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Cet homme politique a choisit les réseaux sociaux pour faire passer son nouveau message à l’opinion nationale et internationale.

« #VSFOUDA – Bonjour à tous et à toutes, vous êtes des milliers à m\’apporter votre soutien depuis le 24 octobre dernier. Cet élan de compréhension et de solidarité est la preuve si besoin est que le peuple Camerounais ne se laisse plus manipuler et que qu\’il sait prendre du recul par rapport aux médias. Oui le Cameroun n\’a pas vocation à avoir une radio-télévision de mille collines dans notre espace public. Nous n\’avons pas vocation à recruter des acteurs de cinéma payés en monnaie de singe pour jouer des rôles (prêtre jésuite, frère, sœur, camarade de classe) etc.

La protection de la vie privée est un principe essentiel aujourd’hui. Cependant, l’arrivée d’internet a complètement modifié les mœurs, c’est pourquoi il est nécessaire de s’arrêter sur la protection de la vie privée dans le cadre d’internet.

Est-il légal d\’adresser un e mail (ou un SMS) à un prospect qui n\’a a priori pas fait de démarches pour recevoir ces messages ? La protection de la vie privée a été affirmée en 1948 par la Déclaration universelle des droits de l’homme des Nations unies (art. 12). Si le principe de la protection de la vie privée a pour but de protéger chacun contre toute forme d’ingérence dans sa vie privée, c’est particulièrement contre les révélations faites par la presse que les textes de loi ont été mis en place.

Cette protection de la vie privée a toujours été menacée et l’est encore plus aujourd’hui, avec l’augmentation de l’influence des réseaux sociaux, la baisse de la contrainte morale et le développement des nouvelles techniques d’investigation. Devons nous cependant laisser notre espace public se transformer en zone de non droit où ne règne que les médiocres voire des imbéciles? Laissons faire le droit et prenons conscience tous les jours car demain ne sera plus jamais comme aujourd\’hui.\”

Publié sur sa page facebook

\"Livre

« Société Civile et engagement politique au Cameroun », une publication de Jean-Bosco Talla, Guillaume-Henri Ngnépi et Mathias Eric Owona Nguini a été présentée aux journalistes le 10 décembre 2015 à Yaoundé. Des Enquêtes, analyses, enjeux et perspectives qu’on y retrouve, sont autant d’éléments édifiants sur le rôle et la place des Organisations de la Société civile au Cameroun. Zoom sur l’ouvrage.

C’est un ouvrage de 406 pages publié aux Editions Samory à Yaoundé. L’ouvrage est divisé en deux grandes parties : la première est axée sur l’opinion des mouvements sociaux, avec notamment un accent sur le statut juridique et modes organisationnels, la perception des partis politiques, la perception des leaders des formations politiques, les rapports entre organisations de la société civile(osc), les partis et formations politiques, et des conseils sur l’attitude face aux violations des droits des citoyens et la non-résolution des problèmes sociaux, etc.

La deuxième partie intitulée « manières de voir » donne des explications sur la démobilisation politique collective ou la faiblesse des mouvements sociaux protestataires en faveur des causes légitimes, notamment l’absence d’eau, d’électricité, de voirie, violation des droits humains etc. Les auteurs y abordent aussi les questions relatives à l’émiettement de la société civile camerounaise, les dynamiques de regroupement, les organisations des jeunes et l’ordre public, les pouvoirs traditionnels, les organisations de la société civile et opposition, l’intégration de la société civile camerounaise dans la société civile mondiale, la professionnalisation des méthodes d’action et stratégie de la société civile entre autres.

\"Talla

On peut lire dans cet ouvrage que « dans un contexte caractérisé par une crise démocratique généralisée de l’autorité et de la légitimité politiques, où les citoyens remettent en cause la probité et la capacité des femmes et hommes politiques, à faire bouger les lignes, le plus important pour les auteurs est de pouvoir attirer l’attention des Organisations de la Société Civile et du grand public sur le fait que la vie politique démocratique ne se joue pas simplement, ni seulement, au sein des organisations politiques professionnelles ». Mais que « Celle-ci s’exprime aussi, et sans doute mieux, à travers l’intérêt pour et la participation à l’activité politique des organisations citoyennes ». Pour les auteurs, « cette participation politique, pour être efficace, doit déborder largement le phénomène électoral pour embrasser la défense des droits humains, dont les droits politiques ne sont qu’une déclinaison ».

Ericien Pascal Nguiamba.

 

 

 

\"Roland

 

Le Président national du Forum Républicain(FORE), une formation politique de l’opposition au Cameroun, a décidé de parler : De boko haram, de l’émergence du Cameroun, de l’opposition, des médias et surtout de la présidentielle de 2018. Interview exclusive.

Monsieur Roland Romain Kouotou bonjour, vous êtes le président national du Forum Républicain(FORE), le Cameroun est en guerre depuis contre la secte boko haram, mais on n’entend pas trop les voix des leaders de l\’opposition, pourquoi? Pensez-vous que ce soit une affaire qui concerne seulement le régime de Yaoundé?

Je vous remercie d\’avoir pensé à ma modeste personne pour savoir ce que je peux apporter à notre pays en termes de réflexion sur les problèmes qui se posent au fur et à mesure que le temps s\’accumule. L’affaire du terrorisme lié au groupuscule qui sévit dans la partie Nord-est du Nigeria avec prolongement de leurs activités de terreur dans les frontières du Cameroun et d\’autres pays, ne saurait être une affaire des gouvernants. Encore moins du gouvernement camerounais. Toutefois, il se fait que c\’est le gouvernement qui détient les moyens matériels pour lutter contre ce fléau. Tous les citoyens participent depuis le début de cette guerre en donnant des points de vue, en suggérant des solutions et il revient donc aux gouvernants de les écouter et de les mettre en application si nécessaire. Pour ce qui est des voix des acteurs politiques de l\’opposition, on ne peut pas dire qu\’ils sont restés en arrière plan, puisque nous avons tous assisté au déploiement de ceux-ci sur le terrain. Mais, malheureusement les moyens de communication en l\’occurrence les masses media étant sous le contrôle de l\’appareil politique au pouvoir, l\’opposition ne bénéficie pas d\’une campagne d\’information adéquate.

Nous sommes à trois ans de l\’élection présidentielle prévue en 2018. Serez-vous candidat à ce scrutin?

Le FORE ne dispose pas d\’élu local pouvant favoriser par rapport à la nouvelle loi, la présentation d\’une candidature à la présidentielle 2018.Toutefois, nous pensons qu\’il ne sera pas exclu de soutenir celui ou le candidat capable d\’imposer une alternance à cette échéance.

Le régime de Yaoundé a placé l\’émergence du Cameroun en 2035.Etes-vous d\’accord avec cette échéance? Pourquoi?

L\’émergence en 2035, est tout simplement une chimère. Je crois que nous ne devons pas continuer à prendre de la propagande électoraliste du régime du renouveau pour une vision de développement. Aucun ingrédient de développement n\’est visible pour pouvoir nous faire rêver. Ce pays a besoin des reformes de tout genre, économique, scolaire, judiciaires, etc…

L\’opposition camerounaise est souvent accusée d\’être incapable de faire un front unique contre le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais(RDPC) au pouvoir. Etes-vous prêt à faire une alliance en 2018? Si oui avec quelle formation politique?

Nous vous l\’avons indiqué déjà dans notre précédente réponse, mais nous ne pensons pas que le moment est idéal pour savoir avec qui nous pourrons travailler, car pour l\’heure, nous n\’excluons aucune offre à venir avec les vrais acteurs de l\’opposition.

Vous êtes un jeune leader politique dynamique et très actif sur les réseaux sociaux. Etes-vous prêt à entrer au gouvernement si le Président Biya vous faisait la proposition?

Evitons de voir l\’avenir uniquement dans les offres corruptibles du renouveau. Toutefois, chacun travaille déjà pour l\’avancée de notre pays. Nous souhaitons que le régime actuel, achève son temps et libère l\’espace aux nouveaux acteurs.

Un message particulier à l\’endroit des camerounais de la diaspora?

Les compatriotes qui vivent à l\’extérieur doivent cesser de croire que ce pays ne changera qu\’avec leurs actions personnelles. Il me semble judicieux de leur recommander de sortir de l\’attentisme qui caractérise leur attitude. Nous devons agir ensemble, pour le bien-être des générations présentes et futures.

Entretien avec Ericien Pascal Nguiamba