\"RJCD\"

Voici  en intégralité le Communiqué de presse et le Programme de la célébration rendus publics par le Président du Réseau des Journalistes Camerounais sur la Décentralisation(RJCD), Blaise Testelin Nana.

Le Réseau des Journalistes Camerounais sur la Décentralisation organise le mardi 03 mai 2016, 23ème journée mondiale de la liberté de la presse, une table ronde au DJEUGA PALACE HOTEL à 14 heures.

Cette réflexion à laquelle tous les journalistes et élus locaux résidant à Yaoundé sont conviés, a pour thème « les enjeux du traitement de l’information financière locale. » Il s’agit pour le RJCD, d’outiller les journalistes en matière de traitement de l’information liée aux pratiques de gouvernance locale. La leçon inaugurale se donnée par le Pr Laurent Charles BOYOMO ASSALA, Directeur de l’ESSTIC. Elle portera sur la problématique du traitement de l’information financière locale ».

LE PRESIDENT

Blaise Testelin NANA

TABLE RONDE ORGANISEE PAR LE RJCD

LE 03 MAI 2016 AU DJEUGA PALACE HOTEL A 14 HEURES

THEME : Les enjeux du traitement de l’information financière

locale

PROGRAMME

– Mot de bienvenu du Président du RJCD;

– Lecture du Message de la DG/UNESCO par le Représentant

Résident UNESCO au Cameroun

– Exposé inaugural de Laurent Charles BOYOMO ASSALA, Professeur Titulaire des universités, Directeur de l’ESSTIC

« La problématique du traitement de l’information financière

locale au Cameroun»

Discours du Ministre de la Communication ;

– Photo de famille;

– Exposés et échanges :

INTERVENANTS

*Etienne OWONO OWONO (Administrateur Civil principal hors échelle, Directeur des collectivités territoriales décentralisées / Ministère de l’Administration Territoriale et de la décentralisation) Thème : Les sources de financement des collectivités territoriales décentralisées ;

*Philippe THEMOUBE (Magistrat, Conseiller Maître à la Chambre des Comptes de la Cour Suprême du Cameroun) Thème : Mécanismes et réalités du contrôle judiciaire des finances locales ;

*Romain Roland ETO’O (Journaliste émérite, Maire de la Commune de Nanga-Eboko) Thème : Financement des collectivités locales : Le vécu des magistrats municipaux ;

*Christophe BOBIOKONO (Journaliste, Directeur de publication) ; Thème : l’information financière locale : le regard des journalistes.

MODERATION : ALAIN BELIBI

Contact Président RJCD: Blaise Testelin Nana 00237 699955169.

\"haman

Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, la Fédération des Editeurs de Presse du Cameroun(FEDIPRESSE), attire l’attention du gouvernement sur les atteintes répétées à la liberté de presse, qui entachent gravement l’image de marque du Cameroun. L’intégralité du Communiqué.

Le 21 mars 2016, le Conseil national de la communication a informé les professionnels des médias et l’opinion publique des sanctions prises au cours de sa 13ème session ordinaire tenue le 11 mars 2016 contre certains journalistes et leurs publications. Ces sanctions vont de l’avertissement pour les journalistes ou les organes de presse auxquels ils appartiennent à une suspension d’exercer ou de diffuser allant jusqu’à six mois.

Comme elle l’a toujours proclamé, la Fédération des Editeurs de Presse du Cameroun (FEDIPRESSE) est catégoriquement opposée à toute forme de suspension d’une entreprise de presse, a fortiori pour une faute professionnelle ‒ réelle ou supposée ‒ d’un de ses employés. Les erreurs d’un médecin ou d’un infirmier ne peuvent conduire à la suspension d’un hôpital. A ce titre, les éditeurs de presse, promoteurs de Petites et moyennes entreprises, s’inquiètent des effets néfastes de ces décisions prises sans considération de la situation des entreprises de presse, qui peuvent difficilement survivre à de telles interruptions, sauf si l’objectif est de parvenir à un musellement.

Partisane d’une régulation des médias par les pairs, défenseure acharnée d’une éthique et d’une déontologie professionnelles, la FEDIPRESSE regrette que l’accompagnement des pouvoirs publics pour l’instauration d’une presse forte et le renforcement de sa crédibilité se présente régulièrement sous la forme du bâton et rarement de la carotte.

La FEDIPRESSE attire l’attention du gouvernement sur ces atteintes répétées à la liberté de presse, qui entachent gravement l’image de marque du Cameroun.

Fait à Yaoundé le 7 avril 2016,

Le Président de la FEDIRESSE

HAMAN MANA

\"Falaise\"

Ce Prix  sera décerné à ce groupe par l’Association de la Presse pour le Tourisme Responsable(APTOUR) organisatrice des Trophées du tourisme et du Développement Durable, le 28 novembre 2015 à Yaoundé.

Le président de l’Association de la Presse pour le Tourisme Responsable, Jean Solaire KUETE vient d’annoncer aux médias que le groupe hôtelier La Falaise recevra le Prix Spécial de l’Excellence lors de la cérémonie de remise des trophées du tourisme et du développement durable placés sous le haut patronage du ministre d’Etat , ministre du tourisme et des loisirs et prévue le 28 Novembre 2015 à l’Hôtel la Falaise de Yaoundé. Pascal Monkam, PDG du Groupe hôtelier camerounais la falaise qui regorge plusieurs hôtels à Douala, Yaoundé, Bafang et Johannesburg recevra son prix aux côtés de Roger Milla , Samuel Etoo Fils et Yannick Noah qui par la même occasion recevront de l’APTOUR, le prix spécial de meilleurs ambassadeurs de la Destination Cameroun.

La Rédaction.

\"Essimi

Une certaine presse érigée en juge et foulant au pied les règles élémentaires d’éthique et de déontologie du journalisme, a décidé de détruire l’ex Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural, Essimi Menye. La nouvelle trouvaille de cette presse à gage, est la publication des documents douteux attribués à l’ex Ministre.

En français facile, cela s’appelle l’acharnement. Une volonté manifeste de salir une personnalité de la république. Ternir l’image d’un serviteur de l’Etat. Et de déstabiliser un père de famille. En effet Une certaine presse a choisi depuis quelques temps comme sujet principal l’ex Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural(Minader), accusé ici et là des faits dont seule la justice camerounaise, libre et indépendante, est pourtant apte à établir la véracité. Mais en attendant que la justice camerounaise fasse son travail dans la transparence et l’indépendance comme à l’accoutumée, ces journaux ont décidé de se transformer en juges et procureurs. L’un de ses journaux n’a même pas hésité d’écrire à sa UNE que l’ex Ministre ira tout droit en prison après son hospitalisation. Une nouvelle forme de journalisme qui n’est pas encore enseignée sur terre. Dans sa volonté de nuisance et de déstabilisation de cet ancien Ministre, qui suit toujours des soins en vue de son rétablissement, ce journal est revenu à la charge avec un de ses anciens articles écrit dans le cadre de sa cabale contre Essimi Menye. Mais, le conditionnel utilisé par cet organe de presse, montre à suffisance à quel point ses rédacteurs préfèrent porter des gangs car n’étant pas eux-mêmes convaincus de leurs écrits.

Dans la même cabale contre Essimi Menye, un autre journal parlant de ses supposés crimes économiques, a préféré placer le mot crime entre guillemets. Le journal choisit aussi d\’écrire au conditionnel. Prudent.Pire, selon un proche de l\’ex Ministre, les documents publiés dans ce journal ne sont pas authentiques. « Ces documents n’ont pas la signature de l’ex Ministre. C’est juste son cachet nominatif » dit-il. Dans un autre document publié par le même journal, l’on ne voit pas le lien avec l\’ex Ministre. Ce journal écrit aussi qu’à peine sorti du gouvernement, l’ancien ministre des finances, s’est réfugié dans un centre hospitalier de la place…Pourtant quand il sort du gouvernement le 2 octobre 2015, Essimi Menye n’était plus Ministre des finances mais plutôt Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural. Manipulation ou diversion de l’opinion ? Dans tous les cas, les lecteurs sont assez intelligents pour corriger ces fautes élémentaires faites (exprès ?) pour fragiliser un homme dont le souci premier actuel est son rétablissement. Car il a encore beaucoup à apporter à son pays au regard de ses compétences et de sa riche expérience. Le Cameroun a une justice compétente, transparente et indépendante qui n’a pas besoin des pressions d’une presse à gage pour rendre des décisions ou pour engager des procédures. Si l’ex Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural est reconnu coupable des faits qu’une certaine presse lui reconnait aujourd’hui, c’est à la justice camerounaise d’en juger la véracité et de lancer des procédures contre cet ancien membre du gouvernement.

Ericien Pascal Nguiamba.

 

\"JSK\"

Cet évènement organisé par l’Association de la Presse pour le Tourisme Responsable(APTOUR) et placé sous le haut patronage du Ministre du Tourisme et des Loisirs, récompensera des opérateurs sélectionnés à travers le pays. Voici en intégralité la liste des nominés dans les différentes catégories.

Selon Jean Solaire Kuete, Président de l’Association de la Presse pour le Tourisme Responsable(APTOUR) et Président du Comité d’Organisation des « Trophées du Tourisme et du Développement Durable »(photo), l’évènement qui aura lieu le 28 novembre 2015 à l’hôtel La Falaise à Yaoundé, les opérateurs étaient en compétition dans 19 catégories sous quatre grandes rubriques appelés Thèmes.

THEME 1 : TOURISME CULTUREL (VALEURS, TRADITIONS ET CULTURES)

THEME2 : ECOTOURISME (PROTECTION ET VALORISATION DE L’ENVIRONNEMENT)

THEME 3 : TOURISME COMMUNAUTAIRE (DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIALE)

THEME 4 :   ACTION COMMUNICATION ET MEDIA

THEMES 5 :   «  VOYAGE ET CIRCUIT TOURISTIQUE»

Les Nominés.

THEME 1 : TOURISME CULTUREL (VALEURS, TRADITIONS ET CULTURES)

 

  • CATEGORIE     MEILLEUR   HEBERGEMENT  
HOTEL MARINETTE KRIBI SUD
C.T. NKOLADOM EBOLOWA 2 SUD
OVENG LODGE OVENG CENTRE

 

  • CATEGORIE     MEILLEUR   RESTAURANT

 

RUE CASE NEGRE YAOUNDE CENTRE
BOIS ST ANASTASIE YAOUNDE CENTRE
LE BOIS D’EBENE YAOUNDE CENTRE

 

  • CATEGORIE     MEILLEUR   EVENEMENT

 

FESTIVAL NGOUON FOUBAN OUEST
FESTIVAL NGONDO DOUALA LITTORAL
LA NUIT DES RESTAURATEURS YAOUNDE CENTRE

 

 

  • CATEGORIE     MEILLEUR   MUSEE

 

MUSEE DES ARTS NEGRES NKOLADOM SUD
MUSEE DES CIVILISATIONS DSCHANG OUEST
MUSEE MARITIME DOUALA LITTORAL

 

 

 

  • CATEGORIE     MEILLEUR   SITE TOURISTIQUE

 

SITE DES EXCLAVES BIMBIA SUD OUEST
LES GROTTES DE FOVU BAHAM OUEST
LAMIDAT DE REY BOUBA GAROUA NORD

 

 

  • CATEGORIE     MEILLEURE DISCOTHEQUE

 

LA SANZA YAOUNDE CENTRE
LE CALYPSO LIMBE SUD OUEST
GEORGE 5 DOUALA LITTORAL
LE JEMS CLUB KRIBI SUD

  

THEME2 : ECOTOURISME (PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT)

 

 

                                                        LES NOMINES

 

  • CATEGORIE MEILLEUR HEBERGEMENT

 

CENTRE CLIMATIQUE DSCHANG OUEST
OVEN LODGE OVENG SUD
FRAMOTEL KRIBI SUD

 

  • CATEGORIE MEILLEUR SITE TOURISTIQUE

 

SITE ECOTOUR. D’EBOGO MENGUEME CENTRE
JARDIN BOTANIQUE LIMBE SUD OUEST
BOIS ST ANASTASIE YAOUNDE CENTRE

 

  • CATEGORIE MEILLEUR RESTAURANT

 

LES MANGROVES DOUALA LITTORAL
BOIS SAINT ANASTASIE YAOUNDE CENTRE
RUE CASE NEGRE YAOUNDE CENTRE

 

THEME 3 : TOURISME COMMUNAUTAIRE ( DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIALE )

 

LES NOMINES

 

  • CATEGORIE MEILLEUR PROJET

 

           PROJET        PROMOTEUR REGION
PROJET TOURISME COTIER DURABLE          KRIBI SUD
SITE ECOPONT FALA SO’O          MBALMAYO CENTRE
LE JOURNEES KRIBIENNES HOTEL LE PARADIS SUD

 

  • CATEGORIE MEILLEUR ORGANISATION

 

ORGANISATIONS ACTIONS REGION
OFFICE DU TOURISME DE DSCHANG PROMOTION DU TOURISME DANS LA REGION DE DSCHANG OUEST
FAKO TOURISM BOARD PROMOTION DU TOURISME DANS LA REGION DU FAKO SUD-OUEST
AFRECAM PROMOTION DU TOURISME DURABLE DANS LA REGION DE CAMPOMA’AN ET ORGANISATION DE LA CELEBRATION DE LA JOURNEE MONDIALE DU TOURISME RESPONSABLE AU CAMEROUN DEPUIS 2007 SUD

 

  • CATEGORIE MEILLEUR COLLECTIVITE

 

COLLECTIVITES ACTIONS REGIONS
COMMUNE DE DSCHANG DEVELOPPEMENT DES PARTENARIATS POUR LE DEVELOPPEMENT DU TOURISME DURABLE, OUEST
COMMUNE DE MENGUEME    PROMOTION DE L’ECOTOURISME A EBOGO CENTRE
COMMUNAUTE URBAINE DE YAOUNDE LE DEVELOPPEMENT DES PARKS ECO TOURISTIQUE CENTRE

 

                    

 

THEME 4 :   ACTION COMMUNICATION ET MEDIA

LES NOMINES

 

CATEGORIE MEILLEUR SITE WEB

OVENG LODGE SITE D’INFORMATION SUR LA STRUCTURE D’HEBERGEMENT D’OVENG LODGE
JOVAGO.COM SITE DE RENSEIGNEMENT SUR LES HEBERGEMENTS DISPONIBLES AU CAMEROUN
AFICAVOLONTOUR.COM SITE D’INFORMATION SUR LES DESTINATIONS TOURISTIQUES CAMEROUNAISES

 

                     CATEGORIE MEILLEUR CONCEPT

 

CONCEPT GENRE ORGANE
CAMEROUN- VISION (CANAL2) MAGAZINE DE DECOUVERTES TELEVISION CANAL2 INTERNATIONAL
DJABAMA (KALAK FM) MAGAZINE DE DECOUVERTES RADIO KALAK FM
LA TRIBUNE DES REGIONS RUBRIQUE DE DECOUVERTES CAMEROUN TRIBUNE

                                         

                                                  CATEGORIE MEILLEUR CONCEPT

 

OPERATEUR ACTIVITES REGION
 

SOFITOUL

 

 

AGENCE DE TOURISME

 

CENTRE

FINI HOTEL HOTEL

 

SUD OUEST
 

FESTIVAL NGOUON

 

 

EVENEMENT

 

OUEST

                                                               

 

THEMES 5 :   «  VOYAGE ET CIRCUIT TOURISTIQUE»

 

 

LES NOMINES

 

CATEGORIE MEILLEUR COMPAGNIE DE TRANSPORT AERIEN

 

                                                               CAMAIR CO
       TURKISH AIR WAYS
                                                            AIR FRANCE

 

                            CATEGORIE MEILLEUR COMPAGNIE DE TRANSPORT TERRESTRE

 

GARANTI E EXPRESS
                                                  TOURISTIQUES EXPRESS
                                                   BUCA VOYAGE

 

CATEGORIE MEILLEUR CIRCUIT TOURISTIQUE

 

ACTEURS CIRCUIT
AVATOUR (ASSOCIATION DE VALORISATION DU TOURISME) NATURE, CULTURE ET BALNEAIRE (13JOURS)
JANE TOUR (AGENCE DE TOURISME) DECOUVERTE CULTURE
CAMEROUN AVENTURE (AGENCE DE TOURISME) LES MERVEILLES DES GASSFIELD

 Ericien Pascal Nguiamba

 

 

Face à la presse ce 22 juillet 2015, le Syndicat National des Journalistes du Cameroun(SNJC) a déclaré que « la Commission de délivrance de la carte de presse est illégitime et inacceptable ». Voici en intégralité la Déclaration du SNJC.

\"Tchounkeu\"

Douala le 22 juillet 2015 : Par arrêté signé le 3 juillet 2015 par Monsieur Philémon YANG, Premier Ministre, chef du gouvernement, la Commission de Délivrance de la Carte de Presse (CDCP) a été sortie de dix années d’hibernation.

Monsieur Sévérin Tchounkeu, patron du Groupe La Nouvelle Expression Sarl (Propriétaire du quotidien La Nouvelle Expression, Radio et Télévision Equinoxe) a été, contre toute attente, nommé à la présidence de cet important organe  qui devait avoir, entre autres, pour mission l’assainissement de la profession du journalisme.

Le Syndicat National des Journalistes du Cameroun, SNJC, partage avec toute la grande famille de la presse camerounaise l’intérêt qu’il y a à assainir la profession. En effet depuis 2012 et lors de la célébration de la Journée Internationale de la Presse, tous les 3 mai, le SNJC n\’a cessé de déclarer avec insistance que les organes de régulation et d’assainissement de la presse que sont le Conseil national de la communication et la Commission de délivrance de la carte de presse sont nécessaires. Toutefois, il réitère l\’illégitimité de ces deux organes parce que dans leur création et leur composition, par le gouvernement, ils ne sont pas conformes  aux prescriptions de la Déclaration des devoirs et droits des journalistes contenues dans la Charte du journaliste de Munich adoptée en 1971 qui dispose que «(…) le journaliste n’accepte, en matière d’honneur professionnel, que la juridiction de ses pairs, à l’exclusion de toute ingérence gouvernementale ou autre».

La régulation et l’assainissement ne peuvent se faire que dans des organisations de pairs, constituées de manière paritaire des représentants élus des syndicats du secteur de la presse. C’est dire que le décret du Premier Ministre n°2002/2170 du 9 décembre 2002, portant création de la Commission de la délivrance de la carte de presse et le décret présidentiel n°2012/038 du 23 janvier 2012 portant réorganisation du CNC et qui en fait, désormais, un organe de régulation et de consultation doté de la personnalité juridique et de l\’autonomie financière, placé auprès du Premier ministre, chef du gouvernement, sont à plusieurs égards en violation des règles qui encadrent les missions qui sont les siennes. Les dérives du Conseil National de la Communication (CNC) que nous ne cessons de dénoncer en sont des illustrations.

Par conséquence, le Snjc n’a pas attendu la nomination du troisième président de la CDCP pour tirer la sonnette d’alarme pour la mise sur pied de manière consensuelle des organes de régulation et d’assainissement de la profession du journalisme au Cameroun. Malgré ces interpellations, le constat est clair que le gouvernement est déterminé à reprendre au forceps le pan de liberté de la presse et d’expression chèrement acquis. En témoigne, la déclaration faite par le Ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary lors de l’installation des membres de la CDCP le 6 juillet 2015. «…Vous devez à contrario, en exclure ceux qui, à un moment ou à un autre poseraient des actes ou afficheraient des comportements contraires à un tel mérite.» Et d’ajouter «même s’il faut le faire sans anesthésier». Preuve que l’objectif du gouvernement n’est pas sain, mais liberticide.

La presse, dans son ensemble doit, comme un seul homme s’opposer à cette mission commandée. Car sa survie et sa crédibilité en dépendent.

A cet effet,

Le nouveau président du CDPC nommé unilatéralement par le gouvernement, revient d’un séjour en Europe et aux Etats-Unis. Nous osons croire qu\’il a profité de ce voyage pour s’imprégner dans les différents pays où la composition est paritaire du pendant de l’organe dont il a désormais la charge. Et au final, il prendra la décision sage de démissionner de ce poste pour demander une recomposition qui respecte les normes en la matière.

Par ailleurs,

Le Snjc n’a cessé d’appeler à la vigilance des journalistes dans le processus de musellement à grande échelle qui est enclenché comme le prouve à suffisance la répression qui s’abat aujourd’hui sur certains médias à capitaux privés. Et pour la sale besogne, le gouvernement n’a trouvé mieux que de recruter dans la presse à capitaux privés.

Et pour cause,

Les indicateurs confirment les soupçons qu\’a le SNJC sur le CNC et le CDCP. A savoir que ces organismes ne sont que des bras armés, au service de lobbies proches du pouvoir, qui préparent une éventuelle alternance au moment où on s’achemine allégrement vers la fin du septennat du président de la République.

 

Fait à Douala, le 22 juillet 2015

 

 

Le Président a. i.                   Le Secrétaire Général a.i.                           

  Le Secrétaire national à                                                                                                                         la Communication et aux alertes

 

Denis Nkwebo                       Mathieu Nathanaël Njog                               Charles N. Nforgang

 

 

\"Presse\"

La Commission de délivrance de la Carte de presse, ayant à sa tête Sévérin Tchounkeu, a été installée le 8 juillet 2015 à Yaoundé par le Ministre de la Commission, Issa Tchiroma Bakary. A peine installée cette Commission et son président sont déjà au centre d’une vive polémique. Voici les avis des journalistes camerounais recueillis par notre rédaction.

Jean-Claude Mbede, Journaliste, Fondateur de www.all-tv.tv à Milan et Actuel Directeur de la Communication pour la Coopération italienne en Ethiopie, DJibouti et Sud Soudan, Membre Titulaire de l\’Ordre des Journalistes Italiens.

« Je parts du fait qu’en l\’Etat actuel des choses, tout débat sur cette question est voué à rester sans actions, ni solutions concrètes. Et pardonnez que je commence par un aspect sentencieux. Les perdants ici ce sont les journalistes. Une autre considération m\’amène à dire que, ni le gouvernement, ni les syndicats, ni les patrons de presse, se moquent des journalistes et travailleurs des medias. Au demeurant, je me serais volontiers aligné sur les positions au combien véridiques du président du SJNC, ce Syndicat qui refuse de défendre certains de ses membres quand ils se retrouvent en exil, parce qu’ils n\’appartiennent pas dans les mêmes réseaux occultes.

C\’est au tour de cette parole forte que se situe le débat. LE RESEAUTAGE. Bien sûr, le gouvernement a envie de limiter la critique et veut exclure ceux qui dérangent. Au même moment, le gouvernement est dos au mur. La plupart des bras armés qui malmènent l\’image de la profession sont sans pouvoir répondre aux critères que le gouvernement même a définis. Au grand risque de fâcher ses adeptes. Ceux qui font du service secret pour trahir les vrais journalistes. Eh bien C\’est là où on en revient a accuser froidement les syndicats et les patrons de presse. Ils font leurs intérêts. Excusez du peu, mais si on avait nommé un des leaders syndicaux qui vocifèrent actuellement, ils seraient tus. J\’ai du respect pour Severin Tchounkeu. Mais cette place n\’est pas la sienne. Parce que lui même n\’est pas un patron de presse respectueux du travail des professionnels.

En plus parce que la Commission de la carte de presse est dans les souliers du gouvernement. Dites-moi les critères pour nommer les patrons de la carte de presse. C\’est un jeu de réseaux qui fait mal à la profession. Je parle du haut de mon expérience d\’ancien journaliste au Cameroun. Maintenant, si vous voulez, j\’aime des solutions, je suis prêt à solliciter de l\’Ordre des journalistes italiens dont je suis membre titulaire, pour soutenir le processus de la construction d\’un mouvement professionnel au Cameroun. Le problème est que les uns et les autres, gouvernement, patron de presses des réseaux, et syndicats m\’ont tellement fait du mal qu\’ils ont presque honte de recevoir une telle aide généreusement offerte. Et je pleure pour des journalistes. Mes anciens compagnons qui méritent de vivre de leur profession ».

Gerry Eba\’a Rédacteur-en-chef New TV, Yaoundé

« Partant de cette citation de Thalès \’\’nul n’entre ici s\’il n\’est géomètre\’\’, la carte de presse si la rigueur est de mise permet d\’assainir le milieu médiatique avec l\’entrée en masse des vautours et râpasses. La carte de presse interpelle aussi les patrons qui doivent s\’acquitter de tous les droits des professionnels de la presse à leurs services. Maintenant les professionnels doivent comprendre que cette Carte de presse n’est pas un passeport pour le paradis mais juste un instrument de travail ».

Thierry Ngogang, Journaliste, Africa 24 TV

« C’est un mal nécessaire. Il faut mettre de l\’ordre dans le désordre. C\’est un début de dératisation ».

Paul Joël Kamtchang, journaliste

« La portée qu\’on veut donner à la Carte de presse me semble être la plus mauvaise piste pour résoudre le problème d\’assainissement de la presse au Cameroun. Tchiroma (Ministre de la Communication, ndlr) et la commission Tchounkeu ne sauraient réduire une carte de presse à un bâton magique. Quelqu\’en soit les résolutions des derniers états généraux de la communication, tant que l\’Assemblée nationale ne l\’a pas validé dans l\’une de ses sessions consacrée à ce genre d\’acte, l\’applicabilité de l\’un de ses actes reste nul et de nul effet.

Plus est, on ne saurait faire qu\’une Carte de presse confère la qualité de journaliste à un individu, c\’est une grosse aberration qui reste jusqu\’ici la marque de fabrique de Issa Tchiroma Bakary. La Carte de Presse n\’a pour vocation que de conférer certains avantages aux journalistes comme l\’accès aux sources d\’information. Encore que dans le contexte actuel, cette carte ne va jamais résoudre cet épineux problème qui reste plus une habitude pour un gouvernement incompétent qui a tout à cacher, qu\’à un contexte de bonne gouvernance où l\’ouverture des sources est la chose la mieux partager. Encore que si ça tient tant à cœur de Tchiroma, il n\’a pas faire passer à l\’Assemblée nationale un texte sur le freedom act comme ça se fait ailleurs dans les pays à démocratie très avancée.

Et puis, je voudrais vous faire constater, que l\’argent que Tchiroma va puiser des poches du contribuable pour mettre à disposition de la commission pour des voyages de plaisir et de pillages comme l\’a annoncé Tchounkeu, est en soit une forme de pillage de nos caisses. Sincèrement, on n\’a pas besoin d\’aller aux USA, en France, en Afrique du Sud et au Sénégal pour voir à quoi ressemble une carte de presse pour la \”contextualiser\” pour reprendre Severin Tchounkeu. Le Nigéria, le voisin le plus proche le fait assez bien depuis des lustres. Encore qu\’il y a déjà eu une commission de carte de presse, je n\’ai entendu Tchounkeu nulle part dire qu\’il va consolider l\’existant, c\’est aussi par ça qu\’on reconnait un travail sérieux.

Tout en emboitant le pas au SNJC(Syndicat National des Journalistes du Cameroun) dont je suis membre, j\’appelle les journalistes soucieux du devenir de notre profession, à ne pas succomber à la fanfaronnade de Tchiroma et son gouvernement qui veulent donner mandat à une commission très contestée pour assouvir leur besogne de musèlement de la presse. Par cet autre acte de plus et de trop, Tchiroma montre bien qu\’il est en mission commandée au Mincom contre la vraie presse ».

Michel Biem Tong, journaliste, Promoteur du site Hurinews.com

« C\’est une initiative qui est la bienvenue car le milieu médiatique au Cameroun est infesté de personnages qui ne méritent pas d\’être considérés comme des journalistes. La carte de presse a donc le mérite de dissocier le bon grain de l’ivraie, de définir qui est journaliste et qui ne l\’est pas. Mais moi je pense que la Commission de délivrance de la carte de presse devrait avoir à sa tête un journaliste pratiquant qui se frotte aux dures réalités de ce métier et non un patron de presse certes respectable (qui fut d\’ailleurs mon patron) mais dont on ne se souvient du dernier fait d\’armes dans le métier. Et il y a à craindre que cette carte de presse soit attribuée à la tête du client et de façon discriminatoire ».

Maurice Foyet, Directeur de Publication, Dream Africa magazine

« Pour qu’elle soit déjà importante, il faudrait d’abord que cette carte de presse donne droits aux avantages tels que : des facilités de service, l’obtention des informations, la réduction des frais à payer pour les hôtels, les déplacements etc…mais une question se pose, celle de savoir si le gouvernement a bien réfléchi sur les conditions de son obtention étant donné qu\’il faut avoir fait des études universitaires. J’apprécie à juste titre cette initiative pourvu qu\’elle soit inclusive et non exclusive. Et il faut saluer cette mesure du gouvernement qui vise à savoir ce que fait n\’importe quel journaliste. Nous n’allons pas juger des personnes sans les avoir vu à l\’œuvre. Pour le moment je fais confiance à l\’équipe conduite par M.Tchounkeu ».

Abraham NDJANA MODO, Rédacteur-en-chef, Magazine L\’ERE DU TEMPS.

« Le problème de la presse en général au Cameroun, c\’est sa précarité ambiante. La convention collective n\’est pas appliquée, l\’attribution de la publicité est discriminatoire. Il faut rendre les entreprises de presse économiquement viables. Dans ces conditions, à mon avis l’assainissement de la presse ne peut pas passer par la seule carte de presse qui ne confère aucun droit ».

Joseph Olinga Ndoa, Journaliste, Quotidien Le Messager

« Il peut effectivement avoir quelques divergences dans l\’interprétation de l\’opportunité d\’une carte de presse au Cameroun. Ces divergences n\’éludent pas l\’importance et la nécessité d\’un outil d\’identification des professionnels et travailleurs de la presse et des médias. La constante de ce débat réside dans le cadre d\’épanouissement de la presse et des médias au Cameroun. Si on s\’accorde sur le fait que le dispositif juridique et réglementaire définit les modalités et le processus de structuration de l\’organe en charge de la délivrance de la carte de presse, on est assurément en accord avec la position des professionnels et travailleurs des médias. Tel que soutenu par le Syndicat national des journalistes du Cameroun (SNJC).

Cette position tient d\’ailleurs du dispositif local et des lois internationales qui disent le rôle des professionnels de la presse et des médias dans la structuration des organisations qui les représentent et défendent leurs intérêts. Ceci n\’est pas le cas dans le contexte camerounais. En prenant compte de l\’existence du principe de la liberté de la presse et de l\’aspiration de celle-ci à être un acteur social et sociétal autonome, on constate en fait que le principe d\’existence et de respect d\’intérêt concurrent essentiel à la démocratie et au développement de toute société ne peut s\’accommoder de la mainmise de la structure gouvernementale dans l\’organisation (réorganisation?) du secteur des médias fragilisé en grande partie par l\’action du système gouvernant.

Franklin Sone Bayen, Journaliste, DP/REC MediaPeople

« Qu\’on nous dise d\’abord qu\’est ce qui a changé. Pourquoi la commission n\’a pas marché la dernière fois, de quelle importance a été la carte de presse à ceux qui l\’avaient contre ceux qui n\’en avaient pas? Quelles mesures ont été prises pour changer? Puis, qui est journalistes? N\’est-ce pas là juste une autre commission sans objet? la carte de presse devrait être un document de grande importance, pour faire la distinction entre qui est journaliste et qui ne l\’est pas, pour octroyer certains avantages aux journalistes comme l’accès aux sources d\’information, l’accès aux institutions de l\’Etat restreintes comme la Présidence de la République, la baisse de prix de certains produits relatifs au travail des journalistes, les voyages, les hôtels, etc. j\’ai entendu le chairman de la commission, Severin Tchounkeu dire que ses amis de la GICAM expriment déjà leurs volonté de donner un coup de main dans ce sens.

Peut-on le prendre aux sérieux? Combien de journalistes pourront demander la carte de presse, si on s\’en tient aux conditions telles que, avoir un contrat de travail, être inscrit a la CNPS, etc? Il n’est pas évident pour Tchounkeu que ses propres journalistes du groupe la nouvelle expression dont équinoxe radio, équinoxe télé et le journal la nouvelle expression, soient à mesure de présenter une demande complète faute de contrat de travail et d’inscription à la CNPS. En plus, Tchounkeu va-t-il retire les cartes que possèdent des non-journalistes obtenues sous Richard Ekoka Sam Ewande, ancien employé (ancien directeur a radio équinoxe), y compris les humoristes, les maquilleuses de son groupe de presse?

Je suis allé plus loin qu\’exige votre question, mais avec tous ces doutes, peut-on croire aux intentions du pouvoir de vouloir vraiment réanimer la commission de délivrance de la carte de presse? Peut-on croire que le pouvoir veut véritablement donner de la valeur aux journalistes? En outre, je voudrais dire qu\’on doit plutôt parler de cartes de presse, parce qu’il s\’agit de deux cartes: une carte pour des journalistes et une autre pour les métiers connexes de la presse, comme les photographes, les cadreurs, les preneurs de son, les monteurs, etc. pourquoi on n\’en parle pas si vraiment il y a des bonnes intentions? Pourquoi donner la carte des journalistes aux humoristes, aux animateurs/disc jockeys et aux cadreurs? J’espère et souhaite qu\’il nous surprenne.

Nchechuma Banla, ancien journaliste Crtv

« C\’est un document très utile et important pour notre profession. Il va aider à purger la profession de toutes les friperies qui salissent l\’image de la profession. Cette carte de presse pourra aussi ouvrir la voie à beaucoup d’avantages aux détenteurs. Et pourquoi pas l’accès aux sources d\’information officielles. Mais il faudra la transparence et l\’objectivité de la part des membres de la commission ».

Mathieu Youbi, Correspondant Rfi

« Elle est primordiale car elle va contribuer à réguler le secteur qui en a tant besoin. Dans les grands pays démocratiques ce sésame existe et on sait qui est journaliste. Tel n’est pas le cas au Cameroun. Donc c’est une bonne avancée ».

propos recueillis par la rédaction

\"Tchounkeu\"

Il a été installé ce 8 juillet 2015 à Yaoundé par le Ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary.

Sévérien Tchounkeu est connu du grand public comme le Président Directeur Général du quotidien La Nouvelle Expression, de la chaîne de télévision Equinoxe Télévision et de la Radio Equinoxe, trois organes d’informations basées à Douala, la capitale économique du Cameroun.

Il suit son parcours académique exclusivement en France, notamment dans les villes de Bordeaux et de Paris. En effet en 1983, il obtient son Baccalauréat G3 au Lycée Technique Cours de Lyser à Bordeaux. Et entre 1985 et 1987, il est étudiant à l’Université de Paris IX Dauphine. C’est en 1985  qu’il obtient son DEUG en Gestion et en 1987, une Maîtrise en Sciences de Gestion, avec pour options, contrôle de gestion et fiscalité d’entreprise.

En 1989, il fait un DEA en Sciences Politiques à l’Université de Paris II Panthéon Sorbonne. C’est à l’Institut Supérieur de Commerce Extérieur de Paris, que Severin Tchounkeu obtient son DES de Commerce Extérieur.

En 1990, il retourne au Cameroun pour poursuivre sa carrière d’homme de presse, mais cette fois en qualité de Directeur de Publication. Ainsi en 1991, il crée le journal La Nouvelle Expression, aujourd’hui un des principaux quotidiens privés de l’espace médiatique national.

À la faveur du décret de 2000, portant libéralisation de l’audiovisuel, il crée la chaîne de télévision, Equinoxe Télévision, que l’on compte aujourd’hui au rang des principales chaînes de télévisions privées du Cameroun, et la Radio Equinoxe, l’une des radios privées les plus importantes de la capitale économique du pays.

Ericien Pascal Nguiamba.