\"\"

Le pays a organisé du 10 au 12 septembre 2019 à Yaoundé, un forum national sur l\’élimination de la transmission Mère-Enfant et la prise en charge du VIH chez l\’enfant et l\’adolescent. Le ministre de la santé publique Dr Manaouda Malachie a émis le vœu d\’atteindre les  objectifs \ »90-90-90\ » d\’ici 2020.

Au Cameroun, selon le Rapport 2018 du Comité National de Lutte contre le Sida (CNLS), 17214 enfants sont nés de mères positives sur une estimation de 26698 femmes enceintes VIH positif au 31 décembre 2018.  Des chiffres qui montrent l\’ampleur de la transmission Mère-Enfant du VIH SIDA au Cameroun, avec 958 enfants VIH positif en 2018.  D\’où l\’organisation de ce deuxième forum national qui vise l\’atteinte des objectifs 90.90.90 d\’ici 2020 au Cameroun( C’est-à-dire, 90% des personnes vivant avec le VIH qui connaissent leur statut sérologique, 90% de personnes informées de leur statut qui sont sous traitement antirétroviral, et 90% de personnes sous traitement qui ont une charge virale durablement indétectable). \ »Le présent forum se veut un cadre de concertation, de dialogue et partage d\’expériences entre les différents acteurs de mise en œuvre des interventions en direction des enfants et des adolescents\ » a déclaré le Ministre Camerounais de la santé publique Dr Manaouda Malachie à l\’ouverture des travaux.

\"\"

\ » Notre pays fait partie des 30 nations du monde représentant 89% du total des nouvelles infections à VIH\ » a souligné le Ministre de la santé publique. Pour lui, l\’important défi à surmonter pour atteindre les objectifs \ »90-90-90\ », reste l\’élimination de la transmission VIH mère-enfant et l\’accès universel au traitement ARV chez l\’enfant et l\’adolescent du Cameroun d\’ici 2020.

Même si le pays s\’est engagé dans des stratégies de lutte par le passé, exemple avec le plan d\’élimination de la transmission Mère-Enfant, ou encore la mobilisation communautaire des femmes enceintes de leurs enfants et de leurs partenaires, il est urgent aujourd\’hui d\’intensifier cette lutte. Éviter également les goulots d\’étranglement à cette lutte. \ »La stigmatisation et la discrimination dont sont victimes les femmes, adolescents et enfants vivant avec le VIH, constituent des obstacles majeurs à l\’accès ou à l\’utilisation des services de prévention et des soins\ » a relevé le Ministre Manaouda Malachie. Ce forum a ainsi permis aux participants (gestionnaires de programmes, partenaires techniques et financiers, experts nationaux et internationaux, décideurs…) de passer en revue les recommandations issues du premier forum national ainsi que les progrès réalisés par le Cameroun en matière de prise en charge du sida. Mais surtout initier les actions à mener pour une nation sans VIH. Formuler une nouvelle stratégie, définir des actions prioritaires nouvelles, accélérer l\’élimination de la transmission Mère-Enfant ainsi que la prise en charge correcte du VIH chez l\’enfant et l\’adolescent.

Ericien Pascal Nguiamba

\"\"

Le Ministre de la santé publique a fait une descente inopinée dans 5 formations sanitaires de la capitale, Yaoundé, mercredi 28 août 2019. Le Patron de la santé a invité les promoteurs de ces structures à se conformer à la législation en vigueur au Cameroun. Un dernier avertissement avant la phase répressive?

\ »Je suis allé dans les formations sanitaires, j\’ai constaté à des endroits on me dit qu\’on a les papiers alors qu\’on ne les a pas. À certains endroits, on m\’a montré des papiers mais c\’était juste des autorisations d\’exercice en clientèle privée. Mais en réalité, c\’est plus cette démarche d\’accompagnement qui nous amène aujourd\’hui et nous avons ensemble que ces promoteurs arrêté une démarche qui vise nécessairement à se faire accompagner dans le cadre de la régularisation de leur situation administrative\ » a déclaré à la presse le Ministre de la santé publique. Manaouda Malachie a également évoqué la question d\’une bonne collaboration entre ces formations sanitaires et le Ministère de la santé publique pour l\’atteinte des meilleurs résultats. Il a parlé notamment de la nécessité de mutualiser les pratiques à cet effet.

Il faut noter que dans le cadre de la vaste campagne d\’assainissement de la carte sanitaire nationale, le Ministre de la santé publique avait rappelé, le 23 juillet 2019, aux promoteurs des formations sanitaires exerçant sur le triangle national, qu\’ils disposaient de 90 jours à compter du 2 mai 2019, pour se mettre en conformité avec les dispositions de l\’arrêté n°063/cab/PM du 18 juillet 2018 portant création, organisation et fonctionnement de la Commission Mixte Nationale chargée de l\’assainissement de la carte sanitaire. Le 2 août 2019, le ministre de la santé a déployé une mission de contrôle et de vérification de la conformité des autorisations expresses de création, d\’ouverture et de mise en service des établissements de santé privés sur l\’ensemble du territoire national. Cette nouvelle descente inopinée sur le terrain du Ministre Manaouda Malachie sonne donc comme un énième rappel à l\’ordre. Un dernier avertissement sans doute.

Ericien Pascal Nguiamba

\"\"

Le Ministre de la santé publique du Cameroun le Dr. Malachie Manaouda(photo) a présidé le 26 août 2019 à Yaoundé les travaux d\’un atelier d\’un atelier de relecture et de validation des projets de contrats d\’objectifs et de performance des formations sanitaires de 2e, 3e et 4e catégories.  Mais en quoi consistent réellement ces Contrats d\’objectifs et de performance? La réponse est interressante.

\ »Les formations sanitaires qui auront signé ces contrats de performance comprendront qu\’elles ont des comptes à rendre. Et nous pensons que c\’est pour le bien de toute la République, de tous les patients.Le Ministre de la santé prône l\’humanisation des soins dans les formations sanitaires et ce document prend en compte tous les aspects qui pourraient permettre d\’atteindre cet objectif. Nous partons donc très satisfaits et notre souhait c\’est que ce soit le plus rapidement mis en œuvre\ ». Ces propos du Dr. Fetse Tama Gérard, Directeur de l\’hôpital régional de Maroua, montrent à quel point ce projet du Ministre de la santé est favorablement accueilli par les dirigeants des hôpitaux publics du pays, 70 au total sur les 85 participants attendus à cet atelier de Yaoundé. A l\’ouverture des travaux,le Ministre de la santé publique a attiré l\’attention des participants sur l\’importance de cette activité qui devrait contribuer à l\’amélioration de l\’offre des soins notamment sa qualité ,son accessibilité et la satisfaction des usagers et des personnels. Cet atelier de deux jours (26 et 27 août 2019) a abouti à des recommandations importantes lues par le secrétaire général du Ministère de la santé le Pr. Koulla Shiro Sinata.

\"\"

Ces recommandations portent sur  l\’arrimage du contrat des objectifs et de performance à la stratégie sectorielle de la santé, la nécessité d\’actualiser les organigrammes des formations sanitaires, la signature des contrats par les présidents des comités de gestion, le financement et la définition des mesures d\’incitation en cas  de performance atteinte, l\’équilibre entre l\’état des lieux diagnostic et les points forts des formations sanitaires, la convocation d\’un atelier spécifique de validation des contrats d\’objectifs et de performance des formations sanitaires de 4e catégorie. Tel est la quintessence de cet atelier dont la cérémonie de clôture a été présidée par le Secrétaire d\’Etat à la santé Halim Ayatou.

Ericien Pascal Nguiamba.

\"\"

La Chine et le Cameroun ont signé  le 1er août 2019 à Yaoundé  le protocole d\’accord relatif à l\’envoi par la Chine de sa 19e mission médicale au Cameroun. A l\’hôpital obstétrique et pédiatrique de Yaoundé et à l\’hôpital de Mbalmayo. C\’est le Ministre de la santé publique du Cameroun Dr. Malachie Manaouda qui a signé  les documents au nom du gouvernement et S.E Wang Ying Wu Ambassadeur de Chine, pour son pays. L\’ambassadeur de Chine a annoncé une autre bonne nouvelle.

\ »Le présent protocole d\’accord a pour objectif de développer la coopération au Cameroun dans le domaine de la santé publique entre le gouvernement de la République du Cameroun et le gouvernement de la République populaire de Chine à l\’issue des consultations amicales. Il porte ainsi sur trois principaux points : l\’assistance technique et médicale de la Chine, les échanges d\’expériences professionnelles et la formation du personnel médical Camerounais en Chine\ » a expliqué le Ministre de la santé publique du Cameroun Dr. Malachie Manaouda dans son discours.

\"\"

L\’ambassadeur de Chine au Cameroun Wang Ying Wu a déclaré que \ »la Chine est disposée à travailler avec nos partenaires Camerounais pour poursuivre cette coopération fructueuse et de longue date. Et nous allons continuer d\’envoyer des missions médicales chinoises\ ». En effet, la Chine est déjà entrain de préparer l\’envoi d\’une autre mission à l\’hôpital obstétrique et pédiatrique de Douala. Les modalités d\’envoi de cette autre mission sont en discussions avec les autorités camerounaises. La Chine est également entrain de Coopérer avec le Cameroun pour renforcer la capacité de ce pays dans sa lutte contre le paludisme et la coopération dans la formation du personnel sanitaire.

Il faut souligner que la mise en œuvre de ce protocole d\’accord s\’inscrit dans le Cadre de l\’exécution du Plan d\’action de Beijing 2019-2021 qui précise les engagements de la Chine, notamment le soutien médical et technique aux pays africains. La Première mission médicale chinoise, constituée de deux équipes, est arrivée au Cameroun en août 1975. L\’une à Mbalmayo et l\’autre à Guider. Après la signature du protocole d\’accord entre la Chine et le Cameroun en mai 1975.

Ericien Pascal Nguiamba

\"\"

Au Cameroun, de nombreuses femmes développent des préjugés autours  des  méthodes contraceptives modernes à cause du manque d’informations fiables de la part des prestataires de soins. Pourtant il existe de nombreuses méthodes de contraception modernes  qui présentent plusieurs avantages.

Parmi ces méthodes, on peut citer le Dépôt Provera, le Microgynon, le Microlut, l’Implant Jadelle, l’Implanon Nxt, le Dispositif intra Utérin, le Préservatif féminin,le Préservatif masculin, mais aussi et surtout Sayana Press. En effet, Sayana press, nouveau-né de la famille des contraceptifs modernes est très pratique, accessible à tous et à moindre coût. C’est la version améliorée du dépôt provera, cette méthode ne nécessite pas forcément l’assistance d’un prestataire pour son utilisation.

Selon les experts, les effets secondaires, ne sont pas forcément liés à la prise d’un contraceptif car, expliquent-t-ils, le corps de la femme peut subir des transformations à tout moment même sans qu’elle ne soit sous contraceptif. Et quand bien même elle serait sous contraceptif, ces effets secondaires peuvent être passagers ou un signe pour opter pour un second choix : « Les méthodes contraceptives n’ont aucune relation avec le poids, ni avec la tension ni avec des maladies. Vous n’avez pas à faire un bilan de santé pour ces méthodes modernes car, elles ont déjà fait leurs preuves en terme de stabilité. Elles ne changent pas la structure moléculaire du corps de la femme.Ce n’est pas parce que vous avez pris du poids que vous devez coller cela à l’actif d’une méthode contraceptive et pour ce qui est de Sayana press, on peut le prendre à tout âge que ce soit à 11ans ou à 40 ans. Aucune relation avec le poids, aucune relation avec la tension », a expliqué à la presse le Pr Robinson Mbu, Directeur de la Santé Familiale au Ministère de la Santé Publique du Cameroun, lors de l\’atelier de formation des journalistes sur la communication sur la planification familiale organisé par le Ministère de la Santé Publique en partenariat avec  l\’UNFPA à Edéa, du 16 au 19 octobre 2018.

De nombreux avantages

Ainsi appréhendées, la quasi-totalité des méthodes contraceptives modernes, lorsqu’elles sont mieux expliquées aux femmes qui en font la demande, disposent de plusieurs avantages. Elles évitent les grossesses précoces, réduisent le taux de mortalité maternelle ; Elles mettent la femme à l’abri des avortements et de certaines maladies sexuellement transmissibles. Et elles permettent enfin à la famille d’adopter une planification familiale sur la base d’un choix éclairé pour réaliser un monde ou chaque grossesse est désirée, chaque accouchement est sans danger et le potentiel de chaque femme en âge de procréer est accompli.

Ericien Pascal Nguiamba

\"Tuberculose\"

 La tuberculose est l’une des maladies infectieuses les plus meurtrières au monde ; elle se situe en seconde position juste après le VIH/SIDA. Les efforts déployés pour dépister, traiter et guérir toutes les personnes qui la contractent ne suffisent pas. Chaque année 9millions de personnes sont atteintes de tuberculose, 3millions ne reçoivent pas les soins dont elles ont besoin.

 QU’EST-CE-QUE LA TUBERCULOSE ?

La tuberculose est une maladie provoquée par le bacille tuberculeux ou Bacille de Koch (Mycobacterium tuberculosis), qui touche le plus souvent les poumons. Chez une personne en bonne santé, l’infection à Mycobacterium tuberculosis est souvent asymptomatique car le système immunitaire «emprisonne» le bacille.

QUELLE  SITUATION ?

Le rapport 2013 de l’OMS sur la lutte contre la Tuberculose dans le monde fait état de la situation dans    197 pays, ce qui représente plus de 99% des cas de tuberculose dans le monde. Les nouvelles données    recueillies confirment que la tuberculose reste la principale maladie infectieuse mortelle aujourd’hui.

QUELLE  TRANSMISSION ?

La tuberculose est une maladie contagieuse, due au bacille de Koch. Cet agent infectieux est transmis par voie aérienne, via des gouttelettes contaminées par la bactérie en suspension dans l’air provenant des malades. L’inhalation d’un petit nombre de gouttelettes contaminées suffit à infecter un individu. Une personne tuberculeuse non traitée peut infecter de 10 à 15 personnes en moyenne chaque année. Les déplacements de population (voyageurs, réfugiés, sans-abri des pays industrialisés) ont largement contribué ces 40 dernières années à la dissémination de la maladie sur la planète.

QUELS SONT LES  SYMPTOMES ?

Lorsqu’elle se déclare, la tuberculose pulmonaire se manifeste par une toux importante qui dure plus de trois semaines, parfois productive ou sanglante, des douleurs thoraciques, une asthénie (perte d’appétit), une perte de poids et des sueurs nocturnes.

 LES DIFFERENTS TYPES DE TUBERCULOSE ?

Les autres types de tuberculoses varient selon l\’organe infecté par le Bacille de Koch.

Dans la tuberculose ganglionnaire, les symptômes sont: hypertrophie douloureuse d\’un ou de plusieurs ganglions lymphatiques, le plus souvent de la région cervicale.

La tuberculose urogénitale : douleurs rénales, miction anormalement fréquentes, brûlures mictionnelles, pus ou sang dans les urines, troubles génitaux.
Dans les formes de tuberculoses osseuse ou articulaire : douleur, inflammation limitation de la mobilité de l\’articulation touchée.
La tuberculose cérébro-méningée : douleurs et raideur de la nuque de la méningite, abcès cérébraux.
Dans la tuberculose digestive : anorexie, douleurs et distension abdominales.

EST-CE UNE  MALADIE  GRAVE ?

Malgré l’existence d’un traitement très efficace, la tuberculose continue de faire des victimes.

En 2012,  8,6 millions de personnes ont développé la tuberculose et 1,3 million en sont mortes. Plus de 95% des décès par tuberculose se produisent dans les pays à revenu faible et intermédiaire, et la maladie est l’une des trois principales causes de décès chez les femmes âgées de 15 à 44 ans, indique l’OMS.  Certaines localisations de la tuberculose sont particulièrement graves car elles peuvent mettre en jeu plus ou moins rapidement le pronostic vital. C’est le cas de la tuberculose cerebro- meningée.

L’émergence des cas de tuberculose résistante s’explique par une mauvaise utilisation des antibiotiques prescrits ou le non-respect des recommandations de prises du traitement (mauvaise observance). Ces cas posent des problèmes importants car leurs traitements sont plus longs et plus chers.

QUELS EXAMENS ?

C\’est la découverte du Bacille de Koch (BK) par un examen microscopique ou une culture dans les prélèvements bactériologiques qui permet de poser le diagnostic.

Dans la tuberculose pulmonaire, la recherche du BK se fait de préférence dans les expectorations (crachats). Si le malade a du mal à cracher, elle est réalisée sur le contenu de l’estomac prélevé par tubage ou par expectoration induite.
Tous les malades, même ceux qui souffrent de tuberculose extra pulmonaire, doivent passer une radiographie pulmonaire. Selon les cas et le type de tuberculose, d’autres examens d’imagerie, comme le scanner, peuvent être utiles.

QUELS  TRAITEMENTS ?

Il existe un traitement préventif contre la tuberculose qui est le vaccin BCG. Pour les personnes déjà contaminées, le traitement de la tuberculose consiste en un suivi médical de six mois associant quatre antimicrobiens. La grande majorité des cas de tuberculose peuvent être guéris à condition que les médicaments soient fournis et pris correctement.

                                                       LA TUBERCULOSE ET LE SIDA

Toutes les personnes infectées par le bacille de Koch ne développent pas la maladie : seules 5 à 10% d’entre elles feront une tuberculose. Le bacille peut rester dans l’organisme à l’état \ »dormant\ » pendant des années. Le VIH et la tuberculose, qui accélèrent mutuellement leur progression, forment une association meurtrière. La tuberculose est une cause majeure de mortalité chez les VIH-positifs. Elle est responsable de 13% environ des décès par sida dans le monde. En Afrique, le VIH est le principal déterminant de la hausse de l’incidence de la tuberculose observée ces dix dernières années.

Sources : OMS/Espace Santé Figaro

\"Mama

L’honorable Peter William Mandio exige le départ du Ministre André Mama Fouda à cause de graves négligences médicales révoltantes enregistrées par le Cameroun en l’espace d’un mois. Voici en intégralité sa correspondance diffusée sur les réseaux sociaux.

« NEGLIGENCES MEDICALES EN SERIE

J’exige la démission du Ministre André MAMA FOUDA

En l’espace d’un mois notre pays vient d’enregistrer de graves négligences médicales révoltantes. En tête de cette série noire, un bébé (une fillette  de moins d’un an) malade et frappée d’anémie sévère. Conduite à la fondation Chantal Biya pour des soins, le médecin a prescrit une transfusion sanguine. Les parents iront acheter une poche de sang à l’hôpital Central de Yaoundé. Il faut préciser qu’à l’arrivée, le bébé avait subi au préalable un test HIV qui s’était avéré négatif. Le scandale commence quelques jours plus tard lorsque de nouveaux tests sanguins pratiqués sur l’enfant après cette  criminelle transfusion révèlent une sérologie positive du bébé. Les parents eux sont bel et bien saints d’après les tests pratiqués sur eux le même jour. Ils seront priés par le Directeur de l’hôpital de taire la sale affaire moyennant un dédommagement financier. Les médecins du crime sont encore  en circulation. Le sang venu de la banque de l’hôpital Central de Yaoundé  était contaminé et  plus grave affichait un faux groupe sanguin.

A l’hôpital de Bonassama- Bonaberi la semaine dernière, une jeune dame décède lors d’une opération chirurgicale. La rupture brutale de l’énergie électrique et la défectuosité du groupe électrogène de cet hôpital public a happé cette compatriote de la vie.

\"Peter-William-Mandio\"

Devrais – je revenir sur le cas de Madame NGO KANA Hélène épouse NLATE MFOMO, jeune médecin, pleine de vie à qui ses propres collègues  ont imposé un tourisme médical (on l’a baladé le  même jour dans trois hôpitaux dits de référence) avant de lui ôter la vie pour défaut de caution préalable à l’hôpital Général de Douala. Quelle horreur ! Les mis en cause  de ce syndicat du crime ne sont toujours pas sanctionnés. Je suis choqué, j’ai des  larmes aux yeux en apprenant le scandale qui vient de se produire ce 12 Mars à l’hôpital Laquintine de Douala, où la jeune KOUMATE  Monique âgée de 31 ans et porteuse d’une grossesse de deux bébés a rendu l’âme parce qu’il n’y avait aucun médecin – gényco à la maternité, aucune infirmière qualifiée pour la faire accoucher. Dépassées par les évènements, ses sœurs qui tenaient  à sauver la vie des  deux bébés restés coincés dans le  ventre  sont devenues des charcutiers – chirurgiens de circonstance. Tous les trois sont morts. Insoutenable ! J’accuse le Ministre André MAMA Fouda d’être complice de tout ce drame. Parce qu’il nomme des incompétents et des inhumains. Parce qu’il refuse de dénoncer et de sanctionner ces criminels en blouse, ces commerçants tapis dans les laboratoires, ces vendeurs de la mort. J’exige que le ministre André MAMA FOUDA démissionne de ses fonctions. J’exige les limogeages des Sieurs DISSONGO jean II Directeur de l’hôpital LAquintine de Douala, Monsieur  KOKI NDOMBO Paul, Directeur de la Fondation Chantal Biya et Monsieur BELLE PRISO Directeur de l’hôpital Général de Douala ainsi que le directeur de l’ hôpital de Bonassama.

Je demande par ailleurs, que tous les médecins et infirmiers de Douala et Yaoundé impliqués dans ces quatre affaires soient tous arrêtés. Et ce sera justice. Enfin, il est urgent que le Président de la République convoque les états généraux de la santé publique au Cameroun. Notre sécurité en dépend.

 Honorable Peter William  MANDIO

Député RDPC du Mbam et Inoubou 

\"Essimi

Une enquête du journal camerounais « L’Indépendant » N°256 du 5 novembre 2015 fait de grosses révélations troublantes au sujet de la santé de l’ex Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural. Voici en intégralité l’enquête de cet hebdomadaire d’enquêtes, d’analyses et sondages réalisée par Max Mpanjo.

« Interné à l’hôpital de la caisse depuis le 11 octobre dernier, des suites d’un accident cardiovasculaire (AVC) selon des informations rapportées à la presse comme une trainée de poudre, l’état de santé de l’ex ministre de l’agriculture et du développement rural (Minader) est au centre de toutes les préoccupations. Annoncé pour mort, la rumeur dans les choux gras de la presse a également fait état de son intention de se suicider. Au moment où la perspective d’une évacuation sanitaire se pose avec acuité sur le cas Essimi Menye à l’hôpital de la caisse, la confrérie du mal qui actionne les réseaux de la descente aux enfers de l’ex Minader, affirme par médias interposés que ‘‘l’évacuation sanitaire a été refusée à Essimi Menye’’.

Des sources exclusives à la présidence de la République, les faits révèlent qu’en date du 30 octobre dernier, l’ingénieur des ponts et chaussées, André Mama Fouda, ministre de la santé, passant outre le diagnostic des neurologues s’occupant du patient Essimi Menye, a adressé une correspondance au secrétaire général de la présidence de la République (Sg/pr), Ferdinand Ngoh Ngoh, dans laquelle le Minsanté fait état de la mobilisation de sept (07) médecins qualifiés et compétents pour opérer la colonne vertébrale du ministre Essimi Menye. Seulement, les neurologues qui le suivent soutiennent qu’à 65 ans, âge de l’ancien fonctionnaire international du Fmi, une telle opération nécessite un plateau technique important de spécialistes pour avoir des chances de réussite de l’intervention chirurgicale programmée.

Il y a exactement deux semaines, un des neurologues en service à l’hôpital de la CNPS, dans un rapport relatif au suivi médical d’Essimi Menye, proposait alors son évacuation sanitaire, qui s’avère selon le même rapport, urgent. Transmis à la présidence de la République du fait de l’interdiction de sortie du Cameroun des membres du gouvernement ayant perdu leurs portes feuilles ministériels le 02 octobre dernier, le Sg/pr va alors exiger une contre expertise qui va confirmer le diagnostic des neurologues qui s’accordent tous à l’hôpital de la caisse, de la nécessité de son évacuation sanitaire. L’insistance du Minsanté, malgré l’absence d’un plateau technique nécessaire pour l’urgence diagnostiquée, exige que ladite intervention chirurgicale se déroule au Cameroun. Du coup, le conseil juridique du ministre Essimi Menye s’inquiète des entorses faites au suivi médical de leur client. Au point de penser à la mort programmée de l’ex Minader. A qui profiterait sa mort subite si tant est qu’il est à la disposition de la justice pour des affaires pendantes au Tribunal criminel spécial (Tcs) ?

L’évocation d’une tentative de fuite de l’ex Minader au travers de son évacuation sanitaire, serait-elle une des manœuvres de l’entreprise de liquidation politique et physique de ce dernier, mise sur pied par le rouleau compresseur pour des fins inavouées ? L’agitation de la fibre tribale autour de l’affaire Amity Bank, qui renvoie à un conflit Bamiléké / Béti, toujours est-il que les Bamiléké reprocheraient au Béti Essimi Menye d’avoir fermé leur banque, ne doit pas être prise au premier degré. Le lien est alors tout trouvé au regard des missiles dirigés contre l’ex Minader par des organes de presse détenus par les Bamiléké et assimilés (pour les besoins de la cause). L’acharnement médiatique sur Essimi Menye est d’autant plus suspect ces derniers jours que les documents faisant l’objet d’une falsification des sceaux de l’Etat publiés dans une presse aux ordres, sont révélateurs de la thèse d’un complot-politico-judiciaire. A suivre. »

 

\"Elise

La capitale de la Zambie a abrité du 30 juin au 02 juillet 2015, une réunion de haute envergure sur les questions de Santé Droits Sexuels et Reproductifs (sdsr) à l’initiative de l’ONG internationale « International Planned Parenthood Federation(ippf) » région Afrique.

Durant trois jours, la quarantaine d’experts Africains réunis se sont appesantis sur la mise en œuvre d’une collaboration effective et d’un plaidoyer sur les politiques de l’agenda post 2015. Les priorités sont nombreuses et connues comme l’ont souligné les représentants des communautés économiques et régionales ainsi que les parlementaires présents à ces assises.

La mortalité maternelle et infantile, la planification familiale et les méthodes contraceptives modernes, le VIH/SIDA, les soins après avortements et la sexualité des jeunes sont des préoccupations de l’heure alors que les objectifs du millénaire pour le développement ont été peu exécutés dans plusieurs pays Africains. Et comme l’ont exprimé les parties prenantes à la fin de ce conclave, il y’a une faible implémentation des politiques de sdsr au vu des engagements et résolutions du plan d’action de Maputo, la conférence internationale sur la population et le développement et celle d’Abuja. Raisons pour lesquelles il faut mettre en place une collaboration et plateforme qui portera ses fruits et viendra résoudre les problèmes de ressources financières et humaines tout comme l’insuffisance d’implication du secteur privé et des mécanismes de suivi-évaluation.

Les multiples crises qui sévissent dans les pays Africains ont également été mises en exergue comme l’un de ces freins dans l’implémentation des différentes politiques, d’où la participation à ces assises du Dr Migombano Martin, expert et conseiller au programme de l’ippf Afrique sur la réponse humanitaire. Le flux des refugiés que connaissent certains pays à l’instar du Tchad et le Cameroun sont préoccupant dans la mesure où l’urgence et l’assistance à ces refugiés ne se limitent pas uniquement à la nutrition mais aussi à leurs sdsr qui sont des aspects très souvent négligés.

Les populations les plus affectées durant les crises humanitaires comme c’est le cas au Cameroun sont celles qui sont vulnérables et pauvres. Dr Migombano Martin a souligné l’importance de la formulation des politiques et stratégies par les gouvernements pour les questions de sdsr et a insisté sur le fait que : « la santé sexuelle de la femme en situation humanitaire doit être prioritaire ».

La tenue de cette rencontre du 30 juin au 02 juillet 2015 à Lusaka, résulte du fait que ce pays est l’un de ceux qui abritent l’association membre de l’ippf région Afrique et comme l’a souligné Bibiane Mbaye de l’ippf : « Le choix de la Zambie s’explique par le fait que ce pays a toujours montré son engagement sans faille dans la question de la reproduction sexuelle ». L’ippf bureau Afrique a présentement dans le continent un total de 42 associations membres qui œuvrent pour la sdsr et le planning familial.

Elise Kenimbeni

 

\"Resypat\"

Son coordonateur national Philippe Narcisse Ngbwa Avezo’o, Face à la presse  à Yaoundé, a affirmé que ce Réseau,  qui a vu le jour en 2011, s’engage à œuvrer davantage dans la promotion de la santé et la protection sociale.

La conférence de presse donnée le 4 juin 2014 à Yaoundé par le Réseau  des  Synergies contre les pathologies tropicales (RESIPAT) était l’occasion idoine pour ce regroupement des Organisations de la Société Civile de  dévoiler au grand public ses activités et autres grands chantiers en cours. Le coordonnateur de ce Réseau, qui œuvre  en matière de  Renforcement au leadership de la Société Civile dans la santé et la protection sociale au Cameroun, a affirmé que le RESIPAT s’engage à promouvoir la protection sociale et la santé. Pour lui il est question aujourd’hui d‘agir sur la solidarité nationale d’autant plus que plusieurs camerounais éprouvent des difficultés d’accès au service de santé. La santé qui, selon lui, est considérée comme « une première ressource pour le développement ».

Cette conférence de presse était aussi axée sur  le plan stratégique de quatrième génération du Cameroun pour la lutte contre le paludisme dont le but est de réduire de 75% d’ici à 2018 la mortalité et la morbité dues au paludisme. Une note conceptuelle avait été élaborée  à cet effet afin d’assurer la mise en œuvre des interventions jugées prioritaires et à fort impact dans le cadre de la lutte contre le paludisme.

Selon le Coordonnateur du RESIPAT, son Réseau se positionne aujourd’hui  comme un acteur de suivi de l’effectivité et de la conformité des services offerts dans le cadre de la mise en œuvre de cette note conceptuelle afin d’optimiser la performance du système communautaire. Pour ce faire, précise Philippe Narcisse Ngbwa Avezo’o, le RESIPAT a bénéficié d’un diagnostic organisationnel de « Expertise France Internationale », un établissement public français à caractère  industriel et commercial et qui agit dans ce cadre pour le compte du Ministère des Affaires Etrangères et du Développement International (MAEDI) de la République française, chargé de la mise en œuvre de l’initiative 5% sida, Tuberculose et paludisme.

Une initiative qui se présente comme une contribution indirecte de la France au Fonds Mondial Sida, Paludisme et Tuberculose et qui vise à appuyer les pays francophones  à répondre aux besoins en expertise technique dans la conception, la mise en œuvre, le suivi-évaluation et la mesure de l’impact des subventions à eux allouées par le Fonds Mondial. Bon à savoir, les points focaux du RESIPAT sont actuellement sur le terrain dans les régions du pays pour poursuivre le travail de suivi. Et les résultats de ce suivi seront présentés au public  dans les semaines à venir à Yaoundé.

EPN