Le décret du Président de la République signé ce 21 juillet 2015 a été lu sur les antennes de la Radio nationale au journal parlé de 17h. Portrait du nouveau Directeur Général des élections à Elections Cameroon(Elecam).

\"Abdoulaye

Né en 1942 à Maroua dans le Diamaré, Abdoulaye Babale est originaire de la Région de l’Extrême-Nord. Le décret signé par le Chef de l’Etat, Paul Biya fait de lui le nouveau Directeur Général des élections à Elections Cameroon(Elecam).En remplacement de Mohaman Sani Tanimou.

Après des études supérieures universitaires et des formations professionnelles de 1968 à 1975, Abdoulaye Babale obtient un Diplôme d’Etudes Juridiques Générales en 1970 de la Faculté de Droit et des Sciences Economiques à l’Université de Toulouse, France. En 1972, il décroche une Licence en Droit Public de la Faculté de Droit et des Sciences Economiques à l’Université Fédérale de Yaoundé. Un an plus tard en 1973, il obtient le Diplôme d’Etudes Supérieures de Doctorat de Droit Public, suivi d’un Diplôme d’Etudes Supérieures de Doctorat de Sciences Politiques en 1974 de l’Université de Paris II Pathéon-Sorbonne.

De manière simultanée, de 1968 à 1970, Abdoulaye Babale obtient un Diplôme d’Aptitude aux Fonctions d’Inspecteur des Services Mixtes des Postes et Télécommunications, du Centre d’Enseignement Supérieures des Postes et Télécommunications d’Outre-mer de Toulouse en France. Puis, de 1972 à 1975, il poursuit des études sanctionnées par le Diplôme d’Aptitude aux Fonctions d’Administrateur des Postes et Télécommunications, l’équivalent du Doctorat 3ème  Cycle en Gestion et Management, à l’Ecole Nationale Supérieure des Postes et Télécommunications de Paris.

Avant sa nomination comme membre du Conseil Electoral en 2008,il a commencé sa carrière comme Inspecteur puis Administrateur. Il a occupé des très hautes fonctions dans l’administration et le gouvernement de la République du Cameroun tels que :

  • Receveur du Bureau de Poste de Yaoundé-Messa au Ministère des Postes et Télécommunications en 1970 ;
  • Chef du Bureau d’Exploitation Postale à la Direction des Postes au Ministère des Postes et Télécommunications(MINPOSTEL), en 1971 ;
  • Chef du Bureau de Formation Professionnelle et des Affaires Générales, Direction de l’Administration Générale(MINPOSTEL), de 1971-1972 ;
  • Adjoint au Chef de Service Financier, Direction de l’Administration Générale(MINPOSTEL), 1972 ;
  • Chargé d’Etudes Assistant, Direction des Postes(MINPOSTEL) 1976 ;
  • Directeur Adjoint de l’Administration Générale(MINPOSTEL), 1976 ;
  • Directeur Adjoint des Postes et de la Caisse d’Epargne Postale(MINPOSTEL), de 1976 à 1977 ;
  • Directeur par intérim des Postes et de la Caisse d’Epargne Postale(MINPOSTEL), de 1977 à 1978 ;
  • Directeur des Postes et de la Caisse d’Epargne Postale(MINPOSTEL) ,1978 à 1981 ;
  • Secrétaire Général par intérim du Ministère des Postes et Télécommunications, de 1981 à 1982 ;
  • Secrétaire Général du Ministère de la Fonction Publique, de 1982 à 1983 ;
  • Ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, de 1983 à 1986 ;
  • Membre du Conseil d’Administration de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale, de 1983 à 1990 ;
  • Membre du Conseil National de Crédit de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale, de 1983 à 1990 ;
  • Membre du Comité Monétaire National de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale, de 1983 à 1990 ;
  • Ministre de l’Enseignement Supérieure et de la Recherche Scientifique, de 1986 à 1988 ;
  • Ministre de l’Enseignement Supérieure, de l’Informatique et de la Recherche Scientifique, de 1988 à 1990 ;
  • Nommé Président du Conseil  d’Administration de I ‘Institut de Recherche Agricole pour le Développement, 1997 ;
  • Nommé Membre du Conseil d’Administration de « International Institute of Tropical Agriculture(IITA) , Vice -Président du Conseil d’Administration de l’IITA et Président de la Commission Financière, 1997 ;
  • Nommé Membre du Conseil d’Administration de Heifer International ; 1997.

Le 29 Janvier 2009, ce Chevalier de l’Ordre de la Valeur Camerounaise et détenteur d’autres décorations décernées à l’étranger, a prêté le serment suivant devant la Conseil Constitutionnel : « je jure de bien et fidèlement remplir mes fonctions, de les exercer en toute impartialité dans le respect de la Constitution et des lois en vigueur, de garder le secret des délibérations et des votes, de ne prendre aucune position publique, de ne donner aucune consultation sur les questions relevant de la compétence d’Elections Cameroon. »

La Rédaction

 

 

 

 

 

Dans une tribune publiée par le magazine de la présidence ‘’Le temps des réalisations’’, le ministre directeur du cabinet civil (Dcc) à la présidence de la République apporte des éléments de réponse à la question posée par Gérard Grisbeck, journaliste de France 2, au président camerounais le 3 juillet.

\"Martin

«Vous êtes au pouvoir depuis 1982, ce qui fait de vous l’un des plus vieux présidents de la planète… Est-ce que vous imaginez qu’un nouveau mandat serait le bienvenu ou est-ce que vous comptez plutôt passer la main… ?» Telle était la préoccupation de Gérard Grisbeck, lors de la conférence de presse conjointe donnée par les présidents français et camerounais le 3 juillet au palais de l’Unité. C’était à l’occasion de la visite de François Hollande au Cameroun. Pour le ministre Dcc, cette question s’inscrit dans le sillage de ces postures analytiques figées dans un étrange débat, où se joue rien moins que la manière de lire un jour l’héritage de l’homme du 6 novembre 1982. Martin Belinga Eboutou estime que tout tourne autour de la longévité au pouvoir de Paul Biya, défendue et justifiée mordicus par les uns, pourfendue par les autres avec véhémence et violence.

L’ancien directeur du protocole d’État tranche sur le débat : «Il est pourtant aisé pour tout esprit lucide et objectif de se rendre compte que, au Cameroun, longévité n’est pas synonyme de dictature ou de despotisme, que la longévité n’est pas synonyme d’immobilisme.» Et de chuter : «Le Cameroun de Paul Biya n’est pas une dictature et ne vit pas sous la ferrure d’un despote. Le Cameroun de Paul Biya est un pays qui bouge, qui poursuit résolument, sans tambour ni trompette, sa marche pacifique vers la prospérité et l’émergence.»

Le Dcc justifie sa posture en faisant une esquisse de bilan du magistère du chef de l’État en exercice. Sur le plan de la démocratie et des libertés, par exemple, argumente-t-il, le Cameroun compte aujourd’hui 282 partis politiques, 101 journaux, 80 radios et 18 télévisions. En outre, l’offre publique en formation sanitaire a augmenté de 70% et, depuis 1982, l’on est passé d’une à huit universités d’État, de 1330 km à 5000 km de routes bitumées. Par ailleurs, le ministre Martin Belinga Eboutou explique que le président Paul Biya a constamment tenu à gouverner avec le consentement de son peuple, à l’issue des élections libres et transparentes. Et de ce fait, dans la société de démocratie instituée par le chef de l’Exécutif, il ne peut être question de faire taire les Cassandre, d’exiger de tous une lecture à sens unique, même si l’on est en droit d’inviter à plus d’objectivité dans le jugement.

Au terme de son analyse, l’ancien ambassadeur du Cameroun à l’Organisation des Nations unies (Onu) suggère une clé de lecture pour comprendre la longévité de Paul Biya au pouvoir : «la vertu de la tolérance». Il confie à cet effet que l’Homme du 6 novembre a très tôt, dès l’école, rencontré la diversité dans sa vie. «Il a appris à apprécier cette diversité dans le respect des différences et l’acceptation de la contradiction. Toutes ces conditions, aujourd’hui, font de lui un homme politique adulé. Son discours, à l’opposé de celui de maints hommes politiques locaux, n’est jamais violent, ni excessif. Même lorsque son propos est ferme, sa gestuelle discursive est tout, sauf guerrière ou agressive», déclare le diplomate. In fine, le Dcc conclut : «Avec un homme aussi calme, ferme et rassurant, le peuple se sent en sécurité. Cette valeur de tolérance, qui revient de manière récurrente dans son discours, traduit l’attachement du président Paul Biya à la paix. Elle révèle en même temps le secret de sa longévité politique.»

© Source : La Météo

 

\"Audience\"

Le Président de la République, S.E.M. Paul BIYA a reçu en audience, lundi 20 juillet 2015, le Général de Brigade Donald BOLDUC, Commandant du Commandement spécial des opérations Afrique des Etats-Unis d’Amérique. Le Général BOLDUC était accompagné au Palais de l’Unité par l’Ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun, S.E. Michael Stephen HOZA. Au menu de l’entretien, le renforcement du partenariat stratégique pour lutter contre le groupe terroriste Boko Haram.

Les invités du Président de la République se sont félicités du rôle capital que joue le Cameroun pour la sécurité dans le Golfe de Guinée et autour du Lac Tchad. Le Général Commandant du Commandement spécial des opérations Afrique des Etats-Unis d’Amérique est à Yaoundé pour requérir l’aval des autorités camerounaises en vue de la mise en œuvre du partenariat militaire qui lie les deux pays.

Au regard de la tournure que prend le conflit contre Boko Haram (attentats kamikazes), Washington condamne ces actes barbares et se dit disposée à poursuivre son appui à notre pays. Concrètement,  le soutien américain va porter sur  les axes majeurs ci-après : La formation des forces de défense et de sécurité camerounaises, de manière à mieux adapter leur action à la nouvelle orientation du conflit;-L’approvisionnement en équipement miliaire et de surveillance de pointe ;-Le renseignement sur les mouvements des troupes ennemis.D’autres actions sont envisagées, mais au regard du contexte de guerre qui prévaut, les émissaires américains ne les ont pas dévoilées devant la presse.

« La guerre contre Boko Haram est sérieuse, c’est un danger et une tragédie pour la région et la population camerounaise. Nous sommes ici pour aider à la lutte contre Boko Haram et pour assurer la sécurité aux populations camerounaises » a affirmé l’ambassadeur Michael Stephen HOZA. L’entretien  du Palais de l’Unité a été ponctué par un échange de cadeau entre le Président de la République et le Général de Brigade Donald BOLDUC. Le Chef de l’Etat était assisté au cours de cette audience du Général de Brigade Aérienne Emmanuel AMOUGOU, Chef d’Etat-Major Particulier du Président de la République.

Source:prc.cm

\"fotokol\"

Voici en intégralité le Communiqué du Secrétaire Général de la Présidence de la République du Cameroun, Ferdinand Ngoh Ngoh.

\”Deux attentats ont eu lieu hier dimanche 12 juillet 2015, deux explosions criminelles causées par deux kamikazes sont survenues respectivement à 19h, le second à 19h05 à Fotokol localité camerounaise située en face de la ville nigériane de Gambarou. Le bilan est 13 morts, dont 10 civils, un militaire tchadien et les deux kamikazes, et 7 blessés dont 4 militaires tchadiens et 3 militaires camerounais. Le président de la République Son Excellence Paul Biya condamne avec fermeté ces attentats lâches et odieux. Il présente ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes, et l’expression de sa plus profonde compassion, sollicitude aux blessés et populations éprouvées.

Le Président de la République a donné aux forces de défense et de sécurité des instructions fermes sur les mesures à prendre en vue d’une sécurisation accrue de notre pays, il exhorte les populations à la plus grande vigilance et réaffirme sa détermination à ne ménager aucun effort, pour veiller à ce que le Cameroun poursuive dans la paix, la sécurité, la sérénité, sa marche inexorable vers l’émergence.\”

(é) Ferdinand Ngoh Ngoh, ministre secrétaire général de la présidence de la République

\"Hollande

 

Pour sa première visite en terre camerounaise ce vendredi, 03 juillet 2015, le Président de la République Française, M. François Hollande a mesuré à sa juste valeur le sens de l’expression : «hospitalité légendaire du peuple camerounais ». Le Chef de l’Etat français a, en effet, reçu un accueil particulièrement chaleureux et enthousiaste des populations de la ville de Yaoundé et celles venues des autres régions. Le Président de la République, Paul BIYA, et l’ensemble du Gouvernement ainsi que d’autres grands corps de l’Etat, ont fait le déplacement de l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen.

Les populations, par centaines de milliers, se sont massées le long de l’itinéraire conduisant les deux Chefs d’Etat de l’aéroport au Palais de l’Unité, soit environ trente kilomètres. Et pour sûr, M. François Hollande n’est pas resté insensible à cet accueil mémorable, comme il a tenu à le relever dans son toast lors du dîner d’Etat offert en son honneur au Palais de l’Unité.

Quatre temps forts ont marqué le séjour de 24 heures du Président Hollande dans la capitale camerounaise : l’entretien en tête-à-tête avec le Chef de l’Etat ; la signature des accords de coopération entre le Gouvernement et la partie française, représentée par l’Agence Française de Développement (AFD) ; la conférence de presse conjointe des deux Chefs d’Etat et le dîner d’Etat avec échange de toasts entre les deux Présidents. Toute cette intense activité a eu lieu au Palais de l’Unité.

Arrivés au Palais de l’Unité à bord du même véhicule, les deux Chefs d’Etat ont aussitôt regagné le cabinet présidentiel pour leur entretien au sommet, qui a duré près d’une heure. Ils ont été ensuite rejoints par la Première Dame, Mme Chantal BIYA, venue souhaiter la bienvenue au Président Hollande. La rencontre s’est achevée par la remise de cadeaux du Couple présidentiel au Chef de l’Etat français.

Cette séquence a été suivie de la signature de quatre conventions de financement de projets de développement estimées à 76 milliards de FCA. Ces accords ont été paraphés pour la partie camerounaise, par le Ministre de l’Economie, de la Programmation et de l’Aménagement du Territoire, Emmanuel Nganou Djoumessi, et pour la partie française, par le Ministre des Finances et des Comptes Publics, Michel Sapin, assistée du DG de l’AFD, Mme Anne Paugam.

Ensuite, les deux Présidents se sont retrouvés face à la presse dans le cadre d’une conférence conjointe. Un moment attendu par les hommes de médias qui ont interpellés les deux Chefs d’Etat sur divers sujets de préoccupation.  Mais avant, les deux Chefs d’Etat, dans leurs propos liminaires, ont relevé une convergence de vues sur les principaux sujets abordés, signe de l’excellence des relations entre nos deux pays.

Cette même convergence de vues s’est dégagée dans les toasts des Présidents BIYA et Hollande lors du dîner d’Etat qui a suivi cette conférence de presse. A cette occasion notamment, le Président Hollande a qualifié son séjour à Yaoundé de « visite de solidarité » envers le Cameroun, engagé dans la guerre contre la secte terroriste Boko Haram. Il a salué la bravoure de nos forces de défense et de sécurité et réitéré le soutien de la France au Cameroun et aux pays de la région, engagés dans la lutte contre la secte terroriste.

Parallèlement à l’intense activité des deux Chefs d’Etat, des rencontres entre parlementaires des deux pays d’une part, et d’autre part, entre investisseurs français et les ministres en charge des questions économiques ont eu lieu au Palais de l’Unité.

En conclusion, la visite d’Etat au Cameroun du Président Hollande a été un grand moment de renforcement du partenariat entre Yaoundé et Paris.

source:prc.cm

 

 

 

 

\"Mincom2\"

Face à la presse nationale et internationale hier 2 juillet 2015 à Yaoundé à la veille de l’arrivée au Cameroun du Président français François Hollande, le Ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary, porte parole du gouvernement, a dressé le bilan de la coopération entre le Cameroun et la France. Et des perspectives. Voici en intégralité sa déclaration. Un document très riche.

 

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Chers Invités,

Mesdames, Messieurs,

Je vous souhaite une chaleureuse bienvenue à ce rendez-vous auquel je vous ai conviés, et je voudrais vous remercier pour votre prompte réaction.

Je voudrais à cette occasion, vous annoncer ce que vous saviez déjà depuis quelques jours, et de manière officielle depuis hier après-midi, avec la publication du communiqué signé du Ministre, Directeur du Cabinet Civil à cet effet, à savoir, la visite d’État que Son Excellence, Monsieur François Hollande, Président de la République Française, effectuera au Cameroun demain vendredi 3 juillet 2015, à l’invitation de son homologue camerounais, le Président de la République, Son Excellence Monsieur Paul Biya.

Comme vous le savez aussi, il s’agit de la première visite que Monsieur François Hollande effectuera au Cameroun depuis son accession à la magistrature suprême de son pays en mai 2012.

Nous nous apprêtons donc à vivre un évènement de première importance dans l’histoire déjà très ancienne de la coopération qui lie notre pays à la France.

Le Président Hollande foulera pour la première fois le sol du Cameroun demain vendredi 3 juillet 2015. C’est un fait. Mais, ce ne sera pas la première fois que les deux Hommes d’État se rencontreront.

Depuis 2012 en effet, les Chefs d’État camerounais et français se sont retrouvés à sept reprises, à l’occasion desquelles ils ont eu d’intenses et fructueux échanges.

La visite d’État qu’effectuera le Président français au Cameroun va constituer la huitième de ces rencontres au sommet.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Au-delà du vécu politique des Présidents Paul Biya et François Hollande, nos deux pays entretiennent des relations à la fois anciennes, riches et diversifiées.

Le Cameroun et la France ont en effet établi des relations diplomatiques depuis 1960, et depuis lors, leur coopération n’a cessé de s’intensifier et de s’améliorer.

C’est au gré de cette coopération que la France a notamment joué un rôle déterminant dans la dynamique de sortie de crise du Cameroun au début des années 2000, dans le cadre de l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE.

Depuis lors, le Contrat de Désendettement et de Développement (C2D), mis en mouvement par l’Agence Française de Développement –AFD- s’est révélé comme un outil stratégique de la coopération économique entre la France et le Cameroun, au moyen duquel de nombreux projets de développement parmi lesquels les plus structurants,ont vu le jour dans notre pays.

Dans le cadre du C2D en effet, la France s’est engagée à mettre à la disposition du Cameroun, une enveloppe de 710 milliards en 12 ans, dans les domaines des infrastructures, de l’éducation et de la santé.

Un premier C2D couvrant la période de 2006 à 2011avait été signé à cet effet par les deux parties, pour un montant de 352,7 milliards de francs CFA. Il s’inscrivait globalement, d’une part, dans la stratégie gouvernementale de réduction de la pauvreté, et d’autre part, dans le cadre de la coopération franco-camerounaise déclinée dans le Document Cadre de Partenariat, lui aussi signé entre les autorités françaises et camerounaises.

Afin de réorienter cet instrument de coopération par rapport aux objectifs du Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi, la France et le Cameroun ont procédé à la signature le 1er juillet 2011, d’un C2D de deuxième génération, pour un montant de 326 millions d’euros, soit environ 214 milliards de francs CFA ; les secteurs prioritaires retenus étant : les infrastructures, l’éducation de base et la santé, ainsi que l’agriculture et l’environnement.

Au plan commercial, les échanges franco-camerounais ont connu un accroissement significatif ces dernières années, atteignant un taux de progression de 4,8% en 2013.

Au demeurant, la présence française dans l’économie camerounaise est parfaitement visible, avec plus d’une centaine de filiales d’entreprises et environ 200 entreprises appartenant à des ressortissants français, et employant plus de trente mille Camerounais.

Un autre volet de la coopération économique avec la France, est constitué par les prêts souverains et les prêts non-souverains mis en place entre le Cameroun et l’Agence Française de Développement (l’AFD). Certains de ces prêts sont combinés aux subventions du C2D.

Au total, qu’il s’agisse du C2D ou des prêts souverains et non souverains, plus d’une vingtaine de conventions de financement ont été signées entre 2011 et 2014, au bénéfice de nombreux projets structurants, parmi lesquels je citerai, sans être exhaustif : l’aménagement des accès Est et Ouest de la ville de Douala, la construction du deuxième pont sur le Wouri, la participation à la réalisation du projet hydro-électrique de Lom Pangar, le drainage fluvial de la ville de Douala, l’approvisionnement en eau potable dans les villes de Yaoundé, Bertoua et Ngaoundéré, le Programme d’Assainissement fluvial de la ville de Yaoundé (PADY), ou encore le programme C2D en faveur des capitales régionales Bertoua, Bafoussam et Garoua.

À cela, il faut ajouter d’autres projets en négociation, susceptibles de faire l’objet d’une convention de financement avec la France, avant la fin de l’année 2015.

Parmi eux, j’indiquerai : la construction de la voie de contournement Est de la ville de Yaoundé ; le fonds d’étude pour la construction et le développement du port en eau profonde de Limbe ; la construction de la route Batchenga-Ntui-Yoko-Tibati-Ngaoundéré ; la poursuite du projet capitales régionales Bafoussam, Bertoua, Garoua ; les aménagements complémentaires du deuxième pont sur le Wouri.

En termes de perspectives, il est envisagé la mobilisation par l’AFD d’une intervention financière de la France en faveur du Cameroun, pour un montant de 600 millions d’euros, soit environ 394 milliards de francs CFA, sur la période allant de 2015 à 2020, au titre des prêts souverains et du C2D de troisième génération actuellement en cours de finalisation.

En ce qui concerne la coopération en matière de défense et de sécurité, la France intervient traditionnellement auprès du Cameroun dans trois domaines : l’assistance en personnel, l’aide à la formation et l’aide matérielle.

À ce titre, l’on peut affirmer que le Cameroun est le premier partenaire de la France en matière de coopération de défense et de sécurité en Afrique.

En mai 2009, il a été signé entre le Cameroun et la France, un accord rénové de partenariat de défense, qui est entré en vigueur le 1er août 2012. Ce partenariat vise à soutenir en terre camerounaise, les mécanismes africains de sécurité collective au niveau régional et continental. Il porte principalement sur la formation, à travers les Écoles Nationales à Vocation Régionale (ENVR), le Pôle Aéronautique National à Vocation Régionale de Garoua (PANVR), le Cours Supérieur Inter-armée de Défense, l’École Internationale des Forces de Sécurité (EIFORCES) ou encore, le Centre de Perfectionnement aux Techniques de Maintien de l’Ordre (CPTMO).

Avec la tenue à Yaoundé de la première session des travaux du Comité de suivi de l’accord rénové de partenariat de défense le 27 avril 2014, des écoles de formation de premier plan telles que l’École Supérieure Internationale de Guerre de Yaoundé (ESIG), l’EIFORCES et l’Ecole d’Etat-Major (EEM) ont également bénéficié d’une aide logistique directe de la part de la France.

Sur le terrain strictement diplomatique, la coopération entre Paris et Yaoundé est exemplaire. Les positions entre les deux capitales sont similaires sur les grands sujets de l’actualité stratégique internationale, qu’il s’agisse de la lutte contre le terrorisme en général, et particulièrement sur la bande sahélo-sahélienne, de la lutte contre l’insécurité maritime ou plus proche de nous, les stratégies concertées pour réduire à néant les actes criminels de l’organisation terroriste Boko Haram.

Il faut encore mentionner que les deux pays se sont toujours soutenus mutuellement sur les grands sujets d’ordre international, et fait converger leurs positions diplomatiques, dans l’intérêt de chacunede leurs nations.

Comment ne pas se féliciter, une fois de plus, et de ce point de vue, de l’appui dont le Cameroun a notamment bénéficié de la part de la France, autant pour la mise en application de l’arrêt de la Cour Internationale de Justice ayant ordonné le retour à la souveraineté de notre pays sur la péninsule de Bakassi, que de son épilogue diplomatique, à travers la signature des accords de Greentree.

Au plan consulaire, environ 30 000 Camerounais vivent actuellement en France et plus de 12000 Français au Cameroun.

Au plan culturel, une convention de financement de 900 millions de francs CFA a été signée en 1998 à Yaoundé, pour développer les activités des associations culturelles non-institutionnelles, à partir des pôles régionaux que constituent les alliances franco-camerounaises.

Par ailleurs, plus de 7000 Camerounais étudient actuellement en France, et le Gouvernement français accorde régulièrement des bourses aux étudiants camerounais.

Dans le domaine de la recherche, le Cameroun bénéficie depuis 2012, d’un financement du C2D, pour un montant de plus de huit millions d’euros, soit environ 5 milliards 240 millions de francs CFA.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

On peut donc se rendre à l’évidence que les relations entre la France et le Cameroun sont excellentes, qu’elles sont au beau fixe, et que leur perspective est des plus prometteuses.

C’est sans doute à la fois ces acquis et ce devenir à la perfection et à l’amélioration des relations entre nos deux pays, que les Présidents Paul Biya du Cameroun et François Hollande de France, ont tenu à magnifier à travers la toute prochaine visite d’État du Président français au Cameroun.

Toutes les Camerounaises et tous les Camerounais doivent donc s’en réjouir, pour accompagner la volonté du Président Paul Biya, qui a bien voulu inviter son homologue français à se rendre dans notre pays, et à y célébrer avec le peuple camerounais, l’excellence de notre amitié et celle de la coopération entre nos deux pays.

Pour finir, je vous demande à vous, Mesdames, Messieurs les Journalistes de la presse camerounaise, de joindre de tout cœur, vos voix à cette célébration républicaine.

Je vous remercie de votre aimable attention.

 

 

\"robichon\"

Le Président de la République S.E.M. Paul BIYA a reçu, samedi 27 juin 2015, S.E. Madame Christine ROBICHON, Ambassadrice de France au Cameroun. Au menu de l’entretien, le point des préparatifs de la visite annoncée au Cameroun du Chef de l’Etat Français, M. François Hollande.

S’exprimant face à la presse au terme d’un entretien de près d’une heure, l’Ambassadrice ROBICHON s’est réjouie de cet entretien avec le Chef de l’Etat camerounais. Un « échange confiant », a-t-elle indiqué, qui s’inscrit dans la perspective de la visite du Président  François Hollande au Cameroun : « Tout se présente bien. Nous travaillions bien à la préparation de cette visite, dans une excellente atmosphère. Tout va bien».

Sur le sens de cette visite, qu’elle a du reste qualifiée d’importante, Madame ROBICHON a déclaré qu’elle est « destinée à marquer l’amitié et la solidarité de la France à l’égard du Cameroun, en particulier à cette période où il est confronté à des défis importants, notamment sur le plan sécuritaire, en raison des exactions de Boko Haram ».

source: prc.cm