Le Cameroun a célébré la 30è édition de la Journée de l’Enfant Africain le 16 juin 2020 sous le thème « L’accès à une justice adaptée aux enfants en Afrique ».Le Ministre des Affaires Sociales Pauline Irène Nguene dans une communication spéciale faite à cette occasion, a confirmé l’accès à la justice des enfants camerounais. Même si des efforts restent à faire par endroit. C’était en présence du Représentant Résident de l’UNICEF, Jacques Boyer.

Au Cameroun, parler d’une justice adaptée aux enfants renvoie à quatre piliers à savoir les systèmes judiciaires qui sont connus ou qui ont été ajustés de manière à répondre aux problèmes spécifiques auxquels sont confrontés les enfants, lorsque pour quelques raisons que ce soient, ils entrent en contact avec la loi. Il y a également des mécanismes d’assistance juridique, adaptées à l’âge des bénéficiaires, multidisciplinaires, efficaces et qui répondent à de nombreux besoins légaux et sociaux des enfants et des jeunes ; des Mesures alternatives consistant à mettre les enfants en conflit avec la loi à l’abri des poursuites judiciaires, à travers le développement et la mise en place des procédures ou programmes qui permettent à la majorité d’entre eux d’éviter les éventuels effets négatifs de la procédure judiciaire formelle, tout en respectant pleinement les droits de l’homme et les garanties juridiques.  Le dernier pilier dans cette liste renvoie à une Protection spécifique pour les catégories vulnérables constituées par les filles , les enfants en situation de handicap, les enfants vivant dans les zones rurales, les enfants réfugiés, migrants et demandeurs d’asile, les enfants accusés de pratique de sorcellerie, les enfants sans acte de naissance , les enfants de la rue, les enfants victimes d’atteintes sexuelles, les enfants victime de traite, les orphelins, les enfants associés aux forces et groupes armés etc… « Pour ce qui est des enfants camerounais, leur accès à la justice, je dirai sans ambages et même avec emphase que c’est une réalité dans notre pays. Les quatre piliers (évoqués plus haut) sont respectés même si quelques efforts restent à faire par endroit » a déclaré le Ministre des Affaires Sociales, Pauline Irène Nguene qui  se félicite surtout de « la ratification par le Cameroun de la quasi-totalité des instruments juridiques internationaux se rapportant à la protection de l’enfance, ainsi que l’adoption d’un cadre législatif et réglementaire national protecteur et épanouissant pour les enfants ».

Ericien Pascal Nguiamba

 

 

 

C’était au cours de la deuxième réunion 2020 de la Plateforme nationale de protection de l’enfant au Cameroun y compris celui en situation d’urgence, le 10 juin 2020. Le Ministre des Affaires Sociales a également lancé au cours de la même réunion les activités marquant la célébration de la 30è édition de la Journée de l’Enfant Africain au Cameroun placée sous le thème « l’accès à une justice adaptée aux enfants en Afrique ».

Pour cette réunion, il y avait autour de madame le Ministre des Affaires Sociales, les cadres de son département ministériel, des représentants des ministères de la justice, de l’éducation de base, de la promotion de la femme et de la famille, de la santé publique et des partenaires internationaux. Il était donc question au cours de cette deuxième réunion  de procéder à une appréciation des stratégies et activités de lutte contre la Covid-19 au profit des enfants. Concrètement, il s’agissait au cours de ces travaux de présenter les différentes actions sectorielles menées, de procéder à une évaluation des effets et de l’impact des actions conduites, d’identifier les stratégies et actions innovantes de lutte, mais également de procéder au lancement officiel des activités marquant la célébration de l’édition 2020 de la Journée de l’Enfant Africain au Cameroun. « La session de la Plateforme qui s’ouvre ce matin revêt un caractère social car au-delà de l’évaluation de ce qui se fait déjà si bien en matière de protection de l’enfant dans le contexte du Covoid-19, elle entend dégager de nouvelles pistes d’intervention, afin que plus que par le passé, nos enfants se sentent davantage protégés, encadrés et pris en main » a déclaré le Ministre des Affaires Sociales Pauline Irène Nguene dans discours d’ouverture des travaux. Elle a souligné que «  les principaux risques encourus par les enfants en cette période de Covid-19 sont nombreux, notamment les maltraitances physiques et émotionnelles, la négligence, l’augmentation des cas d’abus et des violences domestiques, la non scolarisation du fait de fermeture des écoles, l’exploitation sexuelle ». Il était donc demandé aux participants de cette session de ne pas faire l’économie de leur riche expérience, leur professionnalisme, leur perspicacité et leur sens de responsabilité, afin que tous les enfants du Cameroun puissent être préservés des méfaits du Covid-19.

Pendant les travaux…

Bon à savoir, depuis sa création le 20 octobre 2016 par le Ministre des Affaires Sociales, la Plateforme Nationale de Protection de l’Enfant au Cameroun y compris celui en situation d’urgence, se veut un cadre d’échanges et de concertation avec les différents acteurs de la protection de l’enfant au Cameroun. Elle regroupe divers acteurs issus des administrations publiques, des Organisations Non gouvernementales, des Organisations de la Société Civile et des Collectivités Territoriales Décentralisées.

Ericien Pascal Nguiamba

La Ministre des Affaires sociales  a procédé  le 5 mai 2020 à Yaoundé à la remise du matériel sanitaire  à 6 organisations d’encadrement des personnes âgées. C’était en présence de la Représentante de l’UNFPA au Cameroun, Madame Siti Batoul Oussein.

Ce matériel sanitaire a été remis aux représentants des 6 organisations d’encadrement des personnes âgées à savoir Pourquoi pas, Sos Action Vitale, Sœurs de la charité de Simbock, Sœurs Maison Sarah d’Akono, Béthanie Viacam, et Love Without Borders de Yaoundé III.

La Ministre des Affaires Sociales Pauline Irène Nguene qui a salué le « dévoiement » des responsables des  structures d’encadrement des personnes âgées, leur a recommandés « une meilleure utilisation de ce matériel ». Par ailleurs, dira Pauline Irène Nguene, « le choix porté sur vos structures vous interpelle à plus de responsabilité et de vigilance » dans l’encadrement des personnes âgées. « Ce choix est une invite à donner le bon exemple  en matière de  mise en pratique des mesures édictées par le gouvernement et l’Organisation Mondiale de la Santé » ajoutera la Ministre des Affaires Sociales.

Les personnes âgées sont particulièrement affectées et ont besoin d’une attention particulière  dans le cadre de la lutte contre la maladie à Covid-19 au Cameroun. Dans la lutte contre cette pandémie, le Cameroun est soutenu par des partenaires au développement à l’instar de l’UNFPA d’où la présence de sa Représentante à cette cérémonie.

Ericien Pascal Nguiamba

C’était au cours d’une cérémonie présidée par le Ministre des Affaires Sociales Pauline Irène Nguene, le 30 avril 2020 à l’esplanade de son département ministériel. Une initiative mise sur pied par deux partenaires qui œuvrent pour le bien-être des enfants et des couches vulnérables.

Ce sont au total 19 structures d’encadrement des enfants vulnérables de Yaoundé qui ont bénéficié de cet important Don des kits d’hygiène et de protection contre le Covid-19.  Ce Don est ainsi composé du Chlore, de l’eau de javel, des gants de ménage, des brosses à manches, des bottes, pulvérisateurs, Serpillères, Raclettes, détergents en poudre lessive, des sceaux Macon, du Crésyl, du savon simple pour lavage de mains, Dispositif de lave main, Sceau de recueillement des eaux, dispositif non stérile Gloves, des Termo flash etc…C’est dans le cadre du projet « Prévention du Covid-19 et des violences faites aux enfants au Cameroun » que le CIPCRE, le Centre International pour la Promotion de la Création, a remis cet important matériel offert grâce à un partenariat avec l’Unicef.

Le Ministre des Affaires Sociales Pauline Irène Nguene, remettant le kit à une bénéficiaire

Le  Ministère des Affaires Sociales qi a reçu ce Don s’est donc chargé de le remettre aux responsables des œuvres sociales. « Pour nous, c’est une initiative qui est pleine de symbole , ça veut dire que notre partenaire est à notre côté lorsque le besoin s’impose et nous sommes très heureuse parce que nous savons qu’en ce moment même, les responsables des œuvres sociales privées, les enfants, ont vraiment besoin de ce matériel pour se protéger contre le coronavirus » a déclaré à la presse le Ministre des Affaires Sociales, Pauline Irène Nguene. Elle a apprécié cette « bonne initiative » qui intervient dans le cadre de la de lutte contre le Covid-u Cameroun.

Ericien Pascal Nguiamba  

La Ministre des Affaires Sociales vient d’effectuer une visite de travail dans les sites de suivi et d’observation d’encadrement des enfants de la rue(photo), confinés lors du lancement de l’Opération de Suivi et d’Observation des Enfants De la Rue (EDR), en vue de leur retrait du centre commercial de la ville de Yaoundé. Cette opération regroupe 124 enfants âgés de 10 à 24 ans dont les centrafricains, nigérians et Gabonais.

Mercredi 15 avril 2020, la Ministre des Affaires Sociales, Pauline Irène Nguene, a fait une descente sur le terrain, en compagnie de ses proches collaborateurs pour faire une évaluation de la situation, 15 jours après le lancement(le 1er avril) de cette opération. « On peut dire que la situation évolue de manière satisfaisante. Déjà au niveau physique, on a vu que les enfants sont plus propres, ils respectent les mesures qui ont été édictées par le premier ministre chef du gouvernement. On les voit portant les masques, lavant les mains et autres, c’est un premier indice de satisfaction et quand on nous présente les différentes activités qui sont menées au sein de ces sites, on sent également qu’il y a une évolution par ce qu’il y en a qui commencent déjà à manifester des projets qu’ils veulent bien avoir à l’avenir, en perspective, ceux-là qui veulent être chauffeurs, ceux-là qui veulent rentrer en famille, ceux-là qui veulent être placés en institution pour une formation professionnelle et ceux-là qui   veulent rentrer à l’école si toutes les conditions sont remplies évidemment. Donc on peut dire que la situation évolue de manière satisfaisante, deux semaines seulement après » a déclaré à la presse la Ministre des Affaires Sociales au terme de sa visite de travail. On retient que cette opération va durer trois mois, éventuellement un peu plus.

Pauline Irène Nguene Ministre des Affaires Sociales répondant à la presse au terme de sa visite de travail.

Madame Edimo Mbappe, Délégué Régional des affaires sociales du centre, coordonne les équipes et les activités sur le terrain, assistée du délégué départemental des affaires sociales du Mfoundi Madame Ebongue avec le concours du Fonds National de l’Emploi(FNE), la Délégation Générale à la Sûreté Nationale(dgsn), le ministère de la santé, le Secrétariat d’Etat à la Défense(Sed), la ville de Yaoundé, la commune de Yaoundé1, et celle de Yaoundé 5, l’association Espoir, les anciens EDR…

Il faut noter que les activités sont menées sous forme d’ateliers et de cliniques avec notamment l’accueil et l’écoute, l’hygiène corporelle et vestimentaire, la propreté et l’hygiène environnementale, la prise en charge sanitaire, les activités sportives et ludiques , l’aide à la formulation des projets de vie etc. Et au regard du contexte actuel du Covid-19, ces activités se déroulent en tenant compte des mesures barrières édictées par le gouvernement.

124 enfants âgés de 10 à 24 ans sont concernés par cette opération. 86 d’entre eux sont âgés de 15 à 18 ans. On y retrouve également 9 centrafricains, 2 nigérians et 1 gabonais. Ils sont observés de lundi à vendredi au Centre Social de Yaoundé 1er, Centre social de Yaoundé 2e  et celui de Yaoundé5e  ainsi qu’au  Ceti.  Au terme des entretiens avec ces Enfants de la Rue, le Ministère des Affaires Sociales a noté déjà 29 qui sont favorable au retour en famille, 25 en placement institutionnel, 42 en apprentissage professionnel, 18 qui veulent retourner à l’école, et 12 qui veulent s’installer à leur compte. Le Ministre des Affaires Sociales compte faire une prochaine évaluation dans deux semaines. Pauline Irène Nguene suit cette opération de très près.

Ericien Pascal Nguiamba

Cette opération du Ministère des Affaires Sociales, lancée le 1er avril 2020 à Yaoundé(photo), bénéficie de l’accompagnement des partenaires au rang desquels  le Ministère de la Santé Publique, la Délégation Générale à la sûreté nationale(DGSN), le Secrétariat d’Etat à la Défense(SED), le Fonds National de l’Emploi (FNE), la ville de Yaoundé et les communes d’arrondissement de la capitale.

«Nous avons envisagé cette opération avant la pandémie du coronavirus, nous avons programmé un échantillon de 65 enfants pour les amener au Centre d’Ecoute  et de Transit de Yaoundé mais avec la pandémie on a été obligé de réduire les groupes c’est pour ça que vous avez vu qu’on a visité plusieurs sites, on a commencé par le  Centre d’écoute de Yaoundé à la rue ceper, où il y a un peu plus d’enfants, eux, ils vont rester là, et c’est là qu’ils vont avoir leurs activités, nous sommes allés au centre social d’essos  où les enfants auront à suivre certaines activités et évidemment nous sommes allés à Messa… il était question initialement que tous ces enfants soient regroupés au centre d’écoute de Yaoundé. C’est aussi bien parce que ça permet un suivi de proximité de ces enfants. Vous avez vu dans deux autres centres, il y avait des groupes de 20 enfants… » a déclaré à la presse le Ministre des Affaires Sociales(Minas) Pauline Irène Nguene, au terme de cette visite des espaces aménagés pour loger tous ces enfants retirés de la rue mercredi 1er avril 2020. A chaque centre, Pauline Irène Nguene a échangé avec ces enfants en leur demandant d’être sage et de ne plus repartir dans la rue. «  Nous voulons  non seulement retirer ces enfants de la rue, mais également nous voulons les amener vers la resocialisation » a déclaré le Ministre des affaires sociales. Cette opération de socialisation qui permit d’identifier 82 enfants, tire ses origines des échecs des précédentes campagnes qui consistaient à faire des rafles des enfants de la rue et à les ramener en famille. « Mais on s’est rendu compte que quelques jours après, ils retournaient dans la rue » déplore Pauline Irène Nguene. D’où cette formule de socialisation de ces enfants. « Il est question pour nous aujourd’hui de mener avec ces enfants des activités sportives, ludiques, des activités d’éveil, des causeries éducatives pour qu’on aille identifier les besoins spécifiques de ces enfants  et à ce moment-là il y a plusieurs possibilités : soit ils rentrent en famille, soit on va les placer dans nos centres de rééducation, surtout les mineurs, soit  on va leur apprendre des petits métiers. Il y a toutes ces possibilités là pour que les enfants puissent prendre goût à la vie pour qu’ils puissent avoir un projet de vie. Nous allons les accompagner » confie le Ministre des Affaires Sociales qui a achevée cette intense journée par la visite du Centre National de Commandement de vidéosurveilance de la Délégation Générale à la sureté Nationale, partenaire de cette opération de retrait des enfants de la rue du Centre commercial de la ville de Yaoundé.

Pauline Irène Nguene, répondant à la presse au Centre national de commandement de vidéosurveillance de la police partenaire de l’opération.

Cette opération qui va durer trois mois, est un projet pilote  qui va s’étendre à Douala et à Bafoussam. « Après cela on examinera la possibilité d’étendre cette opération sur toute l’étendue du territoire » a annoncé le Minas.

Ericien Pascal Nguiamba

Elle a présidé le 17 mars 2020 à Yaoundé, la première session au titre de l’année 2020, de la Commission Nationale pour la Protection de l’Enfance en danger moral, délinquante ou abandonnée. Les travaux étaient placés sous le thème « lutte contre le phénomène des enfants de la rue : l’urgence d’un sursaut collectif et d’une véritable synergie d’actions ». Pour Pauline Irène Nguene(photo), il est question d’approfondir les stratégies visant à éradiquer le phénomène des Enfants de la Rue.

Photo de famille

La commission nationale pour la protection de l’enfance en danger moral, délinquante ou abandonnée, est un organisme consultatif créé par décret présidentiel. Elle est chargée d’émettre des avis et de formuler des suggestions sur toute question se rapportant à la politique nationale de protection de l’enfance, de prévention et de traitement de l’inadaptation sociale des jeunes. La thématique de sa première session au titre de l’année 2020 n’a pas été choisie au hasard. « Cette thématique vient à point nommé car il s’agit de donner une réponse collective, par une introspection stratégique, institutionnelle et opérationnelle des différentes actions menées en la matière » indique Pauline Irène Nguene, la Ministre des Affaires Sociales qui explique que « Cette année on va se consacrer au phénomène des enfants de la rue parce que c’est un sujet qui nous tient à cœur , les résultats des travaux qui vont se tenir aujourd’hui devraient permettre d’enrichir l’opération que nous avons déjà engagée depuis la semaine dernière pour une opération pilote d’observation et de suivi des enfants de la rue pour passer à une vitesse supérieure , c’est des actions que nous menons quotidiennement, mais aujourd’hui compte tenu de la recrudescence de ce phénomène, que ce soit en milieu scolaire ou en milieu ouvert, il est question pour nous d’approfondir nos stratégies et de voir comment faire pour éradiquer ce phénomène ».

Il faut dire que cette session qui intervient quelques jours après un atelier préparatoire à une opération pilote d’observation et de suivi des Enfants de la Rue(EDR) en vue de leur retrait du centre commercial de la ville de Yaoundé. Les résultats des travaux de cette session viendront certainement enrichir la riposte préparée par le Ministère des Affaires Sociales. « C’est vrai, il est difficile de penser qu’il n’y aura plus jamais d’enfants dans la rue mais nous voulons autant que faire se peut réduire ce phénomène, prendre en charge ces enfants pour pouvoir effectivement regarder leur problème d’insertion à travers nos centres spécialisés » déclare la Ministre Pauline Irène Nguene. Mais pour y arriver, il va falloir travailler en synergie avec d’autres départements ministériels parce que c’est un problème transversal. Il faudrait également aller dans les familles pour chercher à savoir qu’est ce qui n’a pas marché et pourquoi ces enfants se retrouvent dans la rue.

Ericien Pascal Nguiamba

Une opération pilote de suivi et d’observation des Enfants de la Rue(EDR), en vue de leur retrait du centre commercial de la ville de Yaoundé, sera lancée lundi 23 mars 2020 par le Ministère des affaires sociales.  Un atelier préparatoire à cette importante opération a eu lieu le 13 mars 2020 au Centre Jean XXIII de Yaoundé avec plus d’une centaine de participants. Madame le Ministre des Affaires sociales, Pauline Irène Nguene qui présidait les travaux, a donné les contours de cette grosse opération.

« L’objectif de cette concertation consiste à renforcer les capacités des acteurs qui vont intervenir sur le terrain. C’est des travailleurs sociaux, ils savent ce qu’ils ont à faire mais il est question de rafraîchir leurs connaissances et de renforcer leurs capacités parce que nous comptons vraiment mener cette opération, pour nous, qui est une opération d’éclats. Vous savez, c’est un phénomène (Enfants de la Rue, ndlr) qui se complexifie d’avantage. Chaque jour on a l’impression qu’il y a plus d’enfants dans la  rue, alors qu’il y a des actions qui se font, c’est pour ça que nous pensons donner espoir à ces enfants, nous pensons leur redonner goût à la vie pour que progressivement ils se retirent de la rue. Nous avons une opération d’à peu près 100 enfants que nous voulons retirer de la rue » a déclaré Madame le Ministre des Affaires Sociales, Pauline Irène Nguene, au sortir de l’atelier. Il s’agit des enfants qui trainent à la Poste Centrale, au Boulevard du 20 mai, à l’Avenue Kennedy, la Cathédrale Notre Dame, etc. Cette opération sera coordonnée par la Délégation régionale du Centre et secondée par la délégation départementale des affaires sociales du Mfoundi. Une action aussi  innovante ne peut trouver son efficacité que si les différents intervenants possèdent une bonne connaissance de la problématique des EDR (Enfants de la Rue) ainsi que ses diverses implications aux plans des droits de l’homme, et de l’enfant. Pour le Ministre des Affaires Sociales, il s’est avéré nécessaire de les préparer à cet effet en assurant un renforcement de leurs capacités techniques sur ce sujet sensible et en les dotant d’automatismes permettant une intégration harmonieuse de leurs différents rôles. Madame le Ministre Pauline Irène Nguene est convaincue qu’en les ramenant au Centre d’Ecoute, avec  les causeries éducatives, les activités lucratives et sportives, peut-être qu’il y en a volontairement qui vont vouloir quitter de la rue.

Les participants autour du Ministre des Affaires Sociales, Pauline Irène Nguene.

Selon les chiffres disponibles au Ministère des Affaires Sociales, en 2018, 877 Enfants de la Rue ont été identifiés et 307 ont été resocialisés (retour en famille, placement institutionnel) et selon la même source, en 2019, 443 Enfants de la Rue ont été identifiés.  Le retrait de ces enfants du centre commercial de la ville de Yaoundé, viendra diminuer les vols et agressions multiples dont sont régulièrement victimes les populations de la capitale.

Ericien Pascal Nguiamba

Le Ministère des affaires sociales (Minas), a organisé le 4 mars 2020, une «journée Portes Ouvertes» avec au menu des activités alléchantes notamment la présentation des actions de promotion et de protection des personnes socialement vulnérables, des activités d’écoute et de référence, une Foire exposition-Ventes et un Espace gastronomie. Pauline Irène Nguene, la Ministre des Affaires sociales(photo) a dévoilé le thème choisi par le Minas.
«Promotion de l’égalité et protection des droits de la femme à l’horizon 2020 : Dresser le bilan des actions menées, fixer un nouveau cap », c’est le thème national de la célébration de la journée internationale de la femme 2020 au Cameroun. Mais au Ministère des affaires sociales, un autre thème est mis en valeur à savoir « Promotion de l’égalité de genre et protection des personnes socialement vulnérables : Bilan et Perspectives ». Le 4 mars 2020 ce thème a été mis en vitrine pendant la « Journée Portes ouvertes », une activité qui avait pour objectif principal de mobiliser la communauté nationale et internationale autour des préoccupations se rapportant à la promotion et la protection des droits des Personnes Socialement Vulnérables (PSV). Les activités organisées à l’occasion de cette Journée Portes ouvertes, à l’esplanade du Ministère des affaires sociales, étaient concentrées autour d’un Espace dédié à la présentation des actions de protection des femmes socialement vulnérables et aux activités d’écoute et de référence ; un espace dédié à la présentation des potentialités dont regorgent les femmes socialement vulnérables ; et un espace réservé à la présentation du savoir-faire culinaire des femmes du Ministère des affaires sociales. Madame la Ministre des affaires sociales qui a personnellement présidée cette cérémonie, a, après la coupure du ruban, procédé à la visite des stands. Elle a ainsi visité les stands de la Direction de la Protection des personnes handicapées et âgées ; de la Direction de la Solidarité nationale et du Développement Social ;la Direction de la protection Sociale de l’enfance, sans oublier les services de l’action sociale auprès des hôpitaux et le service de l’action sociale auprès des commissariats et de la Prison centrale de Yaoundé etc. La foire exposition a permis au Ministre Pauline Irène Nguene de juger l’expression artistique des femmes socialement vulnérables qui regorgent de beaucoup de potentialités. Dans l’espace gastronomie, Pauline Irène Nguene a apprécié et savourer l’art culinaire des quatre aires culturelles du Cameroun. Une belle fête en prélude à la grande célébration du dimanche 8 mars 2020 marquée par un défilé au boulevard du 20 mai. En présence de la Première Dame, Chantal Biya.
Ericien Pascal Nguiamba

« L’action sociale en contexte d’urgence : Enjeux, défis et Perspectives » c’est le thème qui a guidé la conférence annuelle des services centraux et déconcentrés, élargie aux organismes sous tutelle du Ministère des affaires sociales à Yaoundé. Pauline Irène Nguene,la ministre (photo) justifie cette démarche par le fait que son département ministériel est partie prenante et parfois aux avant-postes des dynamiques et ripostes initiées dans les situations d’urgence. Les détails.
La motivation du Ministre des affaires sociales (Minas) Pauline Irène Nguene n’est pas un fait de hasard. Lors de la conférence annuelle des services centraux et déconcentrés élargie aux organismes sous tutelle du Ministère des affaires sociales le 21 janvier 2020 à Yaoundé, il a été rappelé aux participants que le Ministère des affaires sociales est responsable de l’élaboration et de la mise en œuvre de la politique du gouvernement en matière de prévention, d’assistance et de protection des personnes socialement vulnérables. Il est donc partie prenante et même parfois aux avant-postes des dynamiques de riposte initiées dans les situations d’urgence. Il était donc nécessaire pour le Ministère des affaires sociales de mener une la réflexion participative, évaluative, appropriative et projective sur la contribution de ce département ministériel à la gestion des situations d’urgence, avec en toile de fond le souci d’accroître la visibilité ainsi que la lisibilité des actions y relatives. La crise dans les régions du Nord-ouest et du Sud-Ouest avec ses conséquences, notamment les déplacés internes, les familles endeuillées est l’un des exemples de préoccupations d’urgence du Minas. « Il est question pour nous de renforcer cette riposte sociale, d’où la justification du thème de cette conférence annuelle. Il est question pour nous d’explorer un peu plus, de voir comment porter assistance aux personnes socialement vulnérables et de définir de manière précise, les principaux axes d’intervention prioritaires pour véritablement mettre en œuvre nos missions de prévention, d’assistance et de protection des personnes socialement vulnérables » explique le Ministre des affaires sociales. Pauline Irène Nguene souligne qu’il est aujourd’hui urgent de permettre aux Camerounais, les personnes socialement vulnérables, les couches défavorisées « d’avoir accès aux services sociaux de base, de voir leur cadre de vie amélioré ». En 2021 on fera sans doute le bilan des actions relatives à cette initiative afin de voir si l’on est véritablement passé de la parole aux actes.
Ericien Pascal Nguiamba