\"Vamoulke\"

La chaine publique camerounaise n’a plus été capable de retransmettre la suite de la cérémonie  des vœux au président camerounais. Depuis 17h hier(5 janvier 2016,ndlr). Explication

Les téléspectateurs de la Cameroon radio and television (Crtv) ont été surpris, depuis 17 h ce mardi 05 janvier 2016, de ne plus capter cette chaine pour suivre la suite des manifestations consacrées à la présentation des vœux au président de la République, Paul Biya. Notamment la traditionnelle soirée de gala très regardée pour des présences souvent insolites que l’on découvre généralement à  cette «grande invitation». Un couac qui vient s’ajouter à l’incident survenu le 31 décembre dernier alors que le même Paul Biya délivrait son traditionnel  discours de fin d’année à ses compatriotes qui ont vu subitement le signal disparaitre. Que se passe-t-il donc pour que tout cela arrive, coup sur coup, au premier citoyen du pays, à des moments aussi importants de la vie nationale, comme à un vulgaire citoyen? Pour l’interruption du 31 décembre 2015, l’on a parlé d’une panne électrique sur le réseau interconnecté Sud du Cameroun. Les enquêtes ouvertes se poursuivent pour établir les responsabilités.

Pour le cas d’hier, les informations de La Nouvelle Expression ont révélé que le signal de la chaine d’Etat a été coupé par son fournisseur, Eutelsat, pour facture impayée. Joint au téléphone par la rédaction de La Nouvelle Expression, le directeur général de la Crtv, Hamadou Vamoulké,  confirme l’information. Mais explique, sereinement, que toutes «les dispositions» à son niveau avaient été prises pour régler sa dette. Et qu’il a même mis à contribution le ministre des finances pour l’accélération du règlement de cette facture. «Nous croyions qu’on s’était bien compris quand à notre grande surprise, notre partenaire nous fait ce coup. A l’occasion d’une cérémonie à l’échelle nationale, surtout qui implique le président de la République. Nous nous demandons si c’est comme cela que notre partenaire croit qu’on peut poursuivre cette collaboration», regrette le patron de la Tour de Mballa ll qui, manifestement, ne se semble rien se reprocher.

Source: La Nouvelle Expression

(Le Titre est de notre Rédaction)

 

 \"Message\"

Paul Biya, Président de la République du Cameroun.

Voici en intégralité le discours radiotélévisé du Président Paul Biya à la Nation le 31 décembre 2015

Mes chers compatriotes,

Au moment où s’achève l’année 2015, je voudrais vous convier, comme chaque année, à revisiter notre parcours en tant que Nation et à nous projeter ensemble, avec confiance et détermination, dans la nouvelle année.

Vous conviendrez avec moi –je crois– qu’un seul mot suffit à caractériser l’année qui s’achève pour notre pays : RESILIENCE.

Il s’agit, vous le savez, de cette capacité à résister, à faire face aux défis quotidiens, que tous les partenaires au développement  reconnaissent à notre peuple.

Cette qualité, qui fonde les grandes Nations, s’est particulièrement manifestée sur deux fronts importants : la performance économique de notre pays et sa situation sécuritaire.

D’abord, la performance économique :

Comme tout le monde peut le constater, le contexte international actuel est marqué, entre autres, par :

–  le rétrécissement de la croissance mondiale,

–  la baisse persistante des prix du pétrole et des autres matières premières.

Dans cet environnement international  défavorable, notre économie a su résister. Elle a maintenu ses prévisions de croissance à 6%, avec une inflation limitée à un peu moins de 3%.

Ni les dépenses supplémentaires occasionnées par l’effort de guerre contre le terrorisme, ni même les perturbations de l’activité économique dans les zones attaquées  n’ont pu nous  empêcher d’atteindre nos objectifs…

Je suis conscient de ce que cette croissance ne suffit pas encore à transformer de façon significative le quotidien de nos populations à la base.

Nous pouvons faire mieux. Nous devons faire mieux.

Mais il est bon de saluer ce bel effort, grâce auquel nos indicateurs macroéconomiques sont plus viables.

Je dois d’ailleurs mentionner que cette croissance a permis à notre économie de générer, jusqu’à fin novembre 2015, 337 mille 660 emplois nouveaux contre 283 mille 443 l’année dernière.

Sur ce chapitre, il me plaît de relever que de 2011 à 2015, 1 million 175 mille 358 emplois recensés ont été créés.

Les besoins sont certes immenses et loin d’être tous comblés, mais il convient de se féliciter de ce qui a déjà été accompli, tout en s’engageant à faire toujours mieux.

J’y reviendrai.

En ce qui concerne le défi sécuritaire,

Notre Nation a su opposer une résistance farouche aux terroristes de Boko Haram, tout au long de l’année.

C’est le lieu ici de rendre un vibrant hommage à nos forces de défense et de sécurité, ainsi qu’à nos populations. La vaillance et le professionnalisme des uns, l’engagement et le courage des autres, ont permis de préserver l’intégrité de notre territoire. Nous n’avons concédé aucun centimètre de celui-ci aux agresseurs. Mieux, en diverses occasions, nous leur avons infligé d’importants revers au plan militaire.

Par une intense activité diplomatique, nous avons également su rallier un large éventail de partenaires à cette lutte contre Boko Haram. En tant que Nation, nous devons exprimer notre reconnaissance aux nombreux pays amis qui nous apportent leur soutien dans cette lutte.

A ce titre, je voudrais saluer de manière spéciale la décision des Etats Unis d’Amérique d’envoyer trois cents soldats en mission d’appui au renseignement. Nous les remercions de cette marque de confiance à notre pays et à notre armée.

De même les soutiens multiformes obtenus des autres pays amis tels que la France, la Chine, la Russie, l’Allemagne et bien d’autres encore, constituent une aide précieuse.

Avec le Nigeria voisin, nous avons affiné nos moyens et mécanismes d’action concertée.

Nous devons également saluer l’engagement fraternel à nos côtés des forces tchadiennes dans cette lutte qui nous concerne tous.

J’ai toujours pensé que le terrorisme était une menace globale, nécessitant une réponse globale. Cette réalité s’est confirmée en 2015.

Et en ce qui nous concerne plus directement, je me réjouis du fait que la Force Multinationale Mixte, est désormais active, sur le théâtre des opérations. Elle consacre l’implication effective de l’ensemble des pays de la Commission du Bassin du Lac Tchad dans ce combat.

Poussés dans leurs derniers retranchements, les terroristes ont désormais recours à la pratique odieuse des attentats-suicides.

Rien ne pourra entamer la détermination de nos forces de défense et de sécurité. Rien ne pourra altérer le moral de notre population, ni sa capacité de résistance.

Face aux atrocités de Boko Haram, les forces vives de la Nation se sont mobilisées pour dire, avec fermeté, NON au terrorisme. Mieux encore, elles participent à l’effort de guerre, par leurs contributions financières ou matérielles.

Cette grande mobilisation des uns et des autres a donné une résonnance particulière à notre stratégie de défense populaire. Armée et Nation font bloc pour préserver  notre territoire et notre souveraineté.

J’ai eu l’occasion de saluer le rôle des comités de vigilance qui appuient avec efficacité nos forces de défense et de sécurité.

Nous devons ici saluer la mémoire de nos compatriotes qui ont perdu la vie dans cet exercice légitime de défense civile.

A la barbarie aveugle des terroristes, ils ont su opposer leur vigueur patriotique, jusqu’au sacrifice suprême. En cela, ils constituent des modèles pour notre Nation.

Mes chers compatriotes,

Après avoir si bien résisté aux épreuves de l’année 2015, il n’est pas question de baisser la garde aujourd’hui.

Sur les deux fronts de l’économie et de la sécurité, les défis restent nombreux. Toutefois, à l’aube d’une nouvelle année, je vous engage à regarder vers l’avenir, avec vigilance certes, mais aussi avec confiance et sens de l’engagement.

Le cap est fixé, vous le connaissez. Nous devons atteindre l’émergence à l’horizon  2035.

Pour ce faire, au cours de l’année 2016, nous sommes appelés à continuer de fructifier nos acquis, pour moderniser notre pays et améliorer les conditions de vie de nos populations.

J’ai demandé au Gouvernement d’y travailler avec inventivité, ardeur et obligation de résultats.

Le souci qui m’anime demeure la promotion de la qualité de la vie dans notre société. Je sais que cela doit passer par une amélioration du pouvoir d’achat de nos populations.

Malgré la conjoncture difficile actuelle, j’ai prescrit au Gouvernement deux mesures significatives :

–     revoir à la baisse les prix du carburant à la pompe ;

et

–     revoir à la hausse le montant des allocations familiales versées aux travailleurs.

Ces mesures prendront effet dès le  1er janvier 2016.

Mes chers compatriotes,

Des chantiers spécifiques interpellent notre Nation. Nous devons accueillir la CAN féminine en 2016 et la CAN masculine en 2019. Pour cela il nous faut des infrastructures adéquates. J’ai demandé au Gouvernement de s’y employer activement.

Notre objectif majeur demeure l’accélération de la croissance économique. Notre croissance doit être plus forte, plus durable, plus inclusive et génératrice de plus d’emplois pour tous, notamment pour notre jeunesse. Nos populations doivent ressentir les effets bénéfiques de cette croissance.

Pour y parvenir, et je l’ai réitéré récemment au Gouvernement, le Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi reste notre boussole.

Le Plan d’Urgence en indique les priorités immédiates, sans interférer sur le programme économique normal du Gouvernement.

Je me réjouis du fait que ce plan d’urgence triennal, si attendu par nos populations, est désormais sur les rails et en cours d’exécution. Les résultats des actions déjà engagées seront bientôt plus visibles.

En 2016, le pari majeur pour notre pays reste la création des conditions d’une véritable industrialisation. L’émergence ne se conçoit pas sans une industrie viable.

Nous disposons de ressources nombreuses : agricoles, minières, touristiques, culturelles et humaines. Elles constituent, pour notre pays, une grande réserve de croissance.

J’ai instruit le Gouvernement d’accélérer la mise en place des conditions préalables à l’industrialisation de notre pays.

Ces conditions indispensables sont :

–  la disponibilité d’une énergie suffisante et permanente ;

–  la modernisation de notre agriculture et la transformation de sa production ;

–  l’exploitation et la transformation avantageuse des ressources minières ;

–  l’amélioration continue du climat des affaires, pour attirer toujours plus d’investisseurs ;

–  la mobilisation des financements nécessaires ;

–  le développement des infrastructures de communication et télécommunications.

Dans ce dernier domaine, il nous faut rattraper au plus vite notre retard dans le développement de l’Economie Numérique. Celle-ci est un véritable accélérateur de croissance, en plus d’être une véritable niche d’emplois nouveaux pour notre  jeunesse. Nous devons pouvoir en tirer avantage pleinement.

Le Gouvernement, dans son organisation, accordera à ce secteur  toute l’attention méritée.

Mes chers compatriotes,

La tâche est immense, et les chantiers nombreux. Mais je crois fermement que nous pouvons faire un grand bond en avant.

Nous en avons les moyens.

A force de volonté et d’engagement patriotique, chacun à son niveau, je suis convaincu que nous pourrons relever le défi, dans l’intérêt de tous.

Ne ratons pas ce tournant décisif.

L’Administration est un indispensable instrument régalien au service de l’Etat et de l’intérêt général. Elle est pourtant régulièrement pointée du doigt par les usagers et par nos partenaires au développement.

Les conclusions récentes de la mission d’évaluation du FMI dans notre pays, les derniers rapports respectifs du Doing Business et du Cameroon Investment Forum ou encore de la CONAC sont particulièrement illustratifs à cet égard.

Il est bon que notre Administration ne cesse jamais d’être une force de progrès. J’entends y veiller personnellement.

Mes chers compatriotes,

Les défis qui nous interpellent sont exaltants. Avec l’engagement de tous, nous pouvons les relever.

J’ai foi en la qualité des hommes dont regorge notre pays…

Je connais votre patriotisme…

Œuvrons tous ensemble pour faire de 2016 :

–     une année de victoires, de belles victoires, pour notre pays…

–     une année qui apporte à chacun paix, prospérité et bonheur…

Bonne et heureuse année 2016 !

Source: prc.cm

\"paul-biya\"

Ces nominations concernent les Régions du Littoral, du Sud, de l\’Est et de l\’Adamaoua.

Le Président de la République, Paul Biya, a nommé quatre gouverneurs de Région vendredi 23 octobre 2015. Il s’agit de Kildaki Taguiéké Boukar, précédemment préfet du Mayo Banyo  nouveau Gouverneur de l’Adamaoua en remplacement de Abakar Ahamat admis à faire valoir ses droits à la retraite. Grégoire Mvongo, jusque-là Directeur de l’organisation du territoire au Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation est promu gouverneur de la Région de l’Est. En remplacement de Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, muté la région du Littoral où il remplace Joseph Beti Assomo promu Ministre délégué à la présidence chargé de la défense lors du réaménagement gouvernemental survenu le 2 octobre dernier. Félix Nguélé Nguélé, précédemment Préfet du département de la Mezam est le nouveau gouverneur de la Région du Sud en remplacement de Jules Marcellin Ndjaga admis à faire ses droits à la retraite.

Berthe Limame

 

\"minok\"

Face à la presse samedi 17 octobre 2015 à Yaoundé, le Ministre de la Communication, Porte Parole du gouvernement a fait le point du Conseil ministériel du 15 octobre 2015 présidé au Palais de l’Unité par le Président de la République, Paul Biya. Voici l’intégralité de la Déclaration de Issa Tchiroma Bakary.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,
Je vous avais promis il y a quarante-huit heures seulement, que nous nous retrouverions très rapidement pour revenir sur l’important Conseil ministériel que le Président de la République, Son Excellence Paul BIYA, a présidé jeudi dernier au Palais de l’Unité de Yaoundé, après le réaménagement du Gouvernement intervenu le 02 octobre 2015.
Je vous remercie à cette occasion, d’avoir promptement répondu à l’invitation que je vous ai adressée à cet effet.
Mesdames, Messieurs les Journalistes,
Le Chef de l’État a donc réuni autour de lui il y a soixante-douze heures, son équipe gouvernementale, dans le cadre d’un Conseil ministériel formel, afin de fixer le cap de son action et de donner des directives précises sur la conduite des axes majeurs de la politique nationale.
Avant d’intervenir pour sa communication spéciale de circonstance, le Président de la République a, en même temps que l’ensemble du Gouvernement, écouté l’exposé présenté par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, relativement à l’état d’exécution du plan d’urgence triennal pour l’accélération de la croissance.
Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement a ainsi rappelé que ce plan d’urgence, actuellement en cours d’exécution, était constitué de plusieurs projets couvrant l’ensemble du territoire national et concernant les différents secteurs d’activités suivants : la santé, le développement urbain, les industries animales, l’eau et l’énergie, les routes, l’agriculture, l’aménagement du territoire et la sécurité.
Il était sans doute important pour le Chef du Gouvernement, d’apporter des réponses claires et précises concernant la phase pré-opérationnelle de ce plan.
J’insiste donc sur cet aspect de la présentation faite par le Premier Ministre, pour notamment vous apporter des éléments de compréhension sur les procédures ayant précédé la mise en œuvre effective des projets sur le terrain.
Il aura donc fallu mettre en place avant toutes choses, pour l’exécution du plan d’urgence d’un cadre institutionnel pour finaliser la maturation des projets par les maîtres d’ouvrage concernés, identifier et sécuriser les assiettes foncières destinées à abriter chaque projet, puis procéder aux études techniques précédant le début d’exécution desdits projets.
Pour la phase de passation des marchés – étape qu’il fallait adresser avec soin et méthode – l’objectif était d’une part, de garantir le respect des règles de bonne gouvernance et de transparence dans la sélection des entreprises adjudicatrices, et d’autre part, de disposer à terme de prestations de bonne qualité aux coûts les plus compétitifs.
Au terme de l’avis général à manifestation d’intérêt, 350 entreprises ont été pré-qualifiées, et à ce jour, les préalables administratifs sont réglés pour l’essentiel. En ce qui concerne la situation à proprement parler de la mise en œuvre des projets inscrits au plan d’urgence triennal, plusieurs composantes sont en cours d’exécution.
Dans le domaine de la santé, les travaux de réhabilitation des infrastructures et de relèvement des plateaux techniques des hôpitaux généraux de Yaoundé et de Douala, ainsi que ceux du CHU de Yaoundé, débuteront dès le mois de novembre 2015.
Quant à la construction des centres régionaux hospitaliers dans les chefs-lieux de régions autres que Yaoundé et Douala, les travaux de construction des centres d’Ebolowa, de Bamenda et de Bafoussam sont prévus pour démarrer en janvier 2016. Viendront ensuite ceux de Maroua, de Garoua et de Ngaoundéré, puis ceux de Bertoua et de Buea ; la durée prévisionnelle des travaux étant à chaque fois fixée à dix-huit mois.
Pour ce qui est du volet urbain, les axes routiers à réhabiliter à Yaoundé et à Douala ont été sélectionnés, pour un linéaire total de 232 km environ. Les travaux concernant les voiries secondaires ont démarré depuis le mois de juin dernier à Yaoundé. Les travaux lourds relatifs aux voies fortement dégradées vont s’intensifier au mois de novembre 2015.
Pour la sous-composante habitat, il est prévu la construction de 800 logements, à raison de 100 logements par région, et à l’exception de Yaoundé et de Douala.
Dès le mois en cours, c’est-à-dire dès octobre 2015, l’entreprise chargée de ces travaux se sera déployée à Bertoua et dans les régions septentrionales, afin de prendre possession des sites identifiés. Les travaux de construction concernant Ebolowa démarreront avant la fin de cette année.
Dans le cadre du développement des industries animales, il est prévu la construction et l’équipement d’un abattoir moderne à Ngaoundéré et l’équipement de quatre entrepôts frigorifiques à Yaoundé, Kribi, Ngaoundéré et Ebolowa. Les travaux débutent dès la fin de ce mois à Ngaoundéré et à Yaoundé. Ils commenceront à Ebolowa et à Kribi en novembre prochain.
Dans le secteur de l’eau, tous les marchés relatifs à la réalisation des 900 forages et 19 adductions d’eau potable dans les dix régions, ont été attribués. Les premiers ouvrages seront livrés au courant du mois de novembre 2015, et l’ensemble des forages sera réceptionné dans les six mois à venir.
Pour ce qui est de l’énergie, secteur dans lequel il est prévu le renforcement et la stabilisation de certaines lignes d’électricité et la construction d’un barrage à Bini par Warak, la recherche des financements se poursuit activement.
S’agissant du réseau routier, les 20 axes de désenclavement des bassins de production prévus à raison de deux par région, ont déjà été identifiés. Les dossiers d’appel d’offres pour l’exécution des travaux et le contrôle géotechnique de cinq tronçons de la première phase, ont également été élaborés. Il s’agit des axes Douala-Bonèpoupa-Yabassi ; Ekondo-Titi-Kumba ; Soa-Esse-Awae ; Mandjo-Batouri ; et Maroua-Bogo. Les travaux y relatifs démarreront dès que les financements correspondants auront été levés. Pour ce qui est du volet agricole et de l’aménagement du territoire, il est prévu la création de plusieurs agropoles et l’aménagement de 120 mille hectares de périmètres hydro-agricoles, l’appui aux agro-industries et la construction de grands marchés de ravitaillement.
À ce jour, 13 mille hectares de périmètres hydro-agricoles ont été identifiés à l’Extrême-nord, et la procédure de passation des marchés y afférente a déjà démarré.
Dans le volet sécurité, 38 marchés relatifs à la construction de postes de sécurité aux frontières, ont été attribués, à raison de 20 pour la Sûreté Nationale, et de 18 pour la Gendarmerie. Pour la Sûreté Nationale, les travaux ont démarré dans les régions septentrionales. En ce qui concerne la Gendarmerie, la construction des unités prévues à Douala démarreront au cours de ce mois d’octobre.
Voilà, Mesdames, Messieurs les Journalistes, la situation de la mise en œuvre du plan d’urgence, telle qu’elle a été présentée par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, lors du Conseil ministériel du 15 octobre dernier.
Le Ministre des Sports et de l’Éducation Physique s’est ensuite appesanti sur les préparatifs des CAN 2016 et 2019 qui se dérouleront dans notre pays.
À ce sujet, Le Ministre des Sports et de l’Éducation Physique a rappelé que la CAN 2016 allait se dérouler dans les villes de Yaoundé et de Limbe. Il est prévu à cet effet de mettre à disposition dans chacune de ces villes, un stade de compétition et cinq terrains d’entraînement aux normes CAF, ainsi que des infrastructures d’accueil appropriées. Pour ce faire, il faudra rénover en profondeur le Stade Omnisports de Yaoundé et réhabiliter trois centres d’entraînement composés des deux stades annexes du Stade Omnisports et du Stade Militaire de Yaoundé.
Pour le site de Yaoundé, les marchés des travaux relatifs à l’installation des sièges, à la réhabilitation de l’aire de jeu et de la piste d’athlétisme du Stade Omnisports ont déjà été attribués, ainsi que plus récemment, les contrats concernant la mise aux normes des aires de jeu et des équipements connexes sur les terrains d’entraînement.
En ce qui concerne Limbe, le Stade Omnisports de Ngémé d’une capacité de 20 000 places, est achevé et réceptionné depuis septembre 2014, et les marchés relatifs à la construction des infrastructures d’approche (voies d’accès, voies de contournement, parkings) sont attribués.
Pour la CAN 2019, il est prévu la réhabilitation des stades omnisports de Roumdé-Adja à Garoua, et de la Réunification à Douala, ainsi que celle de 15 stades d’entraînement à Douala, Bafoussam et Garoua, à raison de cinq stades par ville.
Au registre des infrastructures à construire dans la perspective de la CAN 2019, figurent un stade de 60 000 places à Yaoundé-Olembé, avec deux terrains annexes ; un stade de 50 000 à Douala-Japoma, avec également deux terrains annexes ; et le stade de Kouékong à Bafoussam, d’une capacité de 20 000 places, dont les travaux sont déjà réalisés à 92%. La réception de ce stade est prévue début 2016.
Prenant la parole pour sa communication spéciale, le Président de la République, Son Excellence Paul BIYA, s’est d’abord félicité de voir le plan d’urgence définitivement lancé. Il a rappelé l’importance qu’il attachait à l’exécution de ce plan, dans la mesure où, je cite le Président de la République « Notre peuple veut en effet voir, grâce à ce plan d’urgence et au programme normal de développement, le Cameroun transformé en un grand chantier. Il veut voir ses conditions de vie améliorées », fin de citation.
S’adressant directement aux Membres du Gouvernement, le Chef de l’État a rappelé que c’était un honneur de servir son pays en qualité de Membre du Gouvernement, mais qu’il s’agissait surtout d’une lourde responsabilité, qu’il invitait chacun à assumer pleinement, de manière à donner à l’action gouvernementale davantage de force et d’efficacité. Le Président de la République a donc invité son Gouvernement à faire plus et mieux dans la mise en œuvre de la stratégie pour la croissance et l’emploi, qui vise à moderniser notre pays et à améliorer les conditions de vie du peuple camerounais.
S’agissant de la lutte contre Boko Haram, le Chef de l’État  a indiqué qu’elle restera, en même temps que la préservation de notre sécurité intérieure,  la première priorité du Gouvernement.
À l’endroit de nos forces de défense et de sécurité, le Président de la République, Chef de l’État,  et Chef des Armées, a à nouveau exprimé son appréciation pour leur engagement au service de la sauvegarde de notre intégrité territoriale. La satisfaction du Chef de l’État  est également allée vers nos vaillantes populations, pour je cite « leur patriotisme et leur engagement résolu à barrer la route aux terroristes », fin de citation. Elles  sont, a-t-il poursuivi, je le cite à nouveau : « Pour nos forces de défense et de sécurité, une aide précieuse et efficace, notamment dans le cadre des comités de vigilance. Nous continuerons à leur apporter  tout notre soutien », fin de citation.
Au titre des directives, le Président de la République a prescrit au Gouvernement, pour compenser les difficultés rencontrées, de corriger les déficiences que l’on pouvait encore constater à certains endroits. Il s’agit dans cette optique : de parvenir à une meilleure coordination entre les départements ministériels ; de veiller, au sein des Ministères, à une meilleure organisation du travail en impliquant, entre autres, et davantage, les Ministres Délégués et les Secrétaires d’État ; d’accélérer la maturation des projets ; d’éliminer les situations de blocage ; de régler le problème de la sous-consommation des crédits; et de continuer à veiller à la qualité de la dépense publique.
S’agissant des CAN 2016 et 2019, le Chef de l\’État a prescrit au Gouvernement, de tout mettre en œuvre pour relever le défi de leur bonne organisation, dans les délais impartis.
Clôturant les travaux, le Président de la République a exhorté les Ministres à ne ménager aucun effort pour répondre aux préoccupations et aux attentes légitimes du peuple camerounais, car a-t-il rappelé, et je le cite « J’avais dit, il n’y a pas si longtemps, que l’équipe gouvernementale devait se considérer comme un « gouvernement de mission ». Il fallait entendre qu’elle n’était pas là pour expédier les affaires courantes, mais pour inventer, créer et réaliser», fin de citation ; avant de conclure, je le cite à nouveau : « Je réitère aujourd’hui plus que jamais cette directive. Parce que c’est ce que le peuple camerounais attend. Et parce que nous le lui devons », fin de citation.
Mesdames, Messieurs les Journalistes,
Au moment même où se déroulait le Conseil ministériel du 15 octobre dernier, nous apprenions que dans le cadre de la mobilisation globale contre le terrorisme international et notamment de la lutte contre la secte terroriste Boko Haram, les Gouvernements américain et camerounais venaient de se mettre d’accord pour le déploiement dans notre pays, d\’un détachement formé de 300 personnels de l\’Armée américaine, chargés de conduire des opérations de renseignement, de surveillance et de reconnaissance.
Par cet acte qui ne sera certainement pas le dernier du genre, le Président américain, Son Excellence Barack Obama, répond incontestablement à l’exhortation de son homologue camerounais, Son Excellence Paul BIYA, qui, lorsque répondant aux vœux du Corps diplomatique pour l’année 2015, affirmait, je le cite « À menace globale, riposte globale (…) Il faut que l’on sache que la distance qui peut séparer un pays des zones de combat n’est pas une assurance tous risques (…) Je persiste à croire que la menace que représentent les djihadistes, Boko Haram et autres Shebabs, ne pourra être levée que par une mobilisation au niveau international. Beaucoup l’ont compris. Il reste à en tirer les conséquences », fin de citation. Le déploiement décidé par les Chefs d’État camerounais et américain a du reste déjà commencé, avec la présence effective dans notre pays, de 90 militaires américains. Ce contingent dont la totalité des membres sera basé à Garoua, apportera à nos Forces de Défense et de Sécurité, un appui déterminant dans la lutte contre le groupe terroriste Boko Haram.
Le Président de la République, Son Excellence Paul BIYA,  s’est félicité de cet appui, qui témoigne de l’excellence des relations qu\’entretiennent les États Unis d\’Amérique et le Cameroun, ainsi que de l’implication des deux pays dans la lutte concertée contre le terrorisme, dans la région du bassin du Lac Tchad.
Tout juste au lendemain de l’annonce de cette nouvelle, le Chef de l’État, Son Excellence Paul BIYA, a reçu en audience au Palais de l’Unité, le Général David Rodriguez, Commandant de l’US Africa Command (Commandement américain en Afrique), venu faire avec la partie camerounaise, le point sur la situation sécuritaire dans la sous-région.
Le Général américain a réaffirmé à cte occasion,  la détermination des États-Unis à œuvrer aux côtés de notre pays, dans la guerre sans merci qu’il mène contre la horde criminelle et barbare Boko Haram. Il a tenu à saluer le courage et le professionnalisme des Forces de Défense et de Sécurité camerounaises dans la lutte contre  le groupe terroriste.
Le Général, Commandant de l’US Africa Command, s’est ensuite rendu auprès du Ministre Délégué à la Présidence, chargé de la Défense, pour signer avec lui, un mémorandum d’entente relatif à la mise à disposition d’un matériel militaire de pointe et à la formation des militaires camerounais à la gestion technique de ces nouveaux équipements.
Voilà donc, Mesdames, Messieurs les Journalistes, le contenu de la communication que je souhaitais vous délivrer ce jour.
Je vous remercie de votre aimable attention.

\"Mebe

Suite au réaménagement gouvernemental survenu le 2 octobre 2015, l’ex Ministre de la défense prend le porte feuille des transports, un secteur qui battait déjà de l’aille au Cameroun. Le Président de la République, Paul Biya, vient donc de confier une autre haute mission à Edgard Alain Mebe Ngo’o.

Edgard Alain Mebe Ngo’o est depuis vendredi 2 octobre 2015, le nouveau Ministre des Transports du Cameroun suite au décret du Chef de l’Etat réaménageant le gouvernement. Il remplace à ce poste Robert Nkili, viré. Edgard Alain Mebe Ngo’o occupait avant cette nomination le poste de Ministre Délégué à la Présidence chargé de la Défense. Il prend ainsi les rênes d’un département ministériel qui n’avait plus bonne presse depuis quelques temps. Au niveau du transport aérien, le Cameroun fait face à de nombreuses difficultés avec la gestion de la principale compagnie nationale camair-Co. Sur les routes, l’incivisme bat son plein. Avec comme conséquence première, de nombreux accidents de circulation enregistrés. Le secteur des transports est confronté à plusieurs autres maux auxquels le nouveau Ministre saura trouver des remèdes adéquats. Le Président de la République a donc préféré confier ce secteur à un homme dont les qualités managériales ne souffrent d’aucune contestation. Un homme dont la rigueur et le travail axé sur les résultats, a toujours su appliquer la politique de l\’émergence du Président de la République. Edgard Alain Mebe Ngo’o, comme partout où le devoir républicain l’a appelé, va une fois encore mettre son savoir son savoir-faire et toute l’énergie dont il déborde, au service des Transports. Secteur très sensible, puisque concernant la vie des populations. Ancien Directeur du Cabinet Civil(DCC) de la Présidence de la République, où il a servi avec loyauté, tout comme à la Police nationale où il a occupé le poste stratégique et sensible de Délégué Général à la sûreté nationale, Edgard Alain Mebe Ngo’o se verra confier par la suite le Poste de Ministre de la Défense par le Président Paul Biya. Son charisme, sa détermination et son patriotisme qui prône l’intérêt général, font de lui l’une des personnalités qui œuvrent sans anicroche pour l’émergence du Cameroun. En le plaçant à la tête du Ministère des Transports, Paul Biya vient donc de confier une nouvelle mission à Edgard Alain Mebe Ngo’o. Des observateurs disent qu’il a le profil de l’emploi et qu’il réussira cette autre mission. Comme il a réussi partout où le Président de la République l’a amené à servir le pays.

Ericien Pascal Nguiamba.

 

 

 

\"Biya

Ils ont été nommés ce vendredi 2 octobre 2015 par un décret du Chef de l’Etat Paul Biya.

Ministre Délégué à la Présidence chargé de la Défense : Joseph BETI ASSOMO (Ex Gouverneur du Littoral)

Ministre délégué à la Présidence chargé du Contrôle supérieur de l\’Etat: Mme MBA ACHA GOUARI

Ministre des Affaires Sociales: Mme NGUENE Irène Pauline

Ministre de l\’Economie, de la Planification et de l\’Aménagement du territoire: Louis Paul MOTAZE

Ministre de l\’Agriculture et du Développement rural: Henri EYEBE AYISSI

Ministre des Postes et Télécommunications: Mme Minette LIBOM LI LIKENG

Ministre des Sports et de l\’Education Physique: BIDOUNG MPKATT Ismaël

Ministre des Travaux publics : Emmanuel NGANOU NDJOUMESSI

Ministre des Mines, de l\’Industrie et du Développement technologique: Ernest NGOUBOUBOU

Ministre des Arts et de la Culture: Narcisse MOUELLE KOMBI

Ministre de la Jeunesse et de l\’Education civique: MOUNOUNA FOUTSOU

Ministre des Relations Extérieures: Le Jeune MBELLA MBELLA

Ministre des Transports: MEBE NGO Edgar Alain

Ministre des Enseignements secondaires: NGALLE BIBEHE MASSENA

Ministre Délégué auprès du ministre des Finances : ELUNG Paul CHE

Secrétaire d\’Etat auprès du ministre des Enseignements secondaires chargé de l\’enseignement normal: BAYAOULA Boniface

Secrétaire d\’Etat auprès du Ministre des Travaux publics chargé des routes: AYINA OHANDJA Paul Louis Max

Secrétaire Général des Services du Premier ministre: Séraphin Magloire FOUDA

Secrétaire général Adjoint des services du Premier Ministre: Pascal KAMTE

Conseiller Spécial à la Présidence de la République: Dieudonné SAMBA

Le reste sans changement

La Rédaction

 

 

 

\"mecque\"

Elles sont contenues dans un communiqué rendu public par le Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, René Emmanuel Sadi.

21 pèlerins camerounais ont trouvé la mort au cours d’une gigantesque bousculade survenue le jeudi 24 septembre 2015 à Mina près de la Mecque en Arabie Saoudite. On dénombre aussi des blessés et des disparus. Dans un communiqué rendu public le 25 septembre, le Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation(Minatd), René Emmanuel Sadi informait déjà l’opinion que 123 camerounais avaient été retrouvés et « immédiatement pris en charge par la délégation officielle du Cameroun et notre mission diplomatique en Arabie Saoudite ». Le même communiqué dont yaoundeinfo.com a reçu copie, indique que « pour ceux des pèlerins n’ayant pas encore été retrouvés, soit soixante dix sept, les recherches se poursuivent activement ». Selon le Minatd, par ailleurs président de la commission nationale du Hadj, informé de ce drame,  le président Paul Biya a  ordonné que « des mesures appropriées soient instamment prises, pour apporter aux pèlerins en souffrance, toute l’assistance nécessaire à leur prise en charge, sous des formes diverses que nécessite chacune de leur situation ». D’autres informations seront rendues publiques au cours d’un point de presse que donnera ultérieurement le Ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary.

Ericien Pascal Nguiamba.

\"mincom1\"

Le Ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary était face à la presse nationale et internationale ce 17 septembre 2015 à Yaoundé(photo) pour réagir contre ce Rapport intitulé  \”Cameroun. Les Droits humains en ligne de mire. La lutte contre Boko Haram et ses conséquences\”. En intégralité la Déclaration du porte-parole du gouvernement.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Vous l’avez certainement suivi dans la journée d’hier, une mission de l’ONG Amnesty International a rendu public au cours d’une conférence de presse qu’elle a donnée ici même à Yaoundé, son rapport sur la problématique du respect du droit international humanitaire et des droits humains dans la lutte que notre pays mène contre l’organisation terroriste Boko Haram, à l’intérieur de notre territoire.

Je tiens à préciser d’entrée de jeu, que la mission d’Amnesty International s’est rendue au Cameroun avec l’accord du Gouvernement camerounais, que toutes les portes lui ont été ouvertes, qu’elle a été reçue par tous les acteurs gouvernementaux impliqués dans la problématique de leur agenda (le Ministre d’État, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, le Ministre Délégué à la Présidence chargé de la Défense ; le Ministre des Relations Extérieures, le Ministre de la Communication), et que les échanges que les membres de cette mission ont eus avec les responsables camerounais, se sont déroulés dans un esprit de dialogue, d’ouverture, de respect mutuel et de parfaite convivialité.

Néanmoins, en raison de la mise à l’index particulièrement insistante dont nos Forces de défense et de sécurité font l’objet du rapport publié à l’issue de leurs travaux, quant à ce que ses auteurs qualifient de graves violations du droit international humanitaire et des droits humains, du fait des militaires et policiers camerounais, le Gouvernement a jugé qu’il était utile d’apporter une réponse appropriée à ces accusations, tant elles nous ont semblé exagérées, et par endroits, manquer de fondement.

En substance, et quoique condamnant – j’allais dire du bout des lèvres – les atrocités commises par Boko Haram sur nos Forces de Défense et sur nos populations, Amnesty International accuse de manière péremptoire l’Armée camerounaise, je cite, « de crimes au regard du droit international et d’autres violations des droits humains».

Les Forces de Défense et de Sécurité camerounaises sont ainsi incriminées d’organiser des arrestations de masse, de perpétrer des exécutions sommaires, de recourir de manière excessive à la force, de pratiquer des disparitions forcées, de torturer et de donner la mort à des prisonniers ou à des présumés membres de Boko Haram.

De plus, Amnesty International s’insurge contre les conditions de détention des prisonniers Boko Haram dans nos prisons, ainsi qu’à la lenteur des procédures de jugement de ces mêmes Boko Haram devant les juridictions camerounaises.

En ce qui concerne d’une manière générale, la question de la prétendue violation délibérée des droits de l’Homme par nos soldats, je voudrais tout d’abord dire à l’adresse d’Amnesty International, que l’obligation du respect des droits de l’Homme, aussi bien en période de paix qu’en période de guerre, fait partie intégrante de la formation de nos Forces de Défense et de Sécurité ; et qu’à chaque fois qu’ils se sont retrouvés sur le terrain des opérations, les militaires et les policiers camerounais ont toujours su faire bon usage de ces enseignements.

Je voudrais aussi rappeler que l’État du Cameroun s’est doté d’instruments de droit au plan interne, et qu’il a librement ratifié tous les accords, conventions et traités internationaux relatifs au droit international humanitaire et aux droits humains.

Dans le cadre de la lutte que le Cameroun mène contre la horde criminelle et barbare de Boko Haram, le Président de la République, Son Excellence Paul BIYA, Chef de l’État, Chef des Armées, a particulièrement prescrit à nos Forces de Défense et de Sécurité, le respect scrupuleux de ces instruments de protection et de promotion des droits humains.

Ces très hautes prescriptions du Chef de la Nation, se traduisent par les dispositions suivantes, prises chaque fois que les circonstances l’exigent : dès leur interpellation, les suspects Boko Haram sont remis pour enquête à la gendarmerie nationale ; une fois l’enquête close, les suspects sont déférés devant le Commissaire du Gouvernement – c’est-à-dire le représentant du Parquet – près le tribunal militaire territorialement compétent, qui, lorsque les charges retenues contre ce suspect l’exigent, le place en garde à vue, dans les conditions prévues par le droit commun ; le Commissaire du Gouvernement prend ensuite un ordre de mise en jugement direct, qu’il soumet pour approbation au Ministre Délégué

à la Présidence chargé de la Défense ; une fois le projet d’ordre de mise en jugement approuvé, le dossier de l’affaire est remis au tribunal militaire territorialement compétent pour enrôlement ; durant le procès, les accusés ont droit à l’assistance des avocats de leur choix et à défaut, il leur est désigné des avocats d’office, dont les honoraires sont payés par l’État ; les débats se déroulent dans le strict respect des droits de la défense et à ce titre, les accusés ont le droit de produire devant le tribunal tout élément de nature à prouver leur innocence, lorsqu’ils ont plaidé non-coupable ; au terme du procès en instance, les accusés ont la possibilité, s’ils le souhaitent, de relever appel du jugement rendu à leur égard, dans les formes et délais prévus par la loi. Dans ce cas, ce sont les juridictions de droit commun qui sont compétentes à savoir, pour l’appel, la Cour d’Appel territorialement compétente, et en cas de pourvoi en cassation, la Cour Suprême.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

On peut donc aisément le constater : les mécanismes mis en place d’une manière générale ou en ce qui concerne particulièrement la lutte contre BokoHaram au Cameroun, ne laissent aucune possibilité à qui que ce soit – qu’il s’agisse des Forces de Défense et de Sécurité ou de la justice civile ou militaire – pour une violation impunie des droits humains.

Je voudrais prendre, juste à titre d’illustration, l’un des cas qu’évoque le rapport d’Amnesty International, et que cette ONG tient pour l’une des violations les plus extrêmes des droits de l’Homme, perpétrée par nos Forces de Défense et de Sécurité, dans leur lutte contre Boko Haram.

Amnesty International prétend à ce sujet que, je cite un extrait de son rapport : « Au moins 200 hommes et garçons avaient été arrêtés le 27 décembre 2014 dans les villages de MAGDÉMÉ et de DOUBLÉ lors d’une opération menée conjointement par l’armée, la police et la gendarmerie. Au moins huit personnes dont un enfant ont été tuées, plus de 70 bâtiments ont été incendiés et de nombreux biens ont été détruits. Le sort de la plupart des personnes arrêtées dans ces deux villages reste inconnu. Au moins 25 de ces hommes et garçons, voire plus, sont morts en détention dans une cellule improvisée la nuit de leur arrestation, tandis que 45 autres ont été emmenés et enregistrés à la prison de Maroua le lendemain (…). Près de neuf mois après ces faits, les responsables de l’enquête interne n’ont pas encore identifié les morts, révélé l’emplacement de leurs corps ni interrogé les principaux témoins », fin de citation.

En considérant ce cas pris en exemple par Amnesty International, on se rendra compte à quel point les enquêtes que ces chercheurs disent avoir menées, manquent à tout le moins d’objectivité.

Car, de fait, que s’est-il passé au cours de cette opération?

Face aux attaques à répétition menées par le groupe terroriste Boko Haram dans certaines zones de l’Extrême-nord, l’autorité administrative de céans et le haut commandement militaire territorialement compétent, avaient ordonné une série d’opérations de ratissage et de bouclage des axes routiers à travers les localités affectées par lesdites attaques, notamment la route nationale n°1 entre les villes de MORA et de KOUSSERI, avec un accent particulier dans les localités de MAGDÉMÉ et de DOUBLÉ.

Ces opérations de ratissage avaient abouti à l’interpellation de soixante-dix suspects, qui avaient ensuite été transférés à la Légion de Gendarmerie de Maroua, pour des besoins d’enquête approfondie.

Quatorze des personnes interpellées avaient alors été conduites dans les cellules de la Brigade territoriale de Maroua, tandis que les autres, soit cinquante-six, avaient été gardés à vue dans un local aménagé pour la circonstance à la Légion de Gendarmerie, en raison du fait que toutes les cellules de Gendarmerie, ainsi que les locaux de la prison centrale de Maroua étaient saturés.

Au petit matin du 28 décembre 2014, en ouvrant le local où avaient été enfermés les suspects la veille à la Légion de Gendarmerie, l’on a constaté que vingt-cinq de ces cinquante-six suspects avaient perdu la vie.

Le médecin légiste requis pour la circonstance, avait alors effectué des autopsies sur les dépouilles, avant d’en ordonner l’inhumation.

Les rapports d’autopsies délivrés par le médecin légiste avaient conclu à une mort, je cite : « Par intoxication chimique collective après ingestion de produits chimiques et traditionnels non identifiés, à cytolyse organique rapide », fin de citation. Je signale que médicalement, la cytolyse désigne la dissolution ou la destruction des cellules, qui peut intervenir, entre autres causes, à la suite d’une intoxication médicamenteuse.

Contrairement aux suspicions à peine voilées contenues dans le rapport d’Amnesty International, le décès de ces personnes ne pouvait donc être le fait de nos Forces de Défense et de Sécurité.

Quant aux 45 autres suspects Boko Haram interpellés à MAGDÉMÉ et à DOUBLÉ, ils sont actuellement détenus à la prison centrale de Maroua et poursuivis devant le tribunal militaire de céans, suivant l’ordre d’informer n°020/MINDEF/0252 du 16 février 2015. L’information judiciaire ouverte devant ce tribunal suit son cours.

La justice militaire s’est donc saisie de cette affaire. Elle continue ses investigations et se prononcera sur les responsabilités des uns et des autres, y compris le cas échéant, sur celles susceptibles ou non de concerner des membres des Forces de Défense et de Sécurité.

Quant aux lenteurs des procédures judiciaires également évoquées par le rapport d’Amnesty International, celles-ci ne concernent pas seulement les procédures dans lesquelles des suspects Boko Haram sont impliqués ; et d’une manière générale, le Gouvernement s’efforce de trouver des solutions pour une accélération des procédures pendantes devant les juridictions camerounaises.

Mais puisque Amnesty International ne semble préoccupé que par le cas des BokoHaram, nous lui faisons connaître que la loi n° 2014/028 du 23 décembre 2014 portant répression des actes terroristes, fait désormais fi de la phase de l’instruction, et qu’à la faveur de cette mesure qui leur est applicable, les suspects Boko Haram passent directement en jugement devant le tribunal compétent, évitant du même coup la phase souvent longue de l’instruction.

Ainsi, neuf mois après l’entrée en vigueur de cette loi, 30 jugements concernant 88 personnes ont déjà été rendus en cette matière par le tribunal militaire de Maroua.

Le rapport d’AmnestyInternational déplore par ailleurs les conditions de détention des prisonniers Boko Haram, notamment à la prison centrale de Maroua. Nous leur répondons qu’il n’y a pas de conditions spécifiques régissant la détention des prisonniers Boko Haram au Cameroun. Ces prisonniers sont logés à la même enseigne que tous les autres prisonniers et traités en tant que tels, comme de simples prisonniers de droit commun.

Le Gouvernement camerounais n’a jamais fait mystère de ce que la surpopulation carcérale constituait une de ses préoccupations majeures. Quoique détenues ou quoique condamnées à une peine privative de liberté, les personnes placées dans les pénitenciers camerounais ont le droit d’attendre leurs jugements ou de purger leurs peines en toute dignité.

À cet effet, le Gouvernement a entrepris, et ceci en dépit des contraintes budgétaires qui sont les siennes, la mise en œuvre d’un vaste programme de construction de nouvelles prisons et d’aménagement de celles existantes. Dans le même temps, il sera procédé au transfèrement des prisonniers incarcérés dans les pénitenciers surpeuplés, vers des prisons moins congestionnées.

Voilà donc, Mesdames, Messieurs les Journalistes, les réponses que nous pouvons apporter aux principaux axes des griefs contenus dans le rapport d’Amnesty International contre notre pays, dans la lutte qu’il mène en vue de l’éradication du groupe terroriste Boko Haram sur notre territoire.

Mais au total, je voudrais attirer l’attention de nos interlocuteurs soucieux de la protection des droits humains au bénéfice des bandes criminelles, sans foi ni loi, que constituent les membres du groupe terroriste BokoHaram, sur une méprise dont il faut bien se garder. Cette méprise concerne la considération que l’on a d’un État légitimement constitué, et en lutte contre des actes de violation et de destruction perpétrés par une organisation dont l’âme et la conscience sont d’essence exclusivement terroriste.

Je voudrais donc rappeler au bon souvenir d’Amnesty International ces mots du Président de la République Son Excellence Paul BIYA,auxquels, de manière assez paradoxale, cette ONG ne manque d’ailleurs pas de se référer elle-même dans son rapport sur le Cameroun, je cite : « La réalité est simple. Il y a d’un côté, le nôtre, les tenants d’une société moderne et tolérante, garantissant l’exercice des droits de l’homme, dont ceux de religion, ainsi que la démocratie représentative. De l’autre côté, c’est-à-dire du côté de BokoHaram et des mouvements qui lui ressemblent, il y a les partisans d’une société obscurantiste et tyrannique, sans considération aucune de la dignité humaine »,fin de citation.

BokoHaram n’est donc pas un État avec qui le Cameroun serait en guerre. BokoHaram est une organisation terroriste, au sens même où les définitions intellectuelles et internationales de ce péril à périmètre planétaire voudraient entendre le concept de terrorisme, à savoir « toute action […] qui a pour intention de causer la mort ou de graves blessures corporelles à des civils ou à des non-combattants, lorsque le but d\’un tel acte est, de par sa nature ou son contexte, d\’intimider une population, ou de forcer un gouvernement ou une organisation internationale à prendre une quelconque mesure ou à s\’en abstenir ».

Nous devons bien rappeler cette acception universelle du terrorisme. Car, il nous a semblé, pour la circonstance, qu’Amnesty International serait peut-être à la recherche d’arguments juridiques lui permettant de convoquer l’application du droit international et des droits humains à la situation qui prévaut dans la lutte armée menée contre BokoHaram par les quatre pays de la ligne de front, en l’occurrence, le Nigeria, le Cameroun, le Tchad et le Niger. Amnesty International tenterait ainsi de faire passer des actes de terrorisme pour des actes de guerre conventionnelle, tels qu’organisés par les instruments internationaux en matière de préservation des droits reconnus aux armées ennemies et de protection des populations civiles.

C’est bien ce qui transparait de la synthèse du rapport que les représentants d’Amnesty International ont rendu public hier lors de leur conférence de presse, je cite : «Au vu des éléments de preuve réunis jusqu’à présent, Amnesty International estime qu’un conflit armé interne a lieu dans la région – ledit conflit s’avère être une extension de celui du nord du Nigeria – et que le droit international humanitaire et le droit de la guerre doivent par conséquent être appliqués », fin de citation.

Or, il est établi et cela conformément au droit international, que les actes de terrorisme ne sauraient être assimilés à des actes de guerre. Le terrorisme – et la communauté internationale s’est accordée sur ce fait – consiste à l’emploi de la terreur à des fins politiques, religieuses, idéologiques ou alors – et c’est bien là le cas de Boko Haram, à des fins crapuleuses, une crapule n’étant rien d’autre qu’un individu sans moralité, capable, sans aucun motif légitime, des pires bassesses et des atrocités les plus inimaginables.

L’agression dont le Cameroun est victime de la part de Boko Haram ne relève pas d’une guerre conventionnelle, pour laquelle il existe un cadre juridique précis au niveau international.

Ce cadre juridique , qui organise ce que certains conviennent d’appeler le droit de la guerre, est matérialisé par les Conventions de Genève et leurs Protocoles additionnels, considérés comme les principaux instruments internationaux situés au cœur du droit international humanitaire, c’est-à-dire, la branche du droit international qui régit la conduite des conflits armés et vise à limiter leurs conséquences.

Ces Conventions, ainsi que leurs Protocoles additionnels, protègent tout particulièrement les personnes qui ne participent pas aux hostilités (les civils, les membres du personnel sanitaire et religieux ou d’organisations humanitaires), ainsi que celles qui ne prennent plus part aux combats (les blessés, les malades, les naufragés et les prisonniers de guerre). C’est dans cette optique que les actes violant ce droit de la guerre sont qualifiés de crimes de guerre.

Il importe donc pour chacun de nous, de garder bien présent à l’esprit que les notions de terrorisme et d\’actes terroristes comme ceux perpétrés par Boko Haram,se situent en dehors du cadre juridique de la guerre conventionnelle et donc du droit de la guerre, tel que défini par la communauté des nations, notamment à travers les Conventions de Genève et leurs Protocoles additionnels.

Cela dit et bien compris, le Chef de l’État, Son Excellence Paul BIYA, a décidé de combattre Boko Haram dans le strict respect des engagements nationaux et internationaux pris par le Cameroun, y compris ceux relatifs à la protection des droits humains. Et c’est dans le strict respect de ces engagements, que Boko Haram est aujourd’hui en passe d’être vaincu et réduit à néant.

Au moment où la Force Multinationale Mixte des pays de la ligne de front entre en scène, pour l’ultime assaut contre le dessein destructeur de Boko Haram, je voudrais à nouveau et au nom du Gouvernement, demander à nos populations de continuer d’apporter leur soutien inconditionnel et indéfectible à nos Forces de Défense et de Sécurité, toujours à l’avant-garde de la préservation de notre espace territorial, de la sécurité des biens et des personnes et du triomphe des idéaux de paix et de stabilité à travers le monde.

Toujours au nom du Gouvernement, j’en appelle à la vigilance plus accrue de nos populations et à une collaboration franche et étroite avec les autorités administratives et nos Forces de défense et de sécurité, afin de signaler et de dénoncer tout comportement ou attitude suspecte qu’ils pourraient noter autour d’eux, dans cette phase ultime du combat contre les bandes criminelles de BokoHaram.

Aux familles durement éprouvées par les pertes civiles et militaires de leurs proches, suite aux agressions et aux atrocités commises par BokoHaram sur notre territoire, je renouvelle les condoléances les plus attristées de Son Excellence Monsieur le Président de la République, au nom de qui je leur donne l’assurance que le sacrifice des leurs à qui la vie a été arrachée du fait de l’ignominie et de la cruauté de ces hordes barbares, ne sera pas vain.

Je voudrais également, au nom du Président de la République, Son Excellence Paul BIYA, Chef de l’État, Chef des Armées, réitérer à nos Forces de Défense et de Sécurité, l’engagement de la nation tout entière à leurs côtés, et exalter à nouveau ces valeurs de discipline, de bravoure, d’abnégation, de compétence, d’honneur et de fidélité aux Institutions de la République, qui leur ont valu de mettre en déroute les hordes criminelles de Boko Haram sur le terrain des combats, les réduisant aujourd’hui à perpétrer de lâches attentats-suicide contre des populations civiles, innocentes et désarmées, qui montrent bien que leurs jours sont désormais comptés.

À l’intention d’Amnesty International et des autres organisations de la société civile agissant sur le terrain de la promotion et de la protection des droits humains, je voudrais pour conclure, donner l’assurance que le Gouvernement camerounais sera, comme il l’a toujours été, ouvert à un dialogue constructif, au service de ce noble idéal que nous partageons tous.

Je vous remercie de votre aimable attention.

 

 

\"mincom...ok\"

Voici en intégralité la déclaration du Ministre de la Communication porte parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary, face à la presse le 9 septembre 2015 à Yaoundé.

Ce mercredi 09 septembre 2015, environ 200 militaires sur près de 1 300, récemment mis en relève dans le cadre du contingent camerounais de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine, la MINUSCA, ont entrepris une marche de protestation, depuis le Centre de Formation Technique des Armées – le CFTA – sis au quartier Ekounou à Yaoundé, vers le Boulevard de la Réunification et jusque devant le Palais de l’Assemblée Nationale à Ngoa-Ekellé, en passant par le Boulevard du 20 mai, dans le but de réclamer le paiement des arriérés de primes dues à leur participation à la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique, la MISCA.

De fait, ces militaires, dont les salaires au titre de leur appartenance aux forces de défense camerounaises, sont régulièrement payés sur le budget de l’État, voulaient, par ce mouvement d’humeur, revendiquer publiquement le versement de huit (08) mois de primes impayées, pour la période allant de février à septembre 2014, date du transfert d’autorité de la MISCA placée sous la responsabilité de l’Union Africaine, vers la MINUSCA qui, comme son nom l’indique, dépend directement de l’ONU.

Cette situation, connue des autorités militaires camerounaises, a fait l’objet d’une mission d’explication du Chef d’État-Major des Armées le 23 février 2015, auprès des militaires dudit contingent, afin de les informer des démarches entreprises par le Gouvernement camerounais vers la Commission « Paix et Sécurité » de l’Union Africaine, interlocutrice diplomatique des pays ayant fourni des contingents à la MISCA, et à qui incombe normalement la charge du paiement des primes réclamées.

Plus récemment encore, du 30 août au 02 septembre 2015, le Ministre Délégué à la Présidence chargé de la Défense, s’est personnellement rendu au siège de l’Union Africaine à Addis-Abeba, pour porter cette situation devenue préoccupante, à l’attention du Commissaire « Paix et Sécurité » de l’Union Africaine.

Des assurances ont alors été données au mandataire camerounais, sur le fait que des diligences étaient en train d’être effectuées, pour la finalisation de la procédure devant conduire à l’apurement de ces arriérés, dont le montant total s’élève à près de six (06) milliards de francs CFA.

Cette information a une fois de plus été portée à la connaissance des militaires concernés.

Et c’est sur ces entre-faits, que certains d’entre eux ont décidé d’organiser la marche de ce jour.

Informé de cette situation, le Chef de l’État, Chef des Armées, a ordonné des mesures appropriées, pour faire revenir la situation à la normale.

Et à l’heure où je vous parle, je puis vous donner l’assurance que ce mouvement d’humeur a cessé d’exister.

Par la suite, et sur les Très Hautes Instructions de Son Excellence Monsieur le Président de la République, le Ministre Délégué à la Présidence chargé de la Défense est allé à la rencontre des militaires concernés par la revendication de ce jour, pour leur annoncer la décision prise par le Chef de l’État, de faire procéder au paiement immédiat, et par anticipation sur la régularisation à venir de l’Union Africaine, des arriérés de primes réclamées, à hauteur d’environ six (06) milliards de francs CFA.

À l’annonce de cette information, les militaires concernés sont immédiatement rentrés dans les rangs, et ont exprimé leur profonde gratitude au Président de la République, Son Excellence Paul BIYA.

Je saisis cette occasion, pour indiquer que le mouvement d’humeur intervenu ce jour à Yaoundé, ne doit en aucun cas occulter les qualités de nos forces de défense, qui résident essentiellement dans la rigueur de leur discipline, l’excellence de leurs capacités militaires, leur sens de l’honneur, leur bravoure et leur dignité.

Je rappelle que le Cameroun est souvent intervenu – et avec satisfaction – sous des formes diverses, au sein des forces de pacification et de stabilisation de situations de conflits à travers le monde, qu’il s’agisse du Cambodge, du Darfour, de Haïti, de la crise ivoirienne, pour ne citer que ces cas-là.

J’indique aussi que cet engagement de Son Excellence Monsieur le Président de la République auprès de la communauté internationale, est irréversible, et qu’il se poursuivra chaque fois que les circonstances l’exigeront et que les moyens de notre pays le rendront possibles.

S’agissant particulièrement de la MINUSCA, pour laquelle le Cameroun fournit l’un des plus forts contingents parmi les pays africains, le Chef de l’État, Son Excellence Paul BIYA, a pris la décision d’intervenir auprès de la communauté internationale, alors même que des menaces protéiformes planaient déjà sur certaines régions à l’intérieur de notre pays.

En ce qui concerne justement ces menaces, à l’instar de celle que représente le groupe terroriste Boko Haram, notamment dans la région de l’Extrême-nord, je rappelle, pour louer et magnifier leur action, que nos forces de défense et de sécurité ont aujourd’hui mis en déroute sur le front militaire, cette ignoble organisation criminelle, dont l’action, désormais réduite à de lâches attentats-suicide, montre bien que ses jours sont désormais comptés.

Au nom du Gouvernement, je demande donc à nos populations de continuer d’apporter leur soutien inconditionnel et indéfectible à nos forces de défense et de sécurité, toujours à l’avant-garde de la préservation de notre espace territorial, de la sécurité des biens et des personnes et du triomphe des idéaux de paix et de stabilité à travers le monde.

Pour conclure, je voudrais, au nom du Président de la République, Son Excellence Paul BIYA, Chef de l’État, Chef des Armées, réitérer à nos forces de défense et de sécurité, l’engagement de la nation tout entière à leurs côtés, et exalter à nouveau ces valeurs de discipline, de bravoure, d’abnégation, de compétence, d’honneur et de fidélité aux Institutions de la République, pour lesquelles le peuple camerounais leur est à jamais reconnaissant.

Je vous remercie de votre aimable attention.

 

\"Mincom1\"

Voici en intégralité la communication du Ministre Issa Tchiroma Bakary, porte parole du gouvernement, face à la presse ce 27 juillet 2015 à Yaoundé.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Chers Invités,

Mesdames, Messieurs,

L’information circulait déjà depuis quelques temps – et certains d’entre vous l’ont d’ailleurs annoncé – le Président de la République Fédérale du Nigeria, Son Excellence MUHAMMADU BUHARI, effectuera dans les tout prochains jours et à l’invitation du Président de la République du Cameroun, Son Excellence Paul BIYA, une visite d’amitié et de travail dans notre pays.

Je vous ai donc conviés à l’échange de ce jour, afin que nous puissions nous entretenir sur cet important événement – le premier de cette nature – qui intervient deux mois seulement après l’accession du Président BUHARI à la magistrature suprême de son pays.

Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, permettez-moi de vous souhaiter une chaleureuse bienvenue à ce rendez-vous, et de vous remercier pour votre prompte réaction à l’invitation que je vous ai adressée.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Vous en conviendrez avec moi, une visite de cette nature, qui est le fait du Président de la première puissance économique d’Afrique et qui, de surcroît, intervient dans un contexte sécuritaire aussi tendu que celui de la lutte armée contre le groupe terroriste BokoHaram, ne saurait laisser personne indifférent, ni au Cameroun, ni au Nigeria, ni en Afrique, ni même à travers le monde.

L’événement mérite donc qu’on lui consacre une attention particulière, et pour vous journalistes, en tant qu’informateurs publics et faiseurs d’opinions, que vous en soyez vous-mêmes suffisamment édifiés.

Je voudrais tout d’abord souligner que cette visite du Président de la République Fédérale du Nigeria sur nos terres, constitue pour notre pays, un honneur et un privilège certains ,que nous devons tous saluer avec fierté et satisfaction.

Cette visite nous donne aussi l’occasion de souligner pour le rappeler, l’excellence des relations qui lient nos deux nations depuis fort longtemps.

Les relations entre le Cameroun et le Nigeria sont en effet marquées par des facteurs à la fois géographiques, historiques, économiques et culturels, qui au fil du temps, ont amené nos peuples et nos institutions respectives ; à tisser des liens solides, d’amitié, de cordialité et de fraternité.

Vous le savez : au plan géographique, le Cameroun et le Nigeria partagent une frontière d’environ 1 600 kilomètres, qui s’étend de l’Océan Atlantique aux confins du Lac Tchad. Cette frontière, véritable couloir migratoire, ouvre la voie à des échanges culturels et commerciaux particulièrement denses, entre les populations des deux pays.

À ce jour, les statistiques font état de quelque 4 millions de Nigérians vivant de façon permanente au Cameroun, et une forte communauté de Camerounais implantés au Nigeria.

Que ce soit au Cameroun ou au Nigeria, les deux communautés sont totalement intégrées les unes aux autres, et vivent en parfaite harmonie, dans un esprit de paix, de solidarité et de tolérance mutuelle.

Au plan historique, on peut relever qu’une bonne frange de l’élite politique et intellectuelle de notre pays, originaire de l’ex-Cameroun Occidental, soit une bonne frange de l’élite intellectuelle de cette partie de notre pays, s’est formée en partie ou en totalité au Nigeria En retour, de nombreux Nigérians ont occupé des postes de responsabilités de niveau élevé dans diverses Institutions de l’ex-Cameroun Occidental.Cette réciprocité observée dans notre histoire commune a été rendue possible du fait qu’à une certaine époque, la partie occidentale de notre pays, placée dans un premier temps sous mandat de la Société des Nations, et ensuite sous tutelle des Nations Unies, avait été administrée par la Grande-Bretagne à partir du Nigeria.

De fait, et au-delà de ces péripéties politico-historiques, des millions de Camerounais et de Nigérians proviennent en réalité des mêmes souches sociologiques, et même anthropologiques.

En ce qui concerne la coopération économique prise globalement, faut-il le rappeler, le Nigeria constitue aujourd’hui l’un des principaux partenaires commerciaux de notre pays.

En effet, pour la seule année 2013 par exemple, le Nigeria s’est situé au deuxième rang des fournisseurs du Cameroun, et au quatorzième rang de nos clients.

Toujours pour cette même année, les exportations du Nigeria en direction du Cameroun se sont élevées à 452 milliards 18 millions de francs CFA, tandis que les exportations du Cameroun vers le Nigeria se situaient à hauteur de 39 milliards 531 millions de francs CFA.

La structure des échanges commerciaux entre les deux pays indique que le Cameroun achète au Nigeria, principalement des produits pétroliers, des lubrifiants, des matériaux de construction, des produits cosmétiques, des engrais, des oranges, des appareils électroménagers, des articles de ménage et des tissus pagnes.

La présence nigériane dans l’économie camerounaise est également significative. 4% des entreprises recensées au Cameroun en 2010, appartiennent en effet à des ressortissants nigérians, soit 3 127 unités engagées dans le commerce de détail et de gros, mais aussi dans les secteurs de l’industrie lourde tels que la métallurgie et le BTP.

En retour, le Nigeria achète au Cameroun des produits alimentaires, du bétail, des huiles végétales, des produits de l’industrie, de l’aluminium et des détergents.

Afin de renforcer ces courants d’échanges, les deux pays ont signé le 11 avril 2014un accord, qui élargit la gamme des produits commercialisables, et crée des conditions favorables à l’amélioration du commerce transfrontalier. Conscient de l’importance du marché nigérian fort de près de 190 millions de consommateurs, le Gouvernement camerounais a entrepris depuis 2009, des activités de prospection économique et commerciale sur ledit marché, qui commencent déjà à porter des fruits, comme en témoigne la tendance haussière du volume de nos exportations vers ce pays.

Par ailleurs,le Cameroun et le Nigeria ont mis en place une instance diplomatique statutaire, dénommée la Grande Commission Mixte de Coopération, dans le butd’optimiser la coordination nos relations dans des domaines aussi variés que la sécurité, l’économie, le commerce, les affaires consulaires, la justice, la recherche scientifique et la culture.

C’est dans ce cadre que se sont inscrites d’une part, l’organisation des Journées Économiques et Commerciales du Cameroun au Nigeria qui se sont tenuesà Calabar en 2009, à Kano et Port-Harcourt en 2010 et à Lagos en 2011, et d’autre part, la participation annuelle du Cameroun aux foires commerciales au Nigeria, telles que le « Lagos International Trade Fair » ou encorele « African Arts and Crafts Expo », pour ne citer que ceux-là.

Dans le même ordre d’idée, les Journées Économiques et Commerciales du Nigeria au Cameroun se sont tenues au mois de février 2009 à Douala.

En outre, le Nigeria a pris part à ce jour, à toutes les éditions du Salon International de l’Artisanat du Cameroun, le SIARC, qui se sont tenues depuis la naissance de cet événement.

En ce moment même, un Forum d’Affaires entre les deux pays, est en cours de préparation.

Les secteurs des infrastructures et de l’énergie ne sont pas en reste, dans ce vaste champ de la coopération économique entre le Cameroun et le Nigeria. En témoignent, un ensemble de projets structurants que les deux États se sont engagés à réaliser.

Je citerai sans être exhaustif : le projet de construction de l’axe routier Kousséri-Maltam-Fotokol ;le projet de construction de la route transfrontalière reliant Bamenda au Cameroun, à Enugu au Nigeria, et dont les travaux ont démarré le 21 juin 2010 ; le projet d’interconnexion électrique en vue du transfert de l’énergie du Cameroun vers le Nigeria, finalisé au cours de la 5ème session de la Grande Commission Mixte de Coopération qui s’est tenue en 2010 à Abuja, et dont l’Accord a été signé le 18 février 2011 à Yaoundé ;le projet de construction d’un pont sur la Cross River ;le projet de construction d’un pont sur le fleuve Mayo-Tiel dans la Région du Nord Cameroun, frontalière de l’État fédéré de l’Adamawa au Nigeria, dont le Mémorandum d’Entente et les termes de référence y relatifs sont en cours de négociation.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Chers Invités,

Mesdames, Messieurs,

L’esprit de dialogue et cordialité entre la Cameroun et le Nigéria est une donnée constante des relations entre les deux pays, et chaque fois que cela a été nécessaire, Camerounais et Nigérians se sont retrouvés autour d’une table, dans un esprit de tolérance et de compréhension mutuelle, pourqu’au-delà des intérêts des uns et des autres, les liens d’amitié et de fraternité qui sont les nôtres, soient toujours sauvegardés.

J’en veux pour preuves et à titre d’illustration,la fréquence des visites réciproques au sommet, ainsi quela signature de nombreux accords entre les deux États.

En ce qui concerne les visites au sommet, les Présidents des deux Républiques se sont toujours rencontrésautour de sujets aussi cruciaux que variés.

Ainsi, depuis 1999, la visite de Son Excellence MUHAMMADU BUHARI sera la 6èmed’un Chef d’État nigérian en terre camerounaise.

Pour sa part, le Chef de l’État du Cameroun, Son Excellence Paul BIYA, s’est rendu en visite au Nigéria en 1983et en 1991.

En 2003, il a participé au sommet du Commonwealth à Abuja, et au cours de la même année, il s’est rendu à la prestation de serment du Président OLUSEGUN OBASANJO.

En 2007, le Président camerounais a pris part à l’investiture de Son Excellence UMARU MUSA YAR’ADUAde regrettée mémoire.Le Président Paul BIYAa également pris part à la célébration du cinquantenaire de l’indépendance du Nigeria le 1er octobre 2010 à Abuja.

Pour ce qui est des accords de coopération, le Cameroun et le Nigeria en ont signé une quinzaine entre 1963 et 2014, dans les domaines aussi divers tels que, la sécurité, la justice, la circulation des personnes et des biens, le transport, le sport, la culture, le développement de la jeunesse. Je citerai, entre autres :le protocole d’accord sur le contrôle du mouvement des personnes et des biens le 06 février 1963 ;l’accord culturel, social et technique du 22 mars 1972 ;l’accord commercial du 06 février 1963 révisé le 13 janvier 1982 et le 11 avril 2014 ;l’accord de coopération en matière de police du 27 mars 1972 ;l’accord de coopération judiciaire du 27 mars 1972 ;l’accord sur le transport aérien du 19 mai 1978 ;l’accord de Greentree du 12 juin 2006 ;l’accord de coopération dans le domaine du sport et de l’éducation physique, signé le 18 février 2011 ;l’accord de coopération dans les domaines des sciences et des technologies, signé le 11 avril 2014 à Yaoundé.

En ce qui concerne les représentations diplomatiques, le Cameroun dispose d’un Haut-Commissariat à Abuja, d’un Consulat Général à Lagos et d’un Consulat à Calabar.

Quant au Nigeria, il dispose d’un Haut-Commissariat à Yaoundé et de deux Consulats Généraux à Douala et à Buea. Il envisage d’ouvrir un autre Consulat Général à Garoua.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Chers Invités,

Mesdames, Messieurs,

Dans un contexte fortement marqué par l’insécurité transfrontalière, causée par les exactions de la secte terroriste et criminel BokoHaram, le Cameroun et le Nigeria travaillentla main dans la main, en mutualisant leurs ressources, pour éradiquer cette horde de barbares. C’est dans cette optique que les deux pays ont procédé le 28 février 2012 à Abuja, à la signature d’un accord portant création d’un Comité de Sécurité Transfrontalière, le CST.Le CST a tenu sa première session du 06 au 08 novembre 2013 à Yaoundé. La deuxième session de ce Comité s’est tenue du 08 au 11 juillet 2014 à Abuja. Yaoundé a accueilli sa troisième session du 18 au 20 février 2015. Des recommandations de nature à harmoniser une stratégie de lutte conjointe et efficace contre l’insécurité en général, ont été formulées à cet effet. Dans le même ordre d’idée, un atelier sur la coopération transfrontalière a été organisé du 16 au 19 janvier 2015 à Uyo, dans l’État d’Akwa-Ibom.

Cet atelier a permisd’identifier plusieurs secteurs d’intérêt commun, qui nécessitent une coopération franche entre les deux pays, en vue de développer les zones frontalières et de réduire la précarité à laquelle les populations qui y vivent sont exposées.

La deuxième session de l’atelier va se tenir en 2016 au Cameroun.

Il va sans dire que la coordination et l’intensification de la lutte contre BokoHaram et le terrorisme en général, constituera l’un des sujets majeurs de la rencontre que les deux Chefs d’État s’apprêtent à tenir ici même à Yaoundé, comme l’indiquait déjà le communiqué officiel publié par la Présidence de la République Fédérale du Nigeria, au terme de l’audience que le Président BUHARIavait accordée au mois de juin dernier, au Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, M. René Emmanuel SADI, en sa qualité d’émissaire du Chef de l’État camerounais, Son Excellence Paul BIYA.

À cette même occasion, le Président nigérian avait affirmé qu’il se rendrait au Cameroun dès la fin du jeûne du Ramadan.

En substance, le Président BUHARIavait alors eu ces propos à l’intention de l’émissaire camerounais, je le cite : « Je suis heureux que le Président vous ait envoyé. Comme vous avez pu le constater, je suis allé au Niger et au Tchad pour débattre de ce problème. J’envisageais de me rendre ensuite au Cameroun, mais j’ai reçu une invitation à prendre part au Sommet du G7 en Allemagne. Je me devais d’assister à ce Sommet, car le phénomène BokoHaram s’est mondialisé, et cette question était inscrite à l’ordre du jour des échanges », fin de citation.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Le Président de la République Fédérale du Nigéria arrive au Cameroun au moment même où visiblement, le groupe terroriste BokoHaram, défait sur front militaire, semble avoir changé de mode opératoire dans sa boulimie criminelle, en multipliant cette fois des attentats kamikazes sur des civils innocents, pour semer la psychose et la terreur au sein des populations, comme en témoignent les dernières agressions intervenues sur le territoire camerounais, dans la localité de Fotokol et à deux reprises, dans la ville de Maroua.

A ce sujet et au nom du Chef de l’État et de son Gouvernement, j’adresse les condoléances les plus émues aux familles si durement éprouvées, et un prompt rétablissement aux blessés.

Je voudrais, à la mémoire des victimes de ces crimes odieux, aux blessés et à leurs familles, dire que leur sacrifice constituera un adjuvant déterminant, pour l’éradication définitive de Boko Haram.

Au nom du Chef de l’État, je demande à tous les Camerounais en général et aux populations de la région de l’Extrême-Nord en particulier, de redoubler de vigilance, de ne ménager aucun effort pour une collaboration totale, loyale et sincère avec les autorités administratives et les forces de défense et de sécurité, de leur communiquer toute information susceptible de débusquer BokoHaram et ses complices partout où ils pourraient se trouver sur notre territoire.Toujours au nom du Chef de l’État, je les exhorte à ne jamais céder à la panique, et à opposer une résistance inébranlable à cette campagne de psychose et de peur que la horde barbare et criminelle de BokoHaram, tente de mener en direction de nos populations.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Les Chefs d’Etats du Cameroun et du Nigéria mettront donc à profit leur prochainerencontre au sommet, pour se concerter et accorder leurs violons sur les meilleurs moyens de répondre à cette autre forme de belligéranced’une lâcheté et d’une sauvagerie à nulles autres pareilles, et au-delà, sur les stratégies communes visant à réduire à néant le projet destructeur de Boko Haram.

En répondant de la sorte à l’invitation que le Président Paul BIYA lui a adressée, et en se rendant pour ce faire au Cameroun, tout juste après la fin du jeûne du Ramadan, le Président de la République Fédérale du Nigeria tient assurément parole.

C’est donc en frère et en ami du Cameroun que ce grand homme de la politique nigériane vient à la rencontre du Président de la République, Son Excellence Paul BIYA, et de l’ensemble du peuple camerounais.On peut de ce fait, se rendre à l’évidence que les relations entre le Nigeria et le Cameroun sont excellentes, qu’elles sont au beau fixe, et que leur perspective est des plus prometteuses.

Toutes les Camerounaises et tous les Camerounais doivent s’en réjouir et accompagner comme un seul homme, les volontés du Président Paul BIYA du Cameroun, et du Président MUHAMMADU BUHARI du Nigeria, de consolider les liens séculaires qui unissent nos deux peuples, et de mettre ensemble toutes les énergies de leurs pays respectifs, afin de vaincre à jamais le péril Boko Haram.

Je vous demandedonc, à vous, Mesdames, Messieurs les Journalistes de la presse camerounaise, de mettre vos voix à l’unisson, pour accompagner et soutenir la volonté de nos deux Hommes d’État.

Je vous remercie de votre aimable attention.