La session 2020 du Comité National pour la Réadaptation et la Réinsertion Socio-économique des Personnes Handicapées(CONRHA) s’est tenue le 26 août au Cercle Municipal de Yaoundé sous le thème « L’intégration socio-économique des personnes handicapées comme mesure d’égalisation de chances pour une consolidation du vivre ensemble ». Pour le Ministre des Affaires Sociales Pauline Irène NGUENE, qui présidait les travaux de cette session, avec à ses côtés le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille Marie Thérèse Abena Ondoa, l’objectif principal est d’améliorer la protection des droits des personnes handicapées au Cameroun.

Il était également question au cours de cette session 2020 de valider le projet de Référentiel d’Evaluation des Déficiences et Incapacités des personnes handicapées au Cameroun ; faire une évaluation à mi-parcours du processus d’élaboration des textes règlementaires, prescrits par le décret N°2018/6233/PM du 26 juillet 2018 fixant les modalités d’application de la loi N°2010/002 du 13 avril 2010 portant protection et promotion des personnes handicapées.

Des personnes handicapées présentes aux travaux.

Bon à savoir, au Cameroun et suivant le ratio qui ressort du Rapport Mondial sur le handicap, les personnes handicapées sont estimées à près de deux millions neuf cent dix mille(2.910.000) au regard des résultats officiels du 3è Recensement Général de la Population et de l’Habitat publié en 2010. Le Comité National pour la Réadaptation et la Réinsertion Socio-économique des Personnes Handicapées(CONRHA) est donc une plateforme mise en place pour faciliter la coordination des efforts au profit des personnes handicapées, et avec la participation de ces derniers. C’est un organe consultatif qui, de façon concrète, assiste le gouvernement dans l’élaboration d’une politique globale en faveur des personnes handicapées et participe à l’élaboration de celle-ci ; donne son avis sur toute question technique les concernant; propose des mesures susceptibles de promouvoir leur pleine participation aux actons de développement économique, culturel et social. Le CONRHA suggère aussi toute mesure de sensibilisation, d’information et d’éducation de la communauté sur les droits et les besoins spécifiques des personnes handicapées et promeut la prise en compte de l’approche handicap dans les politiques, programmes et projets sectoriels de développement.

Ericien Pascal Nguiamba

 

Parmi les activités ayant marqué cette célébration au Cameroun, il y a eu l’organisation d’un atelier de Consolidation du Plan National de Développement des Peuples Autochtones(PNDPA), des campagnes médiatiques, l’intensification des campagnes de sensibilisation sur la Covid-19 dans les communes abritant les populations Autochtones et surtout l’organisation, le 7 août 2020, de la 7è session du Comité Intersectoriel de Suivi des Programmes et Projets impliquant les Populations Autochtones Vulnérables(CISPAV). Une activité dont l’importance a été justifiée par Madame le Ministre des Affaires Sociales Pauline Irène NGUENE.

Photo de famille

La 7è session du Comité Intersectoriel de Suivi des Programmes et Projets impliquant les Populations Autochtones Vulnérables(CISPAV) s’est tenue le 7 août 2020 à Yaoundé. Une activité qui s’inscrivait dans le cadre de la célébration de la 26è Journée Internationale des Populations Autochtones, célébrée dimanche 9 août 2020. Au Cameroun, l’on célébrait la 12è édition. «Les assises de ce jour nous donnent l’occasion d’affirmer l’engagement du gouvernement et ses partenaires à la promotion de l’inclusion sociale des Populations Autochtones au même titre que toutes les autres personnes socialement vulnérables » a déclaré le Ministre des Affaires Sociales Pauline Irène NGUENE avant d’ajouter que « Cette session qui se tient aujourd’hui nous donne l’occasion de revisiter les actions qui ont déjà été menées c’est-à-dire faire une évaluation, faire un bilan des actions qui sont menées à ce jour pour la promotion des populations autochtones. Mais il faudra aller au-delà de cette évaluation, de ce bilan, c’est pour cela que lors du lancement des activités , marquant la célébration de la Journée Internationale des Populations Autochtones , le dimanche (9 août 2020 ndlr), nous avons procédé à la présentation et à la consolidation du Plan National d’action de Développement des Peuples Autochtones qui est en quelque sorte une boussole pour voir quelles sont les actions que nous voulons mener et comment nous allons les coordonner de manière efficace. Ça devrait nous permettre d’aller en rang ordonné et surtout coordonner ces actions et nous assurer que ces actions sont menées de manière efficace. Donc c’est un peu la valeur ajoutée du CISPAV que nous avons cette année ».

Il faut rappeler que le CISPAV a été créé pour répondre à la préoccupation de coordonner  et d’harmoniser toutes les actions des différents acteurs qui interviennent pour la promotion et la protection des populations socialement vulnérables et la promotion en particulier des populations autochtones. En outre, il faut noter que le thème choisi cette année « Covid-19 et résilience des populations autochtones » est en rapport direct à la pandémie.  «Il est donc question de voir quel est l’impact de cette pandémie sur les populations autochtones. Savoir ce qui est fait par les pouvoirs publics et les différents partenaires pour protéger cette frange de la population à cette pandémie. « Il y a des actions qui sont menées, déjà nous avons élaboré le Plan d’Action opérationnel, qui vise à retenir les actions pour protéger ces populations. Il y a  une campagne de sensibilisation qui a été lancée sur à peu près 100 communes pour pouvoir sensibiliser ces populations sur les mesures qui ont été édictées par le gouvernement  et ce, depuis le mois d’avril. Et au-delà de ça, il y a du matériel didactique qui est en cours d’élaboration qui sera mis à la disposition pour ces populations autochtones et même des messages radiophoniques qui sont traduits en langues parce qu’il faut bien  que ces populations autochtones comprennent de quoi il est question pour pouvoir appliquer ces mesures barrières » a expliqué le Ministre Pauline Irène NGUENE. Au Cameroun, les pouvoirs publics et les partenaires s’attèlent donc à véritablement prendre des actions pour que les populations autochtones aient les mêmes chances d’accès au bien-être et à l’épanouissement que le reste de la communauté. Et que ces populations soient protégées contre la pandémie du Coronavirus.

Ericien Pascal Nguiamba

 

 

 

 

Cette initiative du Ministre des Affaires Sociales Pauline Irène NGUENE va d’abord s’étendre  à l’ensemble de la cité capitale, Yaoundé où 162 Enfants De la Rue(EDR) ont déjà été enrôlés dans le cadre de l’Opération Pilote de Suivi et d’observation des Enfants de la Rue  en vue de leur retrait du Centre Commercial de la Ville de Yaoundé. Le Ministère des Affaires Sociales annonce également  la mise en place des Unités de Suivi et d’Observation dans les 7 autres Chefs-lieux de Région et les grandes Localités touchées par ce fléau social que constitue le phénomène des Enfants De la Rue. Les détails.

Le Ministre des Affaires Sociales, Pauline Irène NGUENE a procédé le 30 juin 2020 à l’évaluation de l’opération pilote de Suivi et d’Observation des Enfants de la Rue en vue de leur Retrait du centre Commercial de la Ville de Yaoundé dans le contexte de lutte contre le Covid-19. Cette opération s’est étendue sur une période de trois mois notamment du 1er avril au 30 juin 2020 et avait pour cible de sortir 130 EDR du Centre Commercial de la ville de Yaoundé. Au cours de la réunion d’évaluation, le Ministre des Affaires Sociales Pauline Irène NGUENE a expliqué qu’il était concrètement question dans le cadre de  cette initiative « d’assurer la protection des Enfants contre la délinquance juvénile et la criminalité urbaine d’une part, et d’autre part de les épargner de l’infection à coronavirus tout en évitant qu’ils ne deviennent des agents propagateurs ».

En terme de bilan, il faut noter que l’on compte aujourd’hui 162 EDR qui ont été enrôlés dans le cadre de l’opération, parmi lesquels 78 enfants déjà retournés en famille dans  pratiquement toutes les régions grâce au travail de fourmis menés par les Unités Techniques Opérationnelles. 40 enfants de la Rue ont été placés à l’Institution Camerounaise de l’Enfance de Bétamba ; 27 continuent à être suivis dont une quinzaine au moins vont également rejoindre  leurs familles ; 10 ont été sortis de l’opération parce qu’ils  étaient âgés de plus de 18 ans  et 6 ont fugué et constituent le perdus de vue. Le ministre des affaires sociales a annoncé que cette opération s’étendra à l’ensemble de la cité capitale, Yaoundé. Autre grande annonce du Ministre des Affaires Sociales : « Nous envisageons lancer les mêmes opérations dans les villes de Douala et de Bafoussam puis un peu plustard mettre en place des Unités de suivi et d’observation dans les 7 autres chefs-lieux de Région et les grandes localités touchées par ce fléau social que constitue le phénomène des Enfants De la Rue » a déclaré Pauline Irène NGUENE.

Ericien Pascal Nguiamba

 

 

 

Le Cameroun a célébré la 30è édition de la Journée de l’Enfant Africain le 16 juin 2020 sous le thème « L’accès à une justice adaptée aux enfants en Afrique ».Le Ministre des Affaires Sociales Pauline Irène Nguene dans une communication spéciale faite à cette occasion, a confirmé l’accès à la justice des enfants camerounais. Même si des efforts restent à faire par endroit. C’était en présence du Représentant Résident de l’UNICEF, Jacques Boyer.

Au Cameroun, parler d’une justice adaptée aux enfants renvoie à quatre piliers à savoir les systèmes judiciaires qui sont connus ou qui ont été ajustés de manière à répondre aux problèmes spécifiques auxquels sont confrontés les enfants, lorsque pour quelques raisons que ce soient, ils entrent en contact avec la loi. Il y a également des mécanismes d’assistance juridique, adaptées à l’âge des bénéficiaires, multidisciplinaires, efficaces et qui répondent à de nombreux besoins légaux et sociaux des enfants et des jeunes ; des Mesures alternatives consistant à mettre les enfants en conflit avec la loi à l’abri des poursuites judiciaires, à travers le développement et la mise en place des procédures ou programmes qui permettent à la majorité d’entre eux d’éviter les éventuels effets négatifs de la procédure judiciaire formelle, tout en respectant pleinement les droits de l’homme et les garanties juridiques.  Le dernier pilier dans cette liste renvoie à une Protection spécifique pour les catégories vulnérables constituées par les filles , les enfants en situation de handicap, les enfants vivant dans les zones rurales, les enfants réfugiés, migrants et demandeurs d’asile, les enfants accusés de pratique de sorcellerie, les enfants sans acte de naissance , les enfants de la rue, les enfants victimes d’atteintes sexuelles, les enfants victime de traite, les orphelins, les enfants associés aux forces et groupes armés etc… « Pour ce qui est des enfants camerounais, leur accès à la justice, je dirai sans ambages et même avec emphase que c’est une réalité dans notre pays. Les quatre piliers (évoqués plus haut) sont respectés même si quelques efforts restent à faire par endroit » a déclaré le Ministre des Affaires Sociales, Pauline Irène Nguene qui  se félicite surtout de « la ratification par le Cameroun de la quasi-totalité des instruments juridiques internationaux se rapportant à la protection de l’enfance, ainsi que l’adoption d’un cadre législatif et réglementaire national protecteur et épanouissant pour les enfants ».

Ericien Pascal Nguiamba

 

 

 

C’était au cours de la deuxième réunion 2020 de la Plateforme nationale de protection de l’enfant au Cameroun y compris celui en situation d’urgence, le 10 juin 2020. Le Ministre des Affaires Sociales a également lancé au cours de la même réunion les activités marquant la célébration de la 30è édition de la Journée de l’Enfant Africain au Cameroun placée sous le thème “l’accès à une justice adaptée aux enfants en Afrique”.

Pour cette réunion, il y avait autour de madame le Ministre des Affaires Sociales, les cadres de son département ministériel, des représentants des ministères de la justice, de l’éducation de base, de la promotion de la femme et de la famille, de la santé publique et des partenaires internationaux. Il était donc question au cours de cette deuxième réunion  de procéder à une appréciation des stratégies et activités de lutte contre la Covid-19 au profit des enfants. Concrètement, il s’agissait au cours de ces travaux de présenter les différentes actions sectorielles menées, de procéder à une évaluation des effets et de l’impact des actions conduites, d’identifier les stratégies et actions innovantes de lutte, mais également de procéder au lancement officiel des activités marquant la célébration de l’édition 2020 de la Journée de l’Enfant Africain au Cameroun. « La session de la Plateforme qui s’ouvre ce matin revêt un caractère social car au-delà de l’évaluation de ce qui se fait déjà si bien en matière de protection de l’enfant dans le contexte du Covoid-19, elle entend dégager de nouvelles pistes d’intervention, afin que plus que par le passé, nos enfants se sentent davantage protégés, encadrés et pris en main » a déclaré le Ministre des Affaires Sociales Pauline Irène Nguene dans discours d’ouverture des travaux. Elle a souligné que «  les principaux risques encourus par les enfants en cette période de Covid-19 sont nombreux, notamment les maltraitances physiques et émotionnelles, la négligence, l’augmentation des cas d’abus et des violences domestiques, la non scolarisation du fait de fermeture des écoles, l’exploitation sexuelle ». Il était donc demandé aux participants de cette session de ne pas faire l’économie de leur riche expérience, leur professionnalisme, leur perspicacité et leur sens de responsabilité, afin que tous les enfants du Cameroun puissent être préservés des méfaits du Covid-19.

Pendant les travaux…

Bon à savoir, depuis sa création le 20 octobre 2016 par le Ministre des Affaires Sociales, la Plateforme Nationale de Protection de l’Enfant au Cameroun y compris celui en situation d’urgence, se veut un cadre d’échanges et de concertation avec les différents acteurs de la protection de l’enfant au Cameroun. Elle regroupe divers acteurs issus des administrations publiques, des Organisations Non gouvernementales, des Organisations de la Société Civile et des Collectivités Territoriales Décentralisées.

Ericien Pascal Nguiamba

La Ministre des Affaires sociales  a procédé  le 5 mai 2020 à Yaoundé à la remise du matériel sanitaire  à 6 organisations d’encadrement des personnes âgées. C’était en présence de la Représentante de l’UNFPA au Cameroun, Madame Siti Batoul Oussein.

Ce matériel sanitaire a été remis aux représentants des 6 organisations d’encadrement des personnes âgées à savoir Pourquoi pas, Sos Action Vitale, Sœurs de la charité de Simbock, Sœurs Maison Sarah d’Akono, Béthanie Viacam, et Love Without Borders de Yaoundé III.

La Ministre des Affaires Sociales Pauline Irène Nguene qui a salué le « dévoiement » des responsables des  structures d’encadrement des personnes âgées, leur a recommandés « une meilleure utilisation de ce matériel ». Par ailleurs, dira Pauline Irène Nguene, « le choix porté sur vos structures vous interpelle à plus de responsabilité et de vigilance » dans l’encadrement des personnes âgées. « Ce choix est une invite à donner le bon exemple  en matière de  mise en pratique des mesures édictées par le gouvernement et l’Organisation Mondiale de la Santé » ajoutera la Ministre des Affaires Sociales.

Les personnes âgées sont particulièrement affectées et ont besoin d’une attention particulière  dans le cadre de la lutte contre la maladie à Covid-19 au Cameroun. Dans la lutte contre cette pandémie, le Cameroun est soutenu par des partenaires au développement à l’instar de l’UNFPA d’où la présence de sa Représentante à cette cérémonie.

Ericien Pascal Nguiamba

C’était au cours d’une cérémonie présidée par le Ministre des Affaires Sociales Pauline Irène Nguene, le 30 avril 2020 à l’esplanade de son département ministériel. Une initiative mise sur pied par deux partenaires qui œuvrent pour le bien-être des enfants et des couches vulnérables.

Ce sont au total 19 structures d’encadrement des enfants vulnérables de Yaoundé qui ont bénéficié de cet important Don des kits d’hygiène et de protection contre le Covid-19.  Ce Don est ainsi composé du Chlore, de l’eau de javel, des gants de ménage, des brosses à manches, des bottes, pulvérisateurs, Serpillères, Raclettes, détergents en poudre lessive, des sceaux Macon, du Crésyl, du savon simple pour lavage de mains, Dispositif de lave main, Sceau de recueillement des eaux, dispositif non stérile Gloves, des Termo flash etc…C’est dans le cadre du projet « Prévention du Covid-19 et des violences faites aux enfants au Cameroun » que le CIPCRE, le Centre International pour la Promotion de la Création, a remis cet important matériel offert grâce à un partenariat avec l’Unicef.

Le Ministre des Affaires Sociales Pauline Irène Nguene, remettant le kit à une bénéficiaire

Le  Ministère des Affaires Sociales qi a reçu ce Don s’est donc chargé de le remettre aux responsables des œuvres sociales. « Pour nous, c’est une initiative qui est pleine de symbole , ça veut dire que notre partenaire est à notre côté lorsque le besoin s’impose et nous sommes très heureuse parce que nous savons qu’en ce moment même, les responsables des œuvres sociales privées, les enfants, ont vraiment besoin de ce matériel pour se protéger contre le coronavirus » a déclaré à la presse le Ministre des Affaires Sociales, Pauline Irène Nguene. Elle a apprécié cette « bonne initiative » qui intervient dans le cadre de la de lutte contre le Covid-u Cameroun.

Ericien Pascal Nguiamba  

La Ministre des Affaires Sociales vient d’effectuer une visite de travail dans les sites de suivi et d’observation d’encadrement des enfants de la rue(photo), confinés lors du lancement de l’Opération de Suivi et d’Observation des Enfants De la Rue (EDR), en vue de leur retrait du centre commercial de la ville de Yaoundé. Cette opération regroupe 124 enfants âgés de 10 à 24 ans dont les centrafricains, nigérians et Gabonais.

Mercredi 15 avril 2020, la Ministre des Affaires Sociales, Pauline Irène Nguene, a fait une descente sur le terrain, en compagnie de ses proches collaborateurs pour faire une évaluation de la situation, 15 jours après le lancement(le 1er avril) de cette opération. « On peut dire que la situation évolue de manière satisfaisante. Déjà au niveau physique, on a vu que les enfants sont plus propres, ils respectent les mesures qui ont été édictées par le premier ministre chef du gouvernement. On les voit portant les masques, lavant les mains et autres, c’est un premier indice de satisfaction et quand on nous présente les différentes activités qui sont menées au sein de ces sites, on sent également qu’il y a une évolution par ce qu’il y en a qui commencent déjà à manifester des projets qu’ils veulent bien avoir à l’avenir, en perspective, ceux-là qui veulent être chauffeurs, ceux-là qui veulent rentrer en famille, ceux-là qui veulent être placés en institution pour une formation professionnelle et ceux-là qui   veulent rentrer à l’école si toutes les conditions sont remplies évidemment. Donc on peut dire que la situation évolue de manière satisfaisante, deux semaines seulement après » a déclaré à la presse la Ministre des Affaires Sociales au terme de sa visite de travail. On retient que cette opération va durer trois mois, éventuellement un peu plus.

Pauline Irène Nguene Ministre des Affaires Sociales répondant à la presse au terme de sa visite de travail.

Madame Edimo Mbappe, Délégué Régional des affaires sociales du centre, coordonne les équipes et les activités sur le terrain, assistée du délégué départemental des affaires sociales du Mfoundi Madame Ebongue avec le concours du Fonds National de l’Emploi(FNE), la Délégation Générale à la Sûreté Nationale(dgsn), le ministère de la santé, le Secrétariat d’Etat à la Défense(Sed), la ville de Yaoundé, la commune de Yaoundé1, et celle de Yaoundé 5, l’association Espoir, les anciens EDR…

Il faut noter que les activités sont menées sous forme d’ateliers et de cliniques avec notamment l’accueil et l’écoute, l’hygiène corporelle et vestimentaire, la propreté et l’hygiène environnementale, la prise en charge sanitaire, les activités sportives et ludiques , l’aide à la formulation des projets de vie etc. Et au regard du contexte actuel du Covid-19, ces activités se déroulent en tenant compte des mesures barrières édictées par le gouvernement.

124 enfants âgés de 10 à 24 ans sont concernés par cette opération. 86 d’entre eux sont âgés de 15 à 18 ans. On y retrouve également 9 centrafricains, 2 nigérians et 1 gabonais. Ils sont observés de lundi à vendredi au Centre Social de Yaoundé 1er, Centre social de Yaoundé 2e  et celui de Yaoundé5e  ainsi qu’au  Ceti.  Au terme des entretiens avec ces Enfants de la Rue, le Ministère des Affaires Sociales a noté déjà 29 qui sont favorable au retour en famille, 25 en placement institutionnel, 42 en apprentissage professionnel, 18 qui veulent retourner à l’école, et 12 qui veulent s’installer à leur compte. Le Ministre des Affaires Sociales compte faire une prochaine évaluation dans deux semaines. Pauline Irène Nguene suit cette opération de très près.

Ericien Pascal Nguiamba

Cette opération du Ministère des Affaires Sociales, lancée le 1er avril 2020 à Yaoundé(photo), bénéficie de l’accompagnement des partenaires au rang desquels  le Ministère de la Santé Publique, la Délégation Générale à la sûreté nationale(DGSN), le Secrétariat d’Etat à la Défense(SED), le Fonds National de l’Emploi (FNE), la ville de Yaoundé et les communes d’arrondissement de la capitale.

«Nous avons envisagé cette opération avant la pandémie du coronavirus, nous avons programmé un échantillon de 65 enfants pour les amener au Centre d’Ecoute  et de Transit de Yaoundé mais avec la pandémie on a été obligé de réduire les groupes c’est pour ça que vous avez vu qu’on a visité plusieurs sites, on a commencé par le  Centre d’écoute de Yaoundé à la rue ceper, où il y a un peu plus d’enfants, eux, ils vont rester là, et c’est là qu’ils vont avoir leurs activités, nous sommes allés au centre social d’essos  où les enfants auront à suivre certaines activités et évidemment nous sommes allés à Messa… il était question initialement que tous ces enfants soient regroupés au centre d’écoute de Yaoundé. C’est aussi bien parce que ça permet un suivi de proximité de ces enfants. Vous avez vu dans deux autres centres, il y avait des groupes de 20 enfants… » a déclaré à la presse le Ministre des Affaires Sociales(Minas) Pauline Irène Nguene, au terme de cette visite des espaces aménagés pour loger tous ces enfants retirés de la rue mercredi 1er avril 2020. A chaque centre, Pauline Irène Nguene a échangé avec ces enfants en leur demandant d’être sage et de ne plus repartir dans la rue. «  Nous voulons  non seulement retirer ces enfants de la rue, mais également nous voulons les amener vers la resocialisation » a déclaré le Ministre des affaires sociales. Cette opération de socialisation qui permit d’identifier 82 enfants, tire ses origines des échecs des précédentes campagnes qui consistaient à faire des rafles des enfants de la rue et à les ramener en famille. « Mais on s’est rendu compte que quelques jours après, ils retournaient dans la rue » déplore Pauline Irène Nguene. D’où cette formule de socialisation de ces enfants. « Il est question pour nous aujourd’hui de mener avec ces enfants des activités sportives, ludiques, des activités d’éveil, des causeries éducatives pour qu’on aille identifier les besoins spécifiques de ces enfants  et à ce moment-là il y a plusieurs possibilités : soit ils rentrent en famille, soit on va les placer dans nos centres de rééducation, surtout les mineurs, soit  on va leur apprendre des petits métiers. Il y a toutes ces possibilités là pour que les enfants puissent prendre goût à la vie pour qu’ils puissent avoir un projet de vie. Nous allons les accompagner » confie le Ministre des Affaires Sociales qui a achevée cette intense journée par la visite du Centre National de Commandement de vidéosurveilance de la Délégation Générale à la sureté Nationale, partenaire de cette opération de retrait des enfants de la rue du Centre commercial de la ville de Yaoundé.

Pauline Irène Nguene, répondant à la presse au Centre national de commandement de vidéosurveillance de la police partenaire de l’opération.

Cette opération qui va durer trois mois, est un projet pilote  qui va s’étendre à Douala et à Bafoussam. « Après cela on examinera la possibilité d’étendre cette opération sur toute l’étendue du territoire » a annoncé le Minas.

Ericien Pascal Nguiamba

Elle a présidé le 17 mars 2020 à Yaoundé, la première session au titre de l’année 2020, de la Commission Nationale pour la Protection de l’Enfance en danger moral, délinquante ou abandonnée. Les travaux étaient placés sous le thème « lutte contre le phénomène des enfants de la rue : l’urgence d’un sursaut collectif et d’une véritable synergie d’actions ». Pour Pauline Irène Nguene(photo), il est question d’approfondir les stratégies visant à éradiquer le phénomène des Enfants de la Rue.

Photo de famille

La commission nationale pour la protection de l’enfance en danger moral, délinquante ou abandonnée, est un organisme consultatif créé par décret présidentiel. Elle est chargée d’émettre des avis et de formuler des suggestions sur toute question se rapportant à la politique nationale de protection de l’enfance, de prévention et de traitement de l’inadaptation sociale des jeunes. La thématique de sa première session au titre de l’année 2020 n’a pas été choisie au hasard. « Cette thématique vient à point nommé car il s’agit de donner une réponse collective, par une introspection stratégique, institutionnelle et opérationnelle des différentes actions menées en la matière » indique Pauline Irène Nguene, la Ministre des Affaires Sociales qui explique que « Cette année on va se consacrer au phénomène des enfants de la rue parce que c’est un sujet qui nous tient à cœur , les résultats des travaux qui vont se tenir aujourd’hui devraient permettre d’enrichir l’opération que nous avons déjà engagée depuis la semaine dernière pour une opération pilote d’observation et de suivi des enfants de la rue pour passer à une vitesse supérieure , c’est des actions que nous menons quotidiennement, mais aujourd’hui compte tenu de la recrudescence de ce phénomène, que ce soit en milieu scolaire ou en milieu ouvert, il est question pour nous d’approfondir nos stratégies et de voir comment faire pour éradiquer ce phénomène ».

Il faut dire que cette session qui intervient quelques jours après un atelier préparatoire à une opération pilote d’observation et de suivi des Enfants de la Rue(EDR) en vue de leur retrait du centre commercial de la ville de Yaoundé. Les résultats des travaux de cette session viendront certainement enrichir la riposte préparée par le Ministère des Affaires Sociales. « C’est vrai, il est difficile de penser qu’il n’y aura plus jamais d’enfants dans la rue mais nous voulons autant que faire se peut réduire ce phénomène, prendre en charge ces enfants pour pouvoir effectivement regarder leur problème d’insertion à travers nos centres spécialisés » déclare la Ministre Pauline Irène Nguene. Mais pour y arriver, il va falloir travailler en synergie avec d’autres départements ministériels parce que c’est un problème transversal. Il faudrait également aller dans les familles pour chercher à savoir qu’est ce qui n’a pas marché et pourquoi ces enfants se retrouvent dans la rue.

Ericien Pascal Nguiamba