PLANOSCAM, la Plateforme Nationale des Organisations de la Société Civile du Cameroun a tenu son Conseil National Extraordinaire Samedi 2 octobre 2021 à Yaoundé(photo). Ce Conseil qui a réuni tous les membres fondateurs de la Plateforme, intervient dans un contexte marqué par une grave crise qui la secoure depuis 2017. Il fallait donc mettre un terme à la crise, revenir aux principes fondateurs de Planoscam et permettre à la Plateforme de retrouver ses lettres de noblesse. D’où l’arrivée aux commandes d’une équipe nouvelle avec des hommes nouveaux et dynamiques. Détails.

Le nouveau bureau Exécutif National de Planoscam est connu. Il est co-présidé par Dynamique Citoyenne représenté par METOUGOU Agnès, et GNGG (Global Network on Good Governance) représenté par Patrick CHUNG NDIFON. Le nouveau bureau a trois vice-présidents avec comme 1er vice-président Cosader (Nicolas ABADE MEVA’A). La trésorerie a été confiée à Bonne Volonté de Développement (LANGSI YELOMA Ruth) avec pour adjoint ANCFM (François AMOUGUI). Le Commissariat aux comptes revient à RISC (TENTCHOU Martin). On y retrouve 5 Conseillers notamment CSP (Jean Marc BIKOKO), FELECA (Delphine NANA), RESIPAT (Narcisse MBA AVEZO’O), Force (Jean MBARGA)…Le Comité de contrôle d’éthique et de gestion des conflits est dirigé par CAPDEN (Dr BINDOHO), OMAM Esther, GRAM-AC (Ernest YENE). Quant au Comité/Task Force et Mobilisation Permanente des ressources financières et des partenariats, il est dirigé par SYDEV (Symphorien Kevin MOMENDENG), GIVEA Change (Pascal KEMTCHUENG), et PFIAD (Anicet MENOYOU).

Selon Jean Marc BIKOKO de la CSP, ce Conseil national  extraordinaire, avait pour objectif de « revenir aux valeurs et principes fondateurs de Planoscam c’est-à-dire renforcer la représentativité et la crédibilité de la société civile camerounaise ». Il était aussi question pour les membres de 3e niveau, membre depuis 2010, de se retrouver pour «  redynamiser cette Plateforme afin que notre participation dans la gouvernance de notre pays soit effective et que nous puissions avoir la force nécessaire pour influencer les décisions de notre pays » a ajouté Jean Marc BIKOKO.  Le Coordonnateur du Réseau la Plateforme d’information et d’action sur la dette, a aussi expliqué l’origine de la crise qui a miné Planoscam depuis 2017. « Depuis 2017, il y a une nouvelle présidence qui en principe devait poursuivre le travail qui avait été commencé, mais malheureusement, à l’issue du processus on se rend compte que deux ans après le mandat officiel, rien n’a été fait. Les gens ont commencé à interpeller la direction de Planoscam par rapport à ces insuffisances. La direction a opposé une résistance aux membres. Ce qui fait que Planoscam de 2017 à 2021 n’a tenu aucune réunion statutaire. Ce qui fait que le président tout seul a pris des décisions. Il a engagé l’organisation. La crise est revenue. Les gens se tiraient partout. On a engagé des négociations pour que Planoscam retrouve la sérénité, malheureusement il y a eu bras de fer. Pour s’en sortir on a décidé de reprendre notre charte pour que la légalité prévale » a expliqué Jean Marc BIKOKO qui a ajouté que « la crise qui a secoué Planoscam est due au fait que « la charte avait des insuffisances qui donnait trop de pouvoir à la présidence et le président élu en 2017 en a profité pour confisquer la plateforme ». Et, poursuit Monsieur BIKOKO « Comme d’avantage le partenariat avec le gouvernement est devenu effectif avec des subventions, le monsieur(Président) avait des fonds pour pouvoir arroser qui de droit et quand on l’interpellait il disait  fichez le camp et comme du coup c’était trop flagrant et que toutes les tentatives de réconciliation ont échoué, on était obligé de rappeler tous les membres fondateurs pour qu’il y ait ce Conseil parce que depuis 2017 jusqu’à 2021, aucun Conseil n’a eu lieu. Nous avons donc organisé ce Conseil pour que Planoscam retrouve ses lettres de noblesse ». Pour Felix Marcel OBAM, Président du Comité de direction de Dynamique Citoyenne (membre fondateur de Planoscam), la charte adopté à ce Conseil « a essayé de corriger les insuffisances, les limites au point où la gouvernance de Planoscam ne sera plus la même à partir d’aujourd’hui ». Après avoir dénoncé «  la situation de blocage » dans laquelle était plongé Planoscam, Monsieur OBAM s’est dit heureux de la tenue de ce Conseil extraordinaire. « Aujourd’hui nous avons réussi à rassembler tous les réseaux membres de Planoscam pour tenir ce Conseil Extraordinaire afin de relancer notre réseau ». Une nouvelle page vient donc de s’ouvrir dans l’histoire de cette Plateforme Nationale des Organisations de la Société Civile du Cameroun.

Ericien Pascal Nguiamba