C’est le Lycée de Nkoleton qui a été choisi comme site de sensibilisation du Fonds des Nations Unies pour la Population pour traiter des questions de Santé de Reproduction des Adolescents, le 22 octobre 2021 à l’occasion de la célébration de la Journée des Nations Unies. De nombreux élèves sensibilisés et édifiés.

Madame le Censeur du Lycée de Nkoleton, Aboubakar Zainabou a assisté aux échanges.

Cette Journée des Nations Unies est célébrée le 24 octobre de chaque année, jour d’anniversaire de l’entrée en vigueur de la Charte des Nations Unies en 1945. Pour le compte de l’année 2021, la célébration de cette journée au sein du Système des Nations Unies au Cameroun a été meublée par plusieurs activités parmi lesquelles, une sensibilisation des élèves de divers lycées et collèges de la ville de Yaoundé. L’objectif visé était d’échanger avec les élèves sur le rôle que jouent les agences du Système des Nations Unies pour améliorer les conditions de vie des personnes dans leur environnement direct. Au Lycée de Nkoleton, où les élèves étaient également mobilisés pour la célébration de la journée nationale de l’orientation scolaire, l’UNFPA a trouvé un cadre adéquat pour faire passer ses messages pour un éveil des consciences chez les jeunes élèves. « Ici au lycée de Nkoleton, nous avons trouvé que cette journée cadrait avec la 19è journée nationale de l’orientation scolaire et notre cible était véritablement mobilisée c’est-à-dire la jeunesse. il était question pour nous dans un premier temps de parler de la plateforme des jeunes en vue de l’atteinte des trois résultats transformateurs. Plateforme née au sommet international sur la population et le développement lors du 25è anniversaire qui s‘est célébré à Nairobi au Kenya » a déclaré à Yaoundeinfo.com, Aldin Ngatchou responsable de la communication du conseil national de la jeunesse du Cameroun, CNJC, qui fait partie des trois membres de la plateforme des jeunes en vue de l’atteinte des trois résultats transformateurs de l’UNFPA. Cette plateforme comporte en effet trois réseaux notamment, le réseau Afriyan, le réseau Renata et le Conseil national de la jeunesse du Cameroun. De retour de Nairobi et dans le souci d’atteindre les objectifs de l’agenda 2030, l’Afrique que nous voulons, l’une des missions était l’atteinte des trois résultats transformateurs de l’UNFPA à savoir, zéro besoin non satisfait en planification familiale, zéro violence basée sur le genre et pratiques culturelles néfastes et zéro décès maternel évitable . « On ne sautait être un bon entrepreneur, ou un bon leader si on n’est pas en bonne santé, c’est la raison pour laquelle l’UNFPA a bien voulu appuyer du point de vue technique , cette plateforme de jeunes. Dans ce projet il est question d’engager un maximum de jeunes, avec l’appui de l’UNFPA, notamment autour des idéaux de paix, les questions de sexualité, la santé de reproduction etc. Le Proviseur du Lycée de Nkoleton a été représenté à cette activité de l’UNPA par le Censeur madame Aboubakar Zainabou qui a invité les élèves à suivre et à respecter les précieux conseils de l’UNFPA.

EPN

Au nom de l’UNFPA, le Dr Claude Henri VOLTAIRE(photo) a remis symboliquement ces Kits de dignité au Secrétaire Permanent du Comité National de lutte contre le cancer, pour les femmes atteintes de cancer gynécologique, le 19 octobre 2021 au cours de la cérémonie de lancement des activités de la campagne « Octobre rose ». Une campagne de sensibilisation au dépistage du cancer du sein qui affecte de nombreuses femmes. Voici les chiffres du Cancer au Cameroun et l’appui de l’UNFPA, le Fonds des Nations Unies pour la population.

Le Cancer est un problème de santé publique au Cameroun. Cela est illustré par les données de l’OMS qui a enregistré en 2020, 20.745 nouveaux cas de cancer au Cameroun, avec 4170 cas de cancer du sein et 2108 décès, soit un taux de létalité de 48,39%. Le cancer du sein est donc la seconde cause de mortalité par cancer au Cameroun. Dans ce pays, les deux cancers les plus représentés sont celui du sein et du col de l’utérus.  Les femmes restent la population la plus affectée avec 12 235 nouveaux cas et les cancers les plus fréquents sont ceux du sein. La plupart des cas surviennent chez les femmes jeunes et au moins 1 femme sur 8 aura le cancer du sein. Cependant, dépisté tôt, le cancer du sein se soigne. Ainsi les jeunes femmes doivent se faire dépister maintenant afin d’éviter l’altération ultérieure de leur corps. Tout au long du mois d’Octobre, le Comité National de Lutte contre le Cancer(CNLCa), en collaboration avec la direction de la santé Familiale(DSF) du Ministère camerounais de la santé publique, organise des actions d’appui aux formations sanitaires volontaires et organisations de la société civile, pour la sensibilisation et le dépistage des cancers du sein et du col de l’utérus.  L’UNFPA, partenaire de choix du Ministre camerounais de la santé joue également un rôle majeur dans ce processus de sensibilisation et appuie fortement le Cameroun. En effet, UNFPA se tient sans cesse aux côtés du ministère de la santé  publique du Cameroun à travers un appui pour la lutte contre les cancers du col de l’utérus et du sein. L’UNFPA collabore avec le ministère de la santé publique, pour améliorer les efforts de dépistage et accompagne le comité national de lutte contre le cancer parce que les personnes souffrant du cancer méritent une humanisation dans leur prise en charge.

Et parce que le 19 octobre marque aussi la célébration de la journée internationale de la lutte contre le cancer  du sein, l’UNFPA à cette occasion a marqué son soutien au gouvernement et aux malades du cancer, en offrant symboliquement 200 kits de dignité aux patientes actuelles de l’hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de Yaoundé. Par ailleurs, UNFPA a apporté son appui au ministère de la santé à travers le comité national de lutte contre les cancers gynécologiques  et plusieurs résultats ont déjà été enregistrés notamment l’élaboration  des modules de formation sur le dépistage et la prise en charge précoce  des cancers gynécologiques  ; la formation des formateurs nationaux au dépistage et à la prise en charge précoce des cancers gynécologiques, formation des médecins et sages-femmes au dépistage et à la prise en charge précoce des cancers gynécologiques, la formation des agents de santé communautaire à la sensibilisation sur le dépistage et la prise en charge précoce du cancer du col de l’utérus et du sein, l’élaboration des outils de sensibilisation sur le cancer du sein et du col de l’utérus. Le Représentant de l’UNFPA, Dr Claude Henri VOLTAIRE a saisi cette occasion pour le gouvernement du Cameroun que « l’UNFPA reste plus que jamais déterminé à accompagner le Cameroun en s’alignant aux objectifs de développement durables et à la Stratégie Nationale de Développement (SND30) et le Plan Stratégique National de prévention et de lutte contre le cancer 2020-2024 et ce, en en vue de réaliser les trois résultats transformateurs d’ici 2030 à savoir, zéro décès maternel évitable, zéro besoin non satisfait en planification familiale ; zéro violence basée sur le genre et mutilation génitale féminine, pour que vive la coopération Cameroun UNFPA».

Ericien Pascal Nguiamba

Il s’agit du Projet Jeunesse, Stabilisation pour la paix et la Sécurité(JSPS) dans la région de l’extrême-Nord, mis en œuvre entre mai 2019 et juin 2021 avec l’appui financier de l’Union Européenne et le Projet  Stabilisation et relèvement des communautés affectées par la crise sécuritaire dans la même région, financé par le Fonds pour la Consolidation de la Paix du Secrétaire Général des Nations Unies, pour la période allant de janvier 2020 à octobre 2021. Zoom sur ces projets et leurs impact dans la partie septentrionale du Cameroun.

D’abord le Projet Jeunesse, Stabilisation pour la paix et la Sécurité(JSPS) dans la région de l’extrême-nord du Cameroun mis en œuvre entre mai 2019 et juin 2021 avec l’appui financier de l’Union Européenne. Ce projet a amplifié les résultats des projets antérieurs. Son focus était la prévention de la radicalisation, l’éducation à la citoyenneté et à la promotion de la paix. Il faut dire que les interventions menées par le projet JSPS à l’extrême-nord contribuent à la stabilisation de la paix et de la sécurité à travers la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent chez les jeunes. Ces interventions visent à promouvoir  la culture de la tolérance, prévenir la radicalisation et les nouveaux recrutements des jeunes dans les groupes armés et faciliter la réintégration des ex-associés et ex-otages comme membres acceptés et respectés dans leurs communautés respectives. Il faut noter que plus de 30.000 jeunes âgés entre 12 et 29 ans, en particulier les jeunes femmes et filles sont des bénéficiaires primaires du projet. Parmi eux on compte, les ex otages et ex-associés de Boko Haram rendus dans les communautés, les élèves des écoles coraniques ; les membres des comités de vigilance, les moto-taximen et autres praticiens de la frontière ;  et les jeunes déplacés internes et autres jeunes vulnérables des communautés hôtes.

Les activités réalisées au profit de ces jeunes et de leurs communautés impliquent le renforcement de la résilience, la promotion de la paix par l’éducation à la citoyenneté et aux compétences de vie, l’accompagnement psychosocial, l’éducation formelle des élèves des écoles coraniques, la formation professionnelle et l’insertion socio-professionnelle, l’autonomisation et la recherche pour l’information des parties prenantes. Dans le cadre de ce projet, 27.558 jeunes ont été formés.

Les Acquis à capitaliser

L’on parle de  six associations formelles des maitres et maitresses d’écoles coraniques qui sensibilisent et inscrivent les élèves d’écoles coraniques dans les écoles  officielles. Ce processus nécessite d’être poursuivi, renforcé et élargi, y compris dans d‘autres communautés.  Il y a également l’existence des jeunes ambassadeurs de la paix au sein des communautés d’intervention ; la capitalisation attendue voudrait que ces jeunes puissent interagir avec leurs paires sur les idéaux de paix, de cohésion sociale, du vivre-ensemble et que cette expérience puisse faire tâche d’huile dans d’autres communautés. Il y a aussi la formation et l’organisation des jeunes en coopératives pour faciliter leur insertion dans les chaines de valeurs économiques locales. Le besoin de capitalisation repose sur le fait que l’utilisation des connaissances acquises par les bénéficiaires de ces formations dans les mécanismes  de génération de revenus est un outil d’autonomisation de ces jeunes. 22 documents, rapports d’études pour orienter les activités, documents de bonnes pratiques, articles scientifiques et guides opérationnels ont été diffusés pour améliorer  les connaissances et l’information des parties prenantes.

Ensuite il y a le projet Stabilisation et relèvement des communautés affectées par la crise sécuritaire à l’Extrême-nord. Ce projet cible 15000 jeunes, femmes et hommes issus de populations déplacées internes, des populations locales, des Ex associés et Ex-otages et les Retournés issus des départements du Logone et Chari, du Mayo Sava et du Mayo Tsanaga. Mis en œuvre par trois agences des Nations Unies dont l’UNFPA, le projet qui tire à sa fin, après 18 mois d’exécution, a déjà touché 11 000 jeunes. Plus de 500 jeunes formés ont bénéficié d’assistance pour initier les activités d’élevage des petits ruminants. Environ 700 filles ont été insérées dans l’auto-emploi, filière courue. Par ailleurs, 5 communes sont engagées dans l’élaboration des Plans communaux sensibles aux besoins et priorités des jeunes. Ces réalisations inspirent donc UNFPA à porter un plaidoyer pour plus d’engagement et de suivi afin de réaliser  durablement, voir porter à l’échelle ; les objectifs de stabilisation et de relèvement visés. Des actions de plaidoyers que va coordonner Argentina Matavel Piccin la nouvelle Directrice régionale UNFPA Afrique de l’ouest  et du centre.

Ericien Pascal Nguiamba

A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’humanitaire le 19 août 2021, le système des nations unies a organisé une table ronde à Yaoundé, en marge de laquelle il y a eu des expositions des acteurs de l’humanitaire au Cameroun, parmi lesquels l’UNFPA qui a présenté au cours de cette exposition les « KITS de Dignité ». Par ailleurs, Il était question pour l’UNFPA de montrer comment le Fonds des Nations Unies pour la population mène son action humanitaire en tenant compte de la protection de l’environnement. Les détails.

Les « Kits de dignité » présentés par l’UNFPA, sont remis aux femmes et aux jeunes filles  en situation de crise pour leur permettre d’assurer leur hygiène et de pouvoir entretenir leur estime de soi et leur dignité. Ces « kits de Dignité » sont constitués  d’un seau, pour transporter et transposer de l’eau ; d’une serviette, pour s’essuyer après avoir faut la toilette, d’un  pagne (pour se couvrir le temps de laver les vêtements et d’attendre qu’ils sèchent), d’un morceau de savon pour laver les vêtements., une brosse à dents, la pâte dentifrice, des sous-vêtements propres très souvent de couleur sombre pour que lorsque ces femmes et ces jeunes filles sont en période que les tâches ne se voient pas facilement pour qu’elles n’aient pas à vouloir disposer des sous-vêtements plus vite qu’elles ne pourraient en avoir, un autre. A cela s’ajoutent un sifflet et une torche rechargeable à l’énergie solaire et des serviettes hygiéniques réutilisables.

Il faut noter que la thématique de cette année tournait autour du changement climatique et l’UNFPA, qui a pour Représentante Résidente au Cameroun Siti Batoul Oussein, voulait mettre en exergue le fait que « nous intervenons dans le domaine de l’humanitaire et dans nos interventions nous prenons en compte la protection de l’environnement » déclare Kelly Mambou du département communication de l’UNFPA à Yaoundé. Avec la torche rechargeable à l’énergie solaire, les femmes et les filles n’ont plus besoin d’utiliser des piles, qui, une fois décomposées relâchent des substances chimiques qui ne sont pas bonnes pour l’environnement. Quant aux serviettes hygiéniques, elles sont faites à base de matières  biodégradables. C’est une meilleure option  que les serviettes hygiéniques traditionnelles qui sont faites à base de plastiques recyclé.  Il faut dire que ces serviettes ne se décomposent pas facilement  dans la nature. Les serviettes réutilisables ne détruisent pas l’environnement et  diminue la quantité de déchets.

Par ailleurs dans la région du Nord, l’UNFPA a installé des panneaux solaires dans certaines formations sanitaires, notamment à Figuil et à Pitoa, pour permettre au service médical de continuer à être dispensé aux usagers même lorsqu’il n’y a pas d’électivité. Par exemple une femme qui est en plein accouchement par césarienne, s’il y a pas d’électricité, on aura de la peine à pouvoir intervenir. Donc l’UNFPA a opté pour les panneaux solaires qui permettent également de protéger l’environnement. Ils sont diffèrent par exemple des groupes électrogènes qui utilisent du carburant avec les risques de pollution. Il était donc question au cours de cette célébration de montrer comment l’UNFPA mène son action humanitaire en tenant compte de la protection de l’environnement.

En rappel, depuis le démarrage de ses activités au Cameroun en 1969, l’UNFPA accroit les possibilités pour les femmes et les jeunes de mener une vie saine et productive. L’UNFPA au Cameroun est présent sur le terrain dans quatre régions : Est, Adamaoua, Nord, Extrême-Nord, avec deux sous-bureaux à Bertoua et Garoua.

Ericien Pascal Nguiamba Bibiang

 

La cérémonie de lancement du Rapport sur l’état de la population mondiale du Fonds des Nations Unies pour la Population(UNFPA) a eu lieu mardi 25 mai 2021 à Yaoundé sous la co-présidence du Ministre de l’économie de la planification et de l’aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey et du Représentant adjoint de l’UNFPA au Cameroun Henry Claude Voltaire. Intitulé « MON CORPS M’APPARTIENT, Revendiquer le droit à l’autonomie et à l’autodétermination », ce Rapport a été publié le 24 avril 2021, à l’intention de la communauté internationale, à New York par la Directrice de UNFPA, Dr. Natalia Kanem. Ce que dit le Rapport.

Il ressort de l’édition 2021 de ce Rapport qu’au niveau mondial, près d’une femme sur deux n’a pas le pouvoir de décider de son corps. Ces décisions sont souvent prises ou influencées par d’autres personnes, qu’il s’agisse de leur partenaire, de leur famille, de la société ou même  du gouvernement. Le Rapport passe  aussi en revue  différents types de violations  de l’autonomie corporelle parmi lesquels : les  grossesses non désirées  dues à une absence  de choix en matière  de contraception ; les pratiques néfastes à l’égard des femmes et des filles, telles que les mutilations génitales féminines et le mariage forcé, qui font basculer l’existence des personnes qui y sont soumises. Il met par ailleurs en lumière les données sur le pourcentage de pays  dans le monde qui disposent  de lois qui favorisent ou qui restreignent la prise de décision.

Henry Claude Voltaire, Représentant adjoint de l’UNFPA au Cameroun.

L’enjeu du lancement du rapport sur l’état de la population mondiale 2021 au Cameroun est de permettre son appropriation par le gouvernement, toute chose qui constitue le suivi universel de la mise en œuvre des engagements pris lors de la Conférence Internationale  sur la Population et le Développement(CIPD) de 1994 au niveau du pays. Les données et indicateurs nationaux peuvent ainsi être comparées à la tendance mondiale.

Il faut rappeler que le Rapport sur l’état de la population mondiale est produit annuellement par le siège de l’UNFPA depuis 1978 à New York aux États Unis d’Amérique. Ce Rapport met en lumière les questions émergentes liées à la population et au développement auxquelles la population fait face, aux défis et perspectives pour le développement durable. Ce Rapport peut être consulté à l’adresse suivante : unfpa.org/SOWP-2021 .

Ericien Pascal Nguiamba

« Rendons-lui le sourire » c’est le slogan de cette campagne lancée le 20 novembre 2020 et placée sous le Haut patronage de la Première Dame du Cameroun, Chantal Biya.  Une campagne qui intervient dans un contexte marqué par l’insuffisance d’équipement pour la prise en charge des cas de fistules obstétricales.

La fistule obstétricale est une perforation de la paroi vaginale qui communique avec la vessie ou le rectum, entrainant une absence totale de contrôle des urines et des selles par la victime. Cette affection laisse les femmes qui en souffrent incontinentes, honteuses d’elles-mêmes et très souvent coupées  de leur communauté. La fistule obstétricale survient quand l’accouchement se prolonge sans que la femme ait accès en temps utile à une prise en charge adéquate. Les chiffres sont alarmants. Environ 5000 femmes meurent chaque année de complications liées à la grossesse ou l’accouchement. Et pour chaque femme qui meurt, 20 autres au moins survivent avec des complications. L’une des plus graves et humiliantes est la fistule obstétricale. Le nombre de cas de fistules obstétricales est d’environ 20.000 avec une incidence estimée à 2000 nouveaux cas chaque année. Aujourd’hui, seulement 200 femmes environ peuvent bénéficier par an de la chirurgie réparatrice au Cameroun et le délai d’attente pour accéder à la prise en charge est de 10 ans.

Mais il faut dire que cette affection  peut être traitée grâce  une intervention chirurgicale au terme de laquelle la plupart des femmes peuvent reprendre une vie normale. Cependant, cette opération doit être suivie d’un soutien psychologique  et un accompagnement à la réinsertion sociale.

Bon à savoir, Des initiatives existent déjà au niveau mondial et national pour éradiquer cette affection. La campagne  « End fistula » portée par l’UNFPA depuis 2003 en est l’exemple phare. A Cameroun, le gouvernement à travers le Minsanté, le Minproff et le Minas, a privilégié une démarche participative et intersectorielle en s’attaquant notamment aux mariages et à la maternité précoce, à la faible fréquentation des services de santé mère-enfant. En partenariat avec l’UNFPA et d’autres partenaires clés, le Minsanté mène des actions à deux niveaux : les actions de prévention et les actions curatives (de traitement) à travers les campagnes gratuites d’opération de la fistule obstétricale. L’objectif est d’éradiquer cette pathologie à l’horizon 2028.

Yaoundeinfo.com

Rédaction 00237 699843976.

Cet important Don offert par le Fonds des Nations Unies pour la Population(UNFPA) au Ministère de la santé Publique du Cameroun, mercredi 2 septembre 2020 à Yaoundé, s’inscrit dans le cadre de l’ajustement de certaines activités de mise en œuvre du Projet d’Appui à la Santé  Maternelle, Néonatale et Infantile (PASMNI), financé par la Banque Islamique de Développement (BID).  Et cela en réponse aux exigences de protection et de prévention du personnel de santé aux risques de contamination à la maladie liée au coronavirus (COVID-19). C’est le Directeur de la Santé Familiale, le Pr. MBU Enow Robinson(photo), Représentant du Ministre de la santé, qui a réceptionné ces équipements.

Ce matériel vise à assurer la continuité des services de santé de reproduction en contexte de covid-19. Le lot est composé des ordinateurs portables, des modems d’accès à internet, tablettes, téléphones portables, les écrans plasma de 43’’, des Licences pour l’application de visioconférence « zoom », les Câble HDMI et les smartphones. Cet important don est offert par l’UNFPA à la direction de la santé familiale, PLMI, Cousp, et autres accessoires aux délégations régionales de la santé de l’Extrême-Nord, nord, Adamaoua, Est et du Centre. Il faut noter que cette dotation en équipement en télétravail rentre dans le cadre de la continuité de l’offre des services de santé sexuelle et de reproduction en contexte de riposte contre la covid-19. Cette opération est réalisée par le Projet de l’Appui à la Santé Maternelle Néonatale et Infantile(PASMNI) financé par la Banque Islamique de Développement (BID).

Le Pr. Mbu Enow Robinson au centre. A gauche le Représentant adjoint de l’UNFPA au Cameroun.

« Face à la pandémie du covid-19, les prestataires de santé, doivent appliquer les mesures sanitaires « barrières » tout en assurant la continuité des services. Pour y parvenir, le télétravail constitue une réponse appropriée » a déclaré le Dr Henri Claude Voltaire, le Représentant adjoint de l’UNFPA au Cameroun. Il a invité tous les bénéficiaires à « faire bon usage de cet équipement de haute technologie dans leur travail de supervision et d’administration de la télémédecine pour une meilleure santé de la mère et de l’enfant même en situation de prévalence contre la covid-19 »

Ericien Pascal Nguiamba

Le Ministre de la Santé Publique du Cameroun Dr Manaouda MALACHIE a procédé le 13 août 2020 à Yaoundé, en présence de la Représentante Résidente de l’UNFPA, Madame Siti Batoul Oussein, au lancement de la stratégie de « Baby Box ». Cette stratégie consiste à mettre à disposition dans les formations sanitaires des paquets de matériels de première nécessité pour le nouveau-né et la mère après l’accouchement. Ce paquet comprend entre autres  le matériel d’habillement, d’hygiène corporelle, de lessive, de prévention à la Covid-19 et un thermomètre à mercure. Lire la suite.

Les Baby Box sont constitués de sac Ghana, Bodies croisés, Ensemble chérie, paire de chaussure pour bébé, bonnet, Serviette large, couches lavables, Change plastique, Huile de palmiste, Savon lessive, Savon de Marseille, Thermomètre à mercure, Serviettes hygiéniques, Pagne, Singlet pour homme, Masque lavables en tissus, Gel hydro alcoolique, Bassine de bain et un sceau avec couvercle.

La Représentante Résidente de l’UNFPA pendant son discours.

Le Baby Box ainsi constitué permet  de s’assurer que quels que soit le moment et les conditions dans lesquelles une femme enceinte arrive dans une formation sanitaire, qu’elle dispose gratuitement du minimum requis pour son entretien et celui de son bébé après l’accouchement. Ce dispositif sera mis en place dans 21 formations sanitaires des régions de l’Extrême-nord(430 baby box), du nord(357 baby box), de l’Adamaoua(131 baby box), de l’est(122 baby box), et du centre(220 baby box) avec l’appui technique du Fonds des Nations Unies pour la Population(UNFPA) et le financement de la banque Islamique  de Développement(BID) dans le cadre du projet d’Appui à la Santé Maternelle, Néonatale et Infantile(PASMNI).

Dans le cadre de la mise en œuvre de sa Stratégie sectorielle 2016-2027, le Ministère de la santé publique poursuit ses objectifs de réduction de la morbidité et de la mortalité infantile et maternelle. Dans cette perspective, malgré les perturbations enregistrées du fait de la pandémie de la vcovid-19.Cette crise sanitaire a créé quelques bouleversements sur la demande des services de santé de la reproduction par les femmes enceintes qui craignent d’être infectées  par le coronavirus. Il est estimé qu’environ 137.800 accouchements ne pourront pas se réaliser dans les formations sanitaires  à cause desdites perturbations. Mais la riposte intègre l’assurance de la continuité des services et la stratégie de Baby Box en cours de lancement contribue à donner les meilleures conditions d’accès aux services de maternités malgré la Cobvid-19.

Ericien Pascal Nguiamba

C’était à l’occasion de la journée internationale de la sage-femme célébrée le 5 mai 2020 à Yaoundé. Au Cameroun, de concert avec le Ministère de la santé publique et l’Organisation Mondiale de la Santé(OMS), le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), accompagne l’Association des Sages-Femmes et Assimilés du Cameroun(ASFAC), dans la sensibilisation, le plaidoyer et le renforcement institutionnel. D’où cette remise de Dons qui a eu lieu à l’Hôpital Gyneco-Obstétrique et pédiatrique de Yaoundé  en présence de Madame Siti Batoul Oussein, la Représentante de l’UNFPA au Cameroun. Les Détails.

L’UNFPA n’a pas seulement offert du matériel  et des d’équipements de protection individuelle aux sages-femmes du Cameroun qui se trouvent en première ligne de la lutte contre le covid-19. Le message de la Directrice Exécutive de l’UNFPA, Dr. Natalia Kanem l’illustre bien. « Aujourd’hui plus que jamais, nous devons prendre des mesures pour consacrer les sages-femmes en défenseurs infatigables de la santé et des droits sexuels et reproductifs des femmes et des filles » souligne-t-elle. Elle propose d’ailleurs trois manières d’y contribuer en cette année 2020 désignée Année internationale des sages-femmes et du personnel infirmier. Démontrer le soutien en reconnaissant le rôle crucial des sages-femmes dans la réduction de la morbité et de la mortalité maternelle et néonatales, en faisant circuler l’information ; Célébrer les réalisations des sages-femmes et leurs contributions à l’amélioration de la santé sexuelle et reproductive, et à la santé maternelle et néonatale. Et Inciter les décideurs à instaurer des changements en faisant pression pour que les sages-femmes soient reconnues comme des professionnelles à part entière et qu’elles disposent des ressources nécessaires. « L’UNFPA loue le travail de l’ensemble des sages-femmes et s’engage à les soutenir, en collaborant avec les gouvernements afin de les protéger du covid-19 » rassure le Dr. Natalia Kanem. Il est donc question plus que jamais de célébrer les sages-femmes, ces héroïnes méconnues, en première ligne de la lutte contre le Covid-19. La cérémonie organisée le 5 mai 2020 a été accompagnée d’une campagne de sensibilisation sur le thème retenu au niveau national portant sur la « contribution des sages-femmes dans la lutte contre le covid-19 ».

Madame Siti Batoul Oussein, la Représentante de l’UNFPA au Cameroun, dévoile la composition du Don.

Madame Siti Batoul Oussein, la Représentante de l’UNFPA au Cameroun, pour sa part, a indiqué que cette initiative menée en collaboration avec l’OMS « rentre dans le cadre de notre plan de riposte lequel s’inscrit dans le plan de préparation et de réponse du système des nations unies en réponse au plan d’urgence que le ministère de la santé a partagé à travers le bureau de la coordination et de la représentation de l’OMS».

La présidente de l’Association des Sages-femmes et Assimilés du Cameroun, Annie Hortense Atchoumi qui considère la sage-femme comme « un rayon de soleil » a souligné que la  sage-femme est une profession médicale aux compétences définies, elle prête d’ailleurs un serment d’Hippocrate. Elle a choisi cette occasion pour poser une doléance importante : « Nous souhaitons que ces sages-femmes soient recrutées si nous voulons atteindre l’objectif essentiel qui est de sauver la vie des femmes dans les maternités et dans le monde » a-t-elle déclaré.

Il faut rappeler que l’Agence des Nations Unies pour la Santé Sexuelle et Reproductive appuie le Ministère de la Santé Publique  et des acteurs du domaine  dans leurs efforts visant à renforcer les capacités institutionnelles pour former, recruter et déployer ces sages-femmes dans les formations sanitaires dotées d’équipements appropriés pour exercer convenablement leurs fonctions.

Ericien Pascal Nguiamba

\"\" Photo de famille des participants à l\’atelier de Yaoundé.

C’était le 3 décembre 2019 à Yaoundé au cours d’un atelier présidé par le Secrétaire d\’Etat à la santé publique, Alim Hayatou. En présence de la Représente Résidente du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA),Siti Batoul Oussein.
L\’un des piliers de réduction de la mortalité maternelle est l\’offre des Soins Obstétricaux Néonataux essentiels d’urgence. Les SONEU sont donc l’ensemble des soins essentiels offerts à la fête lors de sa grossesse et l\’accouchement et au nouveau-né.
Il était  également question au cours de cet atelier d’établir un consensus sur la stratégie de la réduction de la mortalité maternelle que représente le monitoring Soneu en se basant sur les orientations politiques nationales, la couverture sanitaire universelle et les objectifs de développement durable.
Le système de monitoring SONEU est un système national qui couvre l\’ensemble des 10 régions du pays. C’est un monitoring trimestriel qui devrait permettre d’évaluer de manière comparative la qualité des SONEU offerts dans les formations sanitaires et faire une analyse de performance. «Le Monitoring SONEU nous permettra de comparer les performance en Soneu de toutes les formations sanitaires du pays, mais aussi de faire une analyse causale des contre-performances et suggérer des plans pour l’amélioration» a déclaré Alim Hayatou. Avant d\’ajouter que «pour l\’efficacité du Monitoring SONEU, il est indispensable de mettre à jour la cartographie régionale des Fosa Soneu». La réduction de la mortalité maternelle élevée est et reste une préoccupation majeure de santé publique au Cameroun. «UNFPA en alignement au programme d’action de la conférence internationale pour la population et le développement (CIPD), s\’engage auprès du Cameroun à atteindre trois zéro d\’ici à 2030 : ZERO décès maternel évitable, ZERO besoin non satisfait en PF(planning familial), et ZÉRO violence basée sur le genre et pratique néfaste» a souligné la Représentante Résidente de l’unfpa au Cameroun Siti Batoul Oussein.
Ericien Pascal Nguiamba