\"Artistes1\"

Voici les raisons et objectifs de ce point de presse tenu le 26 avril 2016 à Yaoundé.

Les artistes musiciens, les Associations et Syndicats d’Artistes Musiciens, se sont réunis le 26 avril 2016 à Yaoundé pour évaluer le processus d’assainissement de la gestion collective du droit d’auteur et des droits voisins du droit d’auteur dans l’art musical. Processus prescrit au gouvernement par le Chef de l’Etat, Paul Biya et piloté par le Premier Ministre, Chef du gouvernement, Philémon Yang.

C’est au terme de cette importante concertation que  les membres du collectif « trop c’est trop » pour l’assainissement de la gestion collective dans l’art musical et d’autres organisations et syndicats d’artistes musiciens partageant la préoccupation d’assainissement ayant rejoint le collectif, ont tenu leur point de presse à Yaoundé. « Dans une volonté d’union consensuelle pour la construction de l’avenir de l’art musical pour l’assainissement de sa gestion collective » indique le Communiqué de presse rendu public par le Collectif.

Ce point de presse avait donc pour objectif de partager avec la famille des médias nationaux et l’opinion publique nationale l‘appréciation des artistes musiciens dont les associations et syndicats sont constitués au sein du Collectif, des mesures gouvernementales d’assainissement. Il était aussi question d’exprimer au gouvernement les attentes immédiates des ayants droits en terme de parachèvement du dispositif légal sur le cheminement devant conduire à très brève échéance à la relance des activités de gestion collective dans l’art musical en conformité avec le décret 3979 du Premier Ministre du 25 septembre 2015 fixant les modalités d’application de la loi 2000/011/ du 19 décembre 2000 relative au droit d’auteur et aux droits voisins du doit d’auteur.

Dans une Communication lue par la chanteuse et doyenne Rachel Tchoungui, qui avait à ses côtés Ze Bella,Djene Djento et Jean-Paul Fouda Ottou, le Secrétaire Général du Syndicat national des professionnels de la musique (Synaprom) , Syndicat que dirige le promoteur culturel Raymond Tchengang, les Artistes saluent « la volonté du gouvernement à assainir de façon définitive la gestion du droit d’auteur au Cameroun ».

Ils ont aussi  apprécié avec enthousiasme « le pouvoir conféré au Ministre chargé de la culture de saisir la justice aux fins de la liquidation des sociétés dont l’agrément aura été retiré(cas de la CMC) ou n’aura pas été renouvelé (cas de la SOCAM) cf.art.31(2), cette disposition clos définitivement le pseudo débat sur la fusion CMC/SOCAM l’une s’étant vu retiré l’agrément en 2008 et l’autre n’ayant pas obtenu le renouvellement du sien en 2013 et engage les titulaires des droits à la création d’un nouvel organe de gestion collective ». Plusieurs vedettes de la chanson camerounaise ont pris part à cette concertation et au point de presse : Jean Pierre Essome, Josco l’inquieteur, Ledoux Marlin, Ngoye Djeka, Simon Messanga, Messi Ambroise, entre autres.

Comme un seul homme, ils ont reconnu que « l’absence d’une société de droits d’auteurs dans le domaine de l’art musical est préjudiciable aux auteurs, compositeurs, interprètes et aux producteurs ». Le gouvernement est donc interpelé pour une véritable normalisation de ce secteur.

Ericien Pascal Nguiamba.

\"vincent

Reçu en audience mercredi 6 avril 2016 par le Président Paul Biya au Palais de l’Unité à Yaoundé,  le Président Directeur Général du groupe Bolloré a également fait d’autres importantes annonces.

Le Président de la République a reçu en audience, mercredi 06 avril 2016, Vincent Bolloré, Président Directeur Général du groupe Bolloré. Au terme de l’audience, l’homme d’affaires français a déclaré à la presse avoir fait le point des investissements de son groupe au Cameroun et présenté au Président Paul Biya ses nouvelles ambitions dans les domaines du transport et de la logistique en rapport avec le nouveau port en eau profonde de Kribi et le chemin de fer, le stockage de l’énergie et la culture.

Vincent Bolloré a évoqué les activités du groupe Vivendi-Canal+ dans le domaine de la culture avec l’ouverture des salles modernes de cinéma et de spectacle au Cameroun. Ainsi l’ouverture de la première salle de cinéma est projetée pour la mi-juin 2016 à Yaoundé.

Pour ce qui est du port de Kribi, Vincent Bolloré a annoncé la signature sous quinzaine du contrat de concession avec le Gouvernement camerounais en vue de la gestion du terminal à conteneurs. Parlant de la société « Cameroon Railways (CAMRAIL)», dont son groupe est l’exploitant, l’investisseur français a mis l’accent sur la durée du transport des voyageurs par train. Selon lui, l’objectif de son groupe est de ramener la durée du voyage entre Yaoundé et Douala en dessous de trois heures contre quatre heures actuellement.

En ce qui concerne le stockage de l’énergie, le groupe Bolloré, compte étendre le système de panneaux solaires expérimenté avec succès à l’Université de Yaoundé I dans certaines localités de l’arrière-pays en utilisant des conteneurs pour capter cette énergie produite grâce au soleil.

Rédaction yaoundeinfo.com

(avec prc.cm)

\"minok\"

Face à la presse le 1er avril 2016 à Yaoundé, le Ministre de la communication, Issa Tchiroma Bakary a dénoncé la prétendue dangerosité du Cameroun alléguée par certains médias. Une campagne de dénigrement et de sabotage qui fait du Cameroun, le deuxième pays le plus dangereux au monde. Voici la réaction et la mise au point du gouvernement camerounais.

Depuis quelques temps, des médias se sont fait l’écho d’un prétendu rapport qui, d’après eux, aurait été rendu public par le Département d’État américain et le Council of Foreign Relations (le Conseil des Relations Étrangères), un organisme américain indépendant. Ledit rapport, toujours selon ces médias, aurait classé le Cameroun au deuxième rang des pays les plus dangereux au monde.

La  rencontre du porte parole du gouvernement avec la presse le 1er avril 2016 à Yaoundé avait donc but de dénoncer ces « allégations ». Pour donner du poids à ce démenti, le Ministre de la Communication a indiqué que « c’est d’abord du gouvernement américain lui-même qu’est venue la première réaction à cette grave allégation. En effet, l’Ambassadeur des États-Unis au Cameroun, Son Excellence Michael Stephen HOZA, par un communiqué daté du 16 février 2016, démentait de façon catégorique les propos attribués au gouvernement américain par certains médias locaux et traitant de la question sécuritaire au Cameroun. Selon ce communiqué, jamais le Département d’État ou le Council of Foreign Relations n’ont classé le Cameroun comme deuxième nation la plus dangereuse au monde. Pour l’Ambassadeur des Etats-Unis, parlant au nom du gouvernement américain, je le cite : « Le Cameroun est un pays de paix, en dépit des défis sécuritaires liés à Boko Haram ». Toutefois, selon l’Ambassadeur, le gouvernement des États-Unis, conformément aux usages de la diplomatie américaine, a informé ses ressortissants de la situation sécuritaire prévalant dans les régions de l’Est et de l’Extrême-nord du Cameroun, et leur a demandé d’éviter autant que possible de s’y rendre tant que cette situation ne serait pas stabilisée. L’Ambassadeur américain précise d’ailleurs qu’une telle pratique est courante dans son pays, dès lors qu’un risque quelconque se présente dans une région donnée à travers le monde ».

Issa Tchiroma Bakary a ajouté que « Nous pouvons donc nous mettre d’accord sur le fait que les États-Unis d’Amérique – qu’il s’agisse de ses institutions officielles ou des organisations de la société civile agissant à partir de son sol – n’ont opéré aucun classement relatif à une dangerosité spécifique au Cameroun et ceci, pour quelque raison que ce soit ».

Pour le Ministre de la communication, « Un tel classement ne saurait par conséquent exister que dans l’imagination de ceux qui ont entrepris de ternir l’image de notre pays, au nom d’un dessein qu’ils sont manifestement les seuls à connaître » et, poursuit-il, « Ce qui est en revanche constant – et le démenti du gouvernement américain a lui-même tenu à l’indiquer avec force – c’est que le Cameroun demeure une nation en paix, un pays stable où règnent les cultures de la tolérance, de la solidarité et de la concorde ». Le porte parole du gouvernement a rassuré les camerounais : Le Président Paul BIYA, a décidé de mener la guerre contre Boko Haram jusqu’à la victoire finale, « au nom de la souveraineté de notre pays et de la suprématie de l’ordre civilisationnel ».

Ericien Pascal Nguiamba.

 

 

 

\"Biya\"

A travers la voix du Sultan des Bamoun, Ibrahim Mbombo Njoya, cette partie du Cameroun pose des conditions pour que le Président Paul Biya se représente à l’élection présidentielle de 2018. C’était au cours d’un meeting organisé le 20 février à Bafoussam, principale ville de la Région. Voici ce que l’Ouest exige.

C’est le principal sujet ce lundi dans les salons, bureaux et taxis de la capitale,Yaoundé. Car alors que partout où se déroulent des « appels à candidature » de Paul Biya à la prochaine élection présidentielle, il ya toujours eu consensus. Mais le 20 février 2016, au cours du grand meeting organisé par les forces vives, élites et populations de la Région de l’Ouest, on n’a pas vu ce genre de consensus. Et c’est le sultan des Bamoun (une personnalité très influente dans la tradition dans cette Région), le Roi Ibrahim Mbombo Njoya qui a crevé l’abcès mettant au goût du jour les conditions préalables à respecter avant d’inviter le Président national du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC, au pouvoir) à se représenter à cette présidentielle. Il a invité la hiérarchie du parti à convoquer rapidement un congrès : « Il devient très urgent et impératif, d’envisager la convocation d’un congrès extraordinaire de notre parti, en vue de débattre de la situation préoccupante qui pointe à l’horizon, pouvant menacer sérieusement la paix qui nous est très chère, et qui a été acquise de haute lutte ». Le Sultan, Roi des Bamoun explique que « Ce congrès extraordinaire n’aura qu’un seul point à l’ordre du jour, à savoir trouver des solutions pertinentes et durables aux problèmes de l’heure ». Il conclut que « Nous pourrions donc à l’issue de ces débats, permettre à notre président national de répondre valablement à l’appel lancé ce jour par les militants et sympathisants de notre parti… ».

Cet ancien Ministre, a aussi évoqué la tenue d’un « congrès ordinaire, prévu statutairement cette année, afin de permettre à notre grand parti, non seulement de faire son toilettage de jouvence que nous appelons de tous nos vœux ; mais de s’arrimer aux nouvelles résolutions issues de notre congrès extraordinaire, éventuellement, de certaines dispositions législatives que les deux chambres pourraient être amenées à prendre, dans le sens de cette situation qui préoccupe tant tout un chacun ». Et comme une mise en garde, le Sultan des Bamoun a déclaré dans son discours qu’ « Au moment où nous sommes en train d’essayer d’écrire une nouvelle page de l’histoire de notre pays, sachez Excellence (Paul Biya, ndlr), que les clés du bonheur et du malheur de notre pays se trouvent encore aujourd’hui entre vos mains… ». Cette intervention du Sultan Roi des Bamoun a créé des murmures et des mouvements de chaises au sein des milliers des militants du RDPC venus prendre part à ce grand meeting, une initiative du président du Senat, Marcel Niat Njifenji qui avait à ses côtés ce jour, tous les Ministres et hautes personnalités originaires de la Région de l’Ouest. Comment la hiérarchie du parti va-t-elle juger cette position de l’Ouest ? La question reste posée.

Ericien Pascal Nguiamba.

\"CNDHLOK\"

Elles revendiquent la prise en compte de l’approche handicap dans son intégralité lors du prochain recensement de la population. Elles l’ont fait savoir le 19 février 2016 à Yaoundé, au cours de la deuxième rencontre marquant le début de leur plaidoyer.

Selon le Dr. Oye Joseph, Coordonnateur pays de Sightsavers, il est question à travers ce plaidoyer d’amener le gouvernement à adopter et à intégrer le questionnaire du groupe de Washington sur le handicap dans le quatrième recensement général de la population projeté au Cameroun ; d’amener le gouvernement à ratifier la convention des Nations Unies sur les Droits des Personnes Handicapées et d’amener le Chef de l’Etat à signer le décret d’application de la loi de 2010 sur les droits des personnes handicapées au Cameroun.

Au Cameroun, le dernier recensement général de la population qui a eu lieu en 2005, porte la population à 17 463 836 habitants. Toutefois, les statistiques portant sur le handicap n’ont pas été collectées de façon consistante dans le recensement. En conséquence, la population des personnes handicapées du Cameroun est évaluée sur la base du Rapport mondial de 2011 sur le handicap. Aussi, les différentes estimations récentes de la population des personnes handicapées du Cameroun ont été partielles et n’ont pas tenu compte de toutes les variables (handicap total ou partiel, handicap unique ou multiple, handicap inné ou acquis, circonstance de la survenance du handicap (accident de travail, accident de la route, maladie etc.).C’est pour cette raison que les chiffres annoncées de la population du handicap au Cameroun, 6,9%, 10,2%, 11%, ne reflètent pas la réalité bien que ces données aient quelques fois été utilisées pour guider certaines planifications.

Pour le Dr. Oye Joseph,  « dans ce contexte il est important d’utiliser les outils internationalement reconnus comme le Questionnaire du Groupe de Washington dans le recensement général de la population des personnes handicapées au Cameroun ». Il ajoute que « cette initiative va permettre d’avoir des résultats fiables et donner une bonne base de comparaison sur la prévalence et les causes du handicap au Cameroun ». Le Dr. Chemuta Divine Banda, Président de la Commission Nationale des Droits des l’Homme et des Libertés (CNDHL) qui présidait les travaux de cette deuxième rencontre de Yaoundé, a déclaré qu’« Il est important que nous poursuivions nos actions en vue de la ratification par notre pays le Cameroun, de la Convention des Nations Unies sur les Droits des Personnes Handicapées qui est en vigueur depuis Mars 2008 et que notre pays a signé dans la même période ». Les personnes handicapées souhaitent aussi voir le Président de la République, Paul Biya, signer le décret d’application de la loi de 2010 portant protection des personnes handicapées au Cameroun.

Berthe Alimame

\"Fame

Dans une interview accordée au quotidien gouvernemental « Cameroon Tribune », le Pr. Jacques Fame Ndongo, Ministre de l’enseignement Supérieur, et Secrétaire à la Communication du RDPC, au pouvoir, a condamné le mutisme des partisans de l’opposition. Voici ce qu’il a dit.

Depuis quelques semaines, les appels à la candidature du Président Paul Biya à l’élection présidentielle prévue en 2018 font débat au sein de l’opinion nationale et internationale. En fait, tandis que les militants et sympathisants du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais(RDPC) demandent au Président Paul Biya de se représenter à ce scrutin, certains adversaires s’opposent à cette initiative. Dans une interview accordée au quotidien gouvernemental « cameroon Tribune », édition du 8 février 2016, le Secrétaire à la communication du RDPC, Pr. Jacques Fame Ndongo a tenu d’abord à éclairer l’opinion sur les motivations des auteurs de ces appels à candidature. Selon lui, « En matière de marketing politique, il n’est jamais trop tôt, mais il est parfois trop tard. L’homme politique doit en permanence être en phase avec ses militants, avec ses partisans et avec ceux qui le soutiennent. Donc ce que nous sommes entrain de faire, ce que la base est entrain de faire, ce n’est pas comme le croient les intellectuels le fait de l’Etat-major du parti ». Le Ministre Fame Ndongo ajoute que « c’est encore moins le président national du RDPC lui-même SE, Paul Biya, qui suscite ces appels. Non. C’est la base du parti qui, constatant le travail exceptionnellement positif effectué par le président Paul Biya depuis belle lurette, demande qu’il se représente. Par ce que la base peut aussi craindre l’aventure ».

Aux partisans de l’opposition, le Ministre Jacques Fame Ndongo réponds l’air amusé : « je ne comprends pas pourquoi ceux qui soutiennent les autres candidats ne le font pas savoir. Ils doivent le dire aussi. Il ne faudrait pas qu’on se réveille au dernier moment, à une ou deux semaines avant l’échéance, pour dire venez voter X, venez voter Y ». L’opposition est donc interpellée et invitée à se mobiliser dès à présent pour ne pas être « surprise » le moment venu. Et revendiquer une éventuelle victoire volée. Mais le Ministre Fame Ndongo est convaincu qu’à l’heure actuelle, seul Paul Biya peut continuer de diriger le Cameroun car « La base veut la paix, la sécurité, la stabilité et le progrès du pays. Et la base, c’est-à-dire les habitants des villages, des quartiers, estiment, que seul le président Paul Biya peut garantir de façon objective cette paix, cette sécurité, cette stabilité et le progrès économique, social et culturel ». Selon l’article 27, alinéa3 des statuts du RDPC, le président national du RDPC, est le candidat du parti à l’élection du Président de la République. Mais puisque Paul Biya est candidat statutaire de son parti, les appels à candidature de la « base » sont-ils encore nécessaires?

Ericien Pascal Nguiamba

 

\"Biya

Dans son traditionnel message à la Jeunesse, le Président Paul BIYA a annoncé la mise sur pied prochaine d’un plan  triennal « Spécial Jeunes », doté d’une enveloppe globale de 102 milliards de francs CFA, pour assurer avec pugnacité l’insertion économique des jeunes camerounais.

Mes chers jeunes compatriotes,

C’est toujours pour moi, un moment important de m’adresser à vous, à l’occasion de la célébration de la Fête Nationale de la Jeunesse.

Cette année, nous en célébrons la cinquantième édition, preuve de la constante attention que la nation tout entière porte à sa jeunesse, depuis un demi-siècle.

On ne le dira jamais assez, notre jeunesse constitue un atout majeur pour le devenir de la nation. Elle est nombreuse et riche de potentialités, dynamique et ambitieuse, conquérante et inventive.

Je voudrais à cet égard saluer nos jeunes compatriotes qui se sont illustrés ces derniers temps par des innovations d’une grande valeur, reconnues de tous. Ils ont pris des initiatives pleines d’audace, dans le domaine très compétitif des nouvelles technologies de l’information et dans bien d’autres domaines, comme l’agriculture.

Ils n’ont pas eu peur. Ils ont osé. C’est ce que je vous recommande depuis toujours. Ils ont su braver les insuffisances de notre pays encore en pleine construction. Et ils ont obtenu de bons résultats dont nous pouvons tous être fiers.

Ils sont de bons exemples d’engagement patriotique personnel pour notre société. Ils méritent le soutien de tous. Qu’ils soient source d’inspiration pour ceux qui hésitent ou qui attendent encore !

Mes chers jeunes compatriotes,

Le patriotisme est une vertu que certains pourraient trouver passéiste, mais ce serait à tort. Aujourd’hui encore, il demeure, pour la nation, la marque d’une  citoyenneté responsable et dignement assumée.

Il est bon, quel que soit votre rôle dans la société, de savoir faire preuve de patriotisme, pour mériter de la nation :

L’agriculteur dans son champ, l’élève ou l’étudiant dans leurs études, l’ouvrier sur son chantier, l’instituteur dans sa salle de classe, le médecin ou l’infirmière à l’hôpital, le chercheur dans son laboratoire, le fonctionnaire dans son bureau, le commerçant dans sa boutique, le mécanicien dans son garage, le balayeur à son poste de travail, le transporteur aux commandes de son engin.

Que chacun accomplisse sa tâche avec amour de la patrie. Alors seulement nous serons  une force de progrès pour notre pays.

Voyez à ce sujet l’exemple de nos jeunes engagés au front. Ils protègent notre pays de la menace terroriste, depuis deux ans. L’amour de la patrie les soutient et les pousse, bien des fois, jusqu’au sacrifice suprême.

Ils ne se comportent pas comme ces autres jeunes qui se sont fait recruter, au prix d’importants sacrifices, dans l’administration. Ils désertent ensuite  leurs postes d’affectation, tout en continuant de recevoir une rémunération. Ceux-là sont l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire.

D’aucuns s’intègrent dans la fonction publique seulement en quête d’un matricule, comme ils aiment à le dire. Ceux-là ne méritent pas de la nation.

La recherche du gain facile et l’enrichissement sans cause sont des voies de perdition qu’il faut bannir des milieux jeunes.

Il est bon que notre jeunesse s’imprègne des valeurs républicaines et citoyennes. Elle devrait en faire le fondement d’un engagement authentique, sur tous les fronts, qu’ils soient sécuritaires, économiques, culturels ou sociopolitiques.

Mes chers jeunes compatriotes,

Je suis pleinement conscient de vos difficultés. Je connais vos doutes et vos angoisses. Je sais notamment que vous avez de la difficulté à trouver du travail.

Des facteurs exogènes, liés à l’environnement économique global,  combinés à certaines pesanteurs internes, limitent notre capacité à créer des emplois décents. Mais nous ne baissons pas les bras. Nos efforts ces dernières années commencent à porter des fruits.

La mise en service prochaine de plus grandes infrastructures et l’exécution en cours du plan d’urgence triennal devraient consolider ces résultats.

A moyen terme, le lancement du vaste programme d’industrialisation, dont j’ai évoqué les grandes lignes le 31 décembre dernier, devra générer d’importantes opportunités d’emplois.

Le développement de notre agriculture y tiendra une place de choix. Je vous engage à opérer une réelle révolution des mentalités à ce sujet. La terre ne trahit jamais. N’ayez pas peur de franchir le pas, soyez les entrepreneurs  agricoles dont le Cameroun a besoin. C’est un métier noble et rémunérateur de ce qu’il est convenu d’appeler l’économie réelle.

J’en appelle donc à la responsabilité des aînés : il est bon d’encourager les jeunes au travail de la terre, il n’est pas judicieux de les en détourner.

Il est tout aussi important de leur en donner le bon exemple : Les travailleurs urbains doivent aussi pouvoir s’investir en zone rurale. Par leur action et par celle du gouvernement, nous devons rendre nos villages plus accueillants pour notre jeunesse.

Il ne s’agit pas d’attendre de pouvoir rassembler de gros moyens. C’est avant tout une affaire de volonté et d’engagement. Dans l’agriculture, il est souvent possible de faire beaucoup avec peu.

De nombreux programmes existent au niveau du gouvernement pour soutenir le développement rural. Informez-vous sur ces programmes. Vous devez pouvoir en  profiter.

A tout ceci, il faut ajouter un domaine qui, je le sais, vous est très cher, à vous de la génération dite « Android ». Il s’agit du développement de l’économie numérique.

A chaque génération ses défis historiques, pour le devenir de la nation ! Je puis dire que, pour notre jeunesse, l’un des défis majeurs est de réussir l’arrimage à ce phénomène marquant qu’est l’économie numérique.

J’invite toute la nation à se mobiliser résolument, pour accompagner les nombreuses initiatives de nos jeunes dans ce domaine :

–  Le gouvernement devra poursuivre avec méthode et efficacité la mise en place d’une infrastructure adéquate ; mais aussi l’assainissement et la bonne régulation de ce secteur clé, dans l’intérêt de l’économie nationale et du développement de l’emploi-jeune.

–  Les instituts de formation, publics ou privés, sont appelés à jouer leur rôle pleinement. Ils doivent identifier les métiers nouveaux et adapter leurs programmes en conséquence.

–  Les grandes entreprises et autres structures, publiques comme privées, sont appelées à donner l’exemple, en procédant progressivement à leur propre mutation numérique.

–  Les institutions financières trouveront certainement leur intérêt à développer des programmes spécifiques, pour soutenir les projets portés par les jeunes dans cette nouvelle économie.

C’est au prix d’un tel engagement collectif que nous allons gagner le pari d’une transition numérique réussie.

Ces deux secteurs, l’agriculture et l’économie numérique, nous appellent à poursuivre, en l’intensifiant, la professionnalisation de notre enseignement secondaire.

Dans l’enseignement supérieur, les différents acteurs ont été mobilisés pour fournir progressivement, au marché de l’emploi, des ressources humaines répondant aux exigences nouvelles.

Les entreprises cherchent non pas simplement des diplômés, mais des travailleurs bien formés à des métiers précis, et sans cesse adaptés à l’évolution du monde.

En réponse à cette attente, je me réjouis de ce que trois Centres Pilotes d’Excellence Professionnelle ont été ouverts à Douala, Limbé et Sangmélima. Le gouvernement y a investi environ 21 milliards, pour assurer le recyclage et la mise à niveau de techniciens supérieurs et autres ouvriers qualifiés.

L’insertion économique de la jeunesse est donc un souci constant. Nos actions vont se poursuivre avec plus de pugnacité, afin que notre jeunesse tire le meilleur profit des nombreux chantiers et projets en cours ou en préparation.

Dans cette optique, je viens de  prescrire le lancement d’un plan triennal « Spécial Jeunes », doté d’une enveloppe globale de 102 milliards de francs CFA.

Ce plan devra faciliter et accélérer l’insertion économique de notre  jeunesse. Nous devons tous y tenir particulièrement. Vous aurez-là, je crois, l’occasion de faire la preuve de votre « patriotisme économique ».

Par ailleurs, je crois que vous pourrez tirer un grand bénéfice des programmes d’éducation citoyenne offerts par l’Agence du Service Civique de Participation au Développement.

Cette initiative, fort opportune, a déjà constitué des centaines de comités locaux à travers le pays. Il convient d’y adhérer, et d’en tirer avantage.

Mes chers jeunes compatriotes,

Je vous l’ai laissé prévoir. Le ciel s’éclaire petit à petit. Les nuages se dissipent progressivement.

Je vous sais affectés, plus que les autres catégories de la population, par le chômage. Mais je vous invite à envisager l’avenir avec davantage de confiance. Certes, nous ne sommes pas encore parvenus au but. Mais nous avançons, en dépit de nombreux vents défavorables.

Il nous faudra certainement des efforts supplémentaires pour atteindre une croissance plus forte, plus stable et plus durable. Sans doute allons-nous continuer de rencontrer  des obstacles sur le chemin. Mais il nous revient de les surmonter résolument et vaillamment, avec la participation de tous.

Je viens de vous indiquer tout le bien que vous pouvez tirer du travail de la terre, de notre nouvelle industrialisation, et aussi de l’économie numérique.

Par votre implication forte, vous êtes ainsi appelés à prendre en main le devenir de la nation, inévitablement et progressivement, sous l’encadrement bienveillant des aînés, dans une fusion intergénérationnelle bien organisée.

Pour cela, et en dépit des difficultés, vous devez garder foi en l’avenir.

Je puis vous assurer que je ne ménagerai aucun effort pour vous accompagner dans votre volonté de réussir.

Bonne Fête de la Jeunesse à toutes et à tous !

Vive la jeunesse camerounaise !

Vive le Cameroun !
Yaoundé, le 10 février 2016

Source prc.cm

Le titre est de notre Rédaction

\"Billets\"

C’est la principale décision prise au cours de la 19è session de la Commission Nationale Consultative du Travail tenue le 14 janvier 2016 à Yaoundé.

Elle était présidée par le Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale, Grégoire Owona qui avait à ses côtés le Ministre des finances, Alamine Ousmane Mey et des membres de la Commission, notamment des Représentants de la Cour Suprême, de l’Assemblée Nationale, du Conseil Economique et Social, des Administrations publiques, et des partenaires sociaux. Qui ont examiné et donner leur avis sur le projet de texte devant modifier et complèter certaines dispositions du Décret N°85/1096 du 2 août 1985 fixant le taux des allocations familiales servies par la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale(CNPS). Après donc une journée d’intenses discussions, le consensus l’a emporté. Le montant des allocations familiales a donc été revu à la hausse à l’ordre de 55% a annoncé à la presse le Ministre Grégoire Owona. Décision prise « à l’unanimité » précise-t-il.

Il faut noter qu’au 30 décembre 2015, les allocations familiales s’élevaient à 1.800 FCFA par enfant et par mois. Le 31 décembre 2015, le Président de la République, Paul Biya dans son message à la Nation, avait instruit le gouvernement de « Revoir à la hausse le montant des allocations familiales versées aux travailleurs à compter du 1er janvier 2016 ». D’où la convocation urgente de cette 19è session de la Commission Nationale Consultative du Travail qui s’est achevée par une résolution concrète.

Ericien Pascal Nguiamba.

 

 

 

\"Visite\"

La Directrice Générale du Fonds Monétaire International (FMI) a été reçue en audience au Palais de l’Unité jeudi 07 janvier 2016, avant le dîner offert en son honneur par le Couple Présidentiel.

S’adressant à la presse à l’issue de l’entretien avec le Président de la République, la Directrice Générale du FMI a dit avoir eu une excellente rencontre. « Nous avons pu aborder la longue et importante collaboration  entre le Cameroun et le Fonds Monétaire International », a-t-elle déclaré. Christine Lagarde a ensuite relevé que le Président Paul BIYA a remercié le FMI et a souhaité voir se poursuivre et se renforcer la coopération avec cette institution financière.

La délégation conduite par la Directrice Générale du FMI était composée  de Madame Antoinette SAYEH, directeur du département Afrique ; M. Gérard Thomas Rice, directeur du département de la communication ; M. Mario De Zamaroczy, chef de mission pour le Cameroun ; M. Gille Bauche, conseiller de la Directrice Générale et M. Kadima Kalonji, représentant résident du FMI au Cameroun.

Un dîner officiel en l’honneur de Mme Lagarde a ensuite été offert par le Couple présidentiel.

prc.cm

(Le titre est de la Rédaction)

 

\"bp\"

Le Président de la République a reçu en audience, mercredi 06 janvier 2016, le Général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées françaises qu’accompagnait le Général Vincent Guionie, commandant des éléments français au Gabon. Au cœur  des entretiens, la coopération militaire entre le Cameroun et la France et la guerre contre Boko Haram.

S’exprimant devant la presse au terme de plus d’une heure d’échange, le Général Pierre de Villiers s’est dit heureux d’avoir rencontré le Président de la République Paul BIYA, pour ce qui constituait le point culminant de sa visite de travail au Cameroun.

En effet, la délégation française a eu au préalable des séances de travail avec des responsables camerounais en charge des questions de défense et de sécurité, notamment le ministre Délégué à la Présidence chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo, et le Chef de d’état-major des armées, le Général de Corps d’Armée René Claude Meka, ainsi qu’avec le détachement opérationnel de la coopération militaire française au Cameroun. Pour le Général Pierre de Villiers, la lutte contre le terrorisme est un enjeu majeur actuel dans le monde et le Cameroun est un acteur clé de ce combat. L’Officier supérieur français a réaffirmé le soutien de son pays dans la guerre contre Boko Haram. Il a souligné que la lutte contre le terrorisme appelle une mutualisation des moyens entre les Etats, entre autres, dans le domaine du renseignement.

Il a aussi relevé que la France associe l’impératif de sécurité à celui du développement. Car, « il n’y a pas de paix sans développement, ni de développement sans sécurité. La pauvreté étant le terreau du terrorisme.» Des propos que le Chef de l’Etat ne cesse de répéter.

L’audience s’est aussi déroulée en présence de l’ambassadrice de France au Cameroun, Christine Robichon. Elle a été ponctuée d’un échange de cadeaux entre le Chef de l’Etat et ses hôtes. Le Général Pierre de Villiers a été élevé par le Chef de l’Etat à la dignité d’Officier de l’Ordre de la Valeur.

prc.cm

(Le Titre est de notre Rédaction)