l’aménagement urbain,

o les industries extractives

o les nouvelles technologies.

Toutes ces dispositions témoignent, à suffisance, de la volonté forte du Cameroun d’attirer, sur son sol, toujours plus d’investissements productifs, en vue d’accélérer la croissance économique et la prospérité pour ses populations.

Le Cameroun est un havre de paix, un état de droit, un pays de libertés. Ses institutions sont stables, fonctionnelles et harmonieuses. Elles savent s’adapter aux évolutions de la société pour garantir en tout temps la paix sociale, la sécurité des personnes et des biens, et la stabilité politique du pays.

Dans le monde d’aujourd’hui, et singulièrement en Afrique, il s’agit là, nous semble-t-il, d’un atout majeur pour les investisseurs.

Distingués Invités,

Mesdames et Messieurs,

Par votre présence ici, vous nous exprimez votre détermination de contribuer à la réalisation de ces aspirations légitimes de notre pays.

Le Cameroun s’en souviendra.

Je souhaite à tous des échanges fructueux, en vue de partenariats mutuellement bénéfiques, et à nos nombreux visiteurs, je souhaite bien évidemment un agréable séjour au Cameroun.

Je vous remercie.-

 

 

 

 

\"Biya

En intégralité le Communiqué Conjoint rendu publique à l’issue de la Visite d’Etat du Président Paul Biya au Nigéria du 3 au 4 mai 2016.

 Suite à la visite d\’Amitié et de Travail effectuée par Son Excellence, Muhammadu Buhari, Président de la République fédérale du Nigéria en République du Cameroun du 29 au 30 Juillet 2015 et à l\’acceptation de l\’invitation de son homologue nigérian, Son Excellence Paul Biya , Président de la République du Cameroun, a effectué, du 3 au 4 mai 2016, une visite d’Etat en République fédérale du Nigeria, en compagnie de son épouse, Madame Chantal Biya et d’une délégation de hauts responsables du gouvernement.
2. Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des excellentes relations historiques d\’amitié, de fraternité et de bon voisinage qui existent déjà entre le Cameroun et le Nigeria.
3. À son arrivée à l\’Aéroport international Dr Nnamdi Azikiwe à Abuja, Son Excellence Paul Biya, Président de la République du Cameroun a été accueilli par Son Excellence, M. le Vice-président du Nigeria, le Professeur Yemi Osinbajo.
4. Le Ministre en charge du Territoire de la capitale fédérale a remis à Son Excellence Paul Biya, Président de la République du Cameroun, les clés de la ville d’Abuja en guise de geste de chaleureuse bienvenue dans la ville.
5. En son nom personnel et celui du gouvernement et des populations du Nigeria, Son Excellence Muhammadu Buhari, Président de la République fédérale du Nigeria, a accueilli son homologue sur le parvis du Palais présidentiel, au cours d\’une cérémonie marquée par l\’inspection de la Garde d’Honneur et le tir de 21 coups de canon.
6. Les deux Présidents ont eu un tête-à- tête dans une atmosphère empreinte d\’amitié et de fraternité et ont fait un large tour d’horizon sur des questions bilatérales, régionales et internationales. Ils ont suivi le compte-rendu de la réunion bilatérale entre les hauts responsables des deux pays.
7. S’agissant des questions de sécurité, les deux Présidents ont noté avec satisfaction les succès obtenus jusqu\’à présent dans la lutte contre l\’insurrection de Boko Haram et ont condamné les activités meurtrières perpétrées par ce groupe dans les deux pays et les autres pays du Bassin du lac Tchad.
8. Les deux Présidents ont salué les efforts déployés par les armées camerounaise et nigériane dans le cadre de la Force multinationale mixte, en particulier dans les deux opérations conjointes, couronnées de succès, menées récemment à Ngoshe et Kumshe, à l\’intérieur du territoire nigérian et les opérations de déminage en cours menées par les militaires des deux pays, afin de mettre un terme aux activités des terroristes.
9. Les deux Présidents ont également réaffirmé leur engagement à continuer à soutenir la Force multinationale mixte jusqu\’à ce que le groupe terroriste Boko Haram soit éliminé. Ils ont également salué les discussions en cours sur le sort des membres présumés de Boko Haram arrêtés dans les deux pays et ont exprimé la nécessité de mettre en place un cadre juridique qui leur garantira un procès équitable et, le cas échéant, un transfert dans leurs pays d\’origine, conformément aux meilleures pratiques internationales.
10. Les deux Présidents ont exprimé leur engagement par rapport à la deuxième Session du Sommet sur la sécurité régionale prévue à Abuja, le 14 mai 2016 et ont promis de participer pleinement aux processus et de mettre en œuvre les résultats de la réunion afin d\’assurer la paixet la sécurité dans les zones touchées du Bassin du lac Tchad.
11. Les deux dirigeants ont également convenu que la Réunion tripartite entre les deux pays et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) devrait se tenir au plus tard en juillet 2016 à Abuja, en vue de s’entendre sur un cadre pour le retour en toute sécurité au Nigéria des réfugiés nigérians, hébergés actuellement par le Cameroun. 12. Les deux Présidents se sont félicités de l\’intérêt accru des investisseurs des deux pays pour leurs économies respectives; ceci contribuera à renforcer et à élargir la coopération économique mutuellement bénéfique qui existe entre les deux pays.
13. Ils ont exprimé leur disponibilité à travailler ensemble pour exploiter les potentiels d\’investissement dont regorgent les deux pays, en vue d\’ouvrir des opportunités à leurs populations et ont exhorté les Ministres de l\’Économie des deux pays à organiser le plus tôt possible à Abuja le Forum des Affaires Nigeria – Cameroun.
14. Les deux dirigeants se sont félicités de la récente réunion entre les experts des deux pays sur les modalités de la construction d\’un pont sur la rivière Mayo-Tiel qui reliera Belel au Nigeria et Demsa au Cameroun et des infrastructures connexes le long du corridor Jabbi Lamba-Garoua et ont donné des instructions pour la signature rapide tant du Protocole d\’accord que des Termes de Référence ainsi que pour l’exécution du projet.
15. S’agissant de la délimitation des frontières dans les zones restantes entre les deux pays, les deux dirigeants ont convenu que, suite au retour progressif de la paix dans les zones touchées, les experts des deux pays, dans le cadre de la Commission mixte Cameroun-Nigeria, doivent reprendre, le plus tôt possible, ces opérations de démarcation.
16. Les deux présidents se sont félicités de l\’accord frontalier dans le domaine des hydrocarbures qui a déjà été paraphé et ont convenu de prendre des mesures concrètes en vue de sa signature.
17. Les deux Présidents ont convenu de renforcer la Commission conjointe Nigeria-Cameroun, afin de lui donner plus de pouvoir en matière de coordination et de mise en œuvre de tous les Accords et Protocoles d\’Accord signés entre les deux pays en s’inspirant de l’exemple de la Commission mixte Nigeria-Niger. 18. Les deux dirigeants sont également convenus de la nécessité de mettre en place un mécanisme de coordination des réponses aux situations épidémiologiques majeures qui peuvent avoir des effets transfrontaliers, en vue de la surveillance et de la prévention de la propagation des maladies
19. Les deux Présidents ont reconnu le rôle important que le Forum des Gouverneurs États contigus au Nigeria et Régions frontalières du Cameroun joue dans le renforcement de l\’intégration, de la coopération et du développement transfrontaliers et ont lancé un appel pour l’accroissement de l’engagement au niveau des chefs traditionnels des communautés frontalières, à travers la création de comités bilatéraux locaux. Ils ont noté avec satisfaction que les Gouverneurs des deux pays se rendent déjà mutuellement visite et ont encouragé la signature d\’un cadre juridique à cet égard.
20. Les deux Présidents ont noté avec satisfaction l\’examen du Protocole de 1963 sur la libre circulation des personnes et des biens et ont lancé un appel pour la signature rapide d’un document révisé.
21. L\’Accord et le Protocole d\’accord importants suivants ont été signés par les deux pays en marge de la visite:
i. Protocole d’Accord sur la Consultation technique pour la Gestion des ressources en eau du Bassin de la Bénoué; et ii. Accord sur le Commerce.
22. Son Excellence, Muhammadu Buhari, Président de la République fédérale du Nigeria et son épouse, Aisha Hajiya Buhari, ont convié Son Excellence Paul Biya, Président de la République du Cameroun, son épouse, Madame Chantal Biya et les membres de sa délégation, à un Banquet d’État.
23. Son Excellence Paul Biya, président de la République du Cameroun, a invité Son Excellence Muhammadu Buhari, président de la République fédérale du Nigéria, à effectuer une visite officielle au Cameroun. Le président de la République fédérale du Nigéria a accepté cette invitation dont les dates seront fixées d’accord parties. 24. A la fin de sa visite, Son Excellence Paul Biya, Président de la République du Cameroun, a exprimé sa profonde gratitude à son frère et ami, Son Excellence, Muhammadu Buhari, Président de la République fédérale du Nigeria, à son gouvernement, aux populations du Nigeria, pour l\’accueil chaleureux et l\’hospitalité qui lui ont été réservés ainsi qu’à son épouse et aux membres de sa délégation.

Fait à Abuja, le 4 mai 2016, en français et en anglais, les deux versions faisant foi
Pour le Gouvernement de la République fédérale du Nigeria S. E. Geoffrey Onyeama Ministre des Affaires étrangères
Pour le Gouvernement de la République du Cameroun S. E. LeJeune Mbella Mbella
Ministre des Relations extérieure